Numéro Spécial n°5 déc 14/jan-fév 2015
Numéro Spécial n°5 déc 14/jan-fév 2015
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°5 de déc 14/jan-fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 57,4 Mo

  • Dans ce numéro : Johnny et Laeticia... la vie de famille.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
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Conclusion ou dénouement pour sa dernière tournée, johnnY a demandé à sYLvie, son premier amour, de chanter avec Lui. une façon de boucLer La boucLe ? mais que pense-t-eLLe de son retrait de La scène ? ITW Paris Match, 14 Juin 2009 Comment est née l’idée de chanter avec Johnny ? 76 Célébrité magazine ★ Juillet/Août/Septembre 2013 48
Partie iX : ConClusion ou dÉnoueMent ★ Sylvie Vartan : On en avait vaguement parlé il y a quelques semaines, à Los Angeles, dans un dîner. La veille de mon départ pour Paris, il y a une dizaine de jours, Johnny m’a appelée et m’a dit que ça lui ferait vraiment très plaisir que je chante avec lui. Je lui ai dit oui tout de suite, mais à une condition : qu’il arrive à convaincre Tony de me rejoindre. La dernière fois qu’on s’est produits ensemble, c’était en 1993, pour ses 50 ans. J’avais chanté a cappella « Tes tendres années » comme cadeau d’anniversaire mais, contrairement à cette fois, ça avait été longuement préparé. Comment est-il avant de monter sur scène ? Nerveux mais très zen au milieu de toute cette agitation, ce qui n’était absolument pas le cas autrefois. Il arrive très tôt, traîne, se fait masser, parle avec les techniciens... Même si on sait que les gens viennent pour vous, il y a toujours un peu d’angoisse car c’est chaque soir une nouvelle rencontre. C’est plus facile de chanter pour 100 000 personnes que pour 20 : quand on chante pour 20, on a l’impression de chanter sous une loupe. Quand je vois Johnny sur scène devant ces milliers de gens, je suis envahie d’une immense tendresse, folle de joie pour lui. Je repense à tous ceux, dont je tairai le nom, qui nous donnaient six mois à vivre et qui disaient de nous : « Ils ne dureront jamais ! » Johnny n’a jamais pensé à durer. La seule chose qui comptait, c’était l’immédiat. D’ailleurs, il me disait toujours : « Je ne dépasserai pas 30 ans, je mourrai avant, comme James Dean ! » Johnny, pour vous, c’est qui aujourd’hui ? Mon frère. Mon sang. Ma jeunesse, comme je suis la sienne. On s’est connus à 17 ans. Ce métier fait partie intégrante de notre ADN, c’est une véritable drogue émotionnelle. Le public, c’est notre famille. On le porte en nous. Aujourd’hui, on a chacun trouvé son ange. Lui, Laeticia. Moi, Tony. Depuis qu’il s’est installé à Los Angeles, nous nous voyons plus souvent. C’est très sympathique, on dîne chez l’un ou chez l’autre. J’ai été très touchée de voir Johnny et David chanter en duo. Je trouve qu’ils se ressemblent encore plus qu’avant. C’est bien qu’il montre son amour à David, c’était très émouvant pour tous les deux. Pourquoi pensez-vous qu’il est tellement aimé ? Il touche lesgens au plus profond. Johnny, c’est un mélange de fragilité émotionnelle, d’hypersensibilité. Le côté désespéré qui lui vient de son enfance, dont il ne s’est jamais vraiment guéri, touche les gens au plus profond. Et c’est ça qui ressort quand il chante. sera de retour avant deux ans. Quand il chante « Et maintenant » à la fin du spectacle, il y croit vraiment et nous, ça nous fait pleurer. Mais une fois que la vague émotionnelle est passée, il se dit qu’il peut recommencer quand il veut. Quand vous le voyez sur scène aujourd’hui, est-ce que vous retrouvez un « Johnny c’est mon frère, mon sang. » Sylvie Vartan Vous pensez vraiment que c’est sa dernière tournée ? Jamais de la vie ! Il a très envie de le croire mais il sait, au fond de lui, qu’il ne peut pas se dire que c’est fini. Il peut faire tous les films du monde, ça ne remplacera jamais le public. Quand on est sur scène et qu’on vous renvoie tout cet amour, il est très difficile de faire le vide tout à coup. Il est sûrement un peu las de faire, depuis l’âge de 17 ans, des tournées interminables. Ce métier nous dévore. Quand on est pris dans le tourbillon, on ne se rend pas compte que notre vie est vampirisée. Quand j’ai chanté l’année dernière au Palais des Congrès, j’étais dans un état de douleur terrible parce que je venais de perdre ma mère. C’était la seule façon d’oublier un peu mon chagrin pendant quelques instants. Moi, j’ai décidé d’arrêter en 1982 pour voir mon fils grandir. Toute cette hémorragie médiatique autour de lui, je dois avouer, m’a un peu dérangée. Quand je revois les images de ses débuts, j’ai l’impression de retrouver mes 20 ans. En y repensant, je me dis que je n’étais pas trop mal. Mais je n’ai aucune nostalgie. En revanche, quand je revois Johnny avec ses fossettes et ses beaux yeux turquoise, ça réveille des tas de choses en moi. Il était tellement craquant. Les paris sont ouverts. Vous lui donnez combien de temps avant de revenir ? Tout dépendra de ses projets de cinéma. Je comprends très bien qu’il ait envie de se renouveler, d’affiner ses émotions. Je n’ai jamais discuté de ça avec lui mais je pense qu’il a envie de prendre un peu de temps avec ses enfants et sa femme, sans échéance. S’il a des projets qui l’excitent vraiment, je lui donne quatre ans ; s’il n’en a pas, il peu du Johnny d’il y a cinquante ans ? Je vois sûrement des choses que les autres ne voient pas. A l’époque des premières à l’Olympia, je vibrais à chaque chanson. Quand il chante « Le pénitencier », « Excuse-moi partenaire » ou « Requiem pour un fou », je retrouve l’ambiance, les postures. Au moindre battement de ses paupières, je savais s’il était tendu, si tout se passait bien. « Le pénitencier » a toujours été une chanson difficile à interpréter. Chaque fois que je l’entendais, mon cœur se serrait. S’il pleure à la fin du spectacle, je sais que c’est sincère. Tout à coup, sa vie défile en lui. Ce qui vous fait pleurer, c’est l’émotion que les gens vous renvoient. Quelle est la chanson que vous préférez ? Il y en a tellement ! « Que je t’aime » est une de mes favorites. En septembre, vous serez sur la scène de l’Olympia. Carla Bruni a écrit et composé une chanson de votre nouvel album. Comment est-elle arrivée dans le paysage ? En 2004, je suis tombée sur elle dans un couloir de RTL. Je faisais la promo d’un spectacle au Palais des Congrès et elle, celle de son dernier CD. Je lui ai dit tout le bien que je pensais de son album. En janvier, j’ai expliqué à Barbelivien que j’adorerais qu’elle m’écrive une chanson. Un mois après, elle débarquait au studio avec sa guitare. Et vous, avez-vous l’intention de faire bientôt vos adieux ? Mes adieux ? C’est un mot que je déteste ! Quand je pense que Johnny fête ses cinquante ans de carrière, je n’arrive pas à y croire. La vie est passée si vite... Juillet/Août/Septembre 2013 ★ Célébrité magazine 49 77



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