Œdipe n°10 mai/jun/jui 2009
Œdipe n°10 mai/jun/jui 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de mai/jun/jui 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (210 x 148) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : formation, mastérisation des enseignants, ce qui va changer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 Emploi Pourquoi pas l’humanitaire ? C’est un secteur en plein développement. Au-delà de l’action humanitaire en situation de crise, on peut y œuvrer pour le développement, le commerce équitable, le tourisme solidaire, l’environnement... à l’étranger et en France. Mais si les opportunités sont réelles, décrocher un emploi demande une vraie préparation. C’est un constat, que rapporte Bioforce, organisation spécialisée dans la préparation à l’emploi humanitaire et solidaire : les opportunités sont de plus en plus larges et les ONG salarient de plus en plus. En outre, une expérience de ce type vous permettra de poursuivre à votre retour en France, par exemple dans le domaine de l’environnement, de rebondir dans d’autres ONG ou dans de grandes institutions telle l’ONU. Une voie d’insertion à ne pas négliger donc, aussi parce qu’elle est très enrichissante d’un point de vue personnel. Mais pour réussir quelques années ou pour y faire carrière, il faut se préparer correctement. Humanitaire ou solidarité ? Ce qu’il faut savoir d’abord, c’est que le secteur est en plein boom et les domaines d’interventions très divers. Au-delà de l’humanitaire, donc de toutes les actions qui relèvent de l’urgence ou de situations post-crises, on peut aussi donner de soi dans le secteur de la solidarité, aussi bien pour le développement dans des pays pauvres que dans le commerce équitable, le tourisme solidaire, l’environnement... Selon une étude du CNRS, il y avait déjà, en 2007, plus de 40 500 organisations qui œuvraient dans tous ces domaines. Mais il faut choisir entre « donner du poisson ou apprendre à pêcher », souligne Bernard Bordeaux Montrieux, responsable de la Plateforme de l’emploi solidaire de Bioforce. Sachant que la 2 e solution est plus riche en emplois, l’humanitaire restant « une niche où seules quelques milliers de personnes agissent ». À titre d’exemple, Handicap International reçoit quelque 9 000 CV chaque année pour 150 premières missions à offrir. Professionnalisation attendue Vous devrez ensuite, après avoir jaugé vos motivations, vous questionner sur vos compétences. Car, comme le souligne Bernard Bordeaux Montrieux, il ne suffit pas de vouloir aider, même si le geste est noble, en retour « la personne aidée se demande ce qu’on peut lui apporter ». Une question d’autant plus primordiale, insiste-t-il, que « les secteurs de l’humanitaire et de la solidarité se sont énormément professionnalisés et attendent des compétences très pointues ». Ce qui explique que la moyenne d’âge pour commencer soit passée d’environ 22 ans à 27-30 ans. Du coup, on préfère souvent les jeunes ayant une formation « outil-métier » qui prépare à des métiers précis, à ceux qui ont une formation généraliste. Bref, les profils issus d’écoles d’ingénieurs, de commerce, IUT ou BTS plutôt que les universitaires. Ce qui ne veut pas dire que ces derniers n’ont pas leur chance. Une bonne alternative est de toquer à la porte des associations qui envoient des volontaires. Tout simplement, comme le souligne Bernard Bordeaux Montrieux, parce que « là on est dans l’échange, la relation et non la compétence pointue. Un ingénieur pourra très bien être prof de maths. » Autre solution, valable aussi pour les profils « professionnels », « être passé avant par le monde de l’entreprise », et ce d’autant que s’il y a TRIMESTRIEL N° 1 0 M A I/J U I N 2 0 0 9
pléthore de candidats pour des premières missions, les grandes organisations peinent à recruter des chefs de mission ayant des capacités de management et de gestion. Même les profils médicaux sont attendus avec au moins deux ou trois ans d’expérience. Le bénévolat, un atout de poids Les 3 e cycles universitaires en lien avec l’humanitaire sont aussi à considérer, à condition de suivre ces formations dans une logique précise. « Ce seul bagage ne suffit pas, sachant que sont recherchées des personnes qui savent gérer un budget, trouver des financements, connaissent l’approvisionnement, l’hydraulique, etc. », poursuit Bernard Bordeaux Montrieux. « Elles sont donc utiles, par exemple pour quelqu’un qui a un DUT en gestion pour avoir une bonne connaissance du contexte. » Enfin, si formation et expérience pro ont leur poids dans un recrutement, l’engagement bénévole aussi, « qui permet de bien connaître l’environnement de la solidarité mais donne aussi la preuve du désir d’engagement », constate Bernard Bordeaux Montrieux. Il y a matière à faire, sachant qu’il y a aujourd’hui quelque 100 000 bénévoles investis dans des associations solidaires. Autre impératif, bien s’informer avant, sachant que de nombreuses informations sont aujourd’hui disponibles sur la Toile. Tout ceci pour « faire la preuve que vous n’êtes pas là par hasard et que vous souhaitez vous engager pour longtemps », poursuit le responsable de Bioforce. Plus d’opportunités en France Enfin, il ne faut délaisser les opportunités en France. Au contraire. En moyenne, ce sont 800 à 1000 postes à pourvoir à peine chaque année dans le monde, mais 17 000 salariés qui œuvrent pour la seule Croix Rouge en France. Pour ceux qui tiennent à partir à l’étranger, les meilleures opportunités sont offertes par les associations d’envoi de volontaires et vous permettront de donner de vous-même Pour ne pas se présenter en touriste ✶ se questionner sur soi et ses motivations : pouvoir mettre des mots sur ce qui vous anime ; ✶ se questionner sur ses compétences : que puis-je apporter ? ✶ justifier d’une expérience pro de 2 ou 3 ans et/ou d’un engagement bénévole ; ✶ s’informer sur le secteur via notamment : - pour l’humanitaire : Coordination Sud - pour l’environnemental : Réseau-tee - pour la coopération décentralisée : Cités unies - pour le commerce équitable : Plate-forme pour le Commerce équitable - pour le tourisme solidaire : ATES - pour le volontariat : Volontaires du Progrès, Délégation catholique pour la coopération, Service coopération au développement, Enfants du Mékong... en moyenne deux ans. L’idéal selon Bernard Bordeaux Montrieux, est de commencer d’abord par travailler, le statut de volontaire de la solidarité internationale vous donnant un motif légitime de démission et la possibilité de conserver vos TRIMESTRIEL N° 1 0 M A I/J U I N 2 0 0 9 11



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