Nouvelle-vague n°138 mars 2008
Nouvelle-vague n°138 mars 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°138 de mars 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : Thomas Dutronc.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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#138 : NOUVELLES : : 83 : Le Var s'applique à mettre en place son schéma de développement des enseignements artistiques. Dans ce cadre, l’ADIAM 83 proposera une journée de réflexion et de rencontres sur l’accompagnement de groupe jeudi 6 mars de 9h30 à 17h30, à la Médiathèque de Brignoles. On cherchera à y définir comment doit s'organiser l'accompagnement d'un groupe : quel doit être le rôle de l'accompagnateur, la nature de l’accompagnement, quels outils l’artiste et l’enseignant doivent-ils posséder, etc. ✉ADIAM 83 - 10, rue du Palais 83170 Brignoles. ✆04 94 59 10 72. Mail : adiam@adiam83.com. Web : www.adiam83.com. : REGION : L'Arcade, l'agence régionale des Arts du spectacle, vient de publier une enquête sur les financements publics de la Culture pour l'année 2003 en PACA. L'étude révèle que, cette année-là, 716,8 millions d'euros ont été consacrés à la Culture dans notre région (contre 552 en 1999), dont 39,3 accordés à la musique, domaine le mieux financé du secteur « spectacle vivant ». Web : www.arcade-paca.com. : REGION : Le Bose Blue Note Festival (du 26/03 au 07/04) sortira cette année de la capitale pour tourner dans plusieurs villes de France. Le Sud-Est devra se contenter de deux dates à Montpellier : Stacey Kent le 5 avril au Zénith et Hollie Smith et Baloji le 8 au Rockstore. Les Parisiens seront forcément plus chanceux, avec d'autres têtes d'affiche telles de Dianne Reeves, Eliane Elias ou encore Erik Truffaz, dans certaines des plus belles salles de la capitale. LE MOULIN Le Moulin est incontestablement l'un des lieux les plus actifs en matière de diffusion des musiques actuelles sur Marseille. Après 9 mois de travaux, le rideau se lève sur une salle rénovée et une nouvelle saison bien remplie. Dans un contexte économique difficile, le pari de départ était osé. Anciennement cinéma de quartier dans les années 50, avant de s'orienter davantage vers le théâtre, le lieu officie alors dans un secteur très concurrentiel. Malgré une ouverture progressive à la musique, l'exploitant précédent dépose le bilan à la fin des années 80. Bien au fait du potentiel de la structure, c'est à cette époque que l'équipe actuelle reprend les rênes de la salle. En 1993, la jauge d'accueil passe à 1200 places, à une période où les tournées d'artistes internationaux prolifèrent. Le Moulin devient rapidement un des lieux incontournables de la cité marseillaise, et plus largement de la région PACA. Mais avec cet accroissement d'activités viennent vite se profiler les soucis de nuisances sonores : « on a eu quelques années de galère avec des passages de flics non-stop, des dépôts de plainte, et le décret « Bruit « de 98 n'a rien arrangé, la fermeture administrative nous pendait au nez » confie Niko, directeur/programmateur de la salle. L'équipe entame alors des discussions avec le voisinage par l'intermédiaire d'un bureau de médiation, réduit son activité, limite les styles trop « amplifiés « dans sa programmation, et fixe un couvre-feu horaire à 23h. Mais ces solutions ne résolvent le problème qu'à court terme. De l'eau au Moulin Parce qu'il « fallait se bouger pour trouver une issue », l'équipe du Moulin décide donc d'entreprendre des travaux d'envergure en 2 phases distinctes. La salle est fermée en juillet 2007 pour une première étape orientée à 85% sur l'insonorisation et pour 15% sur la redistribution des bureaux. Neuf mois de fermeture pendant lesquels Le Moulin ne cessera pas pour autant ses activités avec des concerts produits en extérieur dans les différents lieux d'accueil marseillais. L'heure est maintenant à la ré-ouverture avec pas moins de 16 soirées programmées in situ jusqu'à mai, à commencer par un plateau nu-roots en compagnie de Jah Mason et Lutan Fyah le 07/03 prochain. Mais les ambitions de rénovation ne s'arrête pas là et une deuxième phase est dores et déjà programmée. Celle-ci devrait démarrer en juillet de cette année, sous réserve de la validation du plan de financement, de l'acceptation du permis de construire, et de la bonne marche des autres démarches administratives afférentes à une telle entreprise. En fonction du bon déroulement des choses, une extension du bâtiment est à prévoir, avec une capacité d'accueil accrue avoisinant les 300 places supplémentaires, et un travail complémentaire sur l'insonorisation. Un repositionnement des plateaux avec 3 dates par soir est également envisagé, ce qui permettrait notamment de réserver une part plus importante aux artistes locaux. Pari osé En attendant, Le Moulin continue de tourner à plein régime, malgré un resserrement du créneau de la production de concert, « lié pour partie à la chute de la vente de disques » explique Niko, « avec des tourneurs qui ne proposent plus le même nombre de concert qu'auparavant ». Si on ajoute à cela un fonctionnement interne parfois délicat, avec une recherche perpétuelle d'aides budgétaires, dans un contexte général de désengagement de l'Etat, alors il n'y a plus aucun doute : le pari entrepris par cette équipe de 4 salariés est osé. Et ce d'autant plus que les activités du Moulin ne s'arrête pas à la production de concerts. La structure continue d'apporter son soutien à des formations régionales en développement, notamment via le label Sous nos Ailes. Aujourd’hui, ces investissements permettent au Moulin de renforcer un peu plus la robustesse et l’élasticité de son fil conducteur, celui « de la polyvalence, et d’une programmation éclectique qui permet de répondre à toutes les attentes du public ». C'est maintenant au Moulin d'attendre le public. ✍ Matthieu Bescond ✉ Le Moulin - 47, bd Perrin - 13013 Marseille. ✆ 04 91 06 33 94. M ail : contact@lemoulin.org. Web : www.lemoulin.org.
SMOOF Avec un nom tiré du terme anglais « smooth « (doux, calme), Smoof ne fait évidemment pas dans le death metal hardcore hémoglobinique énervé. Mais si ces varois n'ont pas spécialement envie de casser quoi que ce soit, la baraque, elle, risque pourtant bien d'y passer, avec un style bien à eux, entre reggae, rock, ska, dub, quelques notes jazzy et bluesy, et des influences prononcées du côté des 70's. « On avait l'habitude de dire « c'est smooth » pour dire « c'est zen » » explique John, le chanteur/guitariste, pour décrire la réplique qui a donné le nom au groupe. Formé en 1999, sans aucune prétention, simplement pour se faire plaisir à 3-4, « avec des guitares acoustiques, sur la plage », Smoof ne fait pas pour autant dans les reprises, et se lance dès le départ dans ses propres compositions. Un parti pris révélateur de l'état d'esprit du groupe, avec une envie de créer, d'aller de l'avant, tout en se remettant constamment en question. Mais à cette époque le déclic n'a pas encore fait… « clic «, et il faudra attendre l'appel de la scène pour que l'aventure Smoof démarre pleinement. « On nous a proposé de faire une première partie des P'tits Béberts pour la Fête de la Musique. On a tellement apprécié que ça nous a motivés à faire quelque chose de plus sérieux ». De fils en aiguille plusieurs membres viennent se greffer (avant d'arriver au line-up d'aujoud'hui, 6 membres en tout) et le groupe obtient le soutien non négligable de la structure varoise La Fissure Prod'. Après 2 ans de travail et plusieurs essais d'enregistrement « avant que l'on soit satisfait, que l'on obtienne un son qui ne soit pas trop aseptisé », l'heure de Smoof est arrivée avec Travel in music. L'heure de gloire ? Peut-être un peu présomptueux. L'heure de la satisfaction du travail accompli ? Sans doute. Toujours est-il que ce son-là est réglé comme une horloge, et les aiguilles du cadran ont beau s'affoler un peu tant les directions stylistiques sont variées, elles finissent toutes par s’aligner harmonieusement jusqu'au fameux « clic «. Pas le « clic : NOUVELLES : : 98 : Si depuis la création des « mardis du jazz » en octobre 2003, les amateurs de jazz n'ont eu qu'à se réjouir du confort et de la qualité du son offerts par le Cabaret de Monte-Carlo, il est parfois arrivé (corollaire de l'excellence de la programmation) que la demande excède le nombre de places... Ce souci va disparaître avec l'ouverture prochaine, à deux pas, du Moods, un nouveau lieu voué à la musique. Plus grand, plus éclectique, non réfractaire aux musiciens régionaux et, surtout, ouvert tous les jours. Rendez-vous au Moods, notamment les 1er et 2 avril pour Larry Carlton et le 22 pour Manu Katché. Champagne ! : AILLEURS : Le Ministère de la Culture a fait le choix de supprimer les prestations accordées aux acteurs de la culture multimédia. Sans préavis, 115 organisations françaises se trouvent livrées à elles-mêmes. C'est un tronc d'arbre dans les roues de ces structures et des créateurs multimédia. Parmi elles, Le Hublot s'organise à Nice pour forcer le maintien de ces aides. Web : www.culture-multimedia.org. « timide de ce qui n'était que le balbutiement de l'aventure, pas de coucou kitchounet et désaccordé, non, le « clic « d'une mécanique bien plus complexe qui retentit maintenant de belle manière. Travel in music Le message est clair. Avec ce premier disque, Smoof entend bien jouer les tours opérateurs. Mais ne nous méprenons pas, Smoof ne vous propose pas une destination au soleil à dos de dromadaire. Le son de Smoof est difficilement classifiable, mais il ne se range certainement pas du côté des musiques dites du monde. Voyage vers où alors ? Et bien voyage au carrefour d'une pléiade d'influence, vers un point de rencontre bien agréable où le rock 70's des Janis Joplin et autres, côtoie des influences plus reggae à l'image de Groundation pour n'en citer qu'un. Un mélange des genres important à leurs yeux : « la plupart des groupes ont un style et reste ancré dessus, nous on essaie d'harmoniser tout ça (…), plus on avance, plus on essaie de les lier les uns aux autres pour une recherche de son original ». Voyage également au travers de plusieurs thématiques, inspirées « de la vie de tous les jours, en observant ce qu'il y a autour de nous », distillant à tour de bras des discours de tolérance et d'ouverture aux autres. Smoof insiste par exemple sur « l'importance de se remettre sans cesse en question et la nécessité de ne pas vivre simplement pour nous » dans Life philosophy, incite à la méfiance des faux sourires reluisants sur Behind the smile, ou rend hommage à la grande Janis, avec un titre entièrement consacré à sa vie. Le genre de voyage qui évite toute ballade tracée cousue de fil blanc, sans surprises. Ici, le mélange de styles proposé permet d'emprunter plusieurs voies, toutes aussi appréciables d'écoute, toutes aussi étonnantes de maîtrise pour une première production. Qu'on se le dise Smoof, ça s'écoute sans moufter. ✍ Matthieu Bescond En concert le 22/03 à la Fnac - Montpellier (34), le 04/04 au Portail Coucou - Salon de Provence (13) et le 05/04 à la Fnac La Valentine - Marseille (13). : AILLEURS : A Lyon, les quelques 3000 groupes locaux ne savent plus où jouer et une tranche des acteurs culturels planche sur un bilan constructif de la situation. Le Collectif de Musiciens Lyonnais vient de se former, déplorant notamment une mauvaise distribution des subventions allouées à la Culture. Actuellement, les petites scènes sont poussées à réduire leurs programmations, voire à mettre la clé sous la porte… Une pétition est en ligne. Web : www.myspace.com/collectifmusicienslyon. : AILLEURS : Équivalente bretonne de Nouvelle Vague, La Griffe vient de s'éteindre au bout de son 199 ème numéro, la faute à un soutien fuyant de l'Etat. Dans son communiqué d'adieu, l'équipe de la revue culturelle associative explique la difficulté grandissante qu'elle avait à s'autofinancer. La Griffe, c'était 28000 exemplaires diffusés par mois, et ça restera 6000 articles publiés dont près de 1000 interviews en 12 années d'existence. Pétition et infos sur le site du journal. ✉ La Griffe - BP 10 920 - 35009 Rennes cedex. ✆ 02 23 30 04 44. Mail : journal@lagriffe.org. Web : www.lagriffe.org.



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