Nos'Arts n°3 sep/oct 2009
Nos'Arts n°3 sep/oct 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de sep/oct 2009

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Arts Connection SAS

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 12,6 Mo

  • Dans ce numéro : parrain du n°3, Étienne Chicot.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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49 portrait CINéma Jean Max PETEAU Depuis Avignon 2006, les deux spectacles : « Lettres de Délation » et « Résister c’est exister » se jouent devant des salles combles, et se terminent régulièrement par des « standings ovations ». Le public n’a plus honte de se lever pour applaudir cette période trouble de l’Histoire. Le spectateur d’aujourd’hui a le recul nécessaire pour en tirer les leçons et mettre à profit l’expérience du passé. Jean Max PETEAU, réalisateur. « C’est parce que nous souhaitons que cette expérience et ces leçons soient partagées par le plus grand nombre et dépassent le cadre des théâtres, que nous voulons graver ces mots et ces images, afin de les transmettre aux jeunes générations. L’art est l’un des plus sûrs vecteurs de l’éducation. ». « Notre travail appartient à notre devoir de mémoire » NA : Comment avez-vous commencé ce métier ? Jean Max Peteau : Je suis entré dans le monde du spectacle à l’âge de 16 ans, par le biais de la musique. J’avais un groupe, « Cheval Fou », musique pop-rock progressif. Ce qui me plaisait déjà dans cet univers musical, c’était de mettre en scène nos concerts. Par la suite, j’ai été amené à faire des réalisations sonores et des musiques pour le théâtre et « de fil en aiguille », j’ai exercé différents postes pour un certain nombre de metteurs en scène, assistanat, création d’éclairages ou de décors, effets spéciaux, régisseur et même quelques mises en scène. NA : Aujourd’hui, vous êtes principalement réalisateur et votre amour pour le théâtre vous amène à filmer des pièces. En quoi consiste une captation pour le théâtre ? J-M.P : Une captation, terme que je déteste, est tout simplement l’action de filmer la pièce de théâtre, ou tout autre évènement. Après, il s’agit de déterminer comment filmer pour donner une vie nouvelle à l’œuvre. Les captations telles que je les vois souvent à la télé ne m’intéressent pas. Elles ne parviennent pas à reproduire l’émotion et la vérité de la représentation théâtrale telle que la désire le metteur en scène. Artiste Agenda culturel de la ville page 75 Site : http://jeanmaxpeteau.over-blog.net Adresse mail : jean-max.peteau@wanadoo.fr N.A : Quelle est votre façon de procéder ? Paris J-M.P : Le manque de préparation, oblige souvent les réalisateurs à filmer en « plans larges », pour montrer l’ensemble de la scène de théâtre ou du décor alors que de mon point de vue, le film doit permettre une autre vision de la pièce que celle que les spectateurs ont dans la salle de spectacle. Il faut avec la camera, aller chercher d‘autres choses, une autre émotion, « entrer » plus profondément dans l’histoire. Le regard d’un comédien où son écoute silencieuse peut prendre une autre dimension à l’image. Le film est une réécriture de la mise en scène, mais sans jamais la dénaturer. Les moyens de l’écriture cinématographique. Gros plans, Très Gros Plans, inserts permettent d’élargir la vision du spectateur. Je suis un œil. Je n’interviens ni sur la mise en scène de base, ni sur le jeu des acteurs. J’essaie d’aller chercher ce qui me semble le plus intéressant dans ce que je vois. C’est comme une photo. Tu choisis un sujet dans la rue et si tu le proposes à dix photographes différents, tu auras dix photos différentes parce que chacun a sa propre manière de voir le sujet. Pour réussir à filmer une pièce de théâtre, j’ai besoin d’aimer la pièce, la mise en scène ou les acteurs. Ce qui m’importe, c’est de faire aimer le théâtre. Ce n’est donc pas en montrant un cadre de scène, un plateau ou du public que l’on va faire aimer le théâtre. Ça me donne toujours l’impression que l’on me dit « vous avez vu, ce que vous voyez est du théâtre ». Ce qui est ridicule car la théâtralité sera toujours présente, ne serait ce que par le jeu de l’acteur, différent au théâtre et au cinéma. Je pense que filmer une pièce pour la télévision doit provoquer l’envie d’aller la revoir ensuite au théâtre. NA : A propos de « Lettres de Délation » et « Résister c’est exister », depuis combien de temps travaillez-vous ? J-M.P : Il y a maintenant un an que nous avons filmé la première partie... et nous finissons le montage de la deuxième partie.
NA : Comment s’est passée la rencontre avec les protagonistes de ce projet ? J-M.P : François Bourcier est l’acteur, et je le connais depuis vingt cinq ans. Nous avons des univers artistiques très semblables et la même façon de voir les choses, au cinéma comme au théâtre. Il m’a demandé de venir voir la pièce qui fonctionnait déjà très bien et de la filmer. Quand j’ai vu la pièce cela m’a paru une évidence. La mise en scène, l’interprétation et le contenu étaient remarquables et très forts. J’ai rencontré ensuite le producteur, Ari Sebag. Très sincèrement, des producteurs comme lui, j’aimerais en rencontrer plus souvent, au niveau du travail, de la vision des choses et de la liberté qu’il nous a laissée, et je pense que le résultat est vraiment intéressant. NA : Pouvez-vous me dire la particularité de ce projet ? J-M.P : Ce que nous faisons n’est pas un produit parce que le sujet est très lourd, très grave et très fort aussi. Il est important de le comprendre. Nous souhaitons que le DVD soit aussi important que « Shoa » ou qu’un autre témoignage de cette nature. Pour nous, ce que nous faisons actuellement avec « Lettres de Délation et « Résister c’est exister » est un devoir de mémoire. C’est pour moi une forme différente de tout ce qui a été fait sur ce sujet à ce jour. Il faut savoir aussi que tout ce qui est dit est entièrement vrai, de A à Z. Toutes les lettres existent réellement. Dans les bonus, une des interviews explique notamment la manière dont ces lettres ont été retrouvées. Ce qui surprend, en particulier à la fin, c’est cette lettre qui date de 2004 et qui vient de Saint-Mandé. Le DVD sera un document sur lequel des étudiants pourront s’appuyer, parce qu’il est constitué d’interview que l’ont vient de réaliser, comme celle de Raymond Aubrac qui témoigne de la Résistance. Certains entretiens sont même des inédits. NA : Le coffret est prévu pour quand ? J-M.P : Le projet doit être prêt pour la fin septembre ou le début octobre. En revanche, la fabrication du DVD ne sera pas encore achevée. Il y aura donc, et nous le souhaitons, des diffusions à la télévision. Une projection importante, plutôt professionnelle, lancera l’évènement dans son intégralité. La fabrication des DVD n’est guère envisageable avant la fin de l’année mais la pièce « Résister c’est exister » continue sa tournée en France et je pense à Paris prochainement. Propos recueillis par Sandrine Morvand Site pour connaître les dates et les lieux des représentations Site pour les bandes annonces : http://fbourcier.blogspot.com/50 Cinéma - Portrait



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