Nouvelle-vague n°142 jui/aoû 2008
Nouvelle-vague n°142 jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°142 de jui/aoû 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : Madonna, retour en grace.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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34 nouvelle vague #142 ete 2OO8 cd : JEAN FAUQUE 13 aurores (Facel-Prod/EMI) De source sure, il n'aime pas être nommé « parolier «, parce que ça fait prétentieux, ce qui est compréhensible vu qu'il a un long CV derrière lui (Bashung principalement, mais aussi Jacques Dutronc, Vanessa paradis, Johnny). Cette longue carrière en tant qu'auteur compositeur nous a caché son envie de passer de l'autre côté. Il avait tout ce qu'il fallait côté texte mais il lui fallait son atmosphère pour les accompagner. Maintenant que tous les ingrédients sont réunis, on se retrouve avec une ballade rythmée par un piano léger et une voix envoûtante, où les textes assaisonnés par sa voix donnent l'impression d'entendre Gainsbourg. On a d'un côté des chansons chantées et de l'autre certaines « récitées « qui accentuent encore plus l'atmosphère légère et la ballade. Bref, ce premier album n'a rien d'un premier album. Pour certains, il fait suite à un long travail pour les autres, mais il n'y a rien à dire à part que c'est Jean Fauque. ✍ Abdelhakim Abardi ★★★★ PASCALE PICARD Me, myself and us (AZ/Universal) Qui a dit que « Canada « ne rimait qu'avec Céline Dion, Natasha St Pierre et autre Boulay ? Venue du grand nord, la nouvelle sensation pop folk estivale parlera avec un accent à couper au couteau, chantera divinement bien, certes, mais la créativité en prime. Son nom : Pascale Picard, une brunette survoltée — et tatouée — qui connaît déjà son p'tit succès chez nos cousins d'outre Atlantique. Guitare sèche et mélodies ultra-efficaces, la québécoise et ses trois musiciens ont enflammé le dernier Midem. Signé sur une filiale d'Universal, leur premier album — sorti en 2007 et déjà écoulé à 150 000 exemplaires — débarque en France cet été. Avec des influences aussi vastes que NOFX, Weezer, Alanis Morisette et Simon and Garfunkel, le son devrait faire plus d'un addict. Verdict dès le 16 juin. ✍ Aurélie Selvi ★★★★ ZUCO 103 After the carnaval (Dox Records- World Connection/PIAS) Il y a ceux qui réchauffent, évitant ainsi l'écueil d'une quelconque prise de risque, ceux qui opèrent une rupture, allant même jusqu'à la négation... Puis il y a Zuco 103, en marge de toutes ces considérations souvent commerciales ou marketing, dont la seule perspective est de partager sans imposer, de planter le décor musical d'un après-carnaval, lorsque les corps se délassent et que les esprits s'apaisent. Ce trio créatif, novateur et joyeux, ne cherche ni à décliner une vieille recette, ni à changer la donne. Proposant un cocktail métissé flirtant avec le jazz, le funk, l'électro et la musique brésilienne, la chanteuse do Brasil Lilian Vieira, le batteur-sampleur néerlandais Stephen Kruger et le pianiste allemand Stephen Schmid bâtissent depuis 1989 (date de leur rencontre au Conservatoire de Rotterdam) un édifice sonore alliant l'ancien et le nouveau continent. La magie opérant depuis 1999 et la sortie de leur premier opus éponyme, le succès ne tarde pas avec Otro lado en 2000, son single du même nom inonde les ondes radios et figure dans les compilations lounge de l'époque. Après trois autres albums dont une expérience jazz acoustique avec One down, oneup, After The carnaval est un paisible moment d'échange. Berimbau, cavaquinho, guitare, banjo, beats électroniques et percussions brésiliennes sont autant d'explorations sonores qui apportent maturité et épaisseur à la texture de ce remède musical agissant contre la morosité. Nous retrouvons après trois ans d'absences la voix touchante de Lilian Vieira, de retour sur sa terre natale avec ses complices, pour l'enregistrement d'une grande partie de ce dernier album. Taillé pour la scène, After the carnaval annonce des moments live inoubliables. ✍ Nicolas Hillali ★★★ chroniques TANGER « Il est toujours 20 heures dans le monde moderne (Dreyfus) Au jeu du titre de l'album le plus long de l'année, Tanger a des chances de gagner. À l'écoute de ce quatrième album, ils pourraient aussi récupérer une victoire de la musique. Encore faudrait-il connaître dans quelle catégorie il est nécessaire de les inclure sans troubler le sommeil des spectateurs de cette soirée hautement symbolique. Jusqu'à présent, Tanger (en référence à Matisse) était un groupe disons, conceptuel, avec de nombreux projets de leur mentor et leader Philippe Pigeard, comme de partir dans les montagnes du Rif, à Jajouka avec les Masters Musicians au moment de l'Aïd el-kebir ; beaucoup d'autres performances viendront par la suite, des performances qui mêlent toutes les « matières « artistiques (cinéma, art plastique, musique forcément, etc.) au point de considérer Tanger comme le groupe popart par excellence. C'est-à-dire un groupe doué mais totalement incompris de son époque, et qui fait (par dépit) une belle carrière underground. Recentré autour de son trio original, laissant du temps au temps (à peu près 4 ans), Tanger s'est offert une cure de simplicité sans perdre de vue la qualité. Il est toujours 20 heures dans le monde moderne est un disque glam comme on n'en entend plus beaucoup et encore moins dans l'hexagone. L'exemple type de l'utilisation à bon escient de l'analogique et du numérique. De ces sonorités hybrides, de ce bagage culturel impressionnant, l'album en puise un dynamisme unique. Débutant « artbrut « pour point dans l'électro-pop-rock, comme sur La fée de la forêt en ahurissante mélodie rock sur un propos terrible d'une agilité dadaïste, montre que les cérébraux peuvent emprunter la piste de danse sans être ridicules. Il y a un ange, modéré et complètement distinct des manières gouailleuses d'utiliser le son et les guitares du début du disque, fait un bien terrible pour reprendre son souffle. Sur la banquise rythmé sous un bel air d'Orient digital, le duo parfait avec Nina Morato pour Parti chercher des cigarettes, la civilisation démoniaque de Time tunnel et le coup du chapeau classique sur Le bon usage du vent marquent le retour d'un grand groupe qui a eu l'intelligence de faire exploser les enceintes et rencontrer (enfin) le grand public. ✍ Pierre Derensy ★★★ FEEDER Silent cry (Essential Music/PIAS) Feeder, c'est un peu le secret le mieux gardé de la perfide Albion. Leurs chansons n'ont jamais vraiment traversé la Manche. Ce groupe de power pop, dont les fans sont légions au Royaume Uni, a pourtant tout pour plaire. Des mélodies soignées et énergiques, des ballades à faire pleurer le plus robuste des Emo Kids, mais surtout une réelle sincérité et une véritable authenticité, choses qui font défaut à pas mal de formations actuelles. Le groupe a connu bon nombre de soucis dans sa carrière (changements de label, et surtout mort tragique de leur batteur), mais s'est toujours montré combatif, est resté fier et a su rebondir. Ce nouvel opus intitulé Silent cry (titre qui doit sûrement évoquer le trauma laissé par le décès de leur ami), s'inscrit dans la droite lignée de leurs précédentes livraisons discographiques, mais les membres de Feeder réussissent quand même à emmener leurs compositions vers de nouvelles contrées via de petits arrangements subtils et une production remarquable. Il est grand temps de réparer tout le tort fait à ce groupe, l'album sera disponible le 25 Août. ✍ Christophe Guilbert ★★★ CÉLINE RUDOLPH Brazaventure (Enja Records/Harmonia Mundi) Bienvenue dans la Brazaventure de Céline Rudolph, laissez-vous accueillir et guider par la voie aérienne et mélodieuse de cette jeune artiste berlinoise, chanteuse éclectique qui déplace les frontières entre jazz et musiques Légende (exclamative) ★ ! ★ Bô ! ★★ Bömuf ! ! ★★★ Muuumm !!! ★★★★ Aaaahhh !!! ! ! brésiliennes. C'est avec un grand plaisir qu'on entre dans l'univers métissé de cette artiste bourrée de talent qui mélange avec brio et fraîcheur les scats du jazz, l'entrain de la musique brésilienne et l'ambiance du groove. L'évasion est totale ! Dés le premier titre Mantra, on est conquis par ce mélange mélodieux et entraînant qu'imprime l'artiste. S'en suivent ensuite, et les amateurs de diversité apprécieront, 10 morceaux qui ne font pas dans le copier/coller, où l'on découvre l'étendu de l'univers musical de cette artiste surprenante qui chante aussi bien en français, qu'en portugais et en anglais. Une pluralité stylistique qui se manifeste aussi dans le choix et l'interprétation de 3 célèbres reprises, Naima de John Coltrane, Dexia de Baden Powell et un efficace Victime de la mode de MC Solaar qui nous apostrophe dans le second tiers de l'album. Alors si le voyage vous tente, prenez votre billet, vous ne serez pas déçus. ✍ Mourad Rebbani ★★★★ THE NIGHT MARCHERS See you in magic (Swami/Wagrant) Premier album des Night Marchers, sur lequel plusieurs musiciens issus de divers groupes se réunissent sous la houlette du chanteur Take Speedo, pour nous proposer un album de rock brut et sympa. Du binaire mais pas primaire, avec une voix travaillée aux Lucky Strike et au Jim Beam, des guitares comme on les aime, enragées et graisseuses, une basse et une batterie qui assurent une rythmique efficace bien que parfois loin d'être métronomique. L'esprit du Doctor Feelgood et consort plane sur ce CD, le bon vieux son rock garage, un peu pourri, le mixage had hoc, peu ou pas d'effet, on envoie la sauce, potar à fond. Du brut de décoffrage, des musiciens qui ont plaisir à jouer, cela s'entend dés le premier riff. Un CD qui ne révolutionnera certes pas le monde de la musique mais qu'on aura plaisir à glisser dans sa platine, le soir en rentrant du boulot, un verre à la main, deux glaçons et le liquide qui vous sied le mieux, la bouteille carrée à étiquette noire, une bière, ou pourquoi pas un lait fraise. ✍ Jacques Lerognon ★★★ DVD : NEW ORDER Live in Glasgow (Warner Vision) La rumeur courait déjà depuis un petit moment, mais on se disait que ce n'était pas possible. New Order ne pouvait pas nous laisser orphelin. Mais malheureusement, ce qui devait se passer arriva, et New Order mit donc un point final à sa carrière fin 2007. Triste nouvelle, tant ce groupe avait changé des choses dans l'histoire de la musique, mais surtout dans nos petites vies. Les Mancuniens s'étaient montrés inspirés jusqu'au crépuscule de leur carrière, les albums Get ready et Waiting for the siren's call en sont les plus belles illustrations. Voici donc venir ce double DVD Live enregistré à Glasgow, qui fera office de testament, d'ultime objet de leur brillante discographie. Sur le premier DVD, celui du concert de Glasgow, les tubes s'enchaînent pour notre plus grand plaisir (Bizarre love triangle, Temptation, The perfect kiss, Blue monday...), et le groupe reprend même les classiques de Joy Division. Barney, Hook et Morris se donnent à 200%, et l'énergie du concert se transmet à merveille à travers le petit écran. Le second DVD, quant à lui, se concentre sur les premières années du groupe, et on découvre avec joie des enregistrement live, inédits jusqu'alors, des premiers classiques du groupe (Ceremony, Age of consent...). Certaines versions sont réellement intenses, et nous montrent l'évolution de la formation, la période post-Ian Curtis, et la transformation du groupe. Voilà... New Order n'est plus... Vive New Order ! ✍ Christophe Guilbert ★★★★ + de chroniques sur



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