Nouvelle-vague n°140 mai 2008
Nouvelle-vague n°140 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°140 de mai 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 7,1 Mo

  • Dans ce numéro : Dionysos.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dionysos Nominés aux Victoires de la Musique 2008 dans les catégories DVD musical et album pop/rock de l'année, Dionysos continue son ascension. Après plusieurs albums plébiscités, la formation revient avec son nouvel opus La mécanique du coeur, composé de rencontres surprenantes et intrigantes. Ce dernier accompagne également la sortie d'un roman qui porte le même nom, pour plonger dans l'univers féerique de ce groupe. Pour commencer, ou puisez-vous votre inspiration pour créer un univers musical si original ? L'envie, c'est la base, la gourmandise, la curiosité... Je m'émerveille de tout, je fonctionne comme une éponge, je suis un amoureux de la vie. J'ai gardé mon âme d'enfant sans pour autant régresser ; j'ai conscience de mes 34 ans d'adulte, mais avec la sensibilité d'un enfant. J'aime me laisser surprendre, avoir les sentiments à vif et de vrais partis pris. J'aime également le goût qui génère en moi des choses, et en être touché, comme par les Beastie Boys ou Nick Cave. J'ai besoin de créateurs et d'inventeurs autour de moi tels que Cali ou Pony Express, que nous avons eu en première partie de notre tournée. Je me nourris de ces aventureux en utilisant ma propre sensibilité. Je suis d'ailleurs content de partager l'affiche de certains festivals avec Moriarty et The Do. Certains vous comparent à l'univers de Tim Burton en France, qu'en pensez-vous ? Burton fait partie du panthéon du groupe ; quand j'étais petit, j'étais roux avec des taches de rousseur et on m'appelait Chocapic, pourtant je ne lui ressemblait pas du tout. Je l'adore et j'assume la comparaison, mais notre univers nous est propre et n'est pas inspiré de lui. On fait souvent cette association parce qu'il y a des monstres dans nos histoires, mais des gens comme Sergio Leone, Michel Gondry ou encore Björk ou Nirvana, sont pour nous aussi importants. Pourtant on ne nous compare pas avec eux. Je trouve toutefois délicieux ces films d'animations ou un film comme Arizona dream qui a marqué toute une génération. La plupart des gens vous ont connus sur scène pendant les festivals, est-ce que vous pensez vous exprimer plus en live qu'en studio ? Non, surtout pas, sinon nous ne ferions que des reprises ! On est comme ça sur scène parce que nos chansons nous transcendent en live. En studio, c'est un travail beaucoup plus solitaire, on laborantine, alors que sur scène on explose, c'est un travail différent. On adapte nos textes sur scène pour ne pas déconnecter les chansons de leur esprit d'origine. Avec ce nouvel album La mécanique du coeur, vous sortez également un livre. Est-ce que vous ciblez deux types de public ? Certains de nos fans ne vont se procurer que le disque, d'autres ne vont acheter que le livre. Ils sont dissociés, on ne voit pas le livre de la même manière que le CD. Je les ai travaillés de façon différente ; ils sont indépendants, mais toutefois connectés : il y a des liens entre les deux bien sûr. Je suis fier de créer des connections dans l'intimité. Pour écrire, je laisse mon côté musicien pour laisser parler mon côté romancier. Avez-vous l'intention d'en faire une adaptation au cinéma ? Justement, j'y travaille actuellement en parallèle de notre tournée et il sera produit par Luc Besson ; ce projet est donc en cours de réalisation. Dans cet opus, on trouve des duos, pour certains évidents, comme Olivia Ruiz, Emily Loizeau et Arthur H, pour d'autre beaucoup plus surprenants, comme Rossy de Palma, Jean Rochefort, Grand Corps Malade ou Eric Cantona. Comment vous est venue l'idée de les convier dans cette aventure ? Tout simplement en faisant un casting de cinéma, c'est une rencontre artistique simple. Pour moi, le méchant mélancolique ne pouvait être que Grand Corps Malade, et les deux prostituées ne pouvaient être incarnées que par Babet et Rossy de Palma. Un peu comme Laurel et Hardy, Rossy pour son côté déglinguée et Babet pour son côté acidulé ; dans la chanson elles se ressemblent, mais sont opposées en caractère. Est-ce que certains feront partie de la tournée ? On y travaille selon les disponibilités de chacun... c'est donc une surprise ! Babet est de retour après son album solo, fait-elle de nouveau partie de Dionysos ? Évidemment, elle ne nous a jamais quittés et fait partie, à part entière, du groupe. Son échappée ne lui a simplement pas permis de faire la promo de l'album avec nous, c'est tout. À noter que notre première partie sera Mister White. ✍ Laure Rivaud-Pearce Nouvel album La mécanique du coeur (Barclay- Universal). En concert le 16/05 au Dôme - Marseille, le 17/05 à la Palestre - Le Cannet (06), et le 12/06 au Théâtre de la Mer - Sète (34).
R-Wan En vacances des cultissimes Java, le chanteur R-Wan, vient de publier son deuxième album Radio cortex 2. Il décline ainsi une nouvelle fois son concept de fausse radio pirate, mais en s'éparpillant cette fois-ci beaucoup moins. L'occasion de nous parler de ses inspirations, ses envies et son avenir avec Java. Peux-tu nous en dire un petit peu plus sur la genèse de cet album ? Pourquoi avoir choisi de décliner une nouvelle fois le concept Radio cortex ? J'avais envie de continuer dans cette voie pour en faire quelque chose de moins « zapping » que le premier album. Dans l'idéal, je pense même en faire une troisième édition. Il faut dire que le concept adapté à la scène me plaît particulièrement. À ce propos, quelle formation utilises-tu pour cette tournée ? Nous sommes simplement deux, dans une configuration batterie/machines : le batteur de Java et moi-même. L'idée n'est pas de faire simplement un concert, mais un vrai spectacle. Il y a non seulement de la musique, mais aussi des sketches. J'aime beaucoup par exemple ce que pouvait faire Raymond Devos avec un piano sur scène. Tu penses justement que tu pourrais un jour passer au one man show ? Pourquoi pas, j'y ai déjà pensé, mais ça demande tout de même énormément de travail. Dans un premier temps, j'aimerais déjà pouvoir travailler avec un metteur en scène pour les prochaines tournées. Parmi la diversification de tes activités, étant donné ton talent reconnu pour l'écriture, penses-tu un jour écrire autre chose que des chansons ? En fait oui, j'ai même déjà commencé à écrire un roman. Mais cela pourrait me prendre un ou deux ans, et avec la musique ce n'est pas évident. J'aimerais, pourquoi pas, l'adapter en scénario. La littérature t'inspire-t-elle autant que la musique ? Je ne lis pas autant que je le voudrais. La vie parisienne fait que l'on manque constamment de temps. Je lis par contre la presse quotidiennement. Si elle ne m'inspire pas dans le style, elle est une source d'idée pour mes chansons. Par contre, je me rends compte que je les jette finalement presque toutes, car elle sont du coup trop marquées et résistent difficilement au temps qui passe. Mais effectivement, certains auteurs marquent, comme les textes de Céline que l'on pourrait comparer à du jazz. Du côté de la musique, quelles sont tes sources d'inspiration, avec quels sons t'es-tu éduqué ? J'ai commencé par écouter les Béruriers Noirs et à suivre la scène alternative. Mais c'était plus une question d'état d'esprit que de musique. J'ai par exemple toujours préféré les Négresses Vertes à la Mano Negra. Mais l'envie m'est venue surtout en découvrant le reggae et le ragga chanté en français. En achetant ces disques, j'ai commencé à chanter sur leurs faces B instrumentales. Tu penses que ces styles sont plus créatifs que ce que l'on appelle la nouvelle chanson française ? Oui, je trouve que d'une manière générale, elle manque de rythme. Lorsque l'on écoute Bénabar ou Renan Luce, on retrouve finalement toujours le même. Ils ont peur de mélanger les mots et de faire sortir la chanson française de son carcan. C'est d'ailleurs bien dommage, car c'est ce que faisaient les plus grands. Léo Ferré faisait presque du rap, Gainsbourg était parti en Jamaïque et Brassens aimé des jazzmen. Comment se passe le processus d'écriture pour toi ? Il faut que je me lève le matin, me mette devant une feuille blanche et commence à écrire. Cela n'empêche pas certaines idées de venir dans n'importe quelle autre situation, mais le propre d'un écrivain est d'écrire. Il faut s'imposer un rythme, même si tu écris des kilomètres de merde, il y aura toujours quelque chose à y trouver. Où en est l'aventure avec Java ? Le groupe est toujours vivant et même ressuscité. Nous sommes en ce moment même en train de travailler sur le troisième album. Nous avons fini les maquettes et préparons une tournée pour le mois de juillet. Nous l'enregistrerons ensuite pour une sortie certainement au mois de janvier prochain ✍ Jean-Sébastien Zanchi Nouvel album Radio cortex 2 (2Temps 3Mouvements/PIAS). En concert le 15/05 au Poste à Galène - Marseille (13), et le 16/05 aux Passagers du Zinc - Avignon (84).



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