Numéro Spécial n°5 déc 14/jan-fév 2015
Numéro Spécial n°5 déc 14/jan-fév 2015
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°5 de déc 14/jan-fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 57,4 Mo

  • Dans ce numéro : Johnny et Laeticia... la vie de famille.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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prélèverait pour se rembourser 50% de mes revenus. Je ne vais pas entrer dans les détails, je risquerais de m’y perdre, mais disons qu’en 1985 rebelote. Il me manque 3,5 millions, pour le fisc et le reste. J’entre alors dans une spirale infernale qui va durer jusqu’en 1996. De 1978 à cette date, Universal me prête environ 100 millions de francs. Les modalités de remboursement deviennent de plus en plus extravagantes, par des prélèvements directs allant jusqu’à 90% des royalties me revenant, et pèsent sur mes contrats de travail. Je dois m’engager pour de nouveaux albums. Mes contrats de travail ou de prêt n’ont plus de terme ; c’est un mouvement sans fin qui m’enchaîne de plus en plus. Au fil des ans, ma maison de disques me dépouille petit à petit d’une part de mes ressources et de mes biens. Je perds la licence de mon nom, mon propre nom quand même, pour certains merchandisings, et la propriété de ma maison, villa Molitor, à Paris, puis de la Lorada, à Ramatuelle. Tu dois toujours de l’argent à Universal ? Non. J’ai emprunté 35 millions à Universal en 1996. Puis j’ai trimé comme une bête pour rembourser - il n’y a qu’à jeter un oeil sur mon emploi du temps, je n’ai jamais arrêté, tu le sais mieux que personne. Et j’ai acheté ma maison de Marnes-la-Coquette sans passer par eux. J’ai emprunté à une banque, qui est déjà remboursée. Depuis juin 2003, je ne dois plus rien à Universal ; c’est la première fois, et je dois dire que je me sens mieux : je n’ai jamais aimé avoir des dettes. Une fois que j’ai été totalement affranchi, je me suis dit : enfin, je vais pouvoir reparler de mes contrats avec eux, en homme libre Mais tu t’es accommodé de ce système que tu dénonces maintenant. Un système qui t’arrangeait. Oui. J’ai eu tort, j’aurais mieux fait d’appeler directement mon banquier. L’argent qui me manque, ce n’est pas celui que j’ai dépensé, c’est celui que l’on ne m’a pas donné ou que l’on m’a pris. Et, pendant tout ce temps, tu as des gens qui s’occupent de tes affaires, qui te conseillent. Certains sont même tes amis - je pense à Me Daniel Vaconsin. C’est ce que je croyais. En fait, il s’occupait si bien de mes intérêts que je me suis retrouvé dans l’état que je viens de décrire. Naturellement, j’ai eu des torts : j’ai laissé la bride sur le cou à mes conseils, certains en ont profité, il y en a même eu un qui, dans un courrier adressé à Universal, en 1991, parle de lui comme étant mon « curateur ». Au nom de quoi ? De quelle décision ? C’est tout simplement aberrant, et pour moi révoltant. Je ne peux pas accepter, même si c’est du passé. Bon, au sujet de Vaconsin, puisque c’est de lui qu’on parle, la vérité, c’est que je ne sais pas quoi en penser. Il a certainement été un bon avocat, mais maintenant il devrait aller se reposer à la campagne. Mais tu as parlé de ces problèmes avec Pascal Nègre, le patron d’Universal ? 80 Célébrité magazine ★ Juillet/Août/Septembre 2013 52
Evidemment. Je l’ai appelé. Le 4 juillet 2003, il est venu chez moi à Marnes. On a passé deux heures à lui expliquer ce qui n’allait pas. Il m’a dit qu’il n’était pas un homme de droit, ni de chiffres, que son métier, c’était de gérer des artistes. Il m’a dit aussi qu’il m’avait rendu service dès qu’il l’avait pu, qu’il m’avait sorti plus d’une fois de la merde. Il semblait comprendre ce que je disais et ne paraissait pas fermé à d’éventuelles solutions. C’est la dernière fois que je l’ai vu. Depuis, M. Nègre joue l’homme occupé et désinvolte derrière son bureau. Au moment des grands concerts pour tes 60 ans, il n’y a pas d’animosité entre vous ? Non. D’ailleurs, j’avais resigné avec Universal quelques mois avant. Comme d’habitude, je n’avais pas lu ce que je signais et j’avais fait confiance à mon avocat. L’animosité est venue quand j’ai découvert qu’on me retenait à nouveau une somme énorme sur mes royalties. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Tu sais comment ça se passe : on accepte pendant des années, puis, un jour, c’est fini. Il faut dire qu’il y a aussi un problème avec mes contrats. J’ai lu dans la presse à ce sujet beaucoup d’informations non vérifiées. Je vais t’expliquer Juillet/Août/Septembre 2013 ★ Célébrité magazine 53 81



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