Nos'Arts n°8 oct/nov/déc 2010
Nos'Arts n°8 oct/nov/déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de oct/nov/déc 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Arts Connection SAS

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 8,5 Mo

  • Dans ce numéro : spécial été... que sont-ils devenus ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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37 ! En ces temps où guette et s’insinue la barbarie ordinaire, où l’« avoir » tient trop souvent lieu d’« être », nos sociétés postmodernes sont plus que jamais en quête de valeurs propres à stabiliser et remobiliser les consciences. Pour retrouver un peu de cette confiance en déshérence, ne serait-il pas salutaire - cessant enfin de se raconter « des histoires » - de nous reformuler plutôt « notre Histoire », dans la multiple abondance de ses époques et de ses formes ?... De porter un regard neuf, curieux et attentif, sur le vaste patrimoine commun à notre humanité, fruit de ses efforts multimillénaires ?... En nous amenant à toucher à l’écume de ce que produit l’homme, l’Œuvre nous permet d’appréhender le beau comme source où s’abreuve notre conscience d’être au monde. Ainsi l’art multiforme nous rend-il meilleur à nousmêmes et aux autres. A rebours des vieilles lunes idéologiques exsangues et d’un flot télévisuel expert à transir nos énergies vitales, l’art nous regarde et nous parle. Suscitant les vibrations chaleureuses d’un désir naissant, il ennoblit l’esprit. Et lorsqu’elle s’éclipse à notre présence attentive, l’œuvre nous laisse transformés et prêts à en léguer à notre tour, la secrète puissance aux générations montantes … Poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains, cinéastes, photographes, philosophes sont là pour nourrir Contact : jmparent6.blogspot.com Jean-Marie Parent PROFIL D’UN AUTEUR DU SUD TOURAINE notre fierté d’être reliés à une culture universelle. Nous sommes alors à même, selon le vers de Rimbaud, ultime touche de son « Poète de sept ans », de « … pressentir violemment la voile… ». Et de prendre notre part, au-delà de l’espace et du temps, au tressage patient et fertile de cet infini et précieux « fil d’humanité ». Pour le plaisir, intact et toujours renouvelé, de réveiller l’eau qui dort … Jean-Marie PARENT est professeur des écoles à la retraite et ancien journaliste. Il a spécialement travaillé, avec ses classes de primaire, sur des projets de création mêlant la littérature, les productions d’écrits, les disciplines artistiques et les moyens audiovisuels (livres, diaporamas, cinéma). « Passions à l’œuvre », paru en mars 2010 aux Editions Praelego (www.Praelego.com), est son premier ouvrage : il traite des rapports entre les arts (au sens le plus vaste, allant de la poésie à la philosophie, en passant par la peinture et le cinéma) et les périodes de l’histoire qui y sont liées. Son deuxième manuscrit « Géographies de nos entremondes » est en préparation. Jean-Marie Parent fait partie de la toute nouvelle Société des Auteurs et Editeurs de Touraine. Vous pouvez le retrouver sur son BLOG littéraire « LEGOBALADIN » à l’adresse : jmparent6.blogspot.com.
EXTRAIT... aux Récit Diachronique « … le jazz est de l’art pur, il est l’expression de l’humain … » SteveWilliams Seul dans les rues d’Amsterdam, la ville aux cent canaux. Par un jour de belle lumière, sans doute… De cette lumière ardente qui repeint les sites comme les espaces clos des tableaux. Une lumière qui incite aux rêves et à l’écriture des rêves… Un revenant en quête de son inspiration passée. Un certain « Chet ». Du déjà vu. Du déjà entendu. Mais du toujours à voir, du toujours à entendre. Il flotte dans l’air comme un vague air de « Chat qui pêche », comme une réminiscence de Quartier Latin. « Sad walk », vraie balade en ville comme seul le jazz, musique urbaine par excellence, sait en créer et en distiller dans nos veines de promeneurs impénitents. Vraie ballade aussi, pour accompagner cette balade, ligne d’errance dans l’Amsterdam de l’art. Chut !... Chet flâne. Chet se tait. Chet chante. Sa mélodie est triste ; sa trompette cuivrée aux accents rocailleux trace une épure dans l’espace clair, y inscrit des volutes incertaines qui musardent et s’évanouissent paresseusement dans le ciel vide au-dessus des canaux. Chet suit sa ligne d’erre au gré de sa chanson triste, invitant à la bourlingue nos esprits libérés de tous leurs vieux démons en cours. Si légère, volatile presque, la ronde des notes et des silences semble posséder le pouvoir de réveiller des fantômes. Et les fantômes, à Amsterdam, ont des airs de Vermeer endormi, de ces figures auxquelles on peut se permettre de donner rendez-vous librement dans un coin de la ville, en tout bien tout honneur… Chut !...Le subtil chuintement des lèvres de Chet caressant l’embouchure fixe et suspend nos rêves, réveille des images enfouies dans les strates claires, toujours actives, de nos consciences en éveil. de « Passions à l’œuvre » de Jean Marc Parent Editions Praelego (www.Praelego.com) Au détour d’une petite rue, à l’amorce d’un pont, sur l’une de ces voies étroites qu’aiment à longer les flegmatiques cyclistes néerlandais, advient la rencontre. Rencontre unique, instant magique. La Jeune Fille à la perle. Allure enfantine, élégant turban à l’orientale, regard clair des statues, peau mate émergeant d’une ombre en clair obscur, à peine soulignée par l’éclat discret d’une perle de chasteté. De troisquarts, elle vient de tourner vers nous son visage élégant et juvénile, réponse muette mais éloquente à une question absente. Chut !... Ses lèvres à peine entrouvertes laissent aller un filet de voix blanche. Temps suspendu « à la Chet » … Etrange beauté, beauté fière captée avec comme un pétillement de lumière dans le regard, encore accentué par la touche blanche de la perle. « Sad walk », ballade triste. La mélodie de Chet s’entend dans le regard de la jeune fille : là gît la succession des notes et des silences sur la portée, là semble reposer le secret de la partition… Et Chet joue. Jouer selon Chet : miser quelque chose de soi-même, faire vibrer le silence et introduire comme un changement dans l’atmosphère, capter la musique sise dans l’âme elle-même. Jouer du silence, pas seulement avec les silences… pour gagner le droit de rejoindre le beau modèle muet du tableau. La jeune fille entend la musique. Elle sourit à Chet. L’éclat délicat de sa perle pose un contrepoint délicieusement rassurant à ces nappes de son sensuelles, révélant quelque pulsion intime, secrète. Ce visage traduit et rayonne l’innocence, l’élégance franche et naturelle d’une adolescente à l’éveil de sa vie. Extrait de « Passions à l’œuvre » 38 Littérature - Extrait



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