Nouvelle-vague n°190 décembre 2012
Nouvelle-vague n°190 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°190 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (120 x 165) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 8,8 Mo

  • Dans ce numéro : Bat for Lashes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
12 À LA UNE Nouvelle Vague - décembre 2012 envie de parler du passé, de ses choses qu’il arrive de porter malgré soi. Ainsi pour elle, l’homme de la pochette peut représenter, un ami, un amant ou un soldat qui part à la guerre. Le message est clair, Natasha nous livre cette fois un disque intime, et revient plus solide que jamais, à tel point qu’elle est capable de porter un homme. « J’avais envie de montrer la nudité d’une façon qui ne soit pas forcément sexuelle, mais aussi naturelle. Je pensais à Patti Smith, Frida Kahlo, à des femmes qui ont été confortables avec leur corps, leur pilosité. » Une approche artistique différente Sur cet album l’artiste co-signe une chanson pour la première fois. « Laura » a été coécrit avec Justin Parker (on lui doit « Video Games » de Lana Del Rey). « Jusque-là, explique-t-elle, j’étais un peu snob, je refusais l’idée d’écrire avec quelqu’un d’autre. Mais la vérité, c’est qu’on tourne vite en rond : les mêmes accords, les mêmes mélodies. Dans la vie, il faut vraiment aller vers tout ce que l’on a envie de repousser. Se confronter à ses peurs. » Le résultat : une jolie ballade au piano appuyée par des cuivres ténébreux, séduisants et des cordes arrangées par Natasha elle-même. Mais ce n’est pas le seul bouleversement sur ce disque. L’artiste
Nouvelle Vague - décembre 2012 À LA UNE 13 a aussi réactualisé ses rythmiques (c’est une grande fan de Lil Wayne, Rihanna et Outkast, mais également de Kate Bush évidemment), monté sa voix dans le mix, expérimenté avec les harmonies et la production, et n’a pas hésité à prendre des risques. Les séances d’enregistrement qui se sont déroulées en Italie et à Los Angeles, se sont apparentées à un lent processus de collage qui a duré plus d’un an. Un retour aux sources Le précédent album « Two Suns » avait reçu un accueil mitigé de la critique. Il avait été rangé dans la case « néo-hippie chic » et jugé trop maniéré. « The Haunted Man » est différent, longuement mûri. En effet, suite au deuxième album, une tournée chargée et le point final à une relation, Natasha s’est sentie dans un état d’esprit un peu baladeur. L’artiste a entrepris une remise en question artistique et personnelle. « Je me suis promenée, j’ai cuisiné, regardé des tonnes de films. J’ai suivi des cours de poterie, de dessin. J’étais paumée, très malheureuse. J’avais besoin de m’enraciner. » Puis, la musicienne a fait des recherches sur son histoire familiale. Habituellement elle évoquait beaucoup la fantaisie de la famille de son père, champions de squash de génération en génération au Pakistan. Mais jamais celle de sa mère... « J’ai découvert que l’histoire de ma famille était peuplée de sorcières, d’immolations. C’est fou comme dans le monde entier il y a toujours une suspicion, une peur du pouvoir féminin. Je me suis vraiment demandé ce qui me serait arrivé si j’avais vécu à cette époque-là. » Des complices de poids La jeune Anglaise a su s’entourer pour son troisième album. Beck, un ami de longue date, apparaît sur une chanson. On y retrouve aussi le producteur multi-instrumentiste Dave Sitek, du groupe rock et soul TV On The Radio, qui apporte des notes trip-hop, soul et free jazz à l’album. Mais elle demeure également fidèle à son producteur David Kosten avec qui elle a coproduit cet opus. Elle a également collaboré avec Adrian Utley, producteur et guitariste de Portishead. The Haunted Man « The Haunted Man » illustre la découverte de ses racines et de son foyer adoré. La chanson-titre a été inspiré à Natasha Khan par « Ryan’s Daughter », un film de David Lean, qui se déroule en 1916 avec comme toile de fond le conflit irlandais. « Cette chanson parle des soldats qui reviennent de la guerre, des traumas que nous passons sous silence » explique-t-elle. « Ce sont des stress qui s’inscrivent sur plusieurs générations. » À la fin de la chanson des voix féminines surgissent et soutiennent ces hommes traumatisés avant d’exploser dans un final chaotique. Ce disque assumé et très éloquent est plein de surprises. Il est exactement le reflet de Natasha Khan. ✏✏ Kadha Cissoko « Je me vois vraiment évoluer dans mes disques. Le premier représente mon enfance, le second mon adolescence. Celuici, aussi cliché que ça puisse paraître, c’est le temps de la maturité. J’ai 32 ans, confiance en moi. Je n’ai plus besoin d’inventer un filtre à travers lequel les gens pourraient me regarder. »



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 1Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 2-3Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 4-5Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 6-7Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 8-9Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 10-11Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 12-13Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 14-15Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 16-17Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 18-19Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 20-21Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 22-23Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 24-25Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 26-27Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 28-29Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 30-31Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 32-33Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 34-35Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 36-37Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 38-39Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 40-41Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 42-43Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 44-45Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 46-47Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 48-49Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 50-51Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 52-53Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 54-55Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 56-57Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 58-59Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 60-61Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 62-63Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 64-65Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 66-67Nouvelle-vague numéro 190 décembre 2012 Page 68