Numéro Spécial n°4 sep/oct/nov 2014
Numéro Spécial n°4 sep/oct/nov 2014
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°4 de sep/oct/nov 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 138 Mo

  • Dans ce numéro : les années Chirac... 1995 à 2007.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Quand en 1988, Jacques Chirac est largement battu au second tour des élections présidentielles par un François Mitterrand au sommet de son art, plus personne ne mise un kopeck sur lui. Le maire de Paris et député de la Corrèze est au creux de la vague. « On le croit politiquement mort, mais il renaît de ses cendres, évoque notre confrère « Jeune Afrique ». Grâce à ses femmes : Bernadette, bien sûr, qui l’exhorte à s’accrocher, mais aussi Claude, sa fille cadette, qui prend en main sa communication, parvient à « moderniser » son image et prend sur lui un ascendant jugé, par certains, déplacé. Il est, en tout cas, sans commune mesure avec celui que sa mère n’est jamais parvenue à exercer. Ce qui ouvre à cette dernière de nouveaux horizons… » Lorsque Chirac parvient à gagner la bataille pour l’Élysée en 1995, Bernadette Chirac va entrer dans la lumière. Á 64 ans, la nouvelle Première dame de France instaure son style, sa méthode, ses priorités. Taxée « de bigote austère » par ses détracteurs, elle se soucie peu de ces critiques et impose peu à peu sa personnalité, tant auprès du personnel du palais de l’Élysée (qu’elle considère comme « sa maison, mais en premier lieu, la maison de tous les Français ») que dans les médias et l’opinion publique. Et grâce à elle, Jacques Chirac bénéficiera d’une sympathie de plus en plus importante chez les Français, contribuant sans nul doute à une grande part pour sa réélection en 2002. Dans une interview accordée à l’hebdomadaire « Paris Match » le 22 juillet 2005, Bernadette Chirac évoquait les difficultés rencontrées dans leur couple « Je me suis accrochée à mon mari comme une moule à son rocher. C’était la seule façon de ne pas le perdre ! », expliqua Bernadette Chirac en 2003. On la voit ici lors d’un dîner officiel à l’Élysée en l’honneur de la reine Elizabeth. : « Les hommes politiques sont très exposés à la tentation. Certaines femmes sont comme des papillons attirés par la lumière et tournent autour…Elles aiment le pouvoir quel qu’il soit, il faut garder la tête froide…Je suis mariée à un homme qui n’est pas corrézien pour rien. Il a un sens de l’autorité bien affirmé. Sa femme doit l’accompagner, le suivre et ne pas prendre position à tout bout de champ. Jamais mon mari ne m’aurait proposé de devenir son chef de cabinet ou sa collaboratrice, comme lorsque cela peut arriver chez d’autres couples dont l’époux 24
Les années Chirac est élu ou ministre. C’est tout juste si Jacques Chirac accepte que je lui donne mon avis. Je le donne quand même… » Pour mieux affirmer son identité et ne pas se contenter d’un simple rôle de « dame de compagnie » auprès de son époux chef d’État, Bernadette Chirac s’implique très rapidement dans différentes activités caritatives et humanitaires. La plus connue est évidemment l’opération « Pièces Jaunes », destinée à récolter des fonds et des cadeaux pour les enfants hospitalisés, à travers la Fondation des Hôpitaux de France. Elle entraînera dans son sillage de nombreuses personnalités du show business et du sport, en particulier le judoka et champion olympique David Douillet, athlète adulée et icône sportive de la France qui gagne durant les années Chirac, à l’instar des Bleus d’Aimé Jacquet en football. Sans oublier son soutien à la lutte contre le sida où elle apporte son énergie et ses réseaux à son amie, la chanteuse Line Renaud, intime de longue date de Jacques et Bernadette Chirac. Pendant les deux mandats de Jacques Chirac, « la reine Bernadette », comme on la surnomme dans les couloirs du palais de l’Élysée en raison de son tempérament directif mais jamais blessant, se Avec son opération « Pièces Jaunes », la Première dame aura réussi son pari de la générosité et de la solidarité. voue corps et âme à ses obligations officielles. Si le Président reçoit un autre chef d’État, un roi ou une reine pour un prestigieux dîner à l’Élysée, Bernadette Chirac veut tout contrôler : le menu, le plan de table, la vaisselle utilisée, la décoration florale ou la musique durant le repas. Elle noue de fructueuses et solides relations avec plusieurs épouses de leaders mondiaux telles qu’Hillary Clinton, la reine Noor de Jordanie ou la reine Sophie d’Espagne. Et si sa marionnette des « Guignols de l’info » ne lui plaît guère et ne la montre pas à son avantage, il reste évident qu’elle va booster sa popularité dans l’opinion publique. Les Français ne disent pas « Madame Chirac », mais Bernadette ! Jusqu’en mai 2007, la femme de Jacques Chirac tiendra son rang avec un professionnalisme loué par une grande majorité de citoyens, y compris dans les plus difficiles moments comme celui où son mari fut victime d’un AVC en septembre 2005. Quand elle quitta le palais de l’Élysée en 2007, elle avoua : « Mon plus grand bonheur en tant que Première dame de France a été la première élection de mon mari à la tête du pays en 1995. Cela fut une profonde émotion, un moment unique dans une vie. Et l’autre, cela a été ma réélection comme conseiller général de Corrèze en mars 2004. » 25



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