Nos'Arts n°4 nov/déc 2009
Nos'Arts n°4 nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de nov/déc 2009

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Arts Connection SAS

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : marraine Caroline Loeb.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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57 portrait CINéma Site : www.lesfilmsduhurepoix.com Michel Bazinet Un producteur « autre » … MB : En faisant mon service militaire… J’étais en panne, avec un DEUG de sciences Eco. Ça m’a permis d’ouvrir de nouveaux horizons... paradoxalement… Et quand vous entrez dans le cinéma, vous entrez par quelle porte ? MB : Par une porte toute simple : celle de la simplicité, de la candeur… Je veux travailler dans le cinéma, donc j’achète les journaux techniques, « le film français », « le technicien du film » … je vois la liste des films en préparation, j’appelle les productions, et les régisseurs généraux pour savoir s’il y a une place pour moi sur les tournages. Je mets quasiment 15 jours pour trouver un stage sur un film de Catherine Breillat qui s’appelait « Sale comme un ange », et à l’époque j’avais trouvé ça long… 15 jours, quand même ! C’est dur ce métier… Dans le cinéma, vous avez fait quoi, jusqu’à présent ? MB : Essentiellement de la régie générale… On fonctionne par branches dans cette profession, et la mienne, c’était celle de la production et de l’administration. J’ai fait régisseur stagiaire, régisseur adjoint, régisseur général, directeur de production, un peu assistant de mise en scène - qui est une autre branche – actuellement, je suis spécialisé en repérages pour des séries télé. Si je viens vous voir, c’est parce que vous êtes dans une maison de production qui s’appelle les films du Hurepoix. Vous pouvez m’en parler un petit peu ? MB : C’est une maison de production que j’ai créée en 2007. Ça correspondait à l’idée que je souhaitais faire des choses par moi-même. Le problème de l’intermittence, c’est qu’on est appelé : c’est le syndrome du tapis rouge… Quand on n’est plus appelé, il ne se passe plus rien. Et je voulais moi mettre en place une structure qui me permette de continuer à travailler même quand on cessait de m’appeler. Pouvoir démarcher éventuellement une clientèle parce que cette société c’est aussi l’expression d’un nouveau savoir-faire que j’ai commencé à acquérir au début de l’année 2000 sous l’influence de mes adjoints… qui étaient plus jeunes que moi, très intéressés par tout ça, et donc très intéressants, et donc je m’y suis intéressé. J’ai pris le tournant de la révolution du numérique en matière audio-visuelle, et je me suis formé principalement à l’école des Gobelins, essentiellement en ce qui concerne la postproduction, le montage image sur Final Cut Pro, trucages sur Motion, création de DVD, encodages… voilà. Au jour d’aujourd’hui, qu’est-ce que vous avez dans votre catalogue aux Films du Hurepoix ? MB : En fait, le navire amiral de ma production, c’est « Voix publique ». C’est un film documentaire d’un peu moins d’une heure qui retrace la victoire inattendue d’une liste dissidente de l’UMP et qui raconte évidemment les dissensions au sein de la majorité sortante, les haines qui existaient depuis 25 ans et qui se sont exprimées d’une façon très… très forte dans un espace de temps très réduit au moment de la campagne municipale de 2008. C’est le film le plus cher à mon cœur… actuellement, et qui va dans le sens que je veux développer aujourd’hui : des films forts, denses, mais traités d’une manière artisanale… sans rien de péjoratif. Artisanal, ça veut dire en allant à l’essentiel, avec des moyens rudimentaires en termes de personnel puisque j’ai travaillé tout seul sur ce film, à l’image, au montage et à la finalisation. Vos projets à moyens termes ? Artiste Agenda culturel de la ville page 93. PARIS MB : Mes projets… C’est vrai que le genre que j’ai développé m’invite à faire du documentaire... Mon positionnement est de plus en plus celui d’un documentariste… c’est ce que je fais actuellement par exemple en matière de making-off. Actuellement je réalise le making-off du « Chasseur », une nouvelle série pour France 2 réalisée par Nicolas Cuche et produite par « Sons et Lumières » … Néanmoins, la famille dont je suis issu reste la fiction : les projets que j’ai en tête… sont des projets de fiction : un à l’étude dont on a écrit quelques pages avec ma sœur Marie Gabrielle Zanetto... Par ailleurs, avec un autre compère, j’aimerais faire un court métrage qui s’appellera « Bandeville », une comédie sexuelle…
En fait, je suis confronté à des choses toutes simples : je cachetonne… je cachetonne encore comme intermittent du spectacle. Je fais du repérage pour des séries françaises. Développer des projets, ça demande beaucoup d’énergie... Ce n’est pas forcément juteux tout de suite. Je suis obligé de m’inscrire dans la durée. Dans le cinéma actuel, s’il y avait quelque chose que vous adorez et quelque chose que vous détestez… MB : (Hésitations) Je ne sais pas répondre à cette question… Un film qui m’a beaucoup surpris, et récompensé aux Césars, que j’ai vu par hasard à Dourdan, c’était « le dernier jour du reste de ma vie ». Un film extrêmement rythmé, très dense, humain, avec des personnages porteurs d’émotions, de fragilités, avec des situations épaisses, à la fois complexes et courantes… A ce point de vue-là, on avait une image quotidienne de la vie… belle, difficile et complexe… Ce que j’aimais dans le cinéma, surtout quand j’étais plus jeune, c’était des films qui racontaient des tranches de vie. Pas nécessairement des histoires… Comme La « bûche » de Danièle Thomson, on a une chronique comme ça, à la veille de Noël, avec des histoires dans l’histoire. J’aime ce type de cinéma-là… Un film qui vous a déçu ? MB : Heu… Voire ennuyé… MB : Alors j’ai vu récemment… je suis régulièrement invité par la fondation GAN pour le cinéma et donc je vois des films que je n’ai pas l’habitude de voir ou qui ne sont pas projetés… il faudrait vraiment que j’aille le voir, que je trouve une salle… J’ai vu un film azerbaïdjanais, qui s’appelait « Tulpan » … Je m’attendais à quelque chose de formidable et j’ai été incroyablement surpris… d’une part, on parle du héros, on ne le voit jamais… et c’est très lent… voire ennuyeux… L’émotion ne suffit pas à emporter l’adhésion du spectateur… Un film que j’ai vu à cette occasion est « California Dreamin » et ça, ça m’a beaucoup surpris, étonné. Je crois que c’est un jeune roumain qui l’a réalisé et qui est mort depuis… et ça, c’est absolument remarquable… quelque chose que j’aurais raté si je n’avais pas eu cette invitation… Demain matin, une banque vous prête tout l’argent que vous voulez ; quel est le film que vous réalisez immédiatement ? MB : Heu… Bandeville. Et pour un long métrage ? MB : « Les disparus », le scénario sur lequel on vient de se mettre à travailler. En dehors de « Voix Publique » vous avez réalisé quelques courts-métrages. Vous pouvez nous en parler ? MB : Ces courts métrages sont très chers à mon cœur aussi ; il s’agit de 4 courts métrages réalisés entre 2004 et 2007 dans le cadre de l’aumônerie. L’idée en fait était d’accompagner un groupe de jeunes de 4ème 3ème et de faire une animation pastorale à travers un atelier d’écriture, de montage et de réalisation. Tout ça, avec un objectif dès le mois d’octobre : on fait un film, certes, mais qu’est-ce qu’on raconte ? Dans une thématique chrétienne, évidemment. On a eu le jugement dernier, Sainte Angèle Mérici avec l’abbaye de L’Ouye près de Dourdan, la satiété et la faim, sorte de métaphore sur notre volonté de consommer toujours plus et de remplir toujours plus, et une dernière sur la souffrance et le silence de Dieu. Des thématiques finalement assez fortes, abordées et assumées par les enfants, qui ont donné un sens à de vrais films de fiction, avec de vrais personnages, de la comédie, entre 10 et 15 minutes. Vous avez travaillé également avec des jeunes de collège… MB : Alors... oui, c’est effectivement l’autre volet que je souhaite développer à l’avenir : c’est de venir appuyer la création d’auteurs, de réalisateurs... A Dourdan, chaque année, des professeurs réalisent un évènement avec des collégiens, depuis des générations qui gardent souvent des souvenirs très forts de ces expériences, et moi, depuis 3 ans, je les accompagne en vidéo. Soit des clips projetés pendant le spectacle, soit le montage et mixage d’un opéra filmé, soit le film d’une prestation en direct… Un dernier mot : qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter professionnellement dans les mois à venir ? MB : Heu… C’est de la grâce… que les choses arrivent par elles-mêmes… sans que je sois toujours obligé d’aller décrocher le pompon. Mylène Micoton 58 Cinéma - Portrait



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