Numéro Spécial n°5 déc 14/jan-fév 2015
Numéro Spécial n°5 déc 14/jan-fév 2015
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°5 de déc 14/jan-fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 57,4 Mo

  • Dans ce numéro : Johnny et Laeticia... la vie de famille.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
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★ SPécial Johnny comment ça marche, pour les disques. C’est un peu comme les livres : il y a les nouveautés et il y a le fonds. Le fonds, on appelle ça le back catalogue. Pour les nouveaux titres, je touche 21% sur le prix de gros, mais j’ai une singularité sur le marché, c’est que le public achète en permanence mes anciens titres. Je crois que je vends environ 2 millions de disques par an. Sur ces 2 millions, plus de 60% viennent du back catalogue. Pour le dire autrement, quand je sors Marie, mon public achète Marie, mais aussi Diego, Que je t’aime ou Retiens la nuit. Plus je vieillis, plus mon back catalogue prend de la valeur. Pourtant, Universal n’a cessé de baisser mes droits. Au départ, c’était 21% comme le reste, mais c’est passé à 16%, et maintenant je touche seulement 7% sur le back catalogue, on est loin, très loin de ce que j’ai pu lire ici ou là. Et encore, c’est le meilleur des cas, car Universal, pour te citer un exemple concret, a vendu ma compilation Les Cent Plus Belles Chansons à moitié prix, et, sur ce prix, ma redevance n’était plus que de 5,25%. C’est de tout cela que j’ai voulu discuter. Et qu’on arrête de raconter n’importe quoi ! Qu’est-ce qui s’est passé après cette rencontre ? J’ai envoyé une lettre à Pascal Nègre, le 8 juillet. Aimable : « Mon cher Pascal »... Je lui disais qu’il y avait lieu de m’indemniser pour le passé et que, si nous trouvions un accord, un avenir commun pourrait exister. Réponse ? Deux ou trois jours plus tard, il me disait que j’avais tout faux et terminait par une dit qu’il n’avait jamais vu de contrats pareils mais que, dans ce combat, tout le monde laisserait des plumes. Pourquoi ne pas l’avoir gardé ? Devant des juridictions françaises et avec des problèmes de droit français, mieux vaut un avocat français. Plus de nouvelles d’Universal, depuis ? Rien, sauf une nouvelle lettre de Nègre, lundi dernier. Pas un mot sur mes contrats. Ce qui me touche le plus, c’est de voir à quel point il me prend pour un demeuré. Je devrais m’en foutre ; je n’y arrive pas. C’est trop. J’en ai vu beaucoup dans ma vie, certains se sont parfois un peu foutus de moi, m’ont pris pour un con parce que j’ai souvent eu du mal à parler devant une caméra ou un micro, je le savais, j’encaissais les critiques, même quand je les trouvais injustes ou déplacées. Tu ne m’as jamais entendu me plaindre. Sur scène, j’étais moi-même. C’est là que j’ai toujours donné ce que je pouvais donner de mieux. Dans mes disques aussi. S’il y a quelqu’un censé me connaître, connaître mes qualités et savoir ce que je vaux, c’est Pascal Nègre. Il est payé pour ça. Quand je lis la lettre qu’il m’envoie, j’en suis malade, et révolté. C’est ignoble ! Depuis 1961, la maison qu’il dirige est la mienne ; j’étais chez moi. Cela m’attriste. Chez Universal, je n’ai plus de relations qu’avec Jean-Yves Billet, qui s’occupe de mes pochettes de disques, des photos, etc., et avec Santi, qui, dans la hiérarchie de la maison, est juste au-dessous de Pascal Nègre. Santi est l’ancien batteur de la Mano negra. C’est le seul de la boutique à être « Ce qui me touche le plus, c’est de voir à quel point Pascal Nègre me Abaca press prend pour un demeuré. » menace à peine voilée. Je le cite : « Il dépend de toi que les prochaines années soient un cauchemar ou une apothéose. » Charmant, le cauchemar, non ? Il me promettait aussi une dérive qui « va durer au moins cinq ans ». J’ai consulté un avocat de stature internationale, qui défend les intérêts, notamment, d’Elton John et de Dire Straits. Robert Allan m’a Abaca press musicien. Je peux toujours parler avec lui, naturellement ; il est très embêté par cette situation, mais sa marge de manœuvre est restreinte. Universal est dans le giron de Vivendi. Tu as rencontré Jean-René Fourtou ? Lundi dernier. J’ai été reçu par un homme très bien élevé, c’est déjà ça, Abaca press assez chaleureux. C’était une première rencontre : il ne pouvait pas se passer grand-chose. Je lui ai expliqué les raisons de mon mécontentement. C’est un dirigeant ; je crois qu’il y a certaines choses qu’il peut comprendre. Il m’a assuré qu’il parlerait le plus vite possible à Pascal Nègre. Tu sais ce que pensent un certain nombre de gens : tu serais en fait sous l’influence d’André Boudou, ton beau-père. Encore une fois, j’en ai marre. Je suis marié à une femme formidable, Laeticia. Je parle avec elle. Elle connaît mes soucis. Son père est plus un ami qu’un beau-père. Evidemment, nous avons réfléchi ensemble à ma situation, comme on le ferait dans n’importe quelle famille. André Boudou, qui pense que je me suis toujours fait avoir, m’a conseillé de ne plus me laisser faire. Ceci dit, c’est moi qui décide, et André Boudou le sait bien. A son propos, Universal a menti en disant que je leur avais demandé de m’aider pour le financement de l’Amnesia. Je n’ai rien demandé à personne. Il n’y a pas eu plus honnête qu’André Boudou avec moi. J’ai pris une part dans l’Amnesia (5%), comme j’ai pris une participation dans mon restaurant le Balzac, qui fonctionne depuis quatre ans. Maintenant, j’entends des gens dire que c’est une honte de voir Johnny Hallyday certains soirs à l’Amnesia, que ce n’est pas ma place. Toute ma vie, des copains m’ont demandé de venir faire un tour dans leur boîte, pour leur donner un coup de main. J’ai toujours accepté, toujours rendu service ; personne ne s’est jamais étonné. Maintenant, on feint de s’étonner si je vais prendre un verre à l’Amnesia, où j’ai quand même de bonnes raisons de me considérer un peu comme chez moi. Tu as coupé les ponts avec ta cousine Desta, qui t’a trouvé ingrat et l’a dit. Pendant des années, j’ai versé une pension convenable à Desta. Quand je me suis rapproché de ma mère, qui est venue habiter quelque temps chez moi - maintenant, elle est dans une maison près de Paris - Desta l’a mal supporté. Elle s’est mise à raconter n’importe quoi et surtout à insulter publiquement ma femme. Il y a des limites... 82 Célébrité magazine ★ Juillet/Août/Septembre 2013 54
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