Nouvelle-vague n°154 septembre 2009
Nouvelle-vague n°154 septembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°154 de septembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : Émilie Simon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 nouvelle vague #154 septembre 2OO9 Le disque du mois THE HERBALISER Session 2 (! K7/Pias) Coup de chaleur supplémentaire avec la sortie du dernier album d'Herbaliser chez ! K7 en juillet dernier. Les célèbres Londoniens Jack Wherry, le bassiste, et DJ Ollie Teeba aux platines, ces amoureux des gros beat hip-hop et autres sonorités funky, nous reviennent avec Session 2, un enregistrement live où ils reforment leur big band de « jazz nu-soul « pour capturer cette énergie une deuxième fois. Ceci après dix ans de concert et leur premier album du genre Session 1 qui avait reçu les éloges dithyrambiques de la critique, on se souvient bien à Nice du passage hallucinant du band en 2007 durant le festival Nuziq, un show étourdissant, ça balançait grave et les cuivres ronronnent encore dans nos têtes. Ce dernier est le fruit d'une véritable orchestration avec Ralph Lambau cor et à la trompette, Mickey Moody à la batterie, Matt Coleman au trombone, Chris Bowden au sax alto et Andy Ross aux saxos ténor et baryton, Kaidi Tatham aux claviers, Patrick Dawes aux percus et la délicieuse Jessica Darling au chant. Il faut dire que ça groove sévère avec 11 titres récents et passés revisités par le groupe pour mettre en avant une musicalité recherchée, sans abandonner les samples et les phases de scratchs, mais se dirigeant vers des morceaux très évolutifs, on est loin des boucles répétitives des débuts plutôt électro hip-hop ; ces titres sont davantage comparables par leur finesse aux musiques de film Blaxploitation des années 70, de véritables histoires mélodiques. ✍ Jérôme Gillet ★★★★ AFRODIZIA Mutaçao (Marine Music) Quand le père du reggae fit connaître sa musique au monde, il voulait qu'elle réunisse les gens. Bob Marley n'est plus, mais il a réussi son pari ! Aujourd'hui, des groupes émergent partout dans le monde, dans ce siècle de décadence… C'est ainsi que naquit au Brésil, Afrodizia. Le groupe vient de sortir un nouvel album intutulé Mutaçao. L'amour de la musique transpire à travers leurs 12 chansons, et comme les Brésiliens adorent faire la fête, ils créent un reggae très particulier, où le bonheur des textes se mêle à la joie de tout un peuple ! Le reggae est aussi une musique universelle ; au-delà de la barrière de la langue, les messages positifs résonnent dans toutes les têtes ! Les notes pénètrent les cœurs et le groove d'Afrodizia fait le reste, le tout porté par la voix chaude et sympathique de Gyyb… histoire d'amener encore un peu plus de soleil dans votre vie. Un groupe qui mérite d'être connu en France, car la qualité musicale est bel et bien là ! Aller pour le plaisir des oreilles, laisser vous tenter par un p'tit Afrodizia(c). ✍ Céline Dehédin ★★★★ MAXÏMO PARK Quicken the heart (Warp Records) Maxïmo Park revient avec un troisième album intitulé tout bonnement Quicken the heart (« accélérez le cœur »), et ce n'est pas anodin. Un rythme rapide nous entraîne tout au long sans nous lâcher. Cette caractéristique, et d'autres, font qu'on se pose des questions sur ce nouveau son, et en fin de compte le mot qui vient est : chroniques « bizarre «. En écoutant, on se demande s'il y a une certaine ramification entre pop et rock alternatif, et puis en fin de compte on n'en a pas grand-chose à faire, c'est du Maxïmo Park. Ce qui frappe également, c'est cette aisance à créer. On en oublie presque le boulot qu'il y a eu derrière ; un naturel parfois déstabilisant car ils avouent eux-mêmes avoir travaillé sur de nouvelles directions (c'est à faire grincer des dents de sentir une musique travaillée et qui passe pour innée). Du côté du contenu, on attaque directement avec ce rythme rapide et tonitruant. Wraithlike nous entraîne sur fond de sirène oppressante, ce qui d'ailleurs continuera jusqu'à la fin. Par ailleurs, il ne faut pas oublier la voix de Paul Smith, atypique, qui donne cette tonalité si spéciale aux compos. Ces dernières relèvent du vécu et passent par moments pour des ovnis, avec entre autres The kids are sick again, invitation à l'évasion, et The penultimate clinch, titre sensuel, et émotionnellement intense. C'est un cocktail de sons à écouter avec délectation. ✍ Abdelhakim Abardi ★★★★ BOB SINCLAR Born in 69 (Yellow Prod./Universal) Période estivale oblige, le besoin de se trémousser sur des rythmes endiablés se fait sentir… Le premier extrait Lala song de ce nouvel album de Bob Sinclar, tourne déjà sur tous les dancefloors de la planète, et le mix est entraînant ! Original et osé, celui qui est l'un des DJs les plus célèbres au monde surfe sur toutes les vagues, et n'hésite pas à créer des compositions étonnantes comme sur Love you no more en reprenant un extrait du dernier titre de Manu Chao. Jamaïca Avenue rappelle également ces rythmes chaloupés de la fin des années 60. Sons disco sur le titre The way I feel, transe hindouiste sur We are everything, et parfum d'orient sur Belly dancer, cet album se veut multiculturel… Bits électros, performances vocales des quatre coins du monde, arrangements subtils, Sinclar s'amuse du mélange des genres auxquels il nous a habitué et qui sont sa marque de fabrique ! Coloré, Born in 69 l'est aussi dans son esthétique graphique… ce qui laisse présager un show live totalement décalé et sublime… ✍ Céline Dehédin ★★★★ LES HURLEMENTS D'LEO 13 ans de caravaning (Irfan) Les Hurlements d'Léo, formation née en 1996 sur les fondations libertaires d'un pseudo punk alternatif, nous invite aujourd'hui à redécouvrir sa carrière avec ce double album best of, contenant tout de même quelques inédits, 13 ans de caravaning. Loin des carcans consuméristes, le groupe a su conserver une certaine indépendance tout en évoluant musicalement au gré des rencontres ; on pense notamment aux collaborations avec les Ogres de Barback (et leur expérience inédite du chapiteau itinérant Latcho Drom qui a sillonné les routes de France et d'Europe), les 17 Hippies, l'Enfance Rouge… Après avoir ainsi enchaînés les albums (1999 : Le mythique Café des jours heureux, 2000 : La belle affaire, 2001 : Un air, deux familles avec les Ogres de Barback, 2003 : Ouest terne, 2004 : Hardcore trobadors, 2005 : HDL Live, 2006 : Temps suspendu, 2007 : République du sauvage) et les tournées dans le monde entier, les huit bordelais nous prouvent à nouveau leur authenticité et leur fidélité au style de la « nouvelle chanson française «. Bien que le groupe se soit quelque peu métamorphosé ces dernières Légende (exclamative) ★ ! ★ Bô ! ★★ Bömuf ! ! ★★★ Muuumm !!! ★★★★ Aaaahhh !!! ! ! années, ladite chanson réaliste est toujours assortie d'instruments acoustiques et rehaussée de sonorités rock. Les morceaux s'enchaînent donc dans une énergie joyeuse, guidée par un exercice de style autour de la langue française. ✍ Caroline Dubreuil ★★★★ CARMEN MARIA VEGA (AZ/Universal) Carmen est une drôle de fille : râleuse, menteuse, alcoolique. Mais c'est un personnage haut en couleur. On s'y attache forcément… Pas rabat-joie, elle-même avoue qu'elle grossit le trait. Décalée, imprévisible, défaitiste, Carmen n'a jamais craqué sous le coup des épreuves de la vie. Voilà son univers. Touchante de sincérité, elle raconte ses petites histoires drôles, rudes et poignantes, aborde sans détours des sujets qui dérangent comme dans Finir mon verre ou Les antidépresseurs. Avec une forte personnalité et une voix suave à la Edith Piaf, cette femme de caractère sait ce qu'elle veut ! Côté musique, cette jolie brune oscille entre jazz, swing Manouche et rock ; un univers qui ne déplairait pas à notre Dédé national ! Plus influencé par Ella Fitzgerald que par Piaf, Carmen affiche une présence théâtrale sur scène. Ce qui lui a valu en quelques concerts un gros buzz médiatique, pas mal de récompenses et une signature chez AZ. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle ne passe pas inaperçue ! ✍ Céline Dehédin ★★★ GREEN DAY 21st century breakdown (Reprise Records/Warner) Green Day est de retour avec son nouvel album 21st Century Breakdown. Après avoir marqué le coup avec American idiot, les revoilà avec ce nouvel opus divisé en trois parties distinctes Heroes and Cons, Charlatans and Saints, Horseshoes and Handgrenades. Un album tout en crescendo où ça commence doucement pour se corser par la suite. On sent de la douceur par moments, mais il ne faut pas oublier que nous avons affaire à un trio punk rock, et ils nous le rappellent rapidement avec notamment Before the lobotomy. La maîtrise se fait ressentir, on sent un son posé. Sans se perdre dans la fougue du punk, Green Day revisite le rock à sa manière. American idiot servait de marque de fabrique avec cette puissance digne du punk, mais ici c'est une exploration qui risque de déstabiliser les fans de longues dates. 21st Century Breakdown est une merveille qui en ravira plus d'un. ✍ Abdelhakim Abardi ★★★★ HF Feeling (Equal Musik/Sounds) Hélène Félix continue sur sa lancée avec ce second album Feeling, dont les sonorités intimistes nous rappellent son précédent opus Keep the face. Son objectif est ici de remettre au goût du jour le son groove des années 70. Entre élégance, fragrance funky, couleur soul et interludes humoristiques, les nuances afrojazz demeurent toujours dans sa musique. HF est une artiste multi-instrumentiste qui s'implique à la fois en tant qu'auteur, compositeur, interprète et arrangeur, et qui a su s'entourer d'instrumentistes s'exprimant d'une manière très suave, tel le saxophoniste. Les textes en anglais traitent de l'amour, des racines et de la recherche spirituelle. Entre vitalité et douceur, Feeling est un album très dynamique que les amateurs de soul music sauront apprécier pour sa volupté. ✍ Caroline Dubreuil ★★★
MOS DEF The ecstatic (Downtown Records) Le hip hop n'apparaît plus rester qu'un loisir pour Mos Def, désormais artiste multicarte. Un temps encensé (surtout encensable, formid') —le temps du Black Star, du Black on both sides, « black rock « — Dante (de son vrai prénom) ne semblait pas pouvoir nous infliger d'enfer moins doux qu'un chef d'oeuvre. Mince alors ! Ce nouvel album est nul. Faussement originales, les idées qui y sont développées ne font pas mouche, mais plutôt moustique, agacent (samba raide sur Quiet dog bite hard, spoken spanish inaudible sur No hay nada mas, breaks poussifs toutes les trois minutes, bavardage). Le Hollywood MC ne joue pas encore assez bien la comédie pour camoufler le manque d'entrain. Côté « featurings « la traditionnelle participation de Talib Kweli s'avère stérile, le recyclage de Jay Dilla pour un Casa bey de disco-funk-beurk fait carrément morbide. The ecstatic est un mauvais Mos Def, en delà un mauvais disque tout court, certes court mais interminable ; pourvu que l'ami ne soit pas terminé. ✍ Jean-Philippe Blanchard ★ ARCHIMÈDE (Sony Music) « L'amour PMU/T'avais rien pour me plaire/Mais pourtant tu m'as plu … ». Avec ces rimes peu flatteuses, Archimède pousse le cliché de la « beauferie-goujaterie » et j'ai envie de leur renvoyer le compliment, en faisant ma féministe blasée… Cet album n'avait, à priori, rien pour me plaire : voix gouailleuse peu sensuelle, chant en français loin de la musicalité de l'anglais, mélodies sans prétention. Et pourtant, j'ai été séduite par les textes, racontant des histoires à mettre un certain nombre d'humoristes au chômage. De la chanson réaliste sur grosses guitares, bien maniées réflexion faite, et une insolence comme mode de vie et non simple attitude. Rockeurs en slim (Vilaine canaille), facteurs à vélo (Fear facteur) et filles en folie (Eva et les autres etc.), sont les sources d'inspiration et les cibles favorites d'Archimède. Mais quel(s) prétentieux ose(nt) se cacher derrière ce nom de physicien antique ? Les frères Boisnard (Nico et Fred), deux jolis garçons originaires de Laval qui excellent dans la science de porter le slim, mais aussi de tailler un costard à pas mal de monde, à commencer par euxmêmes… Un duo qui a tout pour plaire, surtout si on n'aime ni le PMU ni le rock français… ✍ Frédérique Alfassa-Larsonneur ★★★★ CLARK Totems flare (Warp/Discograph) Clark, de son vrai nom Christopher Stephen Clark, compositeur anglais sur le célèbre label Warp Record depuis 2001, label souvent qualifié par défaut d'IDM (Intelligent Dance Music), mais ce raccourci douteux ne peut caractériser une musique, de même qu'il est très difficile d'étiqueter le son de Clark. En effet, ce jeune prodige nous revient avec Totems flare, un album encore inclassable, le dernier volet d'une trilogie qui débuta en 2006 par Body riddle, une pluie mélodique de sons barrés, puis Turning dragon, très ghetto industriel et brutal. Totems Flare n'est pour moi pas la fin d'une trilogie, mais la maturité d'un travail de 10 ans, mêlant expérimentations et aboutissement artistique. Clark enfonce les portes des genres et ose l'intrusion pop dans un album où chaque track a son univers, son paysage, sa propre résonance… Cette dernière production est aussi un exercice de style. Outside plume ouvre le bal avec un son torturé, inquiétant, des nappes déjantées, un track très riche aux multiples rythmiques désassorties. La suite n'est en rien lascive et reposante, Clark nous tient en éveil et alerte tout au long de ce bijou, entremêlant ses sons bruts et organiques, des morceaux très bien construits et soignés, parfois angoissants, toujours ses vieux démons intériorisés, aux accents encore visibles de hard-tek, mais aussi actuels avec des sonorités 8 bits triturées et même des incursions vocales. Puis il termine sur Absence, l'apaisement retrouvé, la légèreté d'une guitare vaporeuse. Un album authentique et original, bien construit, qui vous plonge dans plusieurs dimensions, jamais linéaire et parfois inaccessible, à écouter et réécouter… ✍ Jérôme Gillet ★★★★ IVAN AVEC UN I Du temps à louer (Adone/Discograph) Ivan avec un i nous surprend aujourd'hui avec ce premier album solo aux sonorités pop rock : Du temps à louer. Les chansons apparaissent simplement construites ne créant pas de surprise particulière dans l'instrumentation, mais abordant presque obsessionnellement le thème du temps qui passe. Les textes apparaissent légers, quasi naïfs pour qui veut le croire. Malgré une belle énergie, la légèreté employée par le fondateur des Fatals Picards nous laisse sans voix. Séparé du groupe depuis fin 2007, Ivan se trouve désormais à mille lieues de son ancien registre musical. À ce sujet, et pour donner reflet à son album, Ivan dit : « la vie c'est chouette, même si on sait qu'on ne s'en sortira pas vivant ; juste vieux, à la rigueur, et encore ; mais on pourra toujours danser le hula-hoop dans sa tête, et c'est déjà pas si mal » ! ! ✍ Caroline Dubreuil ✫ LITTLE BOOTS Hands (679 Recording/Warner) Une plantureuse blonde venue d'Angleterre débarque en France. Son nom : Little Boots. Ce qui est agaçant avec les Anglais, c'est que lorsque sort un nouvel artiste, la qualité des arrangements est toujours très soignée. Et puis l'anglais étant la première langue au monde, cela facilite la diffusion. Force est de reconnaître que le Royaume-Uni possède un vivier de chanteurs et chanteuses à voix (rappelez-vous Susan Boyle). Le reste, le côté esthétique et graphique, ce n'est que du marketing ! Pour en revenir à notre blonde anglaise, les mélodies très pop-électro sonnent bien, et la miss n'a rien à envier à la Madone américaine. Très aériens, les textes légers à la Kylie Minogue sont également bien ficelés. Manque plus qu'elle nous fasse une chorégraphie à la Britney Spears, et là c'est le ponpon ! Au final, Hands est un bon album, à écouter sur une piste de danse, mais il ne possède pas de grande originalité. Un clone de Cascada en quelque sorte… ✍ Céline Dehédin ★★ : livres : ROUGH GUIDES : THE BEATLES/BOB BYLAN de Chris Ingham & de Nigel Williamson (Editions Tournon) Les Editions Tournon continuent leur tour d'horizon des mythes de la musique rock en traduisant les célèbres Rough Guides britanniques, réputés pour leur sérieux dans le traitement de l'information. En cette rentrée 2009, les quatrièmes et cinquièmes volumes sont consacrés aux Beatles et à Bob Dylan. Comme à l'habitude, nous retrouvons une étude détaillée de l'itinéraire de la carrière, de la musique et de tous les albums des Fab Four et du génial folksinger américain. Ces guides s'adressent tout à la fois aux jeunes générations avides de découvrir ces mythes incontournables et à leurs aînés qui retrouveront la nostalgie de leurs années adolescentes. Cette collection est une mine d'or et s'avère d'ores et déjà incontournable. ✍ Raymond Sérini ★★★★ FIGURES DE BOB DYLAN de Nicolas Rainaud (Le Mot et le Reste) Si les ouvrages en langue française consacrés à Bob Dylan commencent à se multiplier, il manquait un recueil différent, envisageant cet immense auteur-compositeur sous d'autres angles que ceux archi rabattus du mythe et de sa légende. Nicolas Rainaud s'attache ici à essayer de comprendre qui est Bob Dylan et, triant le bon grain de l'ivraie, avance pas à pas afin de donner au lecteur une vision plus globale, mais surtout plus proche de la réalité. Et même si les facettes de ce créateur sont innombrables, cette étude très fouillée et minutieuse, surfant entre phrases de chansons et extraits d'interviews, dévoile des aspects peu connus de l'artiste et permet une approche originale qui permettra d'entrevoir l'œuvre de Bob Dylan d'une toute autre manière. ✍ Raymond Sérini ★★★ : dvd musique : STEPHAN EICHER Eldorado Trio Live (Barclay/Universal) Tourné lors des FrancoFolies 2008 de la Rochelle, ce live de l'artiste suisse reprend les titres de son dernier album paru en 2007. Attendu pendant 5 ans, ce dernier a été considéré comme un des plus beaux retours artistiques de ces dernières années avec 200 000 exemplaires écoulés en France et en Suisse. Ce film possède une bonne qualité de cadrage, un lightshow intéressant se basant sur les contrastes noir et blanc d'un studio photo, des musiciens qui se donnent à fond, des effets subtilement utilisés, tout cela réalisé par la main de l'artiste lui-même. Le film comme le package du DVD correspondent bien à la personnalité et à l'esprit de l'artiste. Un spectacle bien divertissant d'une qualité scénique au-dessus de la moyenne. ✍ Théo Lucas ★★★★ : bd : OH LES FILLES ! d'Emmanuel Lepage & Sophie Michel (Futuropolis) « Et chaque jour je me demande comment rendre cette vie supportable ». Voici la phrase qui conclut le magnifique diptyque Oh les filles ! signé Sophie Michel et Emmanuel Lepage. Ce récit conte l'adolescence de 3 amis. Qui dit adolescence dit mal-être, premiers émois, premiers chagrins, révolte, désir, premiers rapports sexuels… Les 3 amies ont toutes leur personnalité. Leila a perdu sa mère et supporte mal sa nouvelle belle mère. Agnès se sent ignorée de ses parents, s'isole peu a peu du monde. Chloé et la plus heureuse elle s'épanouit dans la danse, dans l'amour d'une mère et d'un beau brun. Les destins des 3 filles se rencontrent puis se séparent. Leur amitié survivra-t-elle au passage à l'age adulte ? Le récit est humain, rudement mené, et sans pathos. Le dessin, lui, comme de coutume avec Lepage, est d'une grande beauté, les couleurs vives aident beaucoup à l'ambiance. Si cette BD devait être adaptée au cinéma, j'imagine que ce serait Jacques Doillon qui s'en chargerait, car il joue dans la même catégorie, celle des conteurs qui racontent une histoire a priori banale avec beaucoup de naturel et de poésie. ✍ Simon Pégurier ★★★ + de chroniques sur



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