Novo n°48 fév/mar 2018
Novo n°48 fév/mar 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de fév/mar 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Médiapop

  • Format : (200 x 260) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : le théatre regarde le monde à Strasbourg.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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£t. éditions un dixième du texte original avait été élagué. Concernant Personne ne gagne de Jack Black, les deux traductions étaient très littéraires alors que le livre est une aventure contée dans un langage plus brut, très direct. On peut aussi parler de Watership down de Richard Adams, où toute la poésie et l’humour avaient disparu ; je pense qu’on a vraiment réhabilité ce texte. Vous vous concentrez surtout sur la littérature américaine ; allez-vous porter votre attention sur la littérature française ? Au départ je ne m’intéressais qu’à la littérature française, mais les circonstances ont fait que je me suis tourné vers les États-Unis car j’avais davantage de facilité à repérer des livres làbas. Dès 2019 nous allons à nouveau nous tourner vers les auteurs français. Vous avez créé en 2015 la collection Les Grands animaux, des éditions en format poche, véritablement exploitée depuis l’an dernier avec deux ouvrages, Personne ne gagne de Jack Black et Tous 68 Ir/ireeie Ir ideal jeig. les Hommes du roi de Robert PennWarren. Quelle est sa ligne éditoriale ? Les Grands animaux permet de proposer des ouvrages à un prix réduit tout en conservant la qualité du support. Il s’agissait aussi de valoriser et de rendre accessible une certaine catégorie de romans  : leur ambition est plus narrative que stylistique, mais surtout ils sont intemporels, capables de nous emporter encore dans 50 ou 100 ans. Ils bénéficient d’une jeunesse éternelle, c’est difficile à expliquer. Nous allons prochainement y rééditer Le Dernier stade de la soif de Frederick Exley, publié chez MTL en 2011. Après Alcoolique de Jonathan Ames et Dean Haspiel, vous venez de publier en janvier Du Sang sur les mains de Matt Kindt, le second comic-book chez MTL. Avez-vous l’intention de vous consacrer davantage à la bande-dessinée ? C’est une direction qui nous intéresse, en tout cas. Il y a beaucoup de bons éditeurs indépendants de bande-dessinée en France, moi je n’ai que les miettes ! Et j’attends toujours d’avoir quelque chose d’exceptionnel entre les mains. Concernant Matt Kindt, il a déjà été publié en France mais n’existe pas. C’est un as du storytelling, avec ce polar il manipule et interroge admirablement le médium. J’avais déjà acheté les droits de son cycle Mind MGMT mais je voulais d’abord réintroduire l’auteur avant de publier son grand œuvre. À noter qu’en août nous publierons Moi ce que j’aime c’est les monstres d’Emil Ferris ; c’est un OVNI qui a, je crois, la même ampleur que Black Hole de Charles Burns ou Jimmy Corrigan de Chris Ware. Entretenez-vous la même relation intime avec vos livres que celle que vous tentez de créer avec les lecteurs ? Les livres que j’aime sont comme la vie  : bizarres, brutaux, parfois désagréables mais toujours magnifiques à leur façon. Cependant publier des livres seulement parce qu’on les aime n’est pas un gage de qualité. Tout ce dont il faut être convaincu, c’est que certains livres doivent exister. www.monsieurtoussaintlouverture.net
Par Emmanuel Abela Le trésor caché Les admirateurs de J.R.R. Tolkien le savent bien  : Alan Lee a mis en image les récits du célèbre auteur anglais. Rencontre avec un illustrateur qui a façonné notre imaginaire. Il est remarquable de constater le temps que consacre Alan Lee à ses fans lors d’une séance de dédicace. Au-delà de la signature, un mot pour chacun, et surtout ce regard qui s’enquiert de savoir qui est la personne d’en face. Du haut de ses 70 ans, l’artiste garde un œil vierge sur ce qui l’environne. Lors d’une courte balade à Strasbourg, on le surprend à parcourir les architectures de la ville avec une grande attention. Bien sûr, il sait que John Howe, avec qui il a travaillé sur l’adaptation cinématographique du Seigneur des Anneaux, a fait ses études ici aux Arts Déco. « Je constate à quel point les bâtiments de cette ville l’ont inspiré pour certaines réalisations. » Une courte halte admirative devant la Cathédrale, et il confirme son propos. Mais c’est sans doute sa modestie toute britannique qui le conduit à se cacher derrière le génie de son collègue parce qu’au final les univers de Tolkien tels qu’on les connaît, mais aussi tels qu’on les fantasme visuellement, on les doit en grande partie à sa plume à lui. Et de manière générale, l’esprit même de ce qu’on appelle l’heroic fantasy. Il acquiesce avec un brin de fierté quand on lui signale que J.R.R. Tolkien a été passeur d’une certaine littérature anglaise – de Shakespeare à William Blake, en passant par Milton, pour la faire très courte –, mais que lui aussi, à sa façon, était passeur d’un certain type d’images  : les tableaux anglais préraphaélites de John Everett Millais ou les gravures de Aubrey Beardsley. « Oh merci, j’aime cette idée ! J’ai tenté de m’inscrire dans cette filiation des préraphaélites, effectivement, mais aussi dans la tradition du mouvement Arts & Crafts. Ces deux courants ont alimenté une belle manière de faire en Angleterre  : cette façon si originale d’inscrire une histoire dans des paysages. » En présence de Dominique Bourgois des éditions Christian Bourgois, il nous retrace cette longue histoire artistique qui a donné naissance à l’heroic fantasy, mais aussi par extension à la culture des comics aux États-Unis dès les années 40. Aujourd’hui, il avoue son plaisir à pouvoir retourner à sa façon première, l’illustration, à l’occasion de l’édition de Beren et Lúthien, l’histoire d’amour entre un homme et une Elfe qui donne naissance au monde du Seigneur des Anneaux et du Hobbit. Du fait du grand âge de Christopher Tolkien – 93 ans –, exécuteur littéraire de son père, une urgence se fait ressentir quant aux éditions à venir. Alan Lee en a bien conscience, et même s’il affirme qu’il garde « l’espoir » de pouvoir poursuivre avec lui cette belle aventure, il ne peut s’empêcher de faire fi des échéances en nous affirmant, hilare  : « Ça nous met la pression, non ? » Si Britannique, et surtout si classe, il nous livre la réaction de Christopher au moment de découvrir les nouvelles illustrations  : « Il m’a simplement dit que tout cela faisait partie de l’héritage de son père, les textes mais aussi ces images, et que cela formait un tout indissociable. » Un trésor en quelque sorte, dont le secret est révélé à chaque page. Alan Lee, Illustration de 1991 pour Le Seigneur des Anneaux 1, La Fraternité de l’Anneau, Christian Bourgois, 2014 69



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