Nouvelle-vague n°151 mai 2009
Nouvelle-vague n°151 mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°151 de mai 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 300) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : Ariane Moffatt.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2o nouvelle vague #151 mai 2OO9 Le disque du mois DEPECHE MODE Sounds of the universe (Capitol/EMI) Trois ans et demi que Depeche Mode n’avait pas pointé le bout de son synthé. Comme sur Playing the angel, le groupe originaire de Basildon s’est adjoint les services du producteur Ben Hillier qui se révèle être de plus en plus un sorcier de studio. Car l’album doit énormément à ses arrangements soignés, précis et inspirés. Non pas que les chansons ne soient pas inspirées, bien au contraire. L’album s’ouvre sur In chains, morceau de presque sept minutes où la voix de Dave Gahan vient se poser en douceur sur une musique à l’ambiance cotonneuse. La rythmique à la guitare wah-wah trafiquée ainsi que la ligne de basse pourront même rappeler à certain, l’immense Walking in my shoes. Certainement l’un des tout meilleurs morceaux de l’album. Mais quelques aveux de faiblesse apparaissent, notamment avec Peace. Malgré la performance vocale assez impressionnante de Gahan (était-il déjà monté aussi haut dans les aigus ?) et les arrangements encore une fois réussis, on ne peut s’empêcher de s’ennuyer quelque peu. On recommence pourtant un peu à reprendre du poil de la bête avec la grande surprise de l’album : Miles away/The truth is. Ce troisième et dernier titre de Gahan, happe dès la première écoute avec ses arrangements dissonants et bancals, les choeurs de Gore et une certaine urgence que l’on retrouvait dans John the revelator. Finalement, Sounds of the universe ne sera pas le meilleur opus de Depeche Mode, mais reste d’un excellent niveau pour un douzième album studio. La première moitié est d’une exécution et d’une inspiration qui dament le pion à une tripotée de petits jeunots qui pense réinventer la pop électronique en un EP. Et pour finir de se convaincre de leur longévité, il suffit d’écouter les dernières galettes de ses compères d’années 80 que sont U2 et The Cure. Depeche Mode ou le dernier des survivants. ✍ Jean-Sébastien Zanchi ★★★★ THE YOUNG GODS Knock on wood (PIAS) Ma dernière rencontre avec un album des Young Gods remonte à un paquet d'années : Only heaven acheté en 1995 suite à la lecture de critiques élogieuses dans la presse nationale. Pas convaincue, j'avais rangé le CD dans la pile des « presque jamais écoutés ». Cette nouvelle rencontre avec le groupe de Franz Treichler m'a permis de découvrir une proposition différente. Le temps d'un album, le groupe a laissé de côté l'indus pour du « unplugged «, agréable à l'oreille dans l'ensemble. Quand les Suisses touchent au bois de leur guitare, ils ont raison. Le bon vieux Gasoline man, le récent l'm the drug, mais aussi Freedom auraient leur place dans des BO de road movies lynchéens : voix éraillée, rythme folk qui nous emporte... Ceux qui préfèrent la chanson en français seront moins gâtés : écoutez une fois puis zappez les titres Ghost rider (reprise de Suicide), Charlotte et Longue route. Peu importe, cet album différent donnera peut-être l'occasion au grand public de découvrir une formation un peu en marge, mais présente sur la scène rock depuis 24 ans déjà... ✍ Frédérique Alfassa-Larsonneur ★★ ZABO Super light (Roy Music/EMI) Isabeau d’Anjou se transformait en faucon le jour et aimait Etienne de Navarre qui, lui, se métamorphosait en loup la nuit, un amour impossible et pourtant ! Izabo passe du disco au rock underground des 60’s, flirtant avec le crachin punk sur un lit de gourmandises orientales, une rencontre improbable ? Enregistré en 2 jours pour garder l’énergie du live où ils excellent et affolent, leur second opus intitulé Super light prouve que les murs de chroniques béton ne sont pas si hermétiques et que la culture trouve toujours une voie. Israéliens de confession juive, les membres du quatuor emmenés par le charismatique Ran Shem Tov (chanteur, guitariste et producteur) et son amie Shiri Hadar, déversent une énergie jouissive et festive sur des titres survoltés à l’efficacité enivrante et vitaminée telle l’ouverture tubesque et premier single de l’album Slow disco. Une voix nasillarde, agaçante et percutante, qu’on aime détester, des gémissements, des guitares rock saturées tantôt planantes tantôt punchy, de puissantes lignes de basse disco funk (Jonathan Levy) et les prouesses d’une batterie fracassante (Nir Mantzur)… Bref, les ingrédients d’un succès incontournable sur les dancefloor. Ambiance psyché-déjantée assurée ! ✍ Nicolas Hillali ★★★★ WE ARE JUPITER (autoproduit) Après You are here en 2007, le trio parisien de We Are Jupiter nous présente là un deuxième EP éponyme, de cinq titres. Et ce qui s’en ressent à sa première écoute, c’est le travail effectué dans la recherche de nouvelles sonorités, d’originalité. C’est avec une grande habileté que le groupe, influencé par Tool, Meshuggah voire Porcupine Tree, nous plonge dans des rythmes asymétriques. On passe de riffs puissants à des mélodies planantes, les atmosphères s’enchaînent avec fluidité, finesse ou par moments beaucoup plus brutalement comme sur le morceau With a good heart and dirty glasses. Une batterie inspirée, une basse omniprésente qui fait ressortir un petit côté groovy et un chant parfois hypnotisant font de We Are Jupiter un groupe ayant une personnalité affirmée, dont la principale qualité est la créativité. Cet EP est donc très réussi, très cohérent et l’osmose règne dans ces compositions. Avec une (auto)production et un artwork de très bonne qualité, très soignés, on espère maintenant de cette formation un travail plus conséquent avec à la clé un album complet. ✍ Nicolas Tarragoni ★★★ PIERS FACCINI Two grains of sand (Tôt ou Tard-VF Musiques/Warner) La mouvance pop folk se porte on ne peut mieux ces derniers temps. Avec 3 albums au compteur et des collaborations en pagaille (Bumcello, DJ Shalom, Marcel Kanche, etc.), Piers Faccini en est sans conteste l’un des meilleurs représentants. Sombre et coloré, Two grains of sand nous fait pénétrer dans un univers bigarré, terre de contrastes plus ou moins prononcés. Dans la forme d’abord, avec des ballades pop folk tantôt brutes, tantôt enluminées d’orchestrations sobres et veloutées, le tout dépeint avec une multiplicité de nuances empruntées au blues, à la musique malienne ou à celle du Moyen- Orient notamment. Et pour distiller ces mélodies, Piers Faccini (voix/guitare/harmonica/orgue/kora…) s’entoure d’une pluralité d’instruments, à commencer par le violoncelle de Vincent Ségal, la batterie de Jeff Boudreaux, la basse de Jules Bikoko, ou encore les voix de Francesca Beard et de la chanteuse zoulou Bhusi Mhlongo. Dans le fond ensuite, avec des textes tout bonnement brillants, poétiques, parfois ternes, gris et tristes, mais qui véhiculent un regard empli d’optimisme sur le monde et la nature humaine en général. Un grain de sable léger et dense, clairvoyant et lumineux, érodé par le temps, le(s) vent(s), la vie ; un grain de sable qui est plus un tout réjouissant, qu’un infime rien du tout. ✍ Matthieu Bescond ★★★★ ACWL Le chemin du ciel (XIII Bis Records/Sony) En ces temps de crise vient l’avènement d’un monde nouveau, un genre musical fidèlement orchestré par ACWL : l’Elfic rock ! Après leurs deux premiers albums ACWL et Une vie plus tard, le plus romantique des groupes français nous revient ! Le chemin du ciel délivre à l’auditeur les clefs d’un univers entre ciel et terre, troublant de poésie et de sensualité… Ce troisième album du trio, Légende (exclamative) ★ ! ★ Bô ! ★★ Bömuf ! ! ★★★ Muuumm !!! ★★★★ Aaaahhh !!! ! ! mené par la voix hypnotique de Céline, surprend par son éclectisme musical. Quatorze titres composent cette oeuvre, à la fois doux et oniriques comme sur le titre Promesse qui ouvre l’album, mais aussi sombres etésotériques L’invisible, Athéna, Alarme dans lesquels, parfois, l’amour côtoie la haine avec subtilité et violence… et un instrumental enchanteur E-Fée, où l’on se laisse envelopper par la voix de cette fée virtuelle en plein coeur des bois… Ce nouvel album, d’une grande maturité musicale, révèle l’ange et le démon qui sommeille en chacun de nous… Un voyage intérieur entre l’ombre et la lumière, une expérience auditive pour se sentir vivant et fragile à la fois ! ✍ Justine Sirkis ★★★★ MEN WITHOUT PANTS Naturally (Expansion Team Records/Vicious Circle) Souvenez vous, il y a quasiment une décennie de ça… le début des années 2000. Edward Norton et Kevin Spacey étaient alors les meilleurs acteurs du monde, Britney Spears n’avait encore rendu personne sourd, la télé-réalité n’avait pas encore décérébré la moitié de la population et Dan Nakamura alias Dan the Automator était le producteur que tout le monde s’arrachait. C’était l’homme à qui on rêvait de piquer le carnet d’adresses car il côtoyait la fine fleur du Music Business (Damon Albarn, Mike Patton, Cat Power, Kid Koala, DJ Shadow, Jennifer Charles d’Elysian Fields et beaucoup d’autres). Avec les premiers albums d’Handsome Boy Modeling School, de Deltron 3030 mais surtout de Gorillaz, Dan the Automator avait réussi le crossover ultime du rock, du hip Hop et de l’electro, et avait réussi du même coup à faire bouger tous les popotins de la planète. Depuis quelques temps l’homme se faisait discret. Qu’en est-il de ce petit génie aujourd’hui ? Pas évident de se renouveler, c’est sûr. C’est du coup par la petite porte que le producteur nous revient, sans tambour, ni trompettes, masqué derrière le patronyme de Men Without Pants. Accompagné par Russel Simins du Jon Spencer Blues Explosion et d’une brochette d’invités dont Sean Lennon et Nick Zinner des Yeah Yeah Yeahs, les Men Without Pants nous livrent un album de rock honnête, brut de décoffrage, parsemés de subtiles boucles électroniques. Naturally n’atteint bien sûr pas le niveau des monuments précités, mais se laisse tout de même écouter avec un plaisir certain. Le gang va bientôt partir en tournée, on a hâte de voir ça. ✍ Christophe Guilbert ★★★ MIMAS The worries (Distile Records) Outre une lune de Saturne, Mimas est un groupe danois, composé de quatre musiciens du nord de l'Europe. Des jeunes gars qui aiment les guitares, très peu de synthés viennent perturber leur musique. L'ambiance assez sombre, parfois un peu hypnotique, n'est pas sans faire penser aux Islandais de Sigur Rós ! Du rock progressif de ce siècle, où chaque morceau prend son temps, pour installer le climat, les atmosphères… Un album de guitares où les voix domineraient ! S'ils tendent parfois à être noisy, une trompette vient donner un petit air de musique de film à la Nino Rota sur le dernier et très beau morceau Beneath the glad sunbeam, concluant l'album sur un moment de quasi sérénité. Une très belle découverte. ✍ Jacques Lerognon ★★★ LES FATALS PICARDS Le sens de la gravité (Warner) Ils reviennent et ils frappent fort, plus fort que jamais, et sans complexe aucun. Les Fatals Picards sont à la hauteur de leur réputation, fidèles empêcheurs de tourner en rond et maîtres dans l’art de la chanson rock et parodique française. Avec ce nouveau douze titres, Le sens de la gravité, les quatre nordiques nous offrent un véritable travail musical au Polish, tant dans la variété de leur répertoire que dans le mimétisme dont ils sont spécia-
listes. On explore les pistes et on enchaîne sans sourcilier de la country au heavy-metal, d’une chanson dans la veine de Tryo, au punk acidulé de Superbus. C’est sans compter sur une qualité de son en béton armé. Les Fatals Picards ont su revisiter leur alchimie après le départ d’Ivan, qui avait tant brillé jusqu’au dernier Pamplemousse mécanique. C’est également l’occasion de ressortir du placard deux titres du précédent album, Mon père était tellement de gauche et Seul et célibataire II, où paroles et instrumentations sont re-cuisinées, (mais pas de réchauffé), avec un tout autre assaisonnement. Les Fatals Picards n’hésitent pas à chanter tout haut ce que les gens fredonnent tout bas. Les grandes polémiques d’actualité et ceux qui la composent en prennent pour leur matricule, avec autant de cynisme que de poésie et d’émotion. Certains diront « ils ont osé ! » et on répondra « ils ont bien fait ! ». Huit ans après Navé Maria, ils ont désormais leur place et leur légitimité. Leurs talents ne sont plus à prouver mais à approuver. ✍ Jonathan Seu ★★★★ GIANMARIA TESTA Solo dal vivo (Harmonia Mundi) Le premier CD live de Gian Maria Testa est une pure merveille. Le chef de gare de Cuneo a fait bien du chemin depuis 1995. Après avoir offert six albums studio lumineux, il nous revient avec ce spectacle solo enregistré à Rome le 3 mai 2008. Accompagné de sa seule guitare, de sa poésie et de sa voix, il revisite ce soir-là, en vingt titres, quelques moments forts de sa carrière et surtout son dernier opus Da questa parte del mare qui évoque l’immigration d’aujourd’hui avec ses difficultés, l’embarquement clandestin, l’éloignement, la solitude, la perte d’identité et l’espoir d’un monde meilleur. Mélancoliques et intenses, les compositions s’enchaînent avec un égal bonheur. L’émotion est intense et plus qu’à un spectacle solo, c’est à un état de grâce auquel nous sommes conviés. Toute la sensibilité, le talent et l’intensité du message de Gianmaria Testa sont livrés ici dans une sincérité totale et une rare force de conviction. Un enregistrement live magique et totalement incontournable. ✍ Raymond Sérini ★★★★ INDOCHINE La république des météors (Sony Music) Pas facile de chroniquer le dernier album d’Indochine quand on s’appelle Justine Sirkis. Certains pourraient me reprocher mon manque d’objectivité ! N’en déplaise à mes détracteurs, depuis le temps que vous me lisez, j’ai justement appris cette qualité au fur et à mesure des écoutes de nombreux groupes locaux et nationaux. Première écoute, ouah, mais qu’est-ce que c’est que cette cacophonie sur la piste 1 ? Bon ok, on vous pardonnera ce petit délire… Piste 2 « Go, Rimbaud go », ça commence fort ! Little dolls découvert quelques mois plus tôt en radio est toujours aussi frénétique… Un ange à ma table, là, grosse claque dans la figure, et il en est de même pour les 2 suivantes La lettre de métal (très émouvant) et ma préférée Le lac. Dix-neuf chansons sur 2 galettes, ce n’est jamais trop quand on connaît bien le public d’Indo ! Indochine oscille entre passé et présent (le graphisme, les arrangements, les différents instruments, les thèmes y font référence en permanence), le yukulélé (très à la mode en ce moment) sur Le grand soir, et parfois des boîtes à rythmes comme dans les années 80… nostalgique M. Sirkis ? Et beh oui, même si au départ je suis restée sur mes réserves à la première écoute de l’album, force est de constater qu’Indochine a encore réussi son pari ! ✍ Justine Sirkis ★★★★ GIOVANNI MIRABASSI TRIO Out of track (Discograph) Beaucoup de ses disques sont épuisés, introuvables, ou... édités au Japon... Précipitez-vous sur celui-ci, c’est une rare merveille ! Le jeune pianiste l’a enregistré à l’issue d’une tournée aux côtés du contrebassiste Gianluca Renzi (prodigieuse cheville ouvrière de la rythmique du quintet de Rosario Giuliani) et du phénoménal batteur « minimaliste » Leon Parker. Leur complicité est quasi miraculeuse. Pas d’effets de modes, pas de mesures composées, d’harmonies alambiquées de gammes pseudo-orientales, de romantisme larmoyant, ni de vulgaire brutalité en guise d’énergie, encore moins de vaines prouesses techniques. Tout ce qu’on a aimé chez Bill, Oscar ou McCoy est là ! Frais, lumineux, limpide, enivrant De la musique à l’état pur... à savourer en boucle ! ✍ Daniel Chauvet ★★★★ FIRES OF ROME You kingdom you (The Hours- AZ/Universal) À cheval entre les époques et les styles, le premier album de ce trio newyorkais se veut totalement décomplexé, usant de réminiscences glam rock comme new wave, sans s'encombrer d'aucune lourdeur, le format moyen de chacun des dix titres avoisinant les trois minutes. La biographie ne nous apprend rien sur la formation du groupe, on peut juste présumer d'un éclectisme assumé et d'un désir d'urgence qui transparaît à travers des titres très efficaces (Dawn lament, Bronx bombardier). Invitant à sa table P.I.L comme Gangs of Four, ajoutant une basse funk et une énergie pop à sa mixture, Fires of Rome signe un disque définitivement moderne. Andrew Wyatt (chant, claviers, guitare...) a également produit l'album, et lorsqu'on sait que le bonhomme a déjà collaboré avec Mark Ronson, Nas ou Ebony Bones entre autres, on comprend mieux cette impression d'avoir affaire à un trio ne laissant aucune place à l'amateurisme. ✍ J.P. Boyer ★★★ SYRANO Le goût du sans (Les Doigts dans l’Zen/L’Autre Distribution) Syrano est de la trempe des inclassables. Ses références et ses inspirations sont à l’image de ses (nombreuses) activités artistiques : transversales. Hypercréatif, le chartrain donne dans la musique, l’illustration, la vidéo. Comment, en effet, se contenter d’un seul support, d’une seule discipline lorsqu’on tisse un univers où se mêlent l’imagerie de Tim Burton, la rage verbale de Rockin’Squat, la poésie de Fellini et la chanson engagée de La Rue Kétanou ? Syrano ne choisit pas, il revendique tout à la fois une rage sombre et une sensibilité enfantine. Le Goût du sans, qui fait suite à Musiques de chambre sorti en 2006, laisse une large place à la nuance et refuse toute démarche réductrice. Il s’agit là d’un disque contemporain enregistré par un artiste libre. ✍ Yan Degorce-Dumas ★★★



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