Nouvelle-vague n°147 janvier 2009
Nouvelle-vague n°147 janvier 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°147 de janvier 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : Tryo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 nouvelle vague #147 janvier 2OO9 : 13 : Le prix 2008/2009 du dispositif d'accompagnement Pépinières d'Artistes a été attribué au groupe marseillais Leute. Parmi les outils proposés, la formation bénéficiera notamment de résidences, d'aide à la réalisation d'outils de communication, de conseils en management, etc. ✆04 42 03 72 75. Mail : nomadeskultur@nomadeskultur.com. : 13 : À partir de janvier 2009, la galerie de l'Espace Sextius à Aix-en-Provence accueillera une véritable scène numérique, avec tout au long de l'année des cycles de programmation dédiés aux arts numériques et aux musiques électroniques. Lancé à l'initiative de Seconde Nature, l'espace sera dédié à la création et à l'expression de ces expressions artistiques avec notamment un « comptoir de curiosités culturelles » et un labo numérique ouvert aux artistes amateurs et professionnels. La première exposition programmée abordera le thème du Game Art via l'installation interactive du collectif Dardex-Mort2faim. ✉ Seconde Nature/Espace Sextius - 27 bis rue du 11 novembre 13100 Aix en Provence. ✆ 04 42 64 16 50. Mail : contact@secondenature.org.Web : www.secondenature.org. : AILLEURS : Le réseau des CROUS lance la cinquième édition de Musique de R.U. Ouvert à tous les étudiants inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur français, le tremplin se déroule en plusieurs phases de sélections, avec à la clé, entre autres prix, une tournée nationale. Fiches d'inscriptions et maquettes sont à renvoyer avant le 16/01. Region Sud-Est O4-O5-O6-O7-13-2O-26-3O-34-83-84-98 : chroniques cd : NO MORE BABYLON Roots meeting (ALF Music) En ces temps de crise, qu'il est doux d'entendre résonner le son de la liberté ! Activiste virulent de la scène reggae française depuis 14 ans, No More Babylon revient avec un nouvel album Roots meeting. Cette rencontre sur les routes est un voyage au pays du soleil. Fermez les yeux et envolez-vous vers l'Afrique et sa douce chaleur… musicale et humaine… Cet opus est de loin le plus abouti de la carrière du groupe, de par ses nombreuses collaborations. Dix-huit titres en anglais, conscients et positifs, délivrant des messages d'espoir pour les futures générations… dont 8 featurings qui partagent chacun un riddim avec Kiko, le chanteur du groupe. Chacune de ses collaborations n'est pas due aux fruits du hasard, mais plutôt à une histoire partagée avec le groupe. Ainsi, on retrouve pêle-mêle : Ken Boothe, EarlSixteen, le deejay U Brown, Stepper au saxophone et Didier Bolay au trombone. La réalisation de l'album et la richesse des arrangements rappellent un son digne des meilleures productions reggae anglaises des années 80. Un disque bientôt culte, à n'en pas douter ! ✍ Justine Sirkis ★★★★ Mail : mailbox@nomorebabylon.com. Web : www.myspace.com/nomorebabylon. BIONIC MAN SOUND #1 (Black Castle Music/Entre Peaux) Hors de son pays d'origine — la Jamaïque — le reggae voyage à travers le monde entier. Mais c'est peut-être dans l'Hexagone, et tout particulièrement à Marseille, qu'il rayonne de la plus belle des manières. En 2001 l'hebdomadaire L'Express faisait de la cité phocéenne « la troisième capitale mondiale du reggae après Kingston et Londres. [Elle] n'en finit pas de rendre hommage à la musique populaire jamaïcaine, avec ses concerts, spectacles, radios et artistes […] ». Marseille est en effet devenue l'épicentre d'un « peace and love « à la sauce aïoli. Dernière formation à éclore sur ces terres fertiles, Bionic Man Sound sort son premier album, intitulé sobrement #1. Vainqueur des tremplins Class'Eurock en 2006 et Les Talents du Sud en 2008, le groupe a su attirer l'attention du public par des prestations live énergiques et chaleureuses, fidèles à la culture sound system dont il est issu. L'album studio concrétise plus encore ce pont jeté entre le reggae occitan et son versant antillais. Les productions de Spicky, le « machiniste « des Bionic oscillent elles aussi entre dub et dancehall et incorporent ça et là les évolutions récentes d'un reggae plus digital. Pico, Bio et Billyman, chanteurs et MC's, se renvoient le flow avec aisance en français, créole et anglais. Le résultat est un album de reggae/ragga aux accents très urbains, dont on aurait attendu plus d'originalité (les Raspigaous ne sont jamais très loin) et de subtilité dans les messages véhiculés. ✍ Yan Degorce-Dumas ★★ Web : www.myspace.com/bionicmansound. LES BOUKAKES Marra (Atlas Music/Nocturne) Une rencontre de l'Orient avec l'Occitan, de la Corse avec le nord de la France, de l'Algérie et de la Tunisie avec l'Italie… Voilà ce qui pose les jalons d'un septet métissé appelé Les Boukakes (néologisme contractant les insultes bougnoule et macaque). En effet, en 9 ans d'écriture, de répétitions et de scènes, le groupe mené par le chanteur algérien Bachir, s'est affirmé avec un répertoire varié mélangeant les épices d'un groove raï et arabo-andalou avec celles plus rock de la musique gnawa. Le titre Hammouda ouvrant leur dernier opus intitulé Marra illustre à merveille ce mariage réussi entre la tradition chaâbi d'Afrique du nord et le rockpop-funk occidental. Les 25 premières secondes dévoilent une nappe électronique assez planante où la voix de Bachir fredonne quelques mots en arabe, puis surgissent sans crier gare distorsions des guitares électriques et percussions toniques de la batterie… Quant au morceau Marra, c'est au reggae darbouka qu'il nous est servi, la bonne humeur est de rigueur et la fête aussi, en témoigne l'excellent Maddoumi où le spectre de Tinariwen rencontre la jubilation festive de l'afro funk. A voir en live… ✍ Nicolas Hillali ★★★★ Mail : lesboukakes@hotmail.com. Web : www.boukakes.com. ✆ 06 22 20 31 67.
zoom Envie d'évasion, de nouveauté, de changement, de mettre à mal une routine trop insistante ? Non, ceci n'est ni un slogan publicitaire pour une agence de voyage, ni une accroche Télé-Achat pour le dernier appareillage Sport Elec… Ceci est une invitation à écouter un son hors normes, impossible à étiqueter, un brin déjanté et créatif à souhait. Qu'on se le dise, le Vladimir Bozar'n'Ze Sheraf Orkestär ne fait pas du Goran Bregovic ou du Emir Kusturica. Le Vladimir Bozar ne ressemble à rien d'existant d'ailleurs, hormis peut-être à des formations telles que Mr Bungle ou Secret Chiefs 3, avec qui le groupe a enregistré une partie de l'album. Né de la rencontre entre The Children of Invention, groupe de reprises de Franck Zappa, et Jean-Paul Trash, formation de « carnaval core «, le petit Vladimir fait ses premiers pas en 2003, pour rapidement devenir un « garnement « hyperactif. « On s'appréciait bien musicalement, on allait voir les concerts des uns des autres, et puis on a eu envie de faire quelque chose tous ensemble, faire des compos », expliquent Pedral, le chanteur, et Cyro, le guitariste. Pour la petite explication, Sheraf est tiré de La classe américaine, « film réalisé par une équipe de Canal+ en 1993, et qui regroupait tout un tas de montages assez marrants. Dedans, il y avait un gars qui portait non pas un pin's de shérif mais de sheraf ». Oui mais voilà, des Sheraf, il en existait déjà. Après des essais peu concluants sous des appellations diverses et variées — de Omar Sheraf m'a Tué à Jacques Sheraf — Pedral, dans un moment de concentration intense, d'illumination, voire de lévitation extra dimensionnelle, invente alors « une histoire sur un roi de je ne sais quel pays imaginaire : Vladimir Bozar ». Ainsi naquit l'appellation d'origine (in)contrôlée qu'est celle du Vladimir Bozar'n'Ze Sheraf Orkestär. De quoi entrevoir un tant soit peu l'esprit déluré de nos garnements, adeptes d'une fusion capable de jongler sur tous les styles musicaux possibles et inimaginables, hormis peut-être le zouk... « Y a pas non plus de salsa du démon » expliquera Pedral… « On n'est pas le genre de groupe où tu as un gars qui arrive avec les idées. Tout le monde participe, donc forcément il y a plein de couleurs, puisque tout le monde aime différents styles ». Universal sprache Après une première démo, la formation a récemment sorti son tout premier opus intitulé Universal sprache (« langage universel «). Parce que la musique est universelle. Parce que « VLADIMIR BOZAR'N'ZE SHERAF ORKESTÄR mis à part les règles harmoniques, pour que ce soit un peu « joli «, la musique est un des seuls domaines où il n'y a pas de règles, où l'on peut s'amuser, tout mélanger ». Parce que « ce qui sort aujourd'hui et qui ressemble à des trucs qui ont été faits il y a 20 ans », ça leur « fout les boules ». Pour toutes ces raisons, l'univers du Vladimir Bozar'n'Ze Sheraf Orkestär est kaléidoscopique, avec des constructions créatives bourrées de breaks. Metal, hip hop, chanson, ska, drum'n'bass, electro, bossa, rumba, world, rock, jazz, musiques de l'Est, et j'en passe, l'éventail de styles abordés est tout bonnement impressionnant. D'autant plus que l'ensemble reste cohérent et bien stable sur ses fondations, avec en fil rouge une alternance permanente entre des ambiances oppressantes, et d'autres plus festives, cartoonesques, et féeriques, pour une fresque sonore capable, pour exemple, de vous propulser dans un cartoon des années 30, avant de vous plonger dans un conte fantastique à la Burton. Comme dans tout bon film à rebondissements, l'attention est captée, on ne décroche pas face à ces arrangements. « On est très ouvert musicalement, et une seule couleur nous gonfle. Si je vais à un concert où je me prends 2 heures de metal puis 2h de flamenco, je n'en peux plus. Dans cette optique là, j'aurai du mal à ne jouer qu'une couleur. C'est pour éviter de s'ennuyer en fait ». Pour ce qui est de la profondeur des textes, elle atteint des sommets dans la dérision et le 99 ème degrès, avec des thématiques aussi pertinente que celle des pâtes, pour n'en citer qu'une. « Y a des gens qui ne conçoivent pas qu'on puisse faire une musique avec une guitare distordue en parlant de pâtes » constate Pedral. « Moi, je ne suis pas capable d'écrire des trucs sérieux, c'est plus facile d'écrire des conneries, c'est un peu de la fainéantise. Et puis écrire des trucs sérieux, il faut l'assumer. Nous, on fait de la musique pour s'amuser ». Pour faire simple, ces messieurs font du zap'core, mais à contrario de l'ennui du « je zappe et je matte « télévisuel, ici on ne vend pas de « temps de cerveau disponible «, on offre de la bonne humeur via une seule palette multicolore, multidirectionnelle, et « moultement « appréciable. ✍ Matthieu Bescond Nouvel album « Universal sprache » (Imago Prod.). Actuellement disponible en VPC et via iTunes. Nouvelle sortie en mars 2009 via Orkhestra Distribution. ✉ Imago Production - 36 rue Richelmi 06300 Nice. ✆ 06 11 30 96 91. Mail : vladimirbozar@gmail.com. Web : www.myspace.com/vladimirbozar.



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