Nos'Arts n°6 avr/mai/jun 2010
Nos'Arts n°6 avr/mai/jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de avr/mai/jun 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Arts Connection SAS

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-Pierre Mas, parrain du numéro.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Photo : Bruno Lépine 33 LITTERATURE Jacques Bertinier Une très belle école de la vie, la vente directe dans l’édition a permis à Jacques Bertinier de faire, dès l’âge de vingt et un ans, ses premières armes dans le milieu. Puis un domaine tout autre, la création et la commercialisation d’emballages de luxe, s’ouvre à lui. Il s’engouffre alors dans la brèche, et bien vite Le Figaro, avec qui il est en contact, de par ses fonctions, lui présente des dessinateurs humoristiques, « La Bande à Blondin ». Passionné de cuisine et de gastronomie, l’idée d’écrire un livre, « La cuisine illustrée », surgit et du fait de ce contact devient tout à fait réalisable. Il veut transmettre un savoir Sans attendre, il propose le sujet aux Editions Glénat, qui acceptent tout de suite. Puis « L’œuf dans tous ses états » sera son deuxième livre, « car il y a plus de dix manières de faire des œufs », précise Jacques Bertinier. Il écrit également « Les recettes des authentiques bouchons lyonnais », car il veut transmettre ce savoir, élaboré par les Mères et les grands Chefs, et le faire connaître aux jeunes, pour permettre à la cuisine de vivre et de survivre, car depuis 1968, tout s’écroule progressivement, la restauration rapide prend le dessus. « Dans mes livres, indique l’auteur, j’essaie de montrer que faire la cuisine est un plaisir. » Faire les courses, préparer le repas, puis le partager, car « un repas n’est jamais aussi bon que lorsqu’il est partagé ». La cuisine est Photo : Bruno Lépine lesdeuxcollines@gmail.com un art à part entière ; outre les aliments, les couleurs, les formes permettent aux chefs, qui sont souvent de grands artistes, d’élaborer leurs recettes. Un écrivain à part entière Depuis maintenant treize ans, Jacques Bertinier est écrivain à part entière, il a laissé tomber l’emballage de luxe, pour se consacrer uniquement à sa passion, et a déjà seize livres à son actif. « Ecrire est un travail d’équipe », certifie Jacques Bertinier. Il se considère comme le metteur en scène qui a l’idée du livre, autour duquel sont réunis les acteurs, directeur artistique, illustrateur, imprimeur, promoteur et distributeurs, sans oublier le ou les Chefs, qui bien que faisant des plats toujours identiques à eux-mêmes, sont en permanence à la recherche de nouvelles recettes. Il a d’ailleurs écrit sur certains d’entre eux, comme Michel Chabran patron du fameux restaurant de Pont de l’Isère (Drome), qui stigmatisent les papilles gustatives du lecteur, ou pour parler plus simplement, lui mettent l’eau à la bouche ! « De cette façon, un réseau de restaurants de toutes gammes peut être élaboré », assure l’auteur. Actuellement, Jacques Bertinier crée les Editions des 2 collines. Il souhaite que celles-ci gardent essentiellement une vocation régionale. Dans un premier temps, elles éditent du culinaire, le patron étant versé là-dedans, mais sans pour autant se focaliser sur la sujet. « De toute manière, assure-t-il, la seule personne qui ait raison dans tout cela, c’est le public gastronome. » Bruno Lépine
Eric de Mildt A PROPOS DE… Stan Lauryssens « Dali était un exhibitionniste culturel, purement et simplement. Et cupide ! » D’abord « correspondant à Hollywood » bricolant de fausses interviews pour la revue belge Panorama, puis marchand d’art improvisé pendant une dizaine d’années, endossant l’habit de spécialiste de l’œuvre de Salvador Dali, Stan Lauryssens a selon son expression « pressé, saisi et tiré » le porte-monnaie de gogos pleins aux as achetant de l’art comme on achèterait une machine à laver. Pensez-vous qu’il existe encore des vrais Dali sur le marché ? Il y en a, mais pas trop. Quelques petits trucs des années 30, début 40. Tout ce qui se vend sur eBay et autres sites, signé Dali, c’est 100% faux. Vous avez connu une période du marché de l’art (années 70 et 80) où tout était permis. Pensez-vous aujourd’hui que cette folie est encore possible ? Il y a moins d’argent noir, moins d’argent « souillé », moins d’argent sale, donc moins de possibilités pour tromper et abuser, mais tant qu’il y aura de l’art, tant qu’il y aura des acheteurs et des vendeurs, il y aura des gens qui seront dupés, c’est dans la nature de l’homme. Peut-on dire que Dali est le plus grand imposteur de l’histoire de l’art ? Si Dali est le plus grand imposteur de l’histoire de l’art, il est aussi le plus grand artiste commercial du siècle passé. Les deux vont la main dans la main. Sachant que le marché est inondé de faux Dali (75% de sa production seraient des faux), pourquoi son nom et son œuvre continuent à être associés à l’histoire de la peinture surréalisteréaliste ? Le surréalisme se moque de tout, aussi de soi-même. Magritte, autre surréaliste, disait : « C’est mieux un bon faux tableau qu’un mauvais vrai tableau. » Ça, Editions l’Archipel - Prix 19,95 € De ses aventures picaresques sur fond d’escroquerie internationale est né un livre sulfureux « Ma vie criminelle avec Salvador Dali » : une saga picaresque où les pratiques sexuelles d’un « Avida Dollars » (anagramme de Salvador Dali inventé par André Breton), les rencontres avec des interlocuteurs « border line », la clandestinité, la prison et sa reconversion dans l’écriture nous livrent la face cachée du marché de l’art et de la spéculation. Harry Kampianne c’est l’esprit du surréalisme. Dali est le pinacle de cet esprit. Avez-vous des regrets ret d’avoir participé à ces arnaques à grande échelle ? Non, pas de regrets du tout. Vous est-il possible aujourd’hui de vous intéresser à l’art sans arrière-pensée re-pensée spéculative ? L’art : oui, le marché de l’art : non. Votre récit est traduit dans 25 pays, et en cours d’adaptation à Hollywood. Si le film est diffusé, peut-être y aura-t-ila-t-il des obstacles ? Le seul obstacle, c’est le Musée Dali (la Fondation Gala-Dali) à Figueres en Espagne, qui s’oppose résolument à mon livre et au film. Dali pourrait devenir le plus grand faussaire de l’histoire de l’art, sinon il risque d’être un de ces artistes qui tombent dans l’oubli. Dali est contemporain de Picasso, Magritte, Giacometti... mais il reste loin de la cote de ses contemporains. Vous êtes aujourd’hui écrivain. Et votre passionsion de toujours semble être l’écriture. re. Peut-on dire que vous êtes tourné vers l’art, disons le marché de l’art, par cupidité ? Non, par nécessité. Propos recueillis par Harry Kampianne 34 A propos de…



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