Nos'Arts n°3 sep/oct 2009
Nos'Arts n°3 sep/oct 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de sep/oct 2009

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Arts Connection SAS

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 12,6 Mo

  • Dans ce numéro : parrain du n°3, Étienne Chicot.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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53 CINéma Lumière sur... François Dumoulin Dès la naissance du cinématographe (1895), des réalisateurs inventifs comme Georges Méliès, modifient grâce aux trucages, contenu et rendu des images. Un siècle plus tard, le recours aux outils numériques permet de renforcer l’illusion optique des effets spéciaux, sans que cesse pour autant l’influence de ces ingénieux pionniers. On appelle trucages, puis effets spéciaux, les techniques utilisées au cinéma pour créer l’illusion d’actions, simuler la présence de personnages, de créatures imaginaires, la présence d’objets, de phénomènes qui n’existent pas ou ne peuvent être filmés. Scènes d’explosions, d’accidents, de tremblement de terre, conditions météorologiques, sont ainsi reproduites sans risque pour les acteurs ni dommages pour les décors. Introduits en cours de tournage comme en post-production, par des moyens mécaniques ou virtuels, ces effets peuvent aujourd’hui être combinés, mêlant prises de vues réelles et animation. Si l’art du trucage a rendu célèbres par ses prouesses, films fantastiques et de science-fiction, rappelons que pour être crédible, un effet spécial doit se faire oublier et paraître vraisemblable. Le résultat prévaut sur la mise en œuvre. Retour en arrière Le succès des films de Méliès confirma l’impact sur le public, des trucages en trompe l’œil ou résultant de surimpressions de négatifs. L’invention du rotoscope par les frères Fleischer en 1914, facilite ensuite la retouche et le détourage image par image, pour ajouter, supprimer, avec fluidité et naturel, personnages ou éléments de décor. De nombreuses techniques inventées dans les années 1920-30 sont toujours pratiquées : ralenti et accéléré, changement d’échelle, maquette, marionnette, câble de déplacement….l’utilisation de caches et de masques donnant naissance au procédé de l’incrustation, fut un progrès capital. Réalisation des effets visuels pour « Les Enfants de Timpelback » (voir Chronique DVD page 51)
Les effets spéciaux En accéléré Julien Pappé, créa en 1963 sous le nom de « Truca », un appareil d’enregistrement permettant outre des fondus enchaînés, des effets visuels inédits à partir de montages. L’ILM (Industrial Light Magic) de George Lucas, apporte des innovations qui trouveront leur plein aboutissement dans le numérique dès les années 80. On désigne depuis par le terme de « compositing », cet ensemble de procédés consistant à mélanger plusieurs sources d’images pour en faire un plan unique, intégré en phase finale de montage. Ces sources peuvent être des images numérisées ou numériques, transformées ou créées en infographie, sur ordinateur. En studio François Dumoulin, 35 ans, Superviseur des effets visuels dans un studio de post-production, en quittant l’Esra dans les années 90, utilisait encore des techniques traditionnelles (banc de montage, logiciel de retouches PaintBox). Cette école ne disposait pas encore du département Sup’infograph qui contribue depuis à la renommée de cette formation aux côtés de celles des Gobelins ou de Supinfo com de Valenciennes, véritables pépinières de talents. Lors d’une mission d’assistanat, François découvrit les possibilités de la palette graphique. Il obtint de la société de production, d’en disposer la nuit pour se former seul des heures durant, à la première version de Flame qui devait lui permettre de maîtriser le compositing, phase essentielle de son travail. Pour devenir superviseur, on peut soit compléter une culture de l’image cinématographique par une pratique de l’infographie soit venir du numérique et entrer de plain-pied dans l’univers du cinéma. François était plasticien et cinéphile, il devint un acteur émérite du numérique tandis que ce dernier gagnait du terrain sur la création au point qu’aujourd’hui pas une production animée n’échappe à ses outils. Pourtant en dix ans, la concurrence a ramené à trois ou quatre, le nombre des studios français reconnus internationalement. L’activité de La Maison qui peut nécessiter la présence de 200 intermittents sur ses 2000m2, se consacre pour moitié à la réalisation de publicités souvent innovantes. La dernière en date, sortie en avril, posait un véritable défi. Le projet de la marque Perrier, prévoyait la fonte de matériaux dont la simulation a demandé bien des recherches dans le domaine physique, des photos de repérages et des opérations de modélisations en 3D, jusqu’à l’animation finale. Un métier encore mal reconnu Excepté au Festival des Lutins qui en a créé un et dont François fut le lauréat pour sa contribution au court métrage de Juan Solanas (L’Homme sans tête, 2003), aucun prix ne vient récompenser la création des effets spéciaux. Olivier Raoux, chef décorateur nominé aux Césars 2009 pour Les enfants de Timplebach, aurait volontiers partagé son prix avec François, réalisateur de Deuxième équipe, chargé des actions et des paysages. Dans l’une ou l’autre fonction, superviseur, réalisateur, François doit, dès réception du scénario et parfois en période d’écriture, estimer l’intérêt et le coût des interventions pour déterminer avec le réalisateur, ce qui sera exécuté mécaniquement par des équipes comme celle des Versaillais3 sur les lieux de tournage, ou en post-production. Ces choix sont primordiaux explique-t-il, et garantissent le résultat esthétique conforme à la sensibilité du réalisateur, en respectant des impératifs de temps et de financement pouvant aller jusqu’à 5% de la totalité du budget du film. Quoique prévus de longue date, les effets visuels s’achèvent parfois dans l’urgence. Déjà sélectionné pour la compétition officielle à Cannes, le film d’Elia Suleiman, The Time That Remains, a requis jusqu’à la dernière minute, l’attention de toute l’équipe. 1 - La Maison - 13 rue Gaston Latouche 92 210 Saint Cloud - 01 41 12 20 00 2 - Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle (privée) 3 - 2 avenue de l’Europe - 94 366 Bry S/Marne – 01 49 83 41 14 Philippine Moranges 54 Lumière sur...



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