Nouvelle-vague n°150 avril 2009
Nouvelle-vague n°150 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : Émily Loizeau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 nouvelle vague #150 avril 2OO9 : 06 : La douzième édition des Nuits du Sud se déroulera du 10/07 au 08/08. Treize soirées sont annoncées dont 2 gratuites dans le cadre de l’opération « Talents Nuits du Sud – Unysis » ; un tremplin au succès croissant, avec pas moins de 160 candidatures réceptionnées cette année. En cours de finalisation, la programmation de l’édition 2009 assurera sans nul doute son lot de découvertes et de grosses affiches. Amadou & Mariam, Alpha Blondy ou encore Milton Nascimento & les frères Belmondo sont d’ores et déjà annoncés. Web : www.nuitsdusud.com : 83 : Le festival des Nuits Blanches est contraint de quitter le Cannet des Maures. La nouvelle municipalité en place ne souhaite pas accueillir un événement qui a pourtant largement fait ses preuves, tant sur le plan artistique que par l’ambiance conviviale qui s’en dégageait. Mais qu’importe, l’association organisatrice ne baisse pas pour autant les bras, et se déplacera pour sa onzième édition sur la commune voisine du Thoronet. Sont d’ores et déjà annoncés du 10 au 12/07 : Alela Diane, les Ogres de Barback ou encore Debout sur le Zinc. Web : http://lesnuitsblanchesducannet.chez-alice.fr. Region Sud-Est O4-O5-O6-O7-13-2O-26-3O-34-83-84-98 : chroniques cd : SPEED ROCK MACHINE Rebelle et fier (autoproduit) Groupe hard rock de la scène niçoise, Speed Rock Machine, c’est du lourd ! Et on s’en rend compte dès le premier morceaux de Rebelle et fier : Rock’n’roll man. Les guitares saturées, un gros son de basse, une batterie qui claque et un chant bien énervé, la recette parfaite pour un album résolument hard rock. Fidèles à leurs influences (AC/DC, Motörhead), les quatre musiciens enchanteront tous les fans de bon gros rock ! On notera aussi un petit coté Lynyrd Skynyrd rendu par les plans de piano et d’harmonica qui se marient idéalement avec les gros riffs de guitares. Leurs textes (en français) parlent aussi bien de belles nanas (Jusqu’en enfer) que d’homme politiques véreux (Illégal) en passant par les galères de tous les jours et les soirées entre rockeurs (Rock’n’roll Man). Mention spéciale à la très bonne qualité de la production de cet album. Une bonne surprise à écouter qui ravira les fans de hard rock de la première heure. ✍ Jérôme Molinier ★★★★ Mail : speedrockmachine@free.fr. Web : www.speedrockmachine.fr. STELLA PEEL Stella Peel (Milk & Chocolate Records) Accrochez-vous Messieurs, une tornade brune vient de débarquer en ce début d'année ! Son nom : Stella Peel. Belle, fougueuse, énergique, une voix suave, Stella oscille entre la langue de Shakespeare, celle de Molière, et une intruse en allemand « Mein Köter « vient se mêler à ce premier album électrique ! Le duo de guitares qu'elle forme avec son compagnon Sylvain Falcou, à la vie comme à la scène, balaye tout sur son passage ! Les riffs y déferlent en vagues successives, tout au long des 10 morceaux. À noter l'absence de batteur, remplacé judicieusement par une boîte à rythmes, et qui vient renforcer la profondeur des titres. Pas étonnant non plus que la réalisation y soit soignée, quand on sait que cette galette est le fruit d'une collaboration avec le producteur américain SteveAlbini (Nirvana, PJ Harvey, les Pixies…). Leurs influences allant de PJ Harvey à The Kills, en passant par Patti Smith ou encore Joy Division, laisse présager à ce groupe éclectique, une carrière tout aussi prometteuse que ses mentors. Album éponyme du groupe, Stella livre ici ses expériences de l'amour. Un peu accusatrice, pleinement femme et totalement rock, cela faisait bien longtemps qu'on avait pas entendu un tel talent au féminin. Stella Peel pourrait bien être… la nouvelle Janis Joplin ! ✍ Justine Sirkis ★★★★ ABDU SALIM Du’s dues blues (Reality Records-Black & Blue Records/Socadisc) Abdu Salim est un saxophoniste et flûtiste d’origine texane qui a, voici quelques années, posé ses valises à Toulouse puis à Montpellier. Nomade en perpétuelle recherche de rencontre musicale, son bagage est pourtant conséquent. Ses 60 ans passés l’ont poussé vers de grands maîtres du sax jazz et du be bop. Son album Du’s dues blues est assez exemplaire de ce qu’on peut faire en musique quand on a la passion de la transmission et de l’échange. Accompagné par 5 jeunes musiciens toulousains, l’expérience de l’humble maître est aussi présente que l’énergie et le swing de ses jeunes complices. Les chorus inspirés sont portés par une rythmique vivante qui ne déborde cependant jamais d’une partition qui donne à la musicalité la priorité, ceci ressortant dès la première écoute ; la subtilité des arrangements témoigne aussi du savoir faire que porte cet album. Sa couleur hard bop nous montre une fois de plus que notre passion commune, la musique, doit beaucoup à l’héritage historique de la communauté afro américaine. Elle qui a trouvé dans ce mouvement musical sa première reconnaissance identitaire, mais ne s’est pas privée, grâce au goût pour le voyage de certains, d’essaimer sa culture musicale partout où se présente un environnement humainement propice à la création comme cela a été le cas à Toulouse pour Abdu. En même temps accessible et riche pour celui dont l’oreille est cultivée, cet album permet plusieurs niveaux de lecture et de plaisir et du coup rassemble, c’est pour moi sa véritable réussite artistique. ✍ Emmanuel Truchet ★★★★
zoom ETHS En tournée dans toute la France, Eths défend actuellement son dernier né Tératologie (2007). Avec plus de 10 ans de carrière déjà, Eths, qui s'est d'abord appelé Hets (hétéro en anglais), n'en finit pas de nous étonner ! Le groupe a déjà édité plusieurs maxi CD dont le plus célèbre est Samantha, et a sorti son premier véritable album Sôma en 2004. S'enchaînera une tournée dans la France entière ainsi qu'en Europe. Les textes chantés par Candice sont partagés entre des parties mélodiques magnifiques et des parties vociférées. Le quintet s'applique à créer une ambiance tantôt malsaine avec un gros son très lourd, tantôt plus douce et mélodieuse. Entrevue avec la belle et ténébreuse Candice… Peux-tu décrire un petit peu l'humeur et l'état du groupe en ce moment ? À l'heure actuelle, nous sommes en pause avant de repartir pour quelques dates françaises en janvier et février, et surtout une tournée qui passera par l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie en mars. Nous essayons donc de nous reposer avant d'entamer toutes ces dates. Comment se passe l'intégration de Morgan au sein du groupe ? Très bien, on a encore besoin de répéter ensemble pour que tout devienne spontané, mais dans l'ensemble c'est quelqu'un qui a beaucoup de potentiel et qui désire l'exploiter à 100%. Tératologie, qu'est-ce que c'est exactement ? Tératologie est la science des monstres, donc tous les thèmes de l'album représentent cet univers-là, un peu à la « freak show «. Nous retraçons les vices de l'être humain en passant par nos émotions et nos expériences personnelles. Nous abordons l'autodestruction, le corps humain, les phobies, les souvenirs, les perversions, les pathologies et les sentiments humains. Et dans l'écriture ça donne quoi ? Sur Tératologie, nous avons procédé différemment dans la réalisation, nous venions de splitter avec le groupe et nous nous sommes retrouvés à trois, Pro Tools a donc grandement contribué à cette ouverture musicale et à cette rapidité à composer. Staif composait pendant la nuit et le lendemain on s'imprégnait du morceau avec Greg pour les textes et les arrangements, ça a été très rapide. Votre visuel est particulièrement intéressant, comment l'avez-vous choisi ? Nous avons travaillé avec Magali Testanier à la photographie et Mathieu Pequignot au graphisme, nous étions tous d'accord sur le fait que la pochette devait être en symbiose avec toutes nos chansons. Chacun a lu les textes et bien écouté l'ambiance du disque pour s'imprégner de notre univers, et ce visuel « nature morte « en est ressorti. Chaque titre s'associe à un visuel évoquant le texte de la chanson, toujours avec ce modèle féminin qui est le fil conducteur et l'actrice de Tératologie. On peut retrouver l'histoire de Eths dans Rock stories Vol II de Pascal Pacaly… Comment s'est passé votre collaboration avec l'auteur ? C'est simplement Pascal qui m'a contacté et qui m'a appelé pour que je lui explique un peu l'histoire du groupe, je pense qu'il a procédé de la même manière pour les autres groupes. Et maintenant quels sont vos projets ? La tournée française touche tout de même à sa fin. Nous nous tournons désormais vers l'étranger. Tératologie date de 2007, donc il est temps pour nous de nous consacrer à la composition d'un nouvel album pour l'année prochaine, ce qui se traduit par une longue pause de création. Un petit mot pour vos fans ? Nous les remercions de nous suivre de plus en plus nombreux sur les concerts, c'est toujours un plaisir de partager notre musique avec eux. Merci pour tout ! ! ✍ Justine Sirkis Album « Tératologie » (C1D Productions/Seth Records).



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