Numéro Spécial n°4 sep/oct/nov 2014
Numéro Spécial n°4 sep/oct/nov 2014
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°4 de sep/oct/nov 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 138 Mo

  • Dans ce numéro : les années Chirac... 1995 à 2007.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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8 En 2007, trente ans après son accession à l’Hôtel de Ville de Paris, il prononce, sur cette photo, l’un de ses derniers discours à l’Élysée, comme Président de la République, une fonction qu’il aura occupé 12 ans.
Les années Chirac répliques, mises dans la bouche de la marionnette de Jacques Chirac : « Putain, deux ans ! », en référence aux deux années de solitude entre 1993 et 195, et « Mangez des pommes ! », qui faisait allusion à la phrase adressée à des enfants par un Chirac un peu déboussolé lors d’une visite en province et qui venait de recevoir des pommes. Mais face à la très mauvaise campagne électorale d’Édouard Balladur et au professionnalisme en la matière de Jacques Chirac, celui-ci succède à François Mitterrand. Après quatorze années de présidence socialiste, même entrecoupée de 4 ans de cohabitation avec la droite entre 1986-1988 et 1993-1995, l’alternance ne pouvait qu’être au rendez-vous. Et habilement, l’ancien Secrétaire d’État du général de Gaulle et de Georges Pompidou durant les évènements de mai 1968 a pris conscience qu’une stratégie trop libérale, incarnée par l’équipe balladurienne, allait irrémédiablement se casser les dents. Influencé par Philippe Séguin ou Henri Guaino, le nouveau Président a apporté une fibre sociale à ses propositions de candidat, proche des préoccupations et de la vie quotidienne des Français. Il reprend, sans hésiter, la notion de « fracture sociale » du sociologue Emmanuel Todd plutôt classé à gauche, avec une ambition noble : mettre fin à fin à cette « fracture sociale » pour réduire les inégalités et instaurer une meilleure cohésion à la société française. Et voila comment celui taxé de « looser » de la vie politique française et aussi de « traître », parce qu’il avait soutenu Valéry Giscard d’Estaing en 1974 contre le gaulliste Jacques Chaban-Delmas et qu’il avait indirectement fait battre Giscard d’Estaing face à François Mitterrand en 1981, entra triomphalement à l’Élysée le 17 mai 1995. Tout le monde « Lorsque j’engage un combat, il ne me vient pas à l’idée que je puisse le perdre. Même si je sais très bien que le monde politique est une jungle… », disait Chirac dans les années 1990 alors que la rumeur de son retrait de la vie politique bruissait dans le Tout-Paris. se souvient de cette extraordinaire traversée de Paris en voiture le 7 mai 1995, soir de son élection, suivie en direct par les caméras de télévision et le regretté journaliste Benoît Duquesne, tendant désespérément son micro depuis sa moto, au nouvel élu qui restera muet de bout en bout, sous le regard sévère et inquisiteur de Bernadette Chirac, la nouvelle Première dame de France. En arrivant au palais de l’Élysée pour son investiture le 17 mai 1995, Chirac retrouve le Président Mitterrand venu l’accueillir pour la passation de pouvoir. Un homme qu’il a longtemps combattu, mais pour qui il éprouve finalement une véritable admiration comme le raconta Jacques Attali, l’ancien conseiller spécial de Mitterrand et aujourd’hui Président de Planet Finance : « Jacques Chirac a basculé dans l’admiration, inscrivant son action dans la continuité de celle de François Mitterrand, pour le plus grand intérêt du pays. Non seulement ont été fixées ainsi les règles définitives de toute cohabitation, mais la France fut bien gérée. Et l’alternance a fonctionné. Jacques Chirac m’a souvent dit, dans ces vingt dernières années, le plus grand bien de François Mitterrand (« c’était un grand homme d’État, vous avez eu de la chance d’être si longtemps à ses côtés », me répéta le Président Chirac à plusieurs reprises au sujet de Mitterrand), et ces compliments étaient visiblement sincères. Il a admiré l’homme d’État, l’homme de caractère et s’est retrouvé dans l’homme politique… Ils avaient en commun une grande connaissance du pays et, en particulier, la même méfiance à l’égard des démons français, à savoir la soumission aussi facile que la révolte. Un même rejet de ce qui est Paris (y compris sa cuisine) et une ignorance abyssale en matière musicale. Mais ils étaient aussi très différents : Mitterrand pensait sans cesse à sa trace dans l’histoire, pas Chirac. Mitterrand était fondamentalement européen, pas Chirac. Mitterrand avait le sens et le goût du tragique, pas Chirac. » (dans le quotidien « Libération », le 4 novembre 2009). Rancunier et implacable, le Président Chirac exclut tous les partisans de Balladur dans son premier gouvernement dont il a confié la direction à son supporter de toujours, qu’il a qualifié de « meilleur d’entre nous », Alain Juppé. Dès le début de son premier mandat, Chirac se démarque de son prédécesseur dans la guerre en Bosnie qui fait rage et obtient, le 3 juin 1995, la création d’une Force de réaction rapide sous l’égide de l’ONU, qui intervient dès le mois de juillet contre les Serbes de Milosevic. C’est le premier acte sur la scène internationale du Président Chirac, qui sera suivi par beaucoup d’autres. 9



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