Œdipe n°12 déc 09/jan-fév 2010
Œdipe n°12 déc 09/jan-fév 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de déc 09/jan-fév 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (170 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : comment soigner son image en ligne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
10 ‘ dossier Aeronautique Métiers de l’aéronautique et de l’aérien Donnez des ailes à vos envies Investir l’industrie aéronautique ou le transport aérien n’est pas le monopole des diplômés d’écoles d’ingénieurs. Les métiers y sont tellement variés qu’à tout niveau de qualification, que l’on soit d’une filière pro ou universitaire, on peut trouver chaussure à son pied. La panoplie est en effet très large, permettant d’investir le milieu à tous niveaux de qualification. À titre d’exemple, si dans l’industrie aéronautique 37 % des effectifs sont des cadres (niveau ingénieur et masters), 39 % sont des techniciens et agents de maîtrise principalement diplômés de DUT, BTS et licences pros. Et « on recrute aussi bien des diplômés spécialisés que non spécialisés », complète Laurent Dujaric, conseiller industrie aéronautique d’Airemploi. Et quand ils le sont, ce n’est pas obligatoirement de la filière aéronautique mais des titulaires de diplômes scientifiques, industriels, voire de management et sciences sociales pour les fonctions support. Très apprécié : le dut génie méca et productique Exemples, l’industrie aéronautique affectionne les diplômés de DUT Génie mécanique et productique pour ses postes de dessinateursprojeteurs qui conçoivent des pièces métalliques, et de DUT GEII (Génie électrique et informatique industrielle) pour leurs compétences en électronique. Des ingénieurs généralistes sont aussi attendus sur des compétences spécifiques, les Supélec pour leurs connaissances en électricité et électronique, d’autres pour leurs connaissances des matériaux... La logistique est un autre secteur où l’on recrute hors filière aéro, principalement des titulaires de BTS ou DUT transport logistique, dans l’industrie comme dans le transport aérien. Après, la filière propose ellemême des diplômes qui vont du CAP au bac +5, dont des BTS qui permettent de former des gens polyvalents pour être techniciens d’essais, support-clients... ou encore des licences pros que « les entreprises apprécient beaucoup car proposées souvent en apprentissage, et qui offrent donc un complément terrain intéressant », analyse le conseiller. Les spécialisations sont variées : conception, maintenance, avionique, qualité... N°12 - Décembre 2009/Janvier 2010 Et quoi qu’il arrive on peut aussi se spécialiser en fin de parcours. L’ENSAM Bordeaux propose une dernière année spécialisée dans l’aéronautique, les grandes écoles des mastères spécialisés et les universités des masters, tel celui d’Ingénierie des systèmes et micro-systèmes embarqués à Toulouse 3. Naviguer avec un niveau bac, c’est possible Même variété d’accès dans le transport aérien, hormis pour les pilotes et contrôleurs aériens qui doivent passer une formation spécifique. Pour les navigants (hôtesses de l’air et stewards), un niveau bac suffit à condition de passer le CFS (certificat de formation à la sécurité), 135 heures de formation dispensées par des centres privés
homologués par la DGAC 1 . Les métiers du commercial sont ouverts aussi à divers profils, du BTS tourisme pour de la vente en agence ou en centre d’appels au diplômé d’école de commerce qui pourra être attaché commercial, s’occuper du marketing... Idem pour les métiers de l’exploitation : exemple, pour devenir analyste de vol, qui prévoit le nombre de places allouées pour chaque catégories de passagers (classe affaire, classe éco), on peut être issu d’une école d’ingénieur, de commerce ou d’un master de commerce international. Des licences pros avec une spécialisation permettent quant à elles de candidater aux postes d’agents d’escale et de piste. Enfin, les fonctions supports ne nécessitent pas d’avoir une spécialité aéro mais des compétences en RH, finances, qualité. On recrute majoritairement à bac +5 (écoles de commerce et masters) hormis pour des postes d’assistants de direction ou de comptabilité pour lesquels BTS et DUT sont des portes d’entrée. Des opportunités pour concevoir des avions « verts » Une nouvelle tendance permettra enfin à certains de s’engouffrer avec des casquettes développement durable. Au-delà des besoins en renouvellement et accroissement de la flotte, Laurent Dujaric souligne que l’arrivée de nouveaux concurrents incite les acteurs français à développer la R&D « pour maintenir leur avance technologique, construire des avions plus performants, plus économiques ». On attend aussi des avions « verts », sachant que réduire de moitié le bruit et les émissions de CO2 est un objectif européen d’ici à 2020. Ceux qui auront des spécialisations dans le composite seront les bienvenus parce que c’est un matériau plus léger. On travaillera aussi davantage sur des avions « tout électriques » pour faire face à la flambée des prix du carburant. N°12 - Décembre 2009/Janvier 2010 Bref, si on aime le secteur, il y a de la place. En 2008, les jeunes diplômés représentaient 20 % des recrutements dans l’industrie aéronautique 2 . On peut aussi y faire son entrée dès la formation : sur les 2 000 contrats d’apprentissage signés en 2009, 74 % concernaient des niveaux bac +2 à bac +5. Enfin, même si la suprématie des ingénieurs est encore palpable notamment dans l’industrie 3 , « les entreprises ont compris qu’il fallait varier les cultures et sont de plus en plus ouvertes aux universitaires », remarque Laurent Dujaric. Après, parce que « les écoles sont toujours considérées comme la voie royale, si vous avez les moyens d’y entrer, n’hésitez pas car ce sera plus facile ». Parmi les plus réputées, figurent les toulousaines au sein de l’ISAE (ENSICA et Supaéro), l’ENAC pour les formations pilote de ligne et contrôleur aérien notamment, l’ESTACA en région parisienne ou l’EPF qui propose des options aéro. On peut aussi rentrer en école après un BTS ou un DUT et être formé « notamment sur des métiers de responsables de production ». Pour les autres, « pas de complexes non plus puisque l’on peut attirer l’attention du recruteur si l’on a un bon niveau d’anglais et que l’on est passionné par le milieu », conclut le conseiller. Camille Pons 1 Direction générale de l’aviation civile. 2 A nuancer pour 2009 et 2010 avec la crise. 3 Ils représentaient 40 % des recrutés 2008. 11



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :