Œdipe n°10 mai/jun/jui 2009
Œdipe n°10 mai/jun/jui 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de mai/jun/jui 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (210 x 148) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : formation, mastérisation des enseignants, ce qui va changer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Rencontre Un formateur « motivé » Xavier Soler Plutôt que de travailler sur les compétences, Xavier Soler forme pour aider tout un chacun à trouver ses motivations et celles des autres. Utile pour l’orientation comme pour l’insertion, le constat étant que pour vivre heureux, assure-t-il, il faut satisfaire nos motivations. Pourquoi la motivation est-elle devenue votre fer de lance ? J’ai moi-même fait les frais d’une erreur d’orientation ! J’ai suivi une licence de gestion et commencé en faisant de l’audit jusqu’à ce que l’on me propose de faire du commercial, ce qui me correspondait plus. C’est un psychosociologue de l’APEC qui a mis le doigt sur mes motivations. J’avais beau être en pleine réussite, je n’étais pas content de ce que je faisais. J’étais fait pour former les autres. Mon nouveau métier m’a changé et me rend heureux. Ce qui nous fait agir au quotidien de manière consciente et inconsciente et explique nos actes, ce sont nos motivations. Il n’y a donc pas de plus beau cadeau que de les trouver et de mettre en face un métier. Comment votre livre, « Quel est mon profil motivationnel », peutil servir à définir ses motivations et à valider ses choix d’orientation professionnelle ? Ce livre-outil permet de mesurer la force de ses motivations à un moment de sa vie, en définissant ce qui est important, un peu moins ou peu significatif. On peut mesurer 16 motivations Un motivé qui cherche à motiver Xavier Soler a créé, en 1990 à Toulouse, le cabinet XS Training avec Hélène Defastelle. Il apprend aux autres, par le training individuel et collectif, à manager par la motivation ou à s’orienter en s’appuyant sur ses propres motivations. Après « Qu’est-ce qui vous fait courir ? », son livre « Quel est mon profil motivationnel ? » permet de mesurer le poids de ses motivations dans ses actes quotidiens et de valider ses choix d’orientation personnelle et professionnelle. (voir encadré), en auto-évaluant sept facteurs qui les composent. Par exemple, pour l’intérêt collectif, à quelle hauteur je mesure mon sens de l’intérêt général, mon esprit d’entraide, mon altruisme, ma vision collective, le respect de règles et des valeurs, l’esprit d’équipe. « On est là où on doit être quand on éprouve du plaisir, parce qu’on satisfait nos motivations » 14 TRIMESTRIEL N° 1 0 M A I/J U I N 2 0 0 9 UEL EST MONPROFIL MOTIVATIONNEL ? XAVIER SOLER XAVIER SOLER QUEL EST MON PROFIL MOTIVATIONNEL ? www.xavier-soler.com
Comment y fait-on correspondre un métier ? Il faut interpréter les profils. Par exemple, pour être architecte, il faut avoir des motivations prédominantes : conceptualisation, innovation pour résoudre des problèmes complexes, un amour propre élevé pour relever des défis, une motivation considération importante car il faut être capable d’écouter son client. Et pour faire de très bons architectes, il faut une motivation pratique pour que ce que l’on conçoit puisse être mis en œuvre, ainsi qu’une motivation pouvoir développée pour diriger les corps de métiers sur des chantiers. Quand doit-on définir ses motivations ? L’idéal est de tracer un profil motivationnel dès le lycée. Mon fils n’était pas heureux et c’était très dur de le faire travailler. On s’est aperçu que ce qui lui plaisait le plus était le sport. Il a choisi de devenir agent de joueur. Depuis, il est vraiment motivé parce qu’il sait pourquoi il bosse. Après, il faut être capable de se réaiguiller, également quand on a le sentiment d’avoir fait le tour de son métier. Faire son profil permet de trouver les nouvelles activités qui nous correspondent. Mais attention, cela se traduit souvent par le désir de manager. Or, dans un cas sur deux les gens le font parce que c’est considéré comme la voie de promotion classique alors qu’ils ne sont pas faits pour ça. « On peut vivre des motivations par procuration, celle des parents par exemple. Cela vaut la peine de faire son profi l motivationnel si on ne veut pas traîner ça toute sa vie comme un boulet » Comment se rend-on compte qu’on a bien choisi ? On est là où on doit être quand on éprouve du plaisir, parce qu’on satisfait nos motivations. A contrario, si l’on n’a pas d’enthousiasme, pas d’engagement, c’est que l’on n’a pas trouvé sa voie. On peut vivre des motivations par procuration, celle des parents par exemple. Cela vaut vraiment la peine de faire son profil motivationnel, si on ne veut pas traîner ça toute sa vie comme un boulet. Que pensez-vous des autres méthodes sur lesquelles on peut s’appuyer pour s’orienter ? Un bilan de compétences, c’est bien, mais il faut savoir à quoi on marche car si seulement deux motivations sont satisfaites, ça n’est pas suffisant. Vous dites que c’est important de satisfaire aussi ses motivations personnelles... Les travaux de recherche montrent que l’on a intérêt à satisfaire les motivations dans cinq autres domaines que le travail : relations sociales, famille, loisirs, développement personnel et santé. On peut définir les activités qui nourrissent nos principales motivations, par exemple des apéritifs 16 motivations à évaluer• considération,• économique,• affectivité,• plaisir,• sécurité,• confort,• pratique,• conceptualisation,• innovation,• intérêt personnel,• visibilité,• intérêt collectif,• amour propre,• paraître,• pouvoir,• réalisation de soi et soirées quand on a une forte dimension affectivité. Mais pas seulement. Actuellement, les jeunes se protègent en faisant surtout la fête. Mais ils ne seront pas, par ce seul biais, prêts à subir la pression sur le marché du travail. En temps de crise, les motivations doivent-elles être davantage prises en compte ? C’est un facteur majeur d’équilibre personnel que d’équilibrer toutes les activités de sa vie. Si on le fait, on résiste bien mieux au stress et à la pression. Alors, oui, la motivation, c’est le remède anti-crise. Propos recueillis par Camille Pons TRIMESTRIEL N° 1 0 M A I/J U I N 2 0 0 9 15



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