Nos'Arts n°7 jui/aoû/sep 2010
Nos'Arts n°7 jui/aoû/sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de jui/aoû/sep 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Arts Connection SAS

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : spécial été... que sont-ils devenus ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
31 Nous installons notre deuxième campement au cœur de cette mer de dunes, sur un plateau où nous attendent les chameliers et leurs dromadaires. Eux sont partis le matin après nous, mais arrivent en avance grâce à leur rythme de marche plus soutenu, et profitant de nos pauses toutes les 90 minutes environ pour nous rattraper et nous dépasser. Notre journée est rythmée par la nature : lever à 6h30, pliage du duvet (unique constituant avec le matelas de notre chambre à coucher) petit déjeuner, brossage de dent (la douche et la toilette sont déjà devenues de vieux souvenirs de notre monde occidental confortable), mise en marche durant quatre heures. Puis viennent le déjeuner et la sieste sous quelques rares arbres durant trois heures, avant une nouvelle remise en marche pour atteindre le bivouac. Une fois arrivés, nous récupérons nos sacs à dos ainsi que les matelas transportés par les dromadaires, pour installer notre campement. Nous nous regroupons ; le sac à dos est mis en tête du matelas pour nous protéger du vent et le duvet est étalé sur le matelas pour le moment de détente tant attendu. Le dîner est servi quelques minutes plus tard, sur une grande nappe entourée de matelas, puis rapidement des commerçantes venues de je ne sais quel village des alentours s’installent autour du groupe. Ce qui nous parut être une exception est rapidement devenu une habitude : chaque repas se transforme en véritable marché ambulant. Les femmes accompagnées de leurs enfants s’assoient autour de nous, et déposent sur des pièces de tissu de multiples objets de provenance «locale», dans le but de les vendre aux touristes de passage. Nous apprécions particulièrement les repas de ces premiers jours : du riz, des légumes en sauce, et une salade de fruits au sirop qui, avec son apport en sucre, fait notre bonheur à tous. Ce soir, tout le monde est en forme, et personne ne semble souffrir d’un quelconque mal aux jambes ou aux pieds. Mardi 14 décembre Quel bonheur ! Une douche au puits du village d’à côté, situé à peine à 200 mètres de notre nouveau bivouac. Une agréable sensation de propreté que l’on avait déjà oubliée... Ce soir, nous sommes installés en bordure de l’erg dont nous avons terminé la traversée dans la largeur. Cette journée s’est déroulée dans un paysage plus plat et rocailleux, avec moins de dunes. En fin de matinée, nous nous sommes arrêtés dans un village comptant une dizaine d’habitations, où nous avons pu prendre le thé, comme le veut la tradition dans toute cette partie de l’Afrique. La vie ici semble si rude, si différente : les habitations très sommaires sont constituées de quelques pierres superposées sur une base circulaire, et de branches sèches pour former la toitures. Quelques chèvres menues, les enfants jouant au milieu d’ordures ménagères, une végétation quasi inexistante : nous nous demandons tous de quoi peuvent bien vivre les habitants, sur
les visages desquels nous ne percevons cependant pas de marques de détresse mais plutôt celles d’une certaine nonchalance, pour ne pas dire d’une certaine quiétude. «Bonheur» serait trop simple et rapide, venant de la part de touristes «extérieurs» et culturellement différents que nous sommes. La conception du bonheur est probablement à la fois trop culturelle et trop personnelle pour juger de celle des autres. Ces réflexions m’amènent inévitablement à penser au sens de ce voyage. Quête de découverte de paysages «mythiques», de culture différente, d’une part. Recherche de ses propres capacités physiques et psychologiques quant à la gestion d’une telle «aventure». (Le mot «aventure» est probablement galvaudé compte tenu du caractère organisé de ce voyage). Je m’aperçois rapidement que, malheureusement, le groupe prend une place trop importante sur tout ce qui nous entoure. On marche avec le groupe, on voit par le groupe, bref, on oublie de s’égarer et de s’immerger dans le pays parce que reste un élément indissociable et constitutif du groupe. Ce que l’on donne et ce que l’on reçoit du groupe, c’est autant que l’on ne donne ni ne reçoit de l’extérieur. Une sorte d’isolement, certes loin de l’étanchéité inévitable des groupes voyageant dans la bulle de certains tour-opérateurs, mais quand même suffisante ici pour trop nous rattacher à notre monde occidental. Mais le groupe a aussi ses avantages. Il peut renfermer en son sein de vraies richesses. Gérald et Ghislaine, un couple d’aventuriers modernes, comme on en lit parfois dans les romans. La quarantaine passée, ce sont deux personnalités attachantes et singulières : lui est jardinier. Elle est sage-femme. Une façon simple de raconter et de partager leur passion des voyages autour du monde, le tout relevé de beaucoup d’humour et de finesse. Bref, des personnes comme on en rencontre rarement dans notre vie quotidienne, et qui vous donnent envie de les suivre et de découvrir le monde. POUR TOUS SOUTIENS Carnet de voyage 28 Toutes personnes pouvant aider et soutenir Jean Luc Savin dans des recherches de sponsors, mécènes, promotion et diffusion, sont les bienvenues et peuvent prendre contact par mail : jeanlucsavin@yahoo.fr Notre guide Ahmedou Retrouvez la suite de ce carnet de voyage dans le magazine numéro 2 à télécharger du site internet www.nosarts.com. 32 Carnet de voyage



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 1Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 2-3Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 4-5Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 6-7Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 8-9Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 10-11Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 12-13Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 14-15Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 16-17Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 18-19Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 20-21Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 22-23Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 24-25Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 26-27Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 28-29Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 30-31Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 32-33Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 34-35Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 36-37Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 38-39Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 40-41Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 42-43Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 44-45Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 46-47Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 48-49Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 50-51Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 52-53Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 54-55Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 56-57Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 58-59Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 60-61Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 62-63Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 64-65Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 66-67Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 68-69Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 70-71Nos'Arts numéro 7 jui/aoû/sep 2010 Page 72