Nouvelle-vague n°138 mars 2008
Nouvelle-vague n°138 mars 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°138 de mars 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : Thomas Dutronc.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 26 - 27  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
26 27
##138 CLASS'EUROCK 2007 (Aix Qui ?) Depuis 2004, l'association Aix Qui ? organise Class'Eurock, un soutien pour les jeunes groupes qui souhaitent percer et devenir des professionnels. Le principe est simple, un jury de professionnels se réunit pour sélectionner quelques groupes de la région PACA. Ce DVD nous montre le déroulement de cette manifestation dans les moindres détails, avec l'encadrement de ces jeunes toute l'année. On y trouve des clips et un concert des 12 lauréats. La cuvée 2007 reste dans l'ensemble assez rock avec quand même un peu de ska, de hip hop ou de punk… On a le bonheur de voir sur scène les parrains 2007 de Class'Eurock : No one is Innocent, Eiffel, Les Hurlements d'Leo et Mass Hysteria. Le tout dans une bonne ambiance mais surtout « sans strass, ni paillettes «. ✍ Elodie Morana ★★ MADE IN JAMAÏCA de Jérôme Laperrousaz (Mk2 Editions) « Le dancehall, c'est comme le rock'n'roll » explique Elephant Man pour décrire l'énergie du mouvement, tandis que « le reggae c'est les racines ». Le film dresse un tableau de la musique jamaïcaine avec pour seul fil rouge cette dualité de style, différents dans la forme, mais dont les origines et finalités ne sont finalement pas si éloignés. L'origine : ce sont les ghettos jamaïcains, où seule la musique véhicule rêve et espoir ; la finalité : faire de la musique comme seule échappatoire à la misère et à la violence qui en découle. Jérôme Laperrousaz choisit volontairement d'ignorer un récit trop linéaire pour laisser la parole à la musique et à ceux qui l'interprètent. Et là est bien toute la force du docu qui évite toute approche classique. Les artistes se succèdent — Gregory Issaacs, Third World, ou Toots pour « l'ancienne « garde — Elephant Man, Pour votre publicité, contactez-nous ! ✆ 04 93 58 51 51 Capleton, Bounty Killer, etc., pour la nouvelle — comme autant de portraits entrecroisés, révélateurs de l'évolution de la musique jamaïcaine vers un dancehallau discours plus cru. Un style qu'on pourrait presque résumer à un « sex, drugs, et dancehall », la violence des propos en plus, reflet d'une île envahie par les armes et la criminalité. Une heure 45 de vibrations aux côtés d'une grosse vingtaine d'artistes pour une vision d'ensemble efficace des sonorités jamaïcaines et de leurs contextes. ✍ Matthieu Bescond ★★★ RAOUL PETITE Live (Chips à Volonté Production/Eliott) S'il y a un groupe dont je peux dire du bien sans me forcer, c'est bien Raoul Petite, car c'est tout simplement, pour moi qui les ai vus sur scène au moins 15 fois en 20 ans, le meilleur groupe français ! Si on a tendance à vouloir toujours classer tout ce qu'on voit et entend dans une case ou une catégorie (l'analogie est le mécanisme perceptif le plus couramment utilisé par notre cerveau), cette démarche est vouée à l'échec avec ce groupe ; de là vient son identité inimitable, mais c'est aussi l'imparfaite mécanique cérébrale précitée qui l'empêche d'être plus universellement reconnu. Ce qui fait la force de Raoul Petite depuis 30 ans et celle de son emblématique chanteur Carton (enfin un vieux qui déchire !), c'est cette capacité à toujours se fondre dans tous les styles musicaux que le groupe utilise. Si la couleur évolue avec le vent des tendances (rock au départ, puis funk et coloré, et aujourd'hui plus trash), l'identité du groupe qui peut s'accommoder de tout univers musical ressort toujours plus forte. Des textes surréalistes, des musiciens énergiques, happés par l'univers créatif du groupe et des prestations scéniques sans égal, habillées de décos, costumes et mises en scènes toujours hilarantes et parfois grandioses, telle est la recette Raoul. De Funkadelic à Zappa, c'est aux plus grands que ce groupe peut être comparé. Ayant affronté vents et marées, Raoul se trouve toujours un agent altruiste ou une âme charitable ensorcelée par leur talent qui va les Légende (exclamative) ★ ! ★ Bô ! ★★ Bömuf ! ! ★★★ Muuumm !!! ★★★★ Aaaahhh !!! ! ! sauver du naufrage et c'est comme ça depuis 30 ans ! Je suis de ceux qui croient que la sagesse se transmet plus par le bon exemple que par le bon conseil, et si certains sont obligés d'écrire des chansons à textes pour nous apprendre la vie, Raoul sait nous illuminer autrement. ✍ Emmanuel Truchet ★★★★ LA MAISON de Manuel Poirier (Diaphana) Malo est triste. Il est en instance de divorce et ses enfants sont partis vivre avec leur mère. Puisque c'est un drame, Sergi Lopez ne se déguisera pas en Madame Doubtfire pour réparer la vie de son personnage, non. Au lieu de ça, notre ami va remuer le couteau qu'il a dans sa plaie. Les images de Manuel Poirier s'attardent là où ça fait mal. Le jeu des acteurs est tout aussi juste. Bérénice Bejo, Barbara Schulz et le trop rare Bruno Salomone complètent un casting impeccable. Sans émouvoir jusqu'aux larmes, La maison est une réflexion touchante sur les familles en décomposition. ✍ Jean-Philippe Blanchard ★★★ BOULEVARD DE LA MORT de Quentin Tarantino (TF1 Vidéo) Quand Tarantino se caricature lui-même, cela donne « Boulevard de la mort ». Grosse déception que ce film bien trop long, ennuyant, et redondant. L'histoire, qui n'a rien d'exceptionnelle, est celle de quelques filles en proie avec un ancien cascadeur particulièrement retors. Évidemment, Tarantino impose sa patte dans la réalisation et dans le scénario, mais à force de trop vouloir en faire dans les dialogues inutiles, les scènes sans fin, et les personnes alambiquées, le cinéaste passe complètement à côté de son objectif, qui est à la base de faire un bon film. Dommage. ✍ David Bartoli ★ + de chroniques sur



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :