Nos'Arts n°6 avr/mai/jun 2010
Nos'Arts n°6 avr/mai/jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de avr/mai/jun 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Arts Connection SAS

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-Pierre Mas, parrain du numéro.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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53 Médias... Christophe Nick, réalisateur de documentaires (Chroniques de la violence ordinaire, Ecoles en France…) a commis deux erreurs avec ce film. La première consiste à tirer des conclusions sur l’obéissance. En effet, lorsque les candidats (qui devaient infliger une punition au malheureux qui avait mal répondu) commençaient à hésiter, l’animatrice lançait une injonction qui, le plus souvent, rassurait celui-ci qui finalement actionnait la manette pour envoyer des décharges électriques de plus en plus fortes. Il ne s’agissait pas d’obéissance, comme tout le film l’a prétendu mais simplement de confiance. Le candidat a confiance en la télévision et ne suppose donc pas qu’elle puisse volontairement mettre en danger la vie d’autrui. C’est donc sa confiance qui le pousse à envoyer la décharge et non l’obéissance. Première erreur dans le film et le débat. Et cette première erreur en détermine une autre. Il s’agit de l’amalgame rudimentaire qui a été fait entre cette expérience et la télé réalité. Aucune émission en France ne demande à un candidat d’infliger une punition physique à un autre. Et si, justement, dans l’expérience, le candidat s’exécute, c’est parce qu’il a confiance en la télévision. Cette expérience ne peut donc en aucun cas faire la démonstration de la nocivité des émissions de télé réalité ou de la télévision en général. C’est comme si on prétendait que l’usage de la poêle à frire était dangereux pour la population parce que, un jour, quelqu’un a frappé son voisin avec une poêle à frire ! Reste que certaines émissions de télévision sont parfois nocives… et la première d’entre elles est donc cette émission sur France 2 qui d’ailleurs n’a obtenu qu’un piètre résultat d’audience, car elle induit (volontairement ?) le public en erreur par une analyse décidément stupide. Mais il est vrai que certaines émissions de télé réalité sont affligeantes de bêtise, telle la « Ferme Célébrités », cette émission de TF1 où l’on envoie dans une ferme au confort spartiate, des célébrités davantage habituées aux draps de soie et aux petits déjeuners raffinés. À ce propos, les réactions des représentants des chaînes africaines sont assez sévères sur la façon dont TF1 présente l’Afrique au travers de cette émission. Le commentaire général est que les Européens en général, et les Français en particulier, tireraient bénéfice à travailler en collaboration avec les Africains pour être davantage pertinents dans la façon de montrer le continent. Mais, ajouta notamment Mactar SILLA, nous n’avons pas le monopole de l’Afrique en matière de télévision et il existe tout de même des producteurs français qui savent travailler avec l’Afrique. Pour la petite histoire, la « Ferme Célébrités » ne rencontre pas le succès escompté sur TF1 et a suscité de nombreuses réactions sur Internet et sur Facebook avec, notamment un groupe intitulé : « Pardon à l’Afrique de leur envoyer 16 connards dans une ferme », groupe qui, en quelques semaines, a réuni plus de 600 000 membres. Sans commentaire ! Richard Joffo Photo DR
A PROPOS DE... CINÉMA L’immortel ? Mortel ! Un polar « sang pour sang » marseillais. Une dérive au cœur de la pègre filmé par Richard Berry librement inspiré d’un roman de Franz-Olivier Giesbert. Et surtout une rédemption épique, apocalyptique, celle de Charly Matteï (Jean Reno, granit magistral) tournant le dos à son passé de caïd et préférant se consacrer à sa femme et ses deux enfants. Mais les 22 balles que le malfrat reconverti se prend dans le corps vont être les principaux catalyseurs de cette vendetta. Il est laissé pour mort, pourtant la fée Miracle lui accorde une faveur : la VIE. Le miraculé cherche alors à comprendre le pourquoi du comment avant que ne germe le flingue vengeur arrachant larmes, cris et décibels (la bandeson est omniprésente voire de trop sur certaines séquences). La caméra de Richard Berry est au taquet. Mouvements rapides, ralentis saccadés, gros plans au corps à corps, un ballet de regards et de personnages taillés au cordeau, en apparence bruts de fonderie dans leur psychologie mais une fois le vernis ultra-violent éclaté, tiraillés par des valeurs communes à tout être humain, à savoir la famille, l’amitié, la fratrie… Télescopage de sentiments et d’émotions garantissant une dramaturgie nourrie en rebondissements. Notre réalisateur-acteur (il s’est réservé un petit rôle dans le film) a semblet-il écarté tout manichéisme, bien que la violence soit le dénominateur commun de chacun de ces personnages : « Chez les mafieux comme chez les flics, il y a des bons et des empaffés. Les hommes sont des êtres humains avant d’être des flics ou des voyous. » Et pourtant, on ne peut s’empêcher de penser que ce polar nerveux filmé à bout portant doit en majeure partie sa réussite à la consistance non seulement des seconds rôles mais aussi de Tony Zacchia, l’ami d’enfance de Charly Matteï incarné par Kad Merad. L’acteur prend un malin plaisir à porter l’habit de grand voyou cruel et machiavélique légèrement psychopathe sur les bords. « Quand j’ai fait les CH’TIS, j’ai pensé à Louis de Funès pour certaines scènes. Donc là, quand on fait un film de gangsters, un gangster habillé tout en noir… forcément, on est dans SCARFACE ! Et forcément, j’ai pensé à Al Pacino. » En assumant le rôle d’un parrain marseillais inquiétant, imprévisible et dangereux, Kad Mérad, le « comique », déploie un potentiel d’acteur riche et surprenant, faisant involontairement de l’ombre à la plupart de ses partenaires. Un challenge que Richard Berry a pris au pied levé : « En fait, je préférais prendre un acteur avec une allure de mec sympa et le pousser vers la folie plutôt que de choisir une gueule de méchant à qui j’allais essayer de donner de l’épaisseur humaine. » Petit rôle également pour Joey Starr, crédible comme petite frappe sanguinaire face à Marina Foix, la femmeflic alcoolique élevant seule son enfant depuis l’assassinat de son policier de mari. Résultat : un de ces bons polars trop rares à la française pour ne pas bouder son plaisir. Harry Kampianne Magali Bragard Jessica Forde 54 A propos de …



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