Nouvelle-vague n°143 septembre 2008
Nouvelle-vague n°143 septembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°143 de septembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (212 x 299) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : Missill.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
Souviens-toi... l'été dernier Retour sur Festivals été 2008 NUITS CARRÉES Les 27 et 28/06 au Fort Carré - Antibes (06). On ne peut plus carrées furent de nouveau ces Nuits-là. Avec près de 2500 personnes contre 2000 l’an passé, le festival a remporté un nouveau succès fracassant, et ce sur tous les tableaux. Les raisons d'un tel succès ? La part artistique d'abord, avec cette volonté de malléer musique, théâtre et danse comme autant de facettes d'un seul et même bloc, carré, et on ne peut plus créatif. Un Rubik's cube coloré où tout s'imbrique logiquement, presque naturellement, dans une cohérence simplement réjouissante. Magie visuelle et fleurie avec la grâce du mouvement des danseurs du Cannes Ballet Jeunesse, conte « renversant « à plus d'un titre de la troupe J'ai Gravé le nom de ma Grenouille dans ton Foie, et festival de couleurs sonores avec les concerts bien entendu. Parmi les plus saisissantes, on citera le set de Meï Teï Shô, qui, dans une nouvelle configuration dont on attendait beaucoup, a pleinement rassuré l'auditoire avec une fusion toujours aussi subtilement arrangée, juste après que le groove cuivré d'Electro Deluxe se soit chargé de chauffer à blanc le public du Fort Carré, et avant que le bidouilleur RJD2 n'ait enflammé la foule, amassée autour d'un espace « scénographié « réalisé à partir de bouteilles d'eau en plastiques récupérées. Car le succès des Nuits Carrées, c'est aussi de pouvoir revendiquer haut et fort un label Eco Festival parfaitement mis en œuvre, notamment avec la mise en place cette année d'un système de verres Eco Cup, intelligent et fonctionnel. Mais à trop vouloir chercher la raison du pourquoi, on ne la trouve pas forcément. Alors ce succès unanime, on le résumera simplement par l'esprit qui a régné sur ces 2 jours, un esprit où les sourires fleurissaient sur les visages, des sourires qui faisaient plaisir à lire, des sourires qui ne trompaient pas. ✍ M.B. FURIA SOUND FESTIVAL Les 28 & 29/06 sur la base de loisirs de Cergy-Pontoise (95). Festival en difficulté ? Choix volontaire ? Toujours est-il que cette année, un nuage noir a semblé stagner au-dessus de la base de loisirs de Cergy. Tout d'abord, le festival a perdu cette année une journée de programmation. Ensuite, cette même prog a quelque peu perdu de sa superbe comparé à une édition 2007 particulièrement riche. Ainsi, les têtes d'affiche internationales n'étaient représentées que par le John Butler Trio, les Stereophonics ou encore Panic at the Disco. Pour compenser cela, les organisateurs se sont appuyés sur nombre de valeurs sûres de la scène française (Cali, Mademoiselle K, BB Brunes, Mano Solo, Kaolin). Mais un autre gros coup dur est survenu avec le désistement du groupe AaRON qui devait jouer avec l'orchestre symphonique de Cergy, et était pour le coup le concert le plus attendu. Finalement, c'est bien la scène alternative qui a pu tirer son épingle du jeu. Des groupes comme les Wriggles, Aqme, Zenzile, High Tone ou le Peuple de l'Herbe ont pu se montrer à leur avantage. Cela pourrait bien être ça, la force du Furia. Allez, il n'était pas si noir que ça ce nuage… ✍ Guillaume Lacombe ★ PARTENAIRE DES EVENEMENTS MUSICAUX LES PLAGES ELECTRONIQUES Du 02/07 au 06/08 sur la Plage du Palais des Festivals - Cannes (06). Du sable et du son, cet été encore les Plages ont remis le couvert avec brio… Décomplexant la très chic Croisette à grand renfort d'électro, le tout jeune festoche a prouvé que la valeur n'attend certes pas le nombre des années ! Record d'affluence (près de 30000 entrées !) et ambiance survoltée, l'édition 2008 a mis le feu aux platines. De Boys Noize à Missill en passant par Damian Lazarus et DJ Aphrodite, tous ont fait escale à Cannes. Au programme : cinq soirées où grands noms et jeunes talents ont fait scène commune pour le plaisir des tympans. Quasi incontournable, presque rituel, le rendez-vous du mercredi soir a trouvé ses « addicts «. Une recette simple et efficace pour un festival qui n'a pas fini de faire parler de lui. A l'année prochaine. ✍ Aurélie Selvi SOIRÉE HAPPY ENDING Le 15/08 au Mas des Escaravatiers - Puget-sur-Argens (83). Après nous avoir régalé pendant l'été de très bon son et surtout d'une excellente ambiance enfin retrouvée sur la Côte d'Azur, l'équipe des Plages Electroniques s'exilait dans le Var pour fêter le succès de la saison 2008 et la clore en beauté. Ainsi, c'est dans le cadre exceptionnel du Mas des Escaravatiers à Puget-sur-Argens que cette soirée Happy Ending était venue se lover. Au milieu des oliviers et des vignes, c'était au duo franco-américain Dinner At The Thompson's que revenait l'honneur de réellement lancer la soirée (après un warm-up assuré par Slydawise & Jaggae). Navigant entre r'n'b, trip-hop ou electro-funk, la formation est finalement convaincante, même si la formule chanteuse/machines n'est pas des plus spectaculaire. Arrive ensuite certainement la vraie vedette de la soirée. Zé Mateo, moitié du groupe marseillais Chinese Man, était là en tant que DJ. Et autant dire que le bonhomme a complètement retourné la soirée avec un mix qui relègue 2 Many DJs aux oubliettes du mash-up. Percutant Rage Against The Machine contre Assassins de la police, puis des rythmes brésiliens et africains contre Ray Charles ou de la drum'n'bass, Zé Mateo a tout simplement dynamité le dancefloor de son talent de metteur en son. De quoi finalement rendre la prestation de 4hero très fade. Difficile en effet pour n'importe quel artiste, aussi légendaire soit-il, d'enchaîner derrière un tel entrain. Et le duo londonien en a fait les frais. Alors que leur prestation aurait enchanté normalement tout fan de break et de drum'n'bass, elle parait ici plate, bien que non dénuée de finesse. 4hero reste tout de même un grand nom du son londonien et a participé aux grandes heures de la jungle anglaise. Mission accomplie une fois de plus pour l'équipe des Plagistes qui a su nous régaler d'une excellente programmation et d'une ambiance toujours aussi festive. Rendez-vous l'année prochaine pour ce qui s'annonce déjà comme un tournant de ce festival qui devra désormais gérer un engouement du public grandissant et mérité. ✍ Jean-Sébastien Zanchi NUITS GUITARES Number 9/Lucky Peterson Le 03/07 dans les Jardins de l'Oliveraie - Beaulieu (06). Il arrive que les premières parties dans les festivals soient un véritable pensum que l'on doit subir pour profiter de la vedette de la soirée. Mais là, le groupe Number 9 nous a régalés dès le premier accord de Tight rope du regretté SteveRay Vaughan. Un power trio blues efficace, le guitariste utilise sa wahwah à bon escient ne craignant pas d'innover sur les chorus, le batteur cogne fort et juste, quant au bassiste, très Wymanien dans son coin devant son ampli, il assure un groove impeccable ! Après 2 autres morceaux du Texan, Ils enchaînent sur un Summertime blues de circonstance avant de passer avec bonheur à l'acoustique. Il leur faudra trop tôt céder la place à un Lucky Peterson grandiose. Souriant, virevoltant, virtuose, cabotin, mais surtout brillant tant à l'orgue et au piano qu'à la guitare. Quelle soirée magique ! ✍ Jacques Lerognon Web : www.number9.fr CHARLIE JAZZ FESTIVAL Du 04 au 06/07 au Domaine de Fontblanche - Vitrolles (13). Écouter du jazz sous les platanes du magnifique domaine de Fontblanche, c'est une surprise avant l'émerveillement. Européenne, américaine, sudafricaine, la 11 ème édition a mis à l'honneur des figures emblématiques du jazz et des musiciens émergents. Cette année encore, pas de fausse note si ce n'est de logistique le premier soir, avec plus rien pour restaurer les nombreux amateurs de jazz venus écouter Carla Bley et Paolo Fresu. Un grand moment cependant, pour ventre vide. Le lendemain, Aldo Romano, Louis Sclavis et Henri Texier ont livré au public une musique en perpétuel mouvement. Enfin le dernier soir, un concert exceptionnel avec la chorale du Nelson Mandela Metropolitan Choir et le big band de l'ARFI. Un spectacle entre jazz, musiques contemporaines et chants traditionnels, qui a conquis les mélomanes. ✍ Cristel Bérard CALVI ON THE ROCKS Du 04 au 07/07 à Calvi (20). Un cadre fantastique, une programmation de haut niveau (Soulwax, Para One, Birdy Nam Nam...) et un soleil radieux font de ce festival l'escale rêvée pour tout fan d'electro et d'indé désireux de ne pas passer ses vacances hors de portée d'un son de qualité. Dés l'après midi, les hostilités démarrent sur la plage et jusqu'aux after, tout est fait pour que même les pires stakhanovistes soient rassasiés de décibels et de vodka. Du simple amateur au plus acharné des « klubber «, tout le monde y trouve son compte. Un festival relativement jeune qui fait désormais partie des incontournables. ✍ J.P. Boyer
★ PARTENAIRE DES EVENEMENTS MUSICAUX LE MAS EN CONCERT Benjamin Biolay Le 05/07 au Mas des Escaravatiers - Puget sur Argens (83). Le 2 mars 1991, Gainsbourg n'est pas complètement mort, il nous a laissé une foule d'héritiers. Le meilleur d'entre eux est Benjamin Biolay. Les points communs entre les deux dandys sont multiples, les initiales : BB, le fait qu'il fut le compagnon de la fille de Deneuve, le goût pour les mots, l'art d'écrire des mélodies d'une beauté divine, la noirceur du propos, le côté écorché vif, le fait qu'il fait chanter moult chanteuses, surtout des actrices… C'était la première fois que je voyais Biolay sur scène, autant dire que j'en attendais beaucoup, d'autant plus que son dernier album Trash yéyé squatte les premières places de mon classement des albums 2007. À cela s'ajoutait le lieu exceptionnel et ma hâte d'assister à ce concert. Comme toujours quand on attend beaucoup de quelque chose ou de quelqu'un, on est déçu. Benjamin mit très longtemps à rentrer dans le show, il semblait mal à l'aise, se retranchant derrière des poses (cigarette à la main, accroché au pied micro…), la set list comprenant des morceaux trop plombés (il faut dire que le dernier album sert a cicatriser une rupture), l'orchestration sonnant trop variété, en raison notamment de l'absence de batterie, bref on s'ennuie un peu, ça sent le convenu. Puis il eut un entracte avec une jeune chanteuse timide mais charmante qui nous proposa deux titres. Après cela, comme si une pression était tombée, Benjamin se lâcha et nous offrit des titres plus rock avec un air plus spontané, mettant parfaitement en valeur sa technique musicale et le côté définitif de ses textes cyniques que n'aurait pas reniés un Oscar Wilde. Avant cela, 21 Love Hôtel nous a offert un concert tout en lenteur et harmonie, lorgnant vers Mazzy Star et les longues contrées américaines. À suivre de près. ✍ Simon Pégurier High Tone Le 18/07 au Mas des Escaravatiers - Puget sur Argens (83). Le quintet de High Tone à vu le jour en 1997 à la Croix Rousse (Lyon). Depuis, avec 13 albums à leur actif, ils enchaînent les concerts de par le monde. En effet, depuis leurs premières scènes, les High Tone sont devenus les dignes représentants de le scène dub live aux côtés notamment de Zenzile. Associant ambiances orientales, avec des percussions qui s'affolent, un soupçon de break beat et des samples proches d'Amon Tobin ou Massive Attack (période Mezzanine), les High Tone nous ont transportés dans un autre univers. Sous le ciel étoilé du Mas des Escaravatiers, c'était un live monumental, avec en toile de fond, un graphisme concocté par les membres de Komplex Kapharnaüm et Maestria. Hypnotisés par ces images, les spectateurs étaient invités à voyager entre passé et futur. Quel bonheur d'être happé par le son de High Tone, par cette magnifique et unique alchimie. ✍ Laure Rivaud-Pearce. Camille Le 24/07 au Mas des Escaravatiers - Puget sur Argens (83). Camille, Ô Merveilleuse Camille ! C'est en chaperon orange qu'elle nous est apparue. Dans ce splendide lieu du Mas des Ecaravatiers, Camille et sa bande composée de 3 choristes, 2 humans beatboxs, 3 bruiteurs percussionnistes corporel, et pour seul instrument de musique, un piano. Avec ce troisième album Music hole, cette parisienne de 26 ans nous offre un opus entièrement en anglais. Diplômée de Science Po avec une licence en lettres, cette chanteuse classée en variété française, est un véritable électron libre qui façonne des mélodies liées à des pirouettes vocales qui lui sont propres. Camille fait partie de ces chanteuses reconnaissables dès les 3 premières secondes, un grain de voix unique, mêlant des vocalises lyriques aux percussions corporelles africaines, en passant par des arabesques à l'oriental. Pas étonnant que ce petit prodige est réuni tant d'inconditionnels de tous âges, de toutes classes sociales et de tous lieux. Encore une fois Camille et ses compères nous ont éblouis par leurs performances vocales, mais aussi rythmiques, en allant chercher toujours plus loin dans l'imagination et la créativité. Pour preuve, le public a été enrôlé dans un jeu d'échange de « miaou miaou « et « ouf ouf «, lancé par le nouvel extrait Cats and dogs de l'album. S'en est suivi 2 rappels où l'artiste nous a interprété à capella un saisissant Pâle septembre et un bouleversant La fille aux cheveux blancs de son ancien album Le fil. Le Camille's band a reçu un tollé d'applaudissements mille fois mérités. Quelle belle soirée de partage et de générosité nous a donné Camille. Si vous n'étiez pas là, courrez-vite obtenir les prochaines dates de sa tournée Music hole, vos oreilles vous remercieront d'entendre de la très bonne musique... ✍ Laure Rivaud-Pearce LES ESTIVALES Ilène Barnes/Brooklyn Funk Essentials/Keziah Jones Le 05/07 dans les arènes du Palio - Istres (13). C'est toujours un peu triste de voir un artiste ignoré, alors deux, c'est insupportable. La première erreur de cette soirée était de programmer Ilène Barnes en première partie alors qu'à cette heure-là, les arènes étaient presque vides. Quelle frustration de l'écouter si peu pour entendre derrière la musique « fadasse » des Brooklyn Funk Essentials. Enfin Keziah Jones. Là encore, le musicien nigérien méritait meilleur accueil : gradins à moitié vide, problème technique interrompant le concert… Non vraiment, rien n'allait ce soir-là aux nuits du Palio, malgré un Keziah Jones sous tension. Après un mauvais sandwich à prix d'or, on ne peut que repartir avec l'impression d'avoir été abusé. Espérons que le lendemain, Bashung fut accueilli à sa juste valeur. ✍ Cristel Bérard MONACO LIVE Jamiroquaï Le 07/07 sur le Port Hercule - Monaco (98). C'est l'été, il fait chaud sur le port Hercule, et pour ce concert unique de Jamiroquaï en principauté, Monaco Live Productions a mis le paquet. Tout d'abord, un dispositif digne des plus grandes stars internationales, mais surtout un public ultra select… Le groupe est en forme ce soir et enchaîne les tubes… Parmi les morceaux entendus, on retiendra bien sûr l'incontournable Cosmic girl qui a déchaîné la foule, laquelle pouvait suivre les gesticulations de Jay sur des écrans géants de part et d'autre de la scène ! La soirée fut également placée sous le signe de la fête avec les titres Supersonic et Destitute illusions. Seul bémol à cette soirée, un concert beaucoup trop court ! À peine 1h20, ce qui est moins que le minimum syndical, et pas de costumes ou de chapeau extravagant de la part du chanteur ; ce qui est quand même décevant vu qu'il en a fait son emblème ! Au final, la sensation que Jamiroquaï a profité de ses vacances en France pour ramasser un bon gros cachet, sans vraiment se donner à fond sur scène. Preuve en est avec l'absence de tous les membres du groupe à l'after ! ✍ Justine Sirkis BIG REGGAE FESTIVAL Le 09/07 dans la Pinède Gould - Juan-les-Pins (06). Le festival de Juan-les-Pins a largement prouvé qu'il restait un rendezvous incontournable des amateurs de sons jamaïcains. Cette année, c'est le rasta italien Alborosie qui a entamé la soirée démontrant son excellent flow aux rythmes percutants. Et le public semblait ravi d'entendre Kingston town ou encore Herbalist. Mister Vegas a lui aussi conquis la foule en entonnant quelques-uns de ses célèbres tubes dancehall. Les vétérans du reggae Toots and the Maytals ont enchaîné et le groupe stéphanois Dub Incorporation, qui n'a plus rien à prouver sur scène, a présenté son excellent dernier album Afrikya. Un concert explosif ! ✍ Annabelle de l'Epine JAZZ À JUAN Du 10 au 20/07 à la Pinède Gould - Juan les Pins (06). Devant un programme aussi prometteur, le critique est sur ses gardes, attentif à relever le moindre sentiment de déception... Peine perdue. Les grosses pointures sont à la hauteur de leur réputation. Mc Laughlin triomphe des bourrasques, Marcus Miller, secondé par un stupéfiant sax alto de 20 ans, respire et souffle l'enthousiasme. Didier Lockwood retrouve la grâce de ses premiers coups d'archet, et Roy Hargrove ne vient à bout de ses fûts de dynamite qu'après trois nuits de jam sessions... Al Jarreau n'en finit pas de séduire, génération après génération, et le trio de Keith Jarrett nous fait encore une fois, jusqu'à l'hypnose, le coup du derviche tourneur. Dans cette ambiance survoltée, les seconds couteaux se surpassent, condamnés à l'excellence. Mention spéciale à Yaron Herman, jeune pianiste à suivre de près, et aux voix sensuelles des dames de Chicago et de la Nouvelle-Orléans, pour qui le swing est la nature même, et, blues, gospel et jazz... un même langage. ✍ Daniel Chauvet



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :