Nouvelle-vague n°137 février 2008
Nouvelle-vague n°137 février 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°137 de février 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 7,5 Mo

  • Dans ce numéro : Syd Matters.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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#137 F.M. A dream or two (Remark Records/Warner) F.M. le nom est trompeur car il est bien peu probable que ce FRED Mes graines (Saint George-Columbia/Sony BMG) Écouter un disque de Fred, c'est un peu comme ces jours de pluies où l'on reste enfermé, à regarder par la fenêtre les gouttes tomber, prisonnier du « temps « qui passe, sans que d'un coup de baguette magique, l'on puisse faire réapparaître des notes plus ensoleillées. Avec ces nouvelles graines, Fred continue de fustiger de toutes parts un occident neurasthénique empli de paradoxes, pris dans un nœud tourmenté qu'on ne peut finalement qu'observer, sans pouvoir vraiment le dénouer. Mais si Fred n'a peut-être pas de baguette magique, la magie des notes opère pourtant, et ces nouvelles graines cultivent de belle manière la culture du paradoxe, avec un folk/blues peu enjoué, mais bien agréable à « contempler «, à écouter. Magie des mots également, des mots qui parlent, des mots qui s'imbriquent, des regards portés sur le présent ou le passé, à la recherche de la « note bleue tant cherchée » capable de terrasser Le bourdontrop insistant, à la recherche de ces fameuses notes ensoleillées. Entouré d'une pléiade de collaborations, de Chet pour les textes, Sini Demba Dialo au kamele N'Goni (instrument mélodique d'Afrique de l'Ouest) ou encore Camille Bazbaz au clavier, Fred livrent de nouvelles graines qui auront mis 3 ans avant d'arriver à maturité, sans engrais, en prenant le « temps « de cerner son « temps «, et ça se ressent. ✍ Matthieu Bescond ★★★ disque passe sur une radio FM, du moins dans celle dont la playlist est faite depuis les bureaux marketing des majors. Non, F.M. c'est simplement le nom du guitariste et chanteur de cet album. Il a aussi composé la plupart des titres. 12 mélodies pop arrangées pour guitare, trio à cordes et cor. F.M. nous promène dans son univers quasi champêtre qui n'est pas sans évoquer celui d'un McCartney post Beatles. Le disque coule doucement, de temps en temps, on reconnaît un air déjà entendu, on cherche au fond de notre mémoire pour retrouver ici un tube de Blondie (Heart of glass) délicieusement réorchestrée, ou là, une reprise des Stranglers et de Cure (Killing an arab). Pourquoi mettre de la musique de chambre dans un album pop me direz-vous ? Et bien justement pour montrer que les deux peuvent parfaitement cohabiter et donner un résultat de grande qualité, sans prétention et d'une réelle efficacité. 33 minutes 1/3 de douceur dans un monde de brutes ! ✍ Jacques Lerognon ★★★★ MICHAEL WOLF Pandora's box (ESC Records) Ovni total, ce CD recommandé par Kamel, (éminent spécialiste du jazz dans un magasin à vocation culturelle), laisse perplexe. Aucun des musiciens du groupe n'est connu. Pourtant, tous (du pianiste au sax ténor) jouent comme des dieux. Leur répertoire propose quelques compositions personnelles lumineuses, mais fait aussi son miel des compositions de Wayne Shorter, Lee Morgan et Joe Zawinul, et surtout de thèmes plus inattendus des Temptations, de Sly et de Marvin Gaye, enrichissant ainsi la liste des standards, la Bible des musiciens de jazz, et sûrement bientôt présents dans le « Real Book », leur Missel. ✍ Daniel Chauvet ★★★★ Légende (exclamative) ★ ! ★ Bô ! ★★ Bömuf ! ! ★★★ Muuumm !!! ★★★★ Aaaahhh !!! ! ! BUZZCOCKS Buzzcocks : 30 (Cooking Vinyl/PIAS) Pour fêter leurs trente années de carrière, les Buzzcocks sortent un live. Une initiative qui se voit justifiée par les récentes reformations des Sex Pistols ou des Stooges. Après tout, pourquoi ne pas profiter du filon lorsque très peu de groupes actuels ont conservé une démarche proche du punk originel. Même si le son est bon, les compos efficaces (Friends, Running free...) on reste dubitatif, la base du punk était l'urgence, et un groupe, même efficace, de cinquantenaire peut-il encore brandir le même leitmotiv. Une des premières règles est que le public doit pouvoir se reconnaître dans le groupe. Alors sur disque, on peut faire abstraction de ce détail, mais sur scène cela semble inconcevable. La nostalgie peut permettre d'apprécier ce disque très bon au demeurant, mais on ne peut que regretter que ce ne soit pas des artistes deux fois plus jeunes qui se prêtent à l'exercice. Anecdotique comme les Sex Pistols qui jouent pour des jeux vidéo, on se dit que tout groupe, même excellent doit savoir raccrocher à temps. ✍ J.P. Boyer ★★ CHRISTOPHE WILLEM Inventaire tout en acoustic (Sony BMG) Après le succès du single Sunny, puis celui de l'album Inventaire, Christophe Willem revient très logiquement avec son premier live : Inventaire tout en acoustic. Le titre Elu produit de l'année ouvre l'album, dans une ambiance douce et intimiste avec le public. Lequel reprend en cœur les paroles des chansons. N'y avait-il que des fans lors de ce concert ? C'est à se le demander ? (pour vous convaincre attardez-vous sur le DVD fourni dans le package). Le
son et les musiciens sont excellents, mais certaines chansons de l'album ont malheureusement perdu de leur énergie. Notamment le titre Jacques a dit si troublant au niveau des arrangements dans le titre studio, qu'on ne retrouve décidément pas en acoustique. La chanson y perd toute son émotion. Christophe Willem surprend tout de même son auditoire en livrant une interprétation très personnelle de Zombie des Cranberries et en s'attardant dans une Chambre avec vue pleine de couleurs et de douceur grâce à son instrumentation. En conclusion, un album mitigé. Les fans adoreront, les autres beaucoup moins ! Et puis quelle utilité (sinon commerciale) de faire déjà un album acoustique alors que Christophe Willem défend encore l'album Inventaire à travers sa tournée nationale. N'était-ce pas trop tôt ? Pas très judicieux de la part de l'artiste ! ✍ Justine Sirkis ★ MICK HART Finding home (Besides/Rue Stendhal) Je n'avais jamais entendu parler de Mick Hart (pas plus que de Jeff Lang) avant que leur concert ne soit annoncé au Poste à Galène. Après une première écoute des deux albums, c'est Mick Hart qui a le premier retenu mon attention, me faisant penser à tout un tas de trucs que j'aime beaucoup (de Vic Chesnut à Cat Stevens en passant par Bob Dylan et sur la fin du disque John Butler). Dès le premier morceau Finding home, j'ai été touché par cette voix lente et râpeuse qui n'hésite pas à chevroter, et cette guitare sèche à la fois langoureuse et précise, qui m'ont fait penser à Vic Chesnut en plus limpide et puissant peut-être. Cette impression s'est confirmée avec le deuxième morceau Don't walk away ; et lorsque l'harmonica fait son apparition, c'est là qu'on se met éventuellement à penser à Bob Dylan (sur Smile c'est encore plus flagrant). Folk, limite « countrysant « par moments comme peuvent l'être des groupes comme America ou Neil Young, calme mais sans être mou (la voix n'en est que plus frappante), gémissant sans être énervant (c'est avec ce genre de blocage idiot que je suis passé à côté de Jeff Buckley). Certains morceaux feraient sans doute un malheur si elles passaient à la radio (comme ce From now on avec ses clappements et sa mélodie ultra pop) ou ces très John Bulter Allat your door et Freedom Song qui s'annoncent comme de grands moment sur scène ! ✍ Pirlouiiit ★★★ THOMAS FERSEN Gratte moi la puce - Best of de poche (Tôt ou Tard/Warner) Prenez 20 petits contes, une voix, et un ukulélé… mélangez bien et trouver le best of de poche Thomas Fersen Gratte moi la puce. Il s'agit d'une sélection de ses tubes arrangés et joués au ukulélé. L'album nous emmène en voyage dans les îles grâce à ce tout petit instrument, comme avec Les papillons où l'on s'imagine en vacances. Chaque chanson nous raconte une petite histoire avec une voix rauque ensorcelante… et nous ne pouvons que tomber sous le charme de cet album minimaliste. Le ukulélé y est sûrement pour quelque chose, ajoutant de l'originalité au best of. D'autres morceaux ont plus un côté folk ou blues avec La chauve souris, Bijou ou Le bal des oiseaux. N'hésitez pas à découvrir ce disque plein de malice et d'inventivité qui vous séduira sans aucun doute, même si à force, cette petite guitare peut être fatigante ! ✍ Elodie Morana ★★★★ BENOÎT DORÉMUS Jeunesse se passe (Capitol/EMI) Le ciné, les romans, la musique. La guitare, les platines ou le piano. Benoît Dorémus s'est tâté un moment avant de savoir pour quoi il était vraiment fait. Au final, entre tout, le bougre n'a pas choisi. Il écrit comme on filme, on l'écoute comme on lit. Un air d'accordéon, un refrain électrique, deux trois scratchs au milieu et le style est trouvé. S'il en avait déjà convaincu plus d'un avec une première tentative autoproduite il y a peu, le garçon remet ça cette année avec son premier « vrai album « : Jeunesse se passe. Un douze titres — plus un petit — mi chanson mi hip hop, entre hargne et douceur. La vie — la sienne surtout, même si on s'y reconnait tous un peu — les galères, les filles. Tout y passe. Et quand vient le temps des comparaisons, puisqu'il vient toujours, alors oui, cette gouaille énervée qui balance tout ce qu'elle peut, ce vocabulaire unique qui crache des poèmes et murmures des gros mots, oui, tout ça, ça sent l'Renaud. Benoît aime Séchan, Séchan aime Benoît, ça tombe bien. Et quand on sait que l'homme au blouson a repris à son compte un titre du petit nouveau — le très bon Rien à te mettre — sur son dernier album, on n'a plus aucun doute. Pompe, non. Relève, oui. À découvrir d'urgence. ✍ Amélie Maurette ★★★★ SHAKIRA Oral fixation tour (Sony BMG) Pour nombreux d'entre vous sans doute, Shakira évoque surtout le souvenir de ce clip qui tournait en boucle sur TF1 il y a de ça quelques années. Une fille qui, seule sur sa colline en images de synthèse, s'adonnait à une danse du ventre des plus osées en chantant Whenever, wherever. Vous l'auriez presque confondu avec Britney, c'est dire. Pourtant, force est de constater que le sex appeal ne fait pas la chanteuse superficielle. À 30 ans — tout de même — Shakira compte pas moins d'une dizaine d'albums studio à son actif, entièrement écrits et composés par ses soins. Et outre les multiples tubes que les plus renseignés connaîtront assurément — Objection tango, Underneath your close, La tortura, Beautiful liar — la bombe latine a plus d'un tour dans son décolleté. Pas convaincu ? Reste à vous emparer de ce DVD live qui retrace sa dernière tournée triomphale. Un Oral fixation tour qui mettra tout le monde d'accord à la vue d'une Shakira survoltée qui entre deux danses lascives est capable de choper guitare électrique et harmonica pour passer du rock à la musique traditionnelle hispanisante. 90 minutes de vrai concert qui auront au moins le mérite de confirmer que la colombienne est bien loin d'être mauvaise. ✍ Aurélie Selvi ★★★★ SORTIE ALBUM « SAISON 1 » www.myspace.com/paalmer



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