Nouvelle-vague n°138 mars 2008
Nouvelle-vague n°138 mars 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°138 de mars 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : Thomas Dutronc.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
#138 : NOUVELLES : : 06 : Le Bar en Biais fêtera son 10 ème anniversaire avec un hommage à Chet Baker puis au quintet de Django et Grappelli le 15 mars à l'Eden Casino. D'abord le quartet du saxo américain Christopher Mason (ex musicien de Chet) avec Pierre Cammas p, Eddy Gaulein-Steff b et Alex Davin dm. Puis Latcho Drom, dirigé par le formidable violoniste Florin Nicolescu (ex compagnon du Gipsy Project de Biréli Lagrène) avec Christophe Lartilleux et Philippe Cuillerier g et Jean Wellers cb. Que du bon ! : 13 : L'écofestival étudiant Lez'Arts Verts, en partenariat avec le CROUS, sera organisé à Aix-en-Provence du 6 au 11 octobre. Appel aux étudiants d'Aix-Marseille : si vous souhaitez réaliser une œuvre sur le thème de l'eau (musique, peinture, sculpture, danse, slam…), sachez que les candidatures sont enregistrées jusqu'au 16 mars. Mail : ecofestival-2008@hotmail.fr. : 34 : L'opération 34 Tours est organisée pour la quatrième année consécutive. L'objectif est d'aider les jeunes groupes héraultais disposant d'un répertoire original. L'enjeu est de taille pour les participants puisque deux d'entre eux pourront travailler sur scène avec des spécialistes, puis ils se verront offrir des premières parties de têtes d'affiche nationales. Pour succéder aux métalleux d'Hypno5e et de Moshpit (lauréats 2007), les candidatures seront reçues jusqu'au 30 avril par l’ADDM 34. ✉ ADDM 34 - Avenue du Professeur Jean Louis Viala - Parc Euro médecine II - 34193 Montpellier cedex 5. Web : www.addm34.fr. ✆ 04 67 45 71 13. KUTA Sébastien Pietrapiana, alias Kuta, est un artiste hors pair. N'ayant jamais succombé aux modes d'un rock bruyant ou dansant, Kuta n'a eu de cesse d'élaborer sans relâche une pop mélancolique, raffinée et propice à la rêverie. Avec son 3 ème album, sobrement intitulé A home, l'artiste a franchi une étape cruciale dans sa carrière. Rencontre avec un artiste sincère et touchant. Tout d'abord, pourquoi ce nom, « Kuta », quelle est son origine ? En fait, il n'y a pas de signification particulière... Je me suis remis à composer fin 99, et quand j'en suis arrivé au stade de mettre un nom sur mon projet, je revenais d'un voyage en Indonésie. Je crois que c'est ma compagne qui m'a suggéré Kuta, nom d'une ville làbas. Certainement pas la plus belle, mais le son me plaisait, les lettres aussi. Comment est née l'aventure Kuta ? L'envie de refaire de la musique, de chanter, la certitude de ne plus vouloir faire partie d'un " vrai " groupe, d'être seul décisionnaire... mais entouré d'amis pour me seconder ! Pourquoi ne pas avoir officié sous ton vrai nom ? Je m'appelle Sébastien Pietrapiana... je craignais d'être rangé dans les bacs de musique Corse ! Plus sérieusement, je préférais quelque chose qui ne fasse ni trop nom de groupe, ni individu. Comment abordes-tu la scène, es tu rodé, ou est ce toujours un exercice périlleux ? Rodé, je l'ai été il y a une dizaine d'années au sein de Corpus Delicti. Aujourd'hui, je repars à zéro, et je recommence doucement à trouver mes marques, de nouveaux repères. J'ai surtout la chance d'être entouré d'amis sur scène, des vrais, avant d'être mes musiciens, qui me portent et qui sont d'ailleurs à l'origine de Kuta en live. Ils sont très critiques, c'est ce dont j'ai besoin. Comment s'est passée la rencontre avec Mike Garson (qui a entre autres collaboré avec David Bowie et les Smashing Pumpkins) ? La rencontre n'a été que virtuelle pour le moment (mail et téléphone) et nous espérons bien jouer un jour ces titres en live. Pour faire court, je l'ai contacté un peu au culot par l'intermédiaire de MySpace. Je lui ai envoyé la maquette du morceau Our last goodbyes, sur lequel je rêvais qu'il joue (c'est le musicien de Bowie qui m'a toujours le plus impressionné), et il a... simplement accepté ! Au-delà de mes espérances d'ailleurs, car c'est lui qui a voulu que nous travaillions sur d'autres titres, 3 au total sur le disque. Il m'a beaucoup encouragé, a énormément parlé de Kuta sur Internet... bref, impensable pour moi quelques mois avant ! Tu écris beaucoup à la première personne, tes chansons viennent-elles toutes d'expériences vécues ? C'est certainement mon disque le plus personnel. Certains textes sont issus de ma réalité, comme jamais auparavant d'ailleurs, et d'autres sont complètement imagés, mais partent quand même d'un bout de moi. Ecrire en français, ça ne te tente pas ? Non, j'adore écrire en anglais. Depuis toujours. Ma culture musicale est à 98% anglo-saxonne. De quelle manière composes-tu ? Y a-t-il un moment plus propice qu'un autre à la composition ? Pas de moments particuliers, mais des phases. Chaque album a été composé pendant 1 an, 1 an et demi d'affilé, puis 2 ans de totale pause créative au moins ! J'ai besoin de me fixer l'échéance d'un disque pour composer. L'intérêt aujourd'hui, c'est que les morceaux continuent d'évoluer sur scène. Comment envisages-tu 2008 ? Ça commence plutôt bien ! J'ai fait une belle date à Nice au Forum Nice Nord le 28 février dernier, puis une petite tournée en avril. Ensuite, on essaiera de jouer sur Paris à la rentrée. J'aime faire les choses progressivement, tant qu'il y a des résultats. Et enfin, pour conclure quels sont tes derniers coups de coeur en matière de musique et de littérature ? Allez, je vais te donner mon Top 5 de 2007 : Chris Garneau Music for tourists ; Logh " North " ; Benjamin Biolay Trash yéyé ; Of Montreal Hissing fauna, are you the destroyer ? ; Radiohead In rainbows ✍ Christophe Guilbert Nouvel album A home (Quantico Records/BelieveDigital) Mail : kutanet@aliceadsl.fr. Web : www.myspace.com/kutanet. En concert le 15/03 à la Fnac - Monaco, et le 19/04 au Baloard - Montpellier.
PAINGELS L'Intrusion (autoproduit) Le premier album, c'est l'occasion de donner tout ce qu'on a dans le ventre. À partir de là, soit ça passe, soit ça casse. Eh bien, côté Paingels, ça passe. Leader, chanteuse et aussi guitariste du groupe, Eliz y est pour beaucoup. On confondrait presque sa voix nonchalante avec celle de Zazie si elle ne se livrait pas à l'exercice rock avec tant d'application. Le style est péchu, frais. Au fil des pistes, on est sans cesse surpris par l'énergie contagieuse des toulonnais. Sans rien inventer, cet album ne ferait pas « intrusion « dans la discothèque de Philippe Manœuvre. Notre confrère est à la recherche de nouvelles étoiles, alors pourquoi pas Paingels ? Écoutez Je me lève sur leur MySpace et laissez-vous séduire. Allez, un tube, ça ne se refuse pas ! ✍ Jean-Philippe Blanchard ★★★ Web : www.myspace.com/paingels. ✆ 04 94 03 73 05. HORD Reborn from chaos (autoproduit/Why Note-Nocturne) Dans le hardcore, il est regrettable que la plupart des fans manque d'éclectisme. C'est donc avec soulagement que l'on constate la large ouverture d'oreille de beaucoup d'artistes de musiques « dures «. Ainsi, Hord se compose de cinq bourrins (provoquant les déflagrations de rigueur) mais le groupe compte également un certain DJ Fat dans ses rangs. Celui-ci s'occupe de mettre une touche électro dans ce monde de brutes, voire un zeste de hip hop (bravo pour le clin d'œil à GZA sur Master life down). Pour le coup, le propos est nuancé. Des cordes orientales (!) s'ajoutent à la violence destructrice sur Tear from the sky, et la voix de Styx ne cesse de se ré-inventer. Ce n'est pas simplement ce disque qui est digne d'intérêt, c'est toute la démarche de Hord. Alors prêtons l'oreille à ceux qui savent écouter. ✍ Jean-Philippe Blanchard ★★★ ✉ Deux Temps Trois Mouvements Productions - 6 rue Notre Dame 30000 Nîmes. Mail : deuxtemptroismouvement@yahoo.fr. Web : www.myspace.com/hordofficial. ✆ 06 21 83 30 16. TOXXIC TOYZ F.E.A.R. (autoproduit) Dès les premières notes, deux mots nous viennent à l'esprit : old school ! Fans de hard rock période 75-95, les membres de Toxxic Toyz rendent un vibrant hommage à toute une époque. Cheveux à l'air, mines patibulaires, « dark vêtus « … Vous voyez le genre ! Mais ils peuvent essayer d'avoir l'air aussi méchants qu'ils le souhaitent, ce sera vain. Leur musique démasque la générosité de ces chevaliers du heavy metal. Les solos de guitare sont terriblement fougueux, la double pédale encaisse de vraies rafales, et le chant est à la hauteur. Les codes du genre sont scrupuleusement respectés à travers les compositions du talentueux quatuor. Une puissante démonstration de savoir-faire. ✍ Jean-Philippe Blanchard ★★★ Mail : contact@toxxictoyz.org. ✆06 60 71 12 43. SMELLYSOCKS Twisting roads to simple goal (Truffle Shuffle/Stickymouk Records) Ces Smellysocks sont conquérants. Au cours de ces douze morceaux stimulants, les rockeurs affirment une forte identité musicale. Si à la première écoute, on peut croire à un malheureux rock pour teenagers, on finit par percevoir des mélodies très élaborées. Chaque riff est parfaitement aiguisé, l'énergie est envoyée par saccades, et presque chaque chanson s'achève sur un solo de guitare explosif. La progression des titres Get me out of here et Hollywood's preachers sont des modèles que ne renieraient pas les anglais de Biffy Clyro. Au bout de trente et une minutes, le disque s'arrête avant que les Smellysocks ne se mordent la queue. Un album décoiffant et sans dérapage. ✍ Jean-Philippe Blanchard ★★★ Web : www.myspace.com/smellysocksmusic PEREZ TROP SKA Ska city (Evolu'sons) Perez Trop Ska, c'est donc un groupe de ska. Mais force est de constater qu'ils ne peuvent s'y résumer. On se laisse surprendre dès l'intro par un solo de guitare très « rock «, et suivent des morceaux aux saveurs tantôt reggae (No more crying), tantôt grondante (A trip in Siberia). L'humeur est enjouée et les styles sont en fusion. On se laisse emporter par la voix du groupe, Diego. Râleur et attachant, il s'en prend à tout ce qui lui traverse l'esprit : les frimeurs, les planteurs d'O.G.M., le charity business... On se repasse Plein le U, un titre admirablement soutenu par Pancho et l'endurance de son jeu d'harmonica. Vieux et laid est diablement drôle et remuant. Un album chaud et chaleureux. ✍ Jean-Philippe Blanchard ★★★ Web : www.pereztropska.org. RIMBAUD Ni même en Sibérie (Trame-WarmUp/Mosaïc) Rimbaud est obsédé par le souvenir d'un voyage qu'il n'a jamais fait. Il l'exhume à travers des chansons étranges. Le ton est dur, mais la voix est douce. Chaque mot s'échappe de la gorge de l'artiste comme la fumée d'une cigarette, laissant les paroles se fondrent dans des textures instrumentales sombres et mélancoliques. Une basse grave et un violon profond donnent une épaisseur dramatique à des textes très personnels. C'est un disque qui ne ment pas. La poésie de Rimbaud se retrouve perpétuellement face à de nouveaux carrefours, et à chaque fois le chanteur opte pour les chemins les plus aventureux, les plus surprenants. Avec ce très joli (et déjà troisième) album, l'auteur compositeur nous embarque pour une croisière dans l'archipel de ses rêveries. Certes, le garçon est difficile à cerner, mais sa singularité en fait un artiste à part. ✍ Jean-Philippe Blanchard ★★★ ✉ Collectif Tram/e/- 62, chemin des Oliviers 83920 La Motte. Mail : trame_asso@yahoo.fr.Web : http://rimbaudlesite.free.fr. ✆ 06 08 81 00 65.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :