Œdipe n°1 jan/fév/mar 2007
Œdipe n°1 jan/fév/mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jan/fév/mar 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Scuio-IP, des services à mieux connaître.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Horizons Spécialité de formation et métier effectif : le décalage selon l'INSEE Les députés ont adopté, jeudi 7 décembre 2006, un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2006 visant à créer un DPT (document de politique transversale) consacré à l'orientation et à l'insertion professionnelle des jeunes. Source : www.assemblee-nationale.fr/12/cra/2006-2007/086.asp 12 La profession exercée à la sortie des études n'est liée à la spécialité de formation que pour un emploi sur trois, selon une étude de l'INSEE. Et lorsque cette spécialité joue un véritable rôle, ce ne sont pas les plus jeunes qui en profitent… Cependant, de fortes disparités viennent atténuer ces constats. Alors qu'il est généralement entendu, dans les pays anglosaxons, qu'un master en philosophie peut très bien conduire à exercer à la City, centre névralgique de l'économie britannique, les étudiants français et l'opinion hexagonale s'attendent généralement à ce qu'une filière donnée conduisent peu ou prou vers des fonctions qui s'enchaîneraient logiquement avec la discipline dominante du parcours d'études. Et pourtant, il apparaît qu'en France aussi la spécialité du diplôme n'est pas toujours déterminante, loin s'en faut, pour accéder à un métier, si l'on en croit les résultats d'une récente étude de l'INSEE publiée dans sa revue Economie & Statistiques en juin dernier. LA PROFESSION N'EST LIÉE À LA SPÉCIALITÉ DE FORMATION QUE POUR UN EMPLOI SUR TROIS Selon son auteur en effet, la profession n'est étroitement liée à la spécialité de formation que pour un emploi sur trois, toutes formations et postes confondus, du BEP au doctorat. En revanche, lorsque la spécialité de formation joue un rôle prépondérant, ce ne sont pas les jeunes qui en profitent mais souvent des employés plus expérimentés. Comme l'explique l'étude, qui met en parallèle spécialité et expérience professionnelle, "selon les métiers, les employeurs mettent les jeunes diplômés en concurrence plus ou moins forte entre eux mais aussi avec les générations plus anciennes et plus expérimentées"… D'où il ressort que l'on peut se demander dans quelle mesure formation initiale et expérience professionnelle sont complémentaires ou… substituables. Bien entendu, ces constats souffrent de fortes disparités selon les métiers, répertoriés en différentes classes dont certaines concernent plus particulièrement les jeunes en formation supérieure : • les métiers où la spécialité joue un rôle très important et où les jeunes ont leur place (10% de l'emploi) : employés de comptabilité, informaticiens, professionnels du droit, infirmiers, médecins et assimilés (accès réglementé à la profession pour ces trois)… TRIMESTRIEL N°1 JANVIER 2007
Horizons L'expérience apparaît ici comme un complément à la formation. La forte proportion des jeunes, dans les effectifs globaux comme dans les embauches, apparaît liée au fort dynamisme de la plupart de ces métiers.• des emplois demandant des compétences plus diversement répandues (20%) : employés et cadres administratifs, vendeurs, intermédiaires de commerce, cadres commerciaux, professionnels de la communication, des arts, de l'action sociale, formateurs. Les compétences requises sont très diverses ou ne relèvent pas toutes de la formation. L'accès à l'emploi dépend finalement peu de la spécialité du diplôme.• des emplois dans lesquels jeunes et expérimentés ont des profils différents (8%) : techniciens du BTP, techniciens et agents de maîtrise de l'électricité, de la mécanique, de la maintenance, cadres des transports, secrétaires de direction, employés, techniciens et cadres de la banque et des assurances. Les jeunes de cette classe sont fortement diplômés, avec un éventail de spécialités de formation limité. Leur profil est très différent de celui de leurs collègues expérimentés de la même entreprise, qui ont acquis des compétences spécifiques que l'employeur souhaite conserver.• des emplois exigeant des spécialités de formation plus diverses, d'un niveau éventuellement important (18%) : techniciens et cadres dans l'agriculture, techniciens et agents de maîtrise dans les process, les industries légères, techniciens administratifs, ingénieurs de l'industrie, fonction publique, enseignants, personnels d'études et de recherche. Les jeunes n'ont pas de spécialités de formation très concentrées ni très différentes des salariés expérimentés. Cependant, le rôle du niveau de formation tout autant que la spécialité s'avèrent parfois importants lors des embauches qui sont plus favorables aux jeunes en moyenne. Conclusion, certains métiers et secteurs exigent des formations étroitement liées au milieu et aux fonctions de destination, mais la règle est loin d'être générale. Aussi faut-il se préparer dans la mesure du possible, en enrichissant son CV d'expériences professionnelles (stages) et d'acquis ouverts (options), à prétendre exercer une activité sensiblement éloignée de sa filière d'études. TRIMESTRIEL N°1 JANVIER 2007 13



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