Nouvelle-vague n°154 septembre 2009
Nouvelle-vague n°154 septembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°154 de septembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : Émilie Simon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JAZZ À JUAN S.M.V./Jeff Beck Le 15/07 à la Pinède Gould - Antibes Juan les Pins (06). SMV, c'est Stanley Clarke, Marcus Miller, Victor Wooten. SMV, c'est 3 Super Musiciens Virtuoses, 3 générations de bassistes électriques qui ont fait passer la basse de simple objet rythmique à celui d'instrument à part entière. Les voir ensemble sur scène pouvait donc être un grand moment. Hélas, le projet ne tient la route, malgré le magnifique soleil qui illumine la baie, que l'espace de 3 morceaux où chacun fait montre de sa technique. Un magnifique chorus de Wooten, tout en finesse et mélodie, ouvre le bal, les deux autres suivront. Puis l'ennui gagne doucement par le côté démonstration, « regardez ce que l'on sait faire ». Mais vint le moment magique où Marcus troque sa basse pour une clarinette (basse elle aussi) et Stanley s'assoit derrière une contrebasse. La symbiose, le swing, la musique sont enfin venus sur scène pour une fin de set de pur enchantement. Après un changement de plateau plutôt long (bière oblige !), le grand Jeff Beck, tout de blanc vêtu, Stratocaster crème en bandoulière, prenait possession de la scène avec ses 3 musiciens. Vinnie Colaiuta, qui fut le batteur de Zappa, la jeune et talentueuse bassiste Tal Wilkenfeld, 23 ans à peine, et le claviériste Jason Rebello. Pendant 90 minutes, Jeff nous régalera de toute la panoplie de son talent passant avec maestria du heavy métal le plus brut au slow « santanien «, alternant le reggae déjanté, le jazz fusion débridé avec une petite démo de basse à quatre mains, il partage alors le manche de la Jazzbass avec la belle Tal. Le final fut brutal, grandiose, avec la reprise du "A day in a life" de Lennon/McCartney. Il laisse tout le monde bouche bée avec les sons qu'il tire de sa guitare. Pas de médiator, rien que les doigts sur les cordes et quelques pédales d'effets. Quel dommage que Jeff Beck communique si peu avec le public, avec un peu plus de charisme quelle carrière n'aurait-il pas fait. ✍ Jacques Lerognon U2 Le 15/07 au Stade Charles Ehrmann- Nice (06). Durant les années 80-90, U2 est un sacré bon groupe. Leur carrière démarre par un rock héroïque à l'énergie brute et aux mélodies impeccables. Vient ensuite une période plus posée, par moments atmosphérique ou presque progressive. Ils deviennent à ce moment officiellement le meilleur groupe en exercice et remplissent les stades. Après Rattle and hum, un album totalement raté, ils prennent leur virage électro avec Achtung baby, période qui est pour moi la meilleure artistiquement. Quel courage pour un groupe planétairement reconnu de faire un tel virage, et puis ensuite… plus rien… U2 « s'autoplagie «, devenant sa propre caricature. Bien qu'il faille reconnaître que leur dernier album (No line on the horizon) remonte un peu la pente (mais ce n'est pas difficile me direz-vous). Une fois cet historique fait, on peut se poser maintenant la question de savoir s'il est utile de voir U2 en concert aujourd'hui. Tout dépend du prix des places. La plupart étaient à 87,50 euros, alors là oui, c'est clairement trop cher, ils ont vieilli, Bono a réellement perdu sa voix, le concept scène à 360 degrés ne fonctionne pas, c'est une scène tout bonnement traditionnelle, le groupe est en roue libre (par exemple : un hymne pour stade tel que Pride n'arrive plus a mettre le feu), le côté humanitaire est vraiment pesant, cassant le rythme et faisant baisser la tension. Par contre, si vous avez obtenu un place moins chère, les premiers prix étaient à 34 euros (certes il y en avait peu), ou si vous en avez eu des places bradées au marché noir, alors là oui il fallait y être. Un concert de stade, c'est toujours du grand spectacle, vous en avez plein les yeux et les oreilles. U2 c'est une machine à tube, une légende, Entendre tous ces hits enchaînés, oui ça fonctionne, surtout que personne ne peut nier que With or without you ou One sont d'incroyables bonnes chansons. Les plus anciens auront pris plaisir à réentendre les vieux tubes tels The unforgettable fire. U2 (à l'inverse de Madonna) réussit à faire un concert de rock dans un stade où le centre reste la musique, les chansons et non le décorum au demeurant très réussi. Alors ça valait le coup d'y aller oui ou non ? Il aurait été préférable de les avoir vu fin 80, début 90, mais si vous les aviez ratés a cette époque, vous aurez eu en les voyant en 2009 une part de la légende. ✍ Simon Pégurier PARTENAIRE DES EVENEMENTS MUSICAUX LA PLEINE LUNE Du 17/07 au 01/08 à Payzac & en Sud Ardèche (07). La Pleine Lune est le festival ardéchois par excellence. Solidement implanté depuis 98 dans ce magnifique terroir, ce festival se décompose en deux temps. Tout d’abord des concerts itinérants dans plusieurs villages du sud de l’Ardèche, avec les proches voisins de Mickey 3D en fil rouge. Puis les deux soirées de clôture sur le site de Payzac, magnifique village de caractère, bordé de vignes. Convivialité et écocitoyenneté sont les maîtres mots de l’organisation. Tout est mis en oeuvre par l’équipe de l’Art Scène pour que l’on se sente bien (déco chaleureuse, nourriture originale préparée sur place), tout en ayant un comportement responsable (toilettes sèches, gobelets consignés, etc.). Côté musique, la chanson festive de la Rue Kétanou et le reggae millésimé de Max Romeo ont dispensé les bonnes vibrations. On se sent bien à Payzac ! ✍ Pierre Mustier VOIX DU GAOU Du 15 au 29/07 sur la Presqu’île du Gaou – Six Fours les Plages (83). Notre région a la chance d’accueillir bon nombre de festivals, et toujours de très belles programmations. Cette année, les Voix du Gaou ont gâté les festivaliers avec pas moins d’une dizaine de soirées. Et quelle programmation mes amis ! La première soirée en ouverture avec Mr Lenny Kravitz et oui rien que ça ! Un concert à la mesure de la star avec une très belle scène sur un site comme toujours exceptionnel, les pieds dans l’eau. De ce festival, on pourra en retenir la soirée carte blanche à Philippe Manoeuvre avec des groupes montant comme l’excellent Second Sex. Et puis aussi, le concert d’Alpha Blondy bien sûr, ce coup-ci les pieds dans le sable, on se croirait presque en Jamaïque ! La soirée qui aura fait le plus de bruit restera quand même celle de Motorhead, tout simplement énorme, tellement puissant que même le sol et mes jambes en tremblaient. Cette soirée qui fût encore une belle occasion d’écouter du rock pour tous les amateurs du genre : les métalleux, les punks, les gothiques... Grand Corps Malade et son slam, toujours aussi sympathique, a continué le festival. N’oublions pas non plus l’excellent groupe Tryo. Tryo, qui, dans la continuité de Pep’s (qui en assurait la première partie), a produit un spectacle de qualité. Un set très chaleureux, en formation avec deux batteries et un violoncelliste. Un concert totalement hallucinant tant les arrangements sont différents du début de leur tournée. Bref, un très bon moment de plaisir musical en cette avant dernière soirée. Pascale Picard, qui clôtura le festival, a dispensé un folk très enlevé avec son groupe. Pour ceux qui aurait manqué le festival, rendez-vous l’année prochaine ! ✍ Céline Dehédin ★ NICE JAZZ FESTIVAL Du 18 au 25/07 dans les Jardins de Cimiez – Nice (06). Nous voilà plongés dans un univers musical incontournable de l’été, le Nice Jazz Festival qui bien évidemment n’a pas failli à la règle cette année encore, en nous offrant de spectaculaires moments musicaux sous les oliviers des célèbres jardins de Cimiez. Comme chaque année, c’est l’un des évènements les plus attendus de la saison, et l’affiche, a été surprenante d’inventivité, cette année encore, avec pour la soirée d’inauguration, une Tracy Chapman majestueuse qui a donné le ton de cette nouvelle édition. Le Nice Jazz Festival, ce sont des artistes connus, mais aussi des découvertes, avec un tremplin off organisé depuis quelques années, et qui rencontre un succès grandissant, et puis, ce sont aussi les habitués comme Joe Jackson, Keziah Jones, Raul Midon, Bozilo, la sublime Erykah Badu, Richard Galliano ou encore B.B. King entre autres, que l’on peut croiser au détour d’une allée si l’on a de la chance. Huit soirées thématiques où chacun trouve ce qu’il recherche en venant à Cimiez, du plaisir avant tout, au travers des concerts, certes, mais pas seulement. Cimiez c’est une ambiance, un art de vivre la musique à son rythme, et, cette fois encore, la tradition a été respectée ! Bien que cette année, l’organisation du Nice Jazz Festival ait eu à souffrir de l’absence de la scène Arènes, en travaux pour rénovation, ce n’est qu’une très faible baisse de fréquentation qui a été enregistrée, et les deux scènes restantes, Matisse, aménagée cette année pour que le public soit assis, et bien sûr la fameuse scène Jardins n’ont pas déçu le public. Les concerts s’y sont enchaînés sans jamais se chevaucher, une organisation réglée comme du papier à musique ! ✍ Angélique Alasta MIDI FESTIVAL Du 24 au 26/07 à la Villa Noailles - Hyères (83). Le Midi Festival, c'est un peu le plus insolite de tous les festivals de France et de Navarre. Avec son cadre très particulier et très apaisant (la Villa Noailles sur les hauteurs de Hyères) et sa programmation pointue et indie à souhait, le jeune festival varois a pris son envol et a atteint une affluence record cette année. Les groupes présents ont su combler les attentes du public, Dent May avec ses lunettes de Grand-Mère et son ukulélé a captivé les foules, les Américaines de Telepathe, malgré un son un peu confus, ont fait remuer plus d'un popotin, et Jeffrey Lewis a médusé les masses avec ses comptines anti-folk barrées. Le festival a aussi permis de faire quelques bonnes découvertes, comme les heureux kiwis de Little Pictures, ou encore les math-rockers de Mahjongg. On en est ressorti comblé, charmé et surtout avec des souvenirs plein la tête. Pas de doute, l'année prochaine on y retournera les yeux fermés. ✍ Christophe Guilbert COCOON/DUFFY/CHARLIE WINSTON Le 25/07 aux Arènes de Nîmes (30). Soirée pop/folk/soul pour l'avant dernière date du Festival de Nîmes dans un des cadres les plus plaisants de l'été. C'est notre petit duo français Cocoon qui lance la soirée en faisant sonner guitares, clavier et ukulélé au travers des meilleurs morceaux de leur premier album (Chupee, Vultures, On my way...). Les très sympathiques Mark et Morgan ont également joué 2 titres de leur prochain album en nous énumérant quelques histoires de sushi, d'éléphants de mer, de phoques... Bref, vous l'aurez compris, le prochain thème de Cocoon concernera la mer. S'en suit la très belle voix de Duffy, sublimée par l'acoustique des arènes. Impressionnante au chant, la petite britannique ne nous a cependant pas fait vibrer avec un show très sobre, très carré (trop peut-être). Ce n'est pas quelques mots adressés en français et ses 2 petites choristes habillées façon sixties qui la feront adopter par le public hexagonal. Mais cette soirée se terminera en beauté avec un Charlie Winston venu en véritable showman ! Avec un public conquis, une énergie débordante illustrée par son talent de danseur, et des échanges constants avec les spectateurs (chants, récits « loufoques » (des navires auraient accosté dans les Arènes il fut un temps...) traduites et partagées avec son bassiste...), le spectacle était au rendez-vous ! Le jeune anglais finira par traverser la fosse à pieds, pour s'y jeter de l'autre côté, et retourner sur scène en se faisant porter par le public. ✍ Nicolas Tarragoni CROSS OVER Du 28 au 30/07 à Nice (06). Retour sur Festivals été 2009 Première édition d'un festival né de la volonté de différents acteurs locaux de croiser des champs artistiques innovants, musiques émergentes, arts plastiques, vidéonumériques, à travers différents lieux emblématiques de la vie locale : Théâtre de Verdure, plage du Florida, restaurant Chez Simon à Saint-Antoine de Ginestière, Grand Café des Arts à côté du MAMAC (manque juste le stade du Ray…). Une soirée d'ouverture qui frappe fort en réunissant 2 Many DJ's, Miss Kittin & The Hacker et la formation locale Washing Majazzz. Après un apéro à rallonge qui m'a mis dedans pour la première partie, Miss Kittin balance son electroclash froide et sensuelle à la fois. Ça sonne un peu daté aujourd'hui, mais en 2001 à la sortie de First album, c'était top hype et branchouille ! ! Puis, après une attente bien longue vu que le bar est inaccessible, c'est au tour des frères Stephen et David Dewaele d'envoyer la sauce sur la Prom'avec un mix de tubes plus ou moins improbables qui a fait leur réputation. Ainsi, ils enchaînent sans sourciller Gossip, Can, MGMT, Jackson, Nirvana, et même quelques grosses daubes comme Gloria d'Umberto Tozzi… Du grand n'importe quoi donc, à faire passer le théâtre de Verdure pour un magasin Cash Converters, mais assez jouissif et efficace néanmoins. Vivement l'année prochaine pour la deuxième édition… ✍ Fabrice Le Querré ROGER HODGSON Le 29/07 au Sporting – Monte Carlo (98). La prestigieuse salle du Sporting de Monte-Carlo accueillait le 29 juillet dernier Roger Hodgson, le mythique ex leader de Supertramp. Celui-ci poursuit depuis 2006 une sorte de tournée triomphale ininterrompue à travers le monde, enchaînant les concerts sur les cinq continents et rencontrant partout un succès considérable avec une formule réduite à deux musiciens (claviers/piano/guitare pour Roger et saxophone/claviers pour le multi-instrumentiste canadien Aaron MacDonald). Cette formule acoustique met particulièrement en valeur la finesse du répertoire de Roger Hodgson. Durant cette soirée-évènement, nous avons eu le privilège de réentendre ses grands tubes
de l’époque Supertramp (Breakfast in America, GIve a little bit, Take the long away home, School, Dreamer etc.), mais également les temps forts de sa carrière solo (Along came Mary, Lovers in the wind, Rosie has everything planned…). Cette soirée magique confirma l’affection que le public porte à l’un des auteurs-compositeurs les plus doués de sa génération, et le charme intemporel de chansons qui ont marqué toute une époque. ✍ Raymond Sérini PLAGES DE ROCK Le 06/08 aux Prairies de la Mer - Port Grimaud (83). Plages de Rock est sans conteste le festival le plus atypique et attachant de l'été. Le lieu est imprévu. Les Prairies de la Mer, l'un des plus grands campings d'Europe, organise chaque année un rendez-vous incontournable. Au milieu des estivants et des activités familiales qu'offre un camping se trouve une scène à taille humaine où, chaque jeudi de l'été, se produisent des artistes pop indé, parmi les plus pointus. La soirée du 6 août débuta par les 10 000 volts de Handsome Furs, un couple à la scène comme à la ville, qui nous proposa un rock survolté où la guitare stridente répondait à des boucles synthétiques. L'originalité n'est pas le fort des montréalais, mais la folle énergie d'Alexei Perry qui nous emporte derrière ses machines, nous fait passer un très agréable moment, faisant oublier nos oreilles « larsinantes «. Ambiance totalement différente ensuite avec la douce Islandaise Emiliana Torrini qui nous fait oublier le souffre du rock'n'roll pour une ambiance feutrée tout en douceur. Évidemment, impossible d'empêcher la comparaison avec Björk, cela jouant bien entendu en défaveur d'Emiliana ; sa musique, bien que charmante, manque de rebondissement et d'énergie, tout est prévisible. Par contre, là où Emiliana est ex-aequo avec Björk, c'est dans l'horreur de ses tenues vestimentaires avec une espèce de drap sorti des années 70 et 3 trous (1 pour la tête, deux pour les bras). Très sincèrement, la musique d'Emiliana rend mieux dans son salon, dans une ambiance relax, le live malheureusement n'apportant rien. Quoi que... la pleine lune qui se reflétait ce soir-là dans la Méditerranée n'était-elle pas le meilleur décor possible ? Il aurait seulement fallu déguster ça, couché dans le sable fin de la plage, et là, je parie qu'on aurait passé une soirée d'anthologie. ✍ Simon Pégurier CREST JAZZ VOCAL Les 07 et 08/08 à Crest (26). DPZ en première partie, Abd Al Malik en seconde, la soirée s'annonçait hétéroclite et ce malgré un ciel qui, lui, s’annonçait orageux. Finalement, ce fut sans pluie, avec juste ce qu’il faut de rock, de jazz et de slam, pour passer un agréable moment. Les artistes ont donné le meilleur d'eux-mêmes et ça n’a pas manqué de se répercuter sur le public qui ne cessait d’applaudir et d’en redemander. Pour clôturer le festival, et comme le veut la tradition, il y eut d’abord le concours de jeunes talents et cette année, c’est Chloé Cailleton et Armel Dupas qui ont eu le privilège de monter sur scène faire la première partie de Dee Alexander, surnommée à juste titre « le Rossignol de Chicago «, et de Lucky Peterson, le multi instrumentiste de génie. Deux pointures américaines qui ont enchanté la petite ville, laissant un souvenir mémorable à tous ceux qui étaient présents. La tour de Crest en est encore toute bouleversée ! ✍ Cristel Béguin PANTIERO Du 08 au 11/08 sur la Terrasse du Palais des Festivals - Cannes (06). Un été sans le festival Pantiero, ce serait un peu comme un dimanche de Pâques sans chocolat ou encore comme un album de Snoop Dogg sans grossièretés, triste et au fort goût d'inachevé. Véritable baromètre des dernières tendances musicales (et aussi vestimentaires d'ailleurs !), ce festival cannois s'est imposé à tous comme un incontournable. Quel bilan peut-on tirer du cru 2009 ? Eh bien, une fois de plus, on peut considérer que c'est mission accomplie. Quatre soirées très différentes et très réussies. Le public a afflué en masse et s'est régalé. Déhanchements sauvages sur le groove d'Ebony Bones, headbanging et slam durant les prestations débridées de Stuck in The Sound et des Anglais de Late of the Pier, danse et transe sur les beats de Mr Oizo, tous les artistes se sont appliqués à donner le meilleur d'eux même. Bref de quoi nous donner envie d'y retourner en 2010 ! ✍ Christophe Guilbert SZIGET FESTIVAL Du 11 au 17/08 à Budapest (Hongrie). Haut de deux mètres et long d’une cinquantaine, c’est un mur — éphémère — qui se dresse à l’entrée du Sziget de Budapest, l’un des plus grands festivals européens de l’été. Décorée de graffitis aux messages d’espoir et de paix, cette installation artistique célèbre le 20 ème anniversaire de la chute du mur de Berlin et de celle du rideau de fer en Hongrie. Mais avant de voir ce symbole, les quelque 390 000 festivaliers de l’édition 2009 ont traversé un pont qui relie la terre à l’île d’Obuda, une ancienne base militaire où se déroule le Sziget. Sitôt franchie cette frontière entre la vie quotidienne et une parenthèse hors du temps, la fête et les rencontres internationales commencent. Sur l’île, le public se compose de presque autant de pays différents que les artistes présents. Déguisés en robots de carton, en pirate des Caraïbes, recouverts de boue ou encore entièrement nus, les costumes de certains festivaliers traduisent l'ambiance qui règne sur place. Les contacts sont faciles et la musique, ininterrompue. Dans ce haut débit sonore, composé de grands noms (Lily Allen, Offspring, Placebo) et de découvertes (Copy Con, King Ferus, Turbonegro), le génial chanteur de Faith No More, Mike Patton, s'est distingué. Crooner, rappeur et showman à la fois, il a imposé son charisme. Expérimental et dansant, Squarepusher a bluffé par sa créativité, tandis que Birdy Nam Nam a triomphé devant une très forte colonie française (plus de 10 000 hexagonaux). Accompagnée de doux violons, la performance de Coldcut a été éclectique et remarquable, comme dans un autre registre l'atmosphère envoûtante du concert de Tricky ou le post-rock subtil de The Notwist. Très attendu, Prodigy a été avare de son temps et de ses décibels, malgré une interprétation convaincante, alors que Fat Boy Slim a radoté des tubes, notamment plusieurs fois Seven nation army, le refrain favori des supporters de football. Mais le Sziget ne se limite pas à ses têtes d'affiche internationales. Très populaire auprès des jeunes hongrois, le vieux chanteur de variété György Korda — sorte de Julio Iglesias local — et sa blonde épouse ont ainsi accompli une performance surréaliste, sous les acclamations d’une foule qui hurlait « Sur la grande scène ! Sur la grande scène ! ». ✍ Marc di Rosa + de concerts sur



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