Nouvelle-vague n°139 avril 2008
Nouvelle-vague n°139 avril 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°139 de avril 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : Chinaski.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
#139 : NOUVELLES : : 06 : La onzième édition des Nuits du Sud se tiendra du 11/07 au 09/08. Dix soirées de concerts qui charmeront comme à l'habitude les nuits vençoises. On retrouvera bien entendu une pléiade de sonorités afrocubaines avec, pour n'en citer que quelques-unes, des formations telles Omara Portuondo, Orchestra Baobab ou Nortec Colective, mais aussi plus jazz avec Dee Dee Bridgewater ou Richard Galliano, en passant par le registre folk de Moriarty, le klezmer de Goran Bregovic & L'Orchestre des Mariages et Enterrements, ou les chansons de Stephan Eicher. A noter que le festival réitère son opération » Talents Nuits du Sud - Unisys « et offrira la possibilité de monter sur scène à plusieurs formations locales. Mail : nuitsdusud@ville-vence.fr. Web : www.nuitsdusud.com. ✆ 04 93 58 40 17. : 13 : Pour célébrer 10 ans de Fêtes du Plateau, l'association Cours Julien annonce la tenue de la première édition du festival du Plateau les 20 et 21/09 prochains. Un appel à candidature pour la réalisation des affiches est lancé. Ouvert à tous, le concours est doté d'un prix de 350 euros. Bien entendu, l'affiche se doit d'être une création originale, et devra être déposer le 26/05 au plus tard. ✉Mail : association-cours-julien@wanadoo.fr. Web : http://coursjulien.marsnet.org. ✆04 96 12 07 76. : 84 : Les ondes de Nova touchent désormais la région d'Avignon sur le 101 MHz. La radio continue son expansion et dispose désormais d'un parc de 16 fréquences sur le territoire national. Web : www.novaplanet.com. PANGÉO Quatre ans après la sortie de Dansez, la formation niçoise est de retour avec un nouvel opus toujours aussi métissé et coloré. Quand je serai grand : un titre évocateur pour une formation en pleine croissance. Pangéo est tout sauf ce que l'appellation « musiques du Monde « est au monde de la musique, à savoir un tiroir sans fond, surmonté d'un étiquette vide de sens. Le sens de Pangéo, c'est justement de se jouer des étiquettes. Parce que toutes les musiques sont du Monde, Pan-Géo (l'universalité-la Terre) fracasse les barrières stylistiques dans un « boucan « bien appréciable, sans aucune restriction, au point de qualifier modestement leur musique, non sans sourire, de « Zappa accessible », voire de « Zappa discount ». L'aventure Pangeo débute en 2002 dans les collines niçoises. Forts de différentes expériences dans plusieurs groupes de la région, « le démarrage est rapide et se fait tout seul », avec pour ciment cette idée de « mélange de sonorités acoustiques ». Exclusivement instrumentale à l'origine, la formation entame un premier virage avec l'arrivée du chant inimitable de Choukri et de Fred (basse/guitare/chant), tous deux anciens membres de feu Radical el Salam. En 2004 surgit le premier opus, Dansez, point de convergence de sonorités méditerranéennes, maghrébines, jamaïcaines, voire indiennes, joliment résumé ainsi : « les vibrations sont là, édifice de l'amour depuis le temps jusqu'au temps ». S'en suivra une pause marquée par le départ de Choukri sur Paris, et la venue de bambins chez les différents membres du groupe. « Quand j'étais petit, je n'étais pas grand.. » « Dire que quand nous serons grands, nous serons presque aussi bête qu'eux ! » écrivait Louis Pergaud dans La guerre des boutons. Les membres de Pangéo, eux, sont toujours « petits «, et n'ont pas fini de grandir. Ils ne cachent d'ailleurs pas leurs ambitions de croissance : « Pangéo, c'est un peu comme un diesel. Le préchauffement est fait, maintenant on ne s'arrête plus, et on aimerait bien que ça donne quelque chose, qu'on arrive à en vivre ». Intitulé Quand je serai grand, ce dernier-né est un peu la vision des enfants qu'ils sont restés sur le Monde, observée avec un regard d'adulte. Pangéo grandit, Pangéo évolue. Remplacer la voix de Choukri — « sixième instrument du groupe » — ne s'annonçait pas comme une mince affaire. Pourtant le groupe poursuit sa croissance et relève le défi avec une formule de chant intéressante, bien que pas encore totalement maîtrisée, où tous les membres prennent la parole. En découle une orientation plus poussée dans le domaine de la chanson avec davantage de textes. Critiques sociétales axées autour des rapports humains et des modes de vie, « cloitrés dans des univers aseptisés, à la lumière de soleils artificiels », mise en lumière des petits bonheurs de la vie sur Ce matin, Pangéo a des choses à dire. Certains reprocheront sans doute une vision simpliste des choses, mais les choses simples ont parfois besoin d'être dites simplement. Si les mots parlent, les notes n'expriment pas moins — et avec cohérence — un discours d'ouverture, vers les autres, vers le Monde. Loin de se restreindre « à une vision occidentalisée de la musique, avec une formule guitare/basse/batterie », Pangéo mélange, assemble, trifouille, et restitue un son aux multiples couleurs, où les cordes des mandolines, banjo, basse et guitares viennent supporter les cordes vocales dans des constructions bourrées de cassures rythmiques et de petites montées évolutives. Autant dire que la formation a plus d'une corde à son arc et n'hésite pas à multiplier les cibles, à l'image d'Ali Baba, titre ponctué de breaks où les sonorités orientales finissent pas s'accorder avec une guitare grasse aux accents métal. Grandir, c'est aussi savoir aller de l'avant, alors Pangéo travaille déjà sur un troisième opus, des idées plein la tête, avec notamment une association image/son sur scène en cours de réflexion. En attendant, Pangéo fait mûrir son disque sur scène et multiplie les dates. ✍ Matthieu Bescond Nouvel album Quand je serai grand (autoproduit) En concert le 05/04 à la Médiathèque d'Antibes Juan les Pins (06), le 12/04 au Théâtre Le Village - Nice (06), le 10/05 au Centre Culturel Art et Théâtre - Touët sur Var (06), le 23/05 au Broc (06) et le 24/05 à la Black Box - Nice (06).
PEACH FTL Supernova (Spectre Media Records/PIAS) Des potes, des concerts, une démo, une victoire lors d'un tremplin rock... c'est comme de nombreuses histoires de groupes que commence celle de Peach From The Laid, groupe montpelliérain formé en 1997. Ils nous reviennent aujourd'hui avec un nouvel album, Supernova, 13 titres rageurs desservis habilement par la voix de Luis, n'hésitant pas entre pop et métal, mais jouant franchement sur les deux styles musicaux. Riffs et rythmiques sont bien rock option néo-métal avec un chant bien appuyé : doucement pop, puis franchement métal. Certains y reconnaîtront un style à la Aqme, rien d'étonnant à cela puisque les 2 groupes possèdent les mêmes influences et jouent parfois ensemble sur scène. Les guitares aux sonorités graves ou aiguës amplifient la voix remarquable du chanteur, terminant cette cohésion musicale avec subtilité. Les textes sont, quant à eux, plus que réalistes et sombres. Supernova est simplement le disque le plus abouti de Peach. A noter également dans ce package, la présence d'un DVD bonus, montage d'images captées lors de la préparation de l'album et de 4 clips, un joli cadeau ! ✍ Justine Sirkis ★★★★ BLUNT Love circus (autoproduit) Avec Love circus, Blunt vise « high « ! Dès le premier album, les cinq membres sont décidés à nous montrer toute l'étendue de leurs influences. À l'image du joyeux et implicite Marie Jeanne, la moitié des morceaux part d'un reggae soft avant d'exploser à travers un heavy ska rythmé. Un titre comme Useless va jusqu’à flirter avec le punk festif. On trouve également une ballade pour lovers (Child wait), une touche dance psychédélique (Dirty doll) et des atmosphères menaçantes (Narrow vision). Certes, on passe du coq à l'âne dans une dynamique plus ou moins cohérente, mais Blunt possède quelques atouts indiscutables : une voix protéiforme (celle de Rudeboy), des solos de guitares entraînants, et une réjouissante couleur cuivrée donnée par le saxophone aux passages hard. Dans l'ensemble, ce disque de Blunt est relativement bien roulé. ✍ Jean-Philippe Blanchard ★★ Web : www.blunt-corp.com. TRINYTHA Neverland chapitre 1 : L'Antre du faiseur de rêves (Firme Records) Premier épisode d'une trilogie « rappologique « appelée Neverland, L'Antre du faiseur de rêves est un album mystique et pessimiste. Les dix titres se présentent comme autant de nuances dramatiques de l'actualité. Le emcee Trinytha et ses invités proposent un exposé amer consacré aux travers d'une société branlante. Sur le banc des accusés, pêle-mêle : la mairie de Nice, Bertrand Cantat, le tourisme sexuel, le « rap mytho et gangster »... On notera l'utilisation pertinente d'instruments « classiques « (violon, piano, basse, guitare…) ainsi qu'un travail de production qui sent le sérieux. Cependant, les beats manquent de jus, si bien que Trinytha peine parfois à imposer son flow. À l'image d’Âme enchaînée, certains morceaux s'en tirent plutôt bien, et c'est pourquoi nous serons attentifs au contenu des épisodes suivants. ✍ Jean-Philippe Blanchard ★★ ✉ Firme Records - 22 rue de la Cagne 06510 Carros. Mail : firmerecords@wanadoo.fr. Web : www.firmerecords.online.fr. ✆ 06 16 86 45 59. KABBALAH Shlomo (La Mèson) Tout commence avec un susurrement, ce qui semble être un chant traditionnel en toile de fond, presque une complainte. Et puis sans crier gare, tout s'emballe. Les notes s'expriment, batterie, violon, xylophone, basse, glockenspiel, une pluie d'image nous projette d'emblée dans un univers à la Kusturica. Pas de doute à avoir, on parle bien ici de Klezmer, ce mélange de musiques d'Europe Centrale, d'Europe de l'Est et du Moyen Orient. Des sonorités ancestrales qui ne se bornent pas à être simplement ressusciter de la fin des temps dans une restitution fidèle, bien au contraire. La formation marseillaise saupoudre le tout d'une pluralité d'éléments plus actuels, ou tout du moins issus de registres différents, spoken word et incursions jazz en tête. Arrangements millimétrés bourrés de créativité, mélodies évasives ou plus festives, chants en yiddish, en anglais ou en russe, Kabbalah emmène l'auditeur vers des territoires sonores rarement explorés dont on ne revient pas indemnes. Une aventure intense, harmonieuse au possible, à explorer sans tarder. ✍ Matthieu Bescond ★★★★ ✉ La Méson - 52, rue Consolat 13001 Marseille. Web : www.kabbalah-music.net. KEDEN Retour des nocturnes (Geisha Productions) Cinq ans après son premier album Ultraoid, et après quelques changements dans le lineup, revoici Keden avec 12 nouveaux titres tous plus rageurs les uns que les autres. Ceux qui se surnomment maintenant Le Grinch (guitare/chant), Le Chat (guitare/Chœurs), Le Professeur (claviers/basse) et Junior (batterie) ont affiné leur style dans une veine rock qui se démarque de la plupart de leurs camarades de jeux par le choix de la langue française pour s'exprimer. Au programme de ce nouvel opus, 12 morceaux assez variés dont on n'est pas obligé de suivre/comprendre les paroles pour les apprécier. Selon les morceaux, surtout les plus calmes, on pensera éventuellement à Noir Désir (Je t'invite ») ou Tanger (Le bal des nocturnes) ; dans d'autres on notera quelques petits riffs/sons plus « electro « genre Prodigy. Quelques morceaux sortent assez vite du lot, comme ce très à propos 8000 cigarettes ou Caressant l'ombre, qui font mouche. Que les paroles se veuillent poétiques ou engagées, elles se découvrent avec plaisir et se retiennent au fil des écoutes sans devenir lassantes… Si Keden a peut-être souffert à ses débuts de sonner/paraître trop pro et du coup d'avoir été jugé comme tel, ce nouvel album (téléchargeable gratuitement sur leur site !!!), et les live (que l'on souhaite être du même calibre), devraient leur rendre rapidement justice. ✍ Pirlouiiiit ★★★ Web : www.myspace.com/kedenandco.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :