Nouvelle-vague n°140 mai 2008
Nouvelle-vague n°140 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°140 de mai 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 7,1 Mo

  • Dans ce numéro : Dionysos.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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#140 PSYKUP We love you all (Season of Mist) Quand un groupe en est à sortir son troisième album, il est en droit de proposer autre chose. Psykup n'échappe pas à la volonté de rompre avec une certaine routine avec We love you all, mais arrive à calmer le jeu et à exploser le quotidien en sortant un double album accompagné d'un DVD. Psykup ne cherche donc pas à élargir sa base de fans en s'engouffrant dans une direction, mais s'éparpille encore davantage et nous livre tout ce qu'il a dans le ventre sans aucune retenue. L'écoute de We love you all dure au moins le temps d'un long-métrage et est extrêmement exigeante, les morceaux les plus « simples » ou en tout cas, les plus proches de l'univers s'étalent tous sur au moins 8 minutes (Color me blood red, Birdy, Rétroaction, My toy, my satan, Here come the waves). Psykup vous vide la tête et la rempli de riffs, de rythmes, de mélodies influencées par tout ce qui les entoure, et même d'autres trucs... ✍ Justine Sirkis ★★ BONITO Life n times (autoproduit/Afrohood Int.-IPz) En provenance directe de la région rennaise, Bonito signe un premier opus diablement efficace. Autoproclamé « citoyen du monde «, ce Camerounais d'origine s'exile en Chine 2 ans durant, avant de débarquer dans la cité bretonne. On parle ici de vrai hip hop avec un son classifiable aussi bien dans le old school que dans le West Coast, mais sans effets bling bling et autres apparats en tout genre, préférant véhiculer des valeurs de tolérance, d'ouverture et d'espoir. Le tout est largement enluminé des influences légitimes au style avec des notes soul, jazzy et funky qui viennent s'articuler autour d'un flow implacable, clamer intégralement dans la langue de Shakespeare. Le MC s'entoure d'une pléiade de collaboration à commencer par DJ Keshkoon pour ce qui est de la prod., ou de l'excellent flow d'Users, sans oublier une part instrumentale loin d'être reléguée au second plan, avec la greffe de trompettes, guitares, basse et autres percussions. Une alchimie efficace qui déjoue brillamment toute sensation de lassitude, portée par une force créative on ne peut plus cohérente et un flow percutant à souhait. Des mots qui claquent, des sons qui marquent, pourvoyeurs inévitables en déhanchements et autres hochements de têtes approbateurs. Un artiste à suivre de près. ✍ Matthieu Bescond ★★★★ Web : www.myspace.com/afrobonito. Mail : eladbellec@yahoo.com. ✆ 06 75 10 67 00. NAWFEL The war of sound (Universal Music Jazz) Nawfel, pour ceux qui ne le connaissent pas, est un jeune prodige de la musique qui, seulement après son deuxième album, a déjà les galons d'un vieux rockeur qui va raconter son histoire musicale à ses petitsenfants. Les nombreuses collaborations font partie de sa réputation : il a partagé la scène avec Deep Purple à Montreux, a joué avec Jim Keltner, le batteur de John Lennon, et ce n'est pas fini. Comme certains virtuoses de la guitare, il ne fait que jouer avec son instrument, donc côté vocal il ne s'investit pas encore, malgré quelques chœurs sur certains morceaux. Son premier album éponyme était constitué de reprises variées de Hendrix à Aretha Franklin. Ce second opus nommé The war of sound porte très bien son nom, car non seulement, dés la première piste, Nawfel nous en met plein les oreilles, mais c'est une véritable guerre des sons où les différentes pistes s'affrontent selon les genres. C'est d'ailleurs ce qui caractérise ce nouvel album, ce prodige se cherche encore (vous me direz ce n'est que son deuxième album), et ça se ressent à travers les différentes pistes qui se distinguent de par leurs genres : Freak-out at Neptune's a d'énormes tendances psychédélique tandis que Sound in the city donne des teintes très disco. Bref, Nawfel et son The war of the sound, où les riffs de guitares sont nombreux, sont un véritable kiff pour les oreilles, et c'est un réel plaisir pour les sens. ✍ Abdelhakim Abardi ★★★★ CAPRICE Kywitt ! Kywitt ! (Prikosnovénie/Anticraft) Vous êtes las des rythmiques assourdissantes, des guitares qui hurlent, des chanteurs qui braillent, d'une électro envahissante, alors partez en balade avec Caprice. Étrange mais envoûtant voyage que ce troisième opus des musiciens russes de Caprice. Le titre Kywitt ! Kywitt ! vient d'un poème des frères Grimm qui a inspiré cette croisière musicale en douze escales au compositeur Anton Brejestovski, le créateur du groupe. Une ambiance pop matinée de médiéval et de quelques touches de musique celtique avec des orchestrations très classiques (harpe, basson, hautbois, cordes) qui n'oublient pas les guitares acoustiques. L'auditeur est transporté dans le monde quasi magique des elfes de Brejestovski grâce à la voix douce, apaisante et suave d'Inna Brejestovskaya. Une voix qui rappelle sur certains morceaux la grande Kate Bush. Quant aux textes, à part les Grimm Brothers, quelques inconnus du nom de Shakespeare et Robert Burns se joignent à Brejestovski pour composer ce parcours, ces chemins de traverses poétiques. Rêves ? ✍ Jacques Lerognon ★★★ SÉLECTION JAZZ Toutes des crooneuses ! Ainsi vont les choses, ce sont les voix des dames qui font l'actualité de ce printemps... Comme elles parlent d'amour... laissons nous faire. ❐ DIANNE REEVES When you know (Blue Note) se fait douce et mélancolique comme jamais, mais demeure, malgré ce changement de registre, sublime. Comme toujours. ❐ ROBIN MC KELLE Modern antique (Blue Note) reprend habilement la recette qui fit le succès de « Introducing » son album précédent (voir NV#155), arrangements de big band cousus main et swing à l'ancienne... ❐ PATTI CATHCART I remember you (Universal), fascine depuis plus de 30 ans (et presque autant d'albums) en duo avec Tuck Andress (Tuck & Patti). Difficile d'imaginer une osmose plus parfaite entre voix et guitare. ❐ MELODY GARDOT My worrisome heart (Universal), fait une entrée discrète et pudique pourtant très remarquée (à suivre au Nice Jazz Festival) dans le monde sans pitié des chanteuses « à textes » à la voix douce. ❐ ELIANE ELIAS Something for you (Blue Note), au piano, se consacre au répertoire de Bill Evans (secondée par Mark Johnson qui fut le dernier contrebassiste du divin pianiste), et chante aussi quelques textes qu'elle a écrits sur des thèmes de Bill, dans une entreprise audacieuse mais parfaitement réussie. ✍ Daniel Chauvet ★★★★ LUDÉAL Ludéal (Sony BMG) Des accords doux et envoûtants, des thèmes romantiques où Roméo et Juliette en pleine guerre des gangs côtoient tantôt un ange au clair de lune, tantôt un soupirant déguisé en nonne, voici un album insolite, intrigant, baignant dans un univers déconcertant et attachant. Ainsi pourrait se résumer le premier album de ce trentenaire répondant au nom de Ludéal (anagramme de ludique et idéal, rien à voir avec le progestatif du même nom). Dix chansons à l'écriture fantaisiste et scandées d'une voix flexible, à la frontière entre folk et pop légère, dans un style qui n'est pas sans rappeler Bashung. L'artiste lui-même reconnaît y puiser une partie de ses influences. Le disque se termine par trois morceaux Tout rustiné, Foule frénétique et Ovaire, conçus comme une trilogie, dévoilant définitivement le monde de Ludéal à la fois complexe et tourmenté. Mieux qu'un voyage dans les péninsules martiennes, voilà le début d'une belle épopée musicale. Un disque à découvrir pour tout les amoureux de la poésie et de la chanson française… ✍ Justine Sirkis ★★★ Légende (exclamative) ★ ! ★ Bô ! ★★ Bömuf ! ! ★★★ Muuumm !!! ★★★★ Aaaahhh !!! ! ! MAGMA Mythes & légendes - Vol. III (Seventh) En mai et juin 2005, le groupe de Christian Vander fêtait 35 années de musique en investissant un mois durant une salle parisienne pour redonner vie à quatre périodes marquantes de sa carrière. Pour cette troisième série de concerts, il a convié le claviériste Benoît Widemannà rejoindre la formation qu'il a quittée trente années plus tôt. Le répertoire, magnifiquement interprété, n'a pas pris une ride et témoigne de l'importance du groupe sur la scène européenne. Preuve en est avec la fabuleuse interprétation du grand classique Kohntarkosz, toute de tension et de retenue jusqu'à l'explosion finale. Aujourd'hui invité dans les plus grands festivals, Magma semble enfin obtenir la reconnaissance qu'il mérite ! ✍ Raymond Sérini ★★★★ MISTER CAKE & THE INGREDIENTS (autoproduit) Mistercake n'est pas un novice. Il y a bientôt huit ans que le concept musical a été lancé. Le groupe propose un service continu de muffins selon la recette perso de leur pâtissier de leader. Ça se mange avec un rock sombre, éclairé à l'électro, percutant ou progressif selon les morceaux. Un deuxième album — celui de la confirmation — est en préparation. Et en attendant le prochain produit studio (pour fin 2008 si tout va bien), voici un DVD live. L'enregistrement date de l'an dernier, à la MJC Picaud, à Cannes. Filmé avec les moyens du bord, le résultat est surprenant. La qualité moyenne des plans laisse le spectateur assez loin des artistes. C'est un mal pour un bien, car ça donne un petit côté « psyché « à la musique tranchante des niçois. Par ailleurs, le son est très satisfaisant, et le groupe est dans un grand soir. S'ajoute au programme du DVD une performance acoustico-sympathique dans le studio radio de L'Oreille qui Gratte. Bien que les prestations soient assez courtes en termes de durée, les ingrédients semblent réunis pour ravir les fans, et en séduire de nouveaux. ✍ Jean-Philippe Blanchard ★★★ ✉ Florent Chazarra - 4 rue de Suisse 06000 Nice. Web : www.mistercake.net. THE END OF VIOLENCE de Wim Wenders (Mk2) Wim Wenders est un personnage étonnant, étudiant qui se cherche de la médecine à la philosophie, il entre finalement à l'École de cinéma de Munich en 67, puis entame une des plus grandes et riches carrières cinématographiques. Il a collaboré avec des cinéastes et tourné en Allemagne, aux USA, en France, au Japon, au Portugal, à Cuba, s'est attaqué à toutes les formes et à tous les formats. Des courts aux longs métrages, dont certains marquent l'histoire comme Paris Texas ou Les ailes du désir, avant de s'illustrer dans le documentaire avec le Buena Vista Social Club, la biographie de Wim Wenders est impressionnante. The end of Violence présente les destins croisés d'un chercheur qui compte mettre fin à la violence telle que nous la connaissons grâce à un système de vidéo surveillance mondialisé, et d'un cinéaste à succès qui tue les deux malfrats venus l'exécuter. À partir de cette base narrative, les cartes se brouillent et le voyeur qui se pense tout puissant se rend compte qu'il est lui-même observé et sous contrôle, son idéal philanthropique ne faisant visiblement pas rêver tout le monde. Même si ce film est le premier d'une série de longs métrages qu'il a réalisé aux US dans les années 90, et qui n'ont jamais enthousiasmé la critique, qui par ailleurs vénère Wenders, son talent se met en évidence avec une prise de vue sensible et compatissante sans être complaisante, une confiance dans son propos qui le tient au dehors des excès de voyeurisme et de grandiloquence d'un cinéma américain dominant économiquement, mais qui semble
souvent douter de lui même. Entre fascination et désenchantement pour l'Amérique, ses codes et ses valeurs, Wim Wenders reflète finalement assez bien la relation ambiguë que les Européens entretiennent avec les USA. ✍ Emmanuel Truchet ★★★★ LA VENGEANCE DANS LA PEAU de Paul Greengrass (Universal) Jason Bourne (Matt Damon) va mieux. Motivé par les bribes de mémoires qui lui reviennent progressivement et par la mort de son amie, l'ancien agent de la CIA continue sa quête du passé à vive allure. Course poursuite effrénée, prise de vue rythmée, mise en scène nerveuse et scénario consistant, pas de doute : Paul Greengrass démontre avec brio qu'une suite à succès peut faire aussi bien, voire mieux, que les premiers volets. De bout en bout on est happé par une cadence infernale, emmenée par un Matt Damon impérial, pleinement convaincant dans son rôle d'agent intouchable, meurtri et sombre, cohérent et réaliste, loin d'un Jack Bauer tout puissant. De fil en aiguille, la face sombre du personnage s'éclaire, jusqu'aux révélations finales. Officiellement la trilogie se clôt sur ce dernier volet, mais la scène finale laisse la place à un éventuel nouvel épisode. Du moins on l'espère, des productions de ce type, on en redemande à foison. ✍ Matthieu Bescond ★★★★ TORCHWOOD Saison 1 (Koba Films) Ce coffret de 4 DVD nous présente 12 épisodes de cette série anglaise produite par la BBC. Un groupuscule, indépendant de tous les pouvoirs, y traque les extraterrestres qui, on ne le sait pas assez, sont responsables de méfaits forts dommageables pour la société anglaise. La mise en scène, la photographie, les effets spéciaux ainsi que la direction d'acteurs sont de bonne qualité, et le style british mêlant énergie et distanciation est toujours agréable. Même si les scénarii sont parfois un peu extravagants, au bout de quelques épisodes, on est quand même pris au jeu. Moi qui pensais que l'Angleterre n'attirait que les rebus de l'ANPE, ces jeunes cadres prosélytes du néo-libéralisme vénal londonien (vous savez ceux qu'on voit au JT de TF1) qui reviennent se faire soigner en France par Easy Jet au moindre raclement de gorge… et bien non ! L'Angleterre est également une sorte de poubelle de l'univers où viennent se réfugier tous les extraterrestres malfaisants : ils sont moches, parfois sales, incapables de compassion et d'une méchanceté sans limite, certains sont même sans papiers. Venant directement de l'espace, ceux-ci ne peuvent même pas être placés en rétention sur le territoire français, il ne manquerait plus qu'on les intègre à l'Union Européenne ! Une équipière de Torchwood, désespérée par tant d'abjection interstellaire se suicide même sur son lieu de travail, c'est dire. Si d'aventure, un être visqueux, suintant un mucus vert et malodorant vous demande un euro pour nettoyer votre pare brise, il est inutile de fuir, il vaut mieux fumer une dernière cigarette. ✍ Emmanuel Truchet ★★★ LES ÉVÉNEMENTS MAI 68 de Jean-Luc et Loïc Magneron (Editions RH Prod) À l'occasion du 40 ème « anniversaire « de mai 68, la sortie de documents et publications sur le sujet est de rigueur. Présenté comme « le seul vrai documentaire de l'esprit de mai 68 », ce dont on se permettra de douter, Les événements mai 68 présente un recueil de portraits et de scènes de rues, filmés par Jean-Luc Magneron. Étudiants, journalistes et médecins décrivent les violences et bavures policières, les gaz nocifs, les fameux pavés, les équipes de secouristes débordées et gênées dans leurs tâches, les hôpitaux de fortune installés dans les facultés de médecine. Le documentaire ne cherche pas à analyser le mouvement, il se contente de le décrire, esquissant une réponse au « pourquoi une contestation banale a abouti en quelques semaines à une telle violence ». Mais Julien Besancon, journaliste radio, le résume très bien, mai 68 est porté par une « politique du refus, de l'angoisse, mais ce n'est pas une politique qui s'étiquette, que se définit par une doctrine, une méthode ». Pas de réponse sur le comment du pourquoi donc, simplement une vision des événements largement axée autour de la violence du mouvement qui écorchent vigoureusement les forces de l'ordre. ✍ M.B. ★★★ GUS de Christophe Blain (Dargaud) Les fans de BD d'auteurs connaissent Christophe Blain depuis longtemps (Isaac le pirate, Socrate le demi chien dieu…) mais le grand public, lui, pouvait être effrayé par son style trop libre et le côté intello de son œuvre. Cette fois, Blain se veut accessible à tous, il s'attaque à un genre majeur de la BD : le western. Enfin le western… oui, car l'histoire se déroule en Amérique, du temps des cow-boys et des indiens, mais les personnages n'ont rien à voir avec des gardiens de vache ou des chasseurs de primes. Non, les héros nous sont terriblement proches, avec leurs histoires d'amour ou plutôt de fesses, ou avec leurs galères (car se sont de vrais anti-héros). Ils nous émeuvent aussi avec leurs amitiés sincères. Les albums de Gus sont formés de diverses petites histoires à la fois burlesques et émouvantes. Le trait de Blain est stylé et nerveux, ce qui rend le récit encore plus énergique. Gus est une série partie pour durer et surtout pour marquer son époque. Série que l'on rangera dans notre bibliothèque à côte de Lincoln autre must du western moderne. ✍ Simon Pégurier ★★★ L'AMOUR CASH Philippe Bertrand & Toni Benacquista (Dargaud/Long Courier) Philippe Bertrand est un auteur à part dans le monde la BD. Il a inventé son style : la bande dessinée érotique et chic. Un genre qui mélange élégance et distance. De plus, pour toutes les personnes de ma génération, c'est un auteur culte, sa série Linda aime l'art était en effet pré-publiée dans les années 80 dans le magazine Best. Cette BD sulfureuse amena beaucoup de fan de pop musique à la BD. Qui sait, je fais peut-être partie de ceux-ci ! Sa rencontre avec Tonino Benacquista connu pour ses scénarios (Sur mes lèvres ou De battre mon cœur s'est arrêté) ou encore pour sa BD L'Outremangeur avec Ferrandez (de la Colle sur Loup) aux dessins, ne pouvait qu'être une réussite. Le trait élégant de Bertrand contraste avec le cynisme de Benacquista. L'Amour cash raconte la rencontre entre une call girl de luxe et un photographe paparazzi. Une véritable relation finira par naître, malgré leur refus commun d'une vie comme celle des « vraies gens ». Cet album nous gratifie d'une réflexion sur la différence d'éthique entre la pute de luxe et le photographe « fouille-merde » et le pire des deux n'est pas celle que l'on croit. Voilà une BD pleine de justesse où les dialogues parcimonieux, parfaits de justesse, et les silences, parlent plus que bien des bandes dessinées trop bavardes. ✍ Simon Pégurier ★★★ + de chroniques sur



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