Nouvelle-vague n°138 mars 2008
Nouvelle-vague n°138 mars 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°138 de mars 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : Thomas Dutronc.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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#138 WATCHA CLAN Watcha Clan est en perpétuelle évolution. La musique raconte l'histoire de ces artistes d'ici et d'ailleurs. Gros plan sur cette formation marseillaise qui célèbre l'anniversaire de ses dix ans avec la sortie de Diaspora hi-fi. C'est Sista Ka, la voix, qui nous le dit : « Ça fait longtemps qu'on se cherche et, à force, on se trouve, voilà ». Formé en 1998, Watcha Clan est aujourd'hui en plein dans la force de l'âge. À ses débuts, la formation marseillaise jouait un reggae engagé fort agréable, certes, mais qui réduisait le groupe à porter une étiquette. Incapables de rester en place ou de se cantonner à la pratique d'un seul style, Sista Ka et Soupa Ju (guitare) veulent cesser de respecter les clivages. En 2002, ils recrutent Suprem Clem. Claviériste, DJ adepte du découpage-collage (et accessoirement petit frère de Ju), il apporte une tonalité électro-hip hop au son de la bande. Par les nouvelles perspectives que ses compétences apportent au groupe, il va permettre une diversification des sonorités. L'idée est de tendre vers une musique représentant un idéal de métissage culturel qui fait la force du Clan. Ce concept les amène à voyager pour créer. « On est des nomades parce qu'on a une deuxième passion : le voyage », nous confie Sista Ka, « on avance en bougeant, en voyageant ». Voyager pour créer Le voyage permet aux marseillais d'élargir leurs influences et de toucher un public de plus en plus grand. Ainsi, la tournée entamée le 14 février les mène en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en République Tchèque... Bref, toutes ces escales, ce n'est que du bonheur pour nos globe-trotters ! Pour Diaspora hi-fi, on se demande alors quelles sont les destinations que « Watcha Clan Airlines « va faire découvrir à nos oreilles. Clem nous répond, et il parle de la « caravane méditerranéenne « : « On avait un projet, c'était de faire le tour de la Méditerranée » explique-t-il. « On est allé en Espagne, au Maroc, en Algérie. On a amené énormément d'influences, de métissage, et ça a donné cet album. C'est le fruit d'un travail avec les musiciens algériens et marocains, mais il y a aussi des influences balkaniques (…). On essaye de construire un vrai voyage musical. On mélange des instruments acoustiques et des musiques électroniques, on remixe des chansons algériennes… C'est… » Oui ? C'est qui ? C'est quoi ? « C'est vraiment électro-world. C'est ça le mot ! ». Alors cet album « électro-world «, qu'est ce qu'il contient ? Des chansons planantes ou festives qui empruntent aussi bien les beats de machines que celles des percussions traditionnelles. Sista Ka chante ou slamme avec autant de bonheur en français, en anglais, en hébreu, en arabe ou en espagnol. C'est un festival de cordes, de drums, de chants traditionnels d'Afrique du Nord ou d'Europe de l'Est. Et c'est miraculeux, puisque le tout reste cohérent, le disque ne s'essouffle pas. D'une bonté palpable, les membres de Watcha Clan ne nous abandonnent jamais en milieu inconnu, puisque chaque morceau est balisé par des codes facilement identifiables — que notre éducation musicale soit orientale ou occidentale. Diaspora hi-fi donne un cours de géographie à nos oreilles. On ne sait jamais où Watcha Clan nous emporte… D'ailleurs, on aimerait savoir s'il faut prendre un slip de bain pour la prochaine destination, à moins qu'il vaille mieux transporter une laine dans nos bagages ? Clem poursuit : « On a pour projet de continuer notre caravane méditerranéenne. Il nous reste beaucoup d'étapes ! Et puis on aimerait travailler en Turquie, sur la côte des Balkans… ». Le parcours de ce groupe reste atypique. Affranchi des étiquettes, aguerri par la route, Watcha Clan semble réserver encore quelques escales toujours aussi surprenantes. Sista Ka et Clem le disent : « Depuis qu'on a compris par où passait notre chemin, on l'arpente dans tous les sens ». ✍ Jean-Philippe Blanchard Nouvel album « Diaspora hi-fi » (Vaï la Bott/Piranha) En concert le 03/04 à l’Espace Julien - Marseille (13), le 04/04 au Derby de la Meije - La Grave (05), le 05/04 au Café Provisoire - Manosque (04) et le 07/05 à Montpellier (34).
DÉCOUVERTES PACA DU PRINTEMPS DE BOURGES 2008 Ce n'est pas une mais deux Découvertes qui représenteront la région PACA au Printemps de Bourges 2008. Chargé de sélectionner les Découvertes, L'UDCM (l'Union des Diffuseurs de Créations Musicales) partait de 370 dossiers à traiter. Le mois dernier, ce sont sept présélectionnés qui sont passés au crible d'un jury d'experts. Exit Rimbaud, ING, Technicolor Hobo, Starbor Silent Side et Mellow. Lumière sur les lauréats qui se produiront au festival trentenaire : ce sont Dubmood et Chinese Man. Au Printemps, laissons ces découvertes bourgeonner… Dubmood, nostalgique futuriste Dubmood, d'abord. Originaire de Suède, le marseillais n'a pas grandi avec un instrument entre les mains. S'il a appris à jouer du clavier, c'est de celui de son Atari ST ! Qui s'en souvient de cette vieille console ? À onze ans, le « gamer « mélomane compose ses premiers morceaux de chipmusic, un style restreint au 8-bit. Pour imager, une Game Boy pourrait cracher ces morceaux ! De premier abord, cette forme de poésie avec contraintes provoque la curiosité, l'amusement, puis on succombe au rythme, tout simplement. Le génie créatif du garçon permet aux machines de cracher des morceaux d'une inventivité folle. Scratchs rageurs, assemblages techno-délirants, beats insolents… Le concept improbable est probant : ce « chip hop « en impose. Le pouvoir de séduction de Dubmood réside en sa manière de jouer une musique on ne peut plus moderne en piochant dans le patrimoine sonore de toute une génération de joueurs. Mais rassurez vous, on ne pense pas à Mégaman tout le temps de l'écoute, non ! House, ska, hip hop ou musiques symphoniques sont gobés par ce Pacman, pour être burinés par des outils digitaux, type Mastersystem ! Bref, si le vintage est à la mode pour ce printemps-été, ce sera Dubmood le grand couturier de ce « Printemps « là ! : NOUVELLES : : AILLEURS : La sixième édition des Nuits Sonores se déroulera à Lyon du 7 au 11 mai. Une quarantaine de lieux seront parcourus par le circuit électronique : friches industrielles, salles de concerts, monuments architecturaux, bars, galeries, cinémas… On rappelle que les cinq précédentes éditions ont accueilli plus de mille artistes, dont plusieurs centaines de lives de deejays locaux. Une carte blanche sera cette année accordée à Berlin, « phare mondial incontesté et incontestable des musiques électroniques ». Web : www.nuits-sonores.com. Chinese Man, labellisé Comme on n'est jamais mieux servi que par soi même, les membres du trio Chinese Man ont fondé leur propre label. Une manière de renforcer l'identité du groupe, au moment où Mercedes lui emprunte l've got that tune au besoin d'une publicité télévisée. Bref, les trois phocéens sont doués, mais ça ne les empêche pas de savoir où ils vont : au Printemps de Bourges, dans un premier temps ! High Ku, Zé Matteo et Sly Dee proposeront leur hip hop instrumental à la mode de la Bay Area des nineties. Pour être plus précis, les messieurs samplent absolument tout ce qui parait « insamplable « ((impossible à sampler (comment ça c'est pas dans le dico ?) ) ! Les sources sonores sont d'une diversité renversante, les beats concoctés sont imparables, sur scène le résultat est éclatant. À ce propos, on donne la parole à John, alias High Ku : « En live, on essaye de donner un peu de toutes nos influences, sans pour autant jouer nos morceaux. On va faire un mix autour de toutes les musiques qu'on aime, en général très dansantes ! Au Printemps de Bourges, on va profiter de nos quatre platines pour jouer un peu de tout ce que tu peux retrouver dans les influences de l'album. Ça peut allier de la funk, du hip hop bien sûr, du reggae, du dub, de la musique brésilienne, des standards de jazz… ». Bref, pour Chinese Man, il n'y a pas de grande muraille qui fait obstacle entre les sons, et encore moins entre eux et le public. Alors si vous passez par Bourges, n'hésitez pas. ✍ Jean-Philippe Blanchard Dubmood En concert le 08/03 au Café Julien - Marseille (13), le 16/03 au Bouchon Marseillais - Marseille (13), le 27/03 à L’Intermédiaire - Marseille (13), le 16/04 au Printemps de Bourges (18), et le 09/05 asu Balthazar - Marseille (13) Chinese Man En concert le 08/03 au Café Julien - Marseille (13)et le 16/04 au Printemps de Bourges (18). : AILLEURS : Le 6par4, une vraie, une belle salle consacrée aux musiques actuelles a enfin ouvert à Laval. L'association Poc Pok, créée en 2003, a su réunir le soutien de plusieurs forces actives de la musique contemporaine en Mayenne (Les 3 Éléphants, Le Foirail…) et organiser des concerts, d'abord dans une ancienne discothèque (8000 spectateurs en 70 dates depuis avril 2005). Cette démonstration de volonté a su convaincre Laval Agglomération qui a fait l'acquisition d'un lieu pouvant accueillir 330 spectateurs. Le 6par4 a été inauguré le 21 février. Web : www.6par4.com. + d’infos sur



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