Nouvelle-vague n°135 décembre 2007
Nouvelle-vague n°135 décembre 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°135 de décembre 2007

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : La Plage

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : Nouvelle Vague.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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# 135 Avant ce premier disque, que faisait Constance dans la vie ? D es choses qui m'amusaient beaucoup, mais qui n'étaient ni trè s publiques, ni trè s lucratives. J e faisais des petits travaux pour gagner un peu d'argent, mais comme j e ne dépense pas beaucoup, j e n'avais pas besoin de beaucoup travailler. Et pour tout vous dire, la vie était super belle. Apparemment tu n'as couché avec personne pour y arriver, est ce pour ça que tu as du attendre 32 ans ? Exactement ! M aintenant j e vais coucher avec tout le monde pour faire trè s vite un second album. Tout dans l'album est autobiographique ou presque ? D ans l'émotion oui, mais dans les faits non, pas du tout, j e n'ai j amais eu de camarades de classe trè s laides et collantes, j e n'ai j amais dragué un vieux dans un casino. Sérieusement, tu t'attaques à des sujets presque tabous dans l'espoir de choquer ou simplement provoquer un gène qui amène à un questionnement ? Vraiment, quand j'écris mes chansons, tout le temps avec J ulien H irsinger, on fait ça pour s'amuser. T oute chose qui nous semble à la fois j uste et amusante nous paraî t bonne à écrire. J amais on ne s'est dit, on va leur en foutre plein la gueule et on va les titiller. C e n'est pas dans mes intentions. C e que j e trouve tabou, ce sont les choses fausses ou idiotes. Nos chansons ne le sont pas. Quand on se présente aux maisons de disques avec ses chansons, c'est facile à vendre ? C e n'est pas moi qui l'ai fait ! D'où l'intérêt d'avoir un manager qui essuie les réactions des gens de maisons de disque. C'est pour ça que tu as écrit Majeure, c'est pour t'imposer au moins dans les pays asiatiques et rentabiliser ton contrat ? Oui ! (rire) mais j e ne sais pas chez Warner, ils ne m'ont pas encore parlé d'ouvrir le marché j aponais… J e ne comprends pas toujours leur but ! (rire) Pourquoi ce titre Adieu Pony ? Pony, c'était le groupe de J ulien et moi, c'était un groupe pas vraiment existant qui était constitué de 2 personnes non-musiciennes : nous deux. D e trè s rares fois nous sommes allés chanter dans des bars, voilà la courte et j oyeuse vie de Pony. La couleur de l'album est assez rock n'roll dans les paroles alors que la musique est plus folk, qui a commencé à préparer le hold-up entre vous deux ? On est vraiment pareil. On n'est pas complémentaire, mais trè s en phase. C et album vient j uste de notre goût pour la plaisanterie et nous permet de nous amuser l'un et l'autre. Est-ce que Constance a déjà utilisé la méthode coué pour se sécuriser d'être exceptionnelle ? Avec son premier disque Adieu Pony, Constance Verluca, s'exhibe. À poil, pas commerciale, mais une telle personnalité qu'on ne peut qu'être sous le charme. Elle se dirige directement dans une niche inexplorée de la chanteuse un rien déjantée, qui assume ses faiblesses et en fait des forces vives et drôles. Son album où elle ne s'interdit rien en thèmes dévoyés : prête à sourire jaune, quant à sa musique folk, elle accompagne cette jeune femme libérée sur les traces des chanteurs américains qui savent que les belles histoires commencent et finissent bien souvent mal. Mais c'est ça qu'on attend d'un album : qu'il ne censure pas l'acidité de l'existence. J e m'en fous d'être exceptionnelle ! J e ne me réveille pas avec cette envie. L a seule chose que j'appelle comme sentiment en ce moment, c'est lorsque j e dois monter sur scè ne pour faire mes concerts et que j e n'ai pas le trac. L a seule chose que j'appelle c'est plutô t la peur car elle me paraî t nécessaire pour ne pas être trop mauvaise. Constance Verluca Comment as-tu rencontré Noah Georgeson ? J'ai mis trè s longtemps pour me décider dans le choix du réalisateur. A utant avec J ulien, quand on s'est rencontré, c'était naturel, simple et évident, mais après, choisir la personne pour orchestrer ça — car on n'est pas trè s bon ingénieur du son que ce soit lui ou moi — fut trè s difficile. L a maison de disque m'a proposé une liste de gens qui ne me convenaient pas du tout, alors j'ai tout simplement regardé les disques que j'ai chez moi et j'ai noté les noms des producteurs des albums que j'aime. M alheureusement, ils étaient soit morts ou trè s malades, vieux ou plus du tout compétents, car c'était souvent des disques des années 60, des trucs de J ohnny C ash un peu lointain. J usqu'au j our où j'étais dans un magasin de disques et j'ai trouvé l'album de D evendra Banhart et j'ai été trè s heureusement frappée par la qualité du son. L e son de la guitare qui était celui que j e voulais. Noah arrivait à faire ressortir la simplicité des interprétations. A près, cela s'est fait trè s simplement, j e lui ai envoyé les morceaux que l'on faisait avec notre 4 pistes et j e pense que cela lui a plu. Mais il comprenait les paroles de vos chansons ? Pas du tout, mais assez consciencieusement, en bonne élè ve que j e suis, j'avais traduit les textes en anglais mais il s'en fichait un peu. Il me demandait j uste de quoi parlait la chanson. J'étais d'ailleurs un peu embarrassée de lui dire de quoi ça parlait alors parfois, j uste parfois, j e mentais ! (rire) C'est un garçon trè s doux, trè s sage et j'avais l'impression d'être un tank parfois. J e sais que pour J e simule, j'ai totalement menti. Acceptes-tu que chanteuse soit ton métier ? J e ne maî trise pas encore bien mon statut. J e n'ai pas encore réalisé que chanter puisse être un métier. D éj à, j e ne me suis j amais écoutée donc j e ne peux pas te donner plus de détails sur ce point (rire). Pourquoi il y a un gros blanc à la fin de Matt Dillon ? Encore une fois pour s'amuser : on a j uste cherché quelle était la bonne longueur de temps pour que les gens se disent « tiens le disque est terminé » , et j uste au moment où ils vont éteindre leur chaî ne, un autre titre démarre. On a vraiment mimé la scè ne pour chronométrer le temps. Faire la première partie de Miossec, c'est facile ? J e n'ai aucun point de comparaison, j e peux j uste dire que c'est vraiment trè s chouette. Quand mon manager m'a appelé pour me dire que j e faisais une premiè re partie, ma premiè re réaction fut de me demander si j'étais vraiment obligée de le faire, j'avais une espèce de nausée à l'idée d'être dans des endroits inconnus, en dehors de Paris… pis j e connaissais pas ni M iossec, ni sa musique, mais ça y est, j e suis limite dépendante maintenant. C'est quoi la bonne raison d'avoir le blues aujourd'hui pour toi ? L a liste est longue ! D'être dans sa peau, d'être réveillée et d'être la même personne. Qu'est ce qui me fout le blues sinon ? hum ça fait longtemps finalement que j e n'en ai pas eu et c'est comme les rages de dents, j'oublie ce qui était horrible quand ça va bien. N'essaye pas de me replonger dans de mauvais souvenirs. Avec un disque comme Adieu Pony tu as vraiment tué ta mère ? H ors de question ! J e ne l'ai j amais voulu. M a mè re a écouté et elle adore. S a chanson préférée c'est Vive le chocolat pour le moment. M ais c'est curieux, car à la fin de l'enregistrement, j e lui avais fait une copie du disque alors qu'elle m'avait déj à vu plusieurs fois en concert, et bizarrement elle était supposée les connaî tre, mais là elle me téléphone et me dit « T'es gonflée tout de même ! ». ✍ Pierre Derensy Constance Verluca « A dieu Pony » (Warner). En concert le 2 9/1 1 au Poste à G alè ne - M arseille (1 3), le 3 0/1 1 au Passagers du Z inc - A vignon (8 4) et le 01/1 2 au C argo de Nuit - Arles (1 3).
Kami Influencé par la pop britannique et le rock indépendant américain, Kami évolue dans un univers mélancolique et rageur à la tension toujours palpable. Dans sa formation actuelle depuis l'été 2005, Kami s'est entre autre illustré en 1 ère partie de The Wedding Present, Mud Flow et Rhesus, et est lauréat Class'Eu- Rock 2007. Le 1er maxi du groupe (Where we fall), enregistré chez Markis Sarkis et masterisé à La Source à Paris par Jean- Pierre Chalbos (JJ72, Elista, Luke, Déportivo...), est disponible depuis quelques mois. Kami est un jeune groupe, pouvez-vous me raconter votre rencontre et d'où vient le nom du groupe ? En fait, le groupe a été créé durant l'été 2 001, alors que nous étions encore au lycée. Nous ne savions pas j ouer, et avons appris ensemble en répétitions et sur scè ne. Puis, D aveed à la batterie et Benj au son sont arrivés, il y a un peu moins de deux ans, et nous avons mis un petit coup d'accélérateur à partir de ce moment-là. Pour ce qui est du nom du groupe, rien de particulier. On trouvait j uste que ça sonnait bien. Where we fall est votre premier maxi, après 2 démos. Que de chemin parcouru donc... Pour en arriver là par quelles étapes êtesvous passé ? Effectivement, avant cela, nous avions enregistré une premiè re démo avec l'ancienne formation, et une autre il y a environ un an et demi. Quelques résidences et j ours en studio, mais surtout beaucoup de répétitions et de concerts font ce que K ami est aujourd'hui. M ais le chemin est encore long. Qui compose les mélodies et écrit les textes ? S'agit-il d'un travail de groupe ? Et en général comment cela se passe-t-il, la mélodie en premier puis le texte ou inversement ? Y a-t-il une mise en commun ou chacun donne-t-il son avis ? U ne base guitare/voix est la plupart du temps amenée par H ervé (chant/guitare) ou M artin (guitare/chant/clavier...), qui écrivent aussi les textes à partir de cette base. Puis, tout le groupe travaille ensemble sur les arrangements pour donner naissance au morceau. M ais parfois, un morceau naî t d'une improvisation en répétition. Cinq titres dans Where we fall racontent tour à tour l'amour et une certaine tristesse, qu'est-ce qui vous influence au niveau musical, littéraire et cinématographique ? Nos influences sont pour la plupart anglo-saxonnes, des groupes comme R adiohead, S onic Y outh, Bloc Party, Foo Fighters..., des auteurs comme Paul A uster, J onathan C oe..., et des réalisateurs comme D anny Boyle, S ofia C oppola... M ais, le plus souvent les textes sont influencés par des expériences personnelles. Un concept visuel sur la pochette assez épuré, que signifie ce dessin de chutes d'eau et qui en est l'auteur ? L a plupart des gens, et nous les premiers, y voient une chute d'eau. M ais, c'est une découpe en strates d'un sol ouvert, d'une faille, entraî - nant son environnement dans une chute. C'est bien sûr en relation avec le titre du maxi, Where we fall. L'auteur de la pochette, est un ami à nous : Vincent R ebouah. L equel s'occupe de nos visuels depuis déj à quelques temps. Il est aussi l'auteur des pochettes de nos deux démos précédentes. Y a-t-il une anecdote de concert qui vous a marquée ? Nos deux premiers concerts avec D aveed ont été trè s difficiles. D es petits bars où l'on ne pouvait pas j ouer fort (obligé de mettre un torchon sur la caisse claire), où l'on ne pouvait pas bouger du tout (la batterie rattrapant nos chutes), et où les gens s'intéressaient plus au match de foot diffusé sur la télé d'à cô té qu'à nous. Il fallait bien passer par là, mais nous sommes contents que les choses aient un peu changées. Comment vous sentez-vous avant de monter sur scène ? Avez-vous des « rites » particuliers ? Nous sommes toujours un peu stressés et terriblement impatients avant de monter sur scè ne. M ais il n'y pas de rites particuliers si ce n'est de s'échauffer un peu. Ecouter de la musique en loge, et surtout être réunis tous les cinq. Pour terminer cette interview avez-vous un message en particulier à adresser à votre public et aux gens qui vous soutiennent ? M erci ! ! ✍ Justine Sirkis En concert le 2 2/03 au T héâ tre de l’Eden - S énas (1 3). Premier M axi Where we fall (autoproduit) ✉ M ail : k ami@ k ami-fr.com. Web : www.myspace.com/wearek ami. ✆ 06 8 5 7 7 02 7 6.



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