Nouvelle-vague n°137 février 2008
Nouvelle-vague n°137 février 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°137 de février 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 7,5 Mo

  • Dans ce numéro : Syd Matters.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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#137 SWEENEY TODD de David Moore (M6 Vidéo) Ce titre va certainement duper beaucoup de fans avides de connaître le prochain méfait de Tim Burton. Car cette adaptation du mythe du barbier vengeur ne devance que de quelques semaines la sortie en salle de la version burtonienne de l'œuvre. Ne pouvant les comparer pour le moment (quoique) il suffit de dire que M6 Vidéo l'édite et que malgré la présence de Ray Winston on a affaire à un téléfilm quelconque, rappelant les adaptions télévisés des œuvres de Stephen King. Ca peut se laisser regarder si on est indulgent, mais de là à investir dans le support DVD, loin s'en faut. Souffrant d'un manque de moyens, d'une approche classique et misant tout sur le succès d'un autre film, on conseillera plutôt à ceux tentés par l'expérience de patienter et d'investir dans l'achat de places de ciné afin de regarder ce qui semble déjà être, selon de nombreux critiques, le retour en force du grand Burton. La période de Noël semble être de plus en plus l'occasion pour tous les éditeurs de racler les fonds de tiroirs. ✍ J.P. Boyer ★ PERSEPOLIS de Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud (Diaphana Edition Vidéo) « La mémoire de la famille ne doit pas se perdre, même si ce n'est pas facile pour toi, même si tu ne comprends pas tout ». Il y a des films qui valent n'importe quel discours, des films dont l'essence permet d'entretenir le Devoir de mémoire avec plus de Force que n'importe quel bouquin d'histoire. Adapté de la BD du même auteur, Persepolis est incontestablement à ranger dans cette catégorie. De la chute du Shah à l'avènement de la République Islamique, Marjane Satrapi nous plonge dans le quotidien de la petite iranaise qu'elle a été, dans l'absurdité des régimes répressifs au possible, la guerre, la souffrance, l'exil puis le retour au pays, mais sans oublier d'injecter une bonne dose d'humour au tout. Les yeux dans les yeux, on regarde Marjane grandir, on observe fuir la douce innocence de l'enfance, la période adolescente rebelle fan d'Iron Maiden, la dépression, la lutte. On grandit au côté de Marjane, on voit ce qu'elle voit, ce qu'elle subit, on s'amourache de son combat pour garder son intégrité sans perdre de vue que « c'est la peur qui nous fait perdre notre conscience ». Un film dont la simplicité des traits esquissés dépeint avec une rare intensité la complexité d'un être entrelacé entre sa propre construction et celle d'un pays qui souffre et se cherche. ✍ Matthieu Bescond ★★★★ SHREK LE TROISIÈME de Chris Miller (Dreamworks) Oyez oyez braves gens, préparez-vous à trembler de rire, l'ogre vert le plus effrayant de sympathie est de retour. Telle est l'amorce que l'on aurait été en droit d'attendre après les deux premiers volets. Malheureusement, plutôt que de vrais tremblements euphoriques, il faudra là se contenter de quelques soubresauts épisodiques. Alors que le roi crapaud du royaume de Far Far Away trépasse sur son lit royal, Shrek et ses fidèles compagnons partent à la recherche d'Arthur, seul personnage à même de se substituer aux responsabilités gouvernantes transmises à l'ogre. Prince Charmant profite de cette quête éloignée pour envahir la cité et s'autocouronner roi. Face à l'infamie, la résistance s'organise, en attendant le retour de Shrek. Si ce Légende (exclamative) ★ ! ★ Bô ! ★★ Bömuf ! ! ★★★ Muuumm !!! ★★★★ Aaaahhh !!! ! ! troisième volet garde quelques scènes truculentes via des personnages toujours hauts en charisme et de multiples références, le film perd en fraîcheur et en spontanéité, et l'avalanche de gags n'est plus aussi fournie que précédemment. Le scénario quant à lui n'est pas des plus fouillés, et certaines scènes s'emboîtent péniblement. En somme, Shrek le Troisième se fait prendre au piège des suites à succès avec une recette certes efficace, mais pas assez pour éviter le caractère « rodé » qui rend la trame beaucoup moins captivante. ✍ M.B. ★★ JE DÉTESTE LES ENFANTS DES AUTRES d’Anne Fassio (M6 Vidéo) Les vacances à plusieurs peuvent vite tourner au calvaire, et d'autant plus quand on a du mal à supporter les enfants des autres. En partant de ce postulat, Anne Fassio s'entoure d'une pléiade d'acteurs talentueux, Elodie Bouchez en tête. Et là est bien le seul et presque unique bon point du film, car pour le reste, rien de bien convaincant, ni de surprenant. On s'attend bien évidemment à ce que chaque adulte monoparental ou en couple ait ces petits soucis, à ce qu'il y est les enfants « gentils «, dociles, et les « méchants «, rebelles et réfractaires à toutes formes d'autorité. Quelques situations font bien entendu sourire, mais on est bien loin des éclats de rires auxquels on aurait pu s'attendre. Au final, ce qui se voulait sans doute être une comédie « moderne «, proche de la satire sociale avec des personnages bien ciblés (la célibataire folichonne, la célibataire séparée, le couple « tranquille «), s'avère loin d'être impérissable. ✍ M.B. ★ + de chroniques sur



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