Nos'Arts n°2 jui/aoû 2009
Nos'Arts n°2 jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui/aoû 2009

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Arts Connection SAS

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : Michel Das, peintre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lumière sur..création et vie d’une radio locale 63 N.A : Quelles sont vos expériences professionnelles ? J.G : Sans avoir fait cent métiers, j’ai vécu une vie professionnelle variée. J’ai débuté dans l’informatique de gestion dans une entreprise britannique installée à Domont, dans le Val d’Oise. A la suite d’un accident, j’ai vécu une première reconversion dans l’animation socio-éducative, puis une spécialisation en expression et communication, par le biais du théâtre. J’ai travaillé comme formateur en insertion sociale et professionnelle, auprès de publics en grandes difficultés. Pendant plusieurs années, j’ai été délégué culturel au sein de la Fédération des oeuvres laïques du Val d’Oise, avec une délégation régionale en Île-de-France pour la diffusion de spectacles « Jeune Public ». En parallèle, je me suis investi dans la radio. J’ai commencé en 1983, comme animateur bénévole, puis comme permanent salarié, à FM 95 à Montmorency. FM 95 ayant perdu sa fréquence en 1987 et je me suis rapproché de RGB à Cergy-Pontoise. De 1988 à 2002, j’y ai animé bénévolement deux émissions culturelles et musicales. Mon engagement associatif s’est aussi traduit par différentes responsabilités jusqu’en 1997 où j’ai été élu président pour six ans. Partagé entre le social, le culturel et la radio locale, je suis devenu directeur salarié en 2003. Avec l’association, nous avons su réunir les conditions financières pour créer ce poste et cela nous a permis de mieux structurer le projet de RGB. N.A : Quels moyens techniques et financiers sont nécessaires à la création d’une radio associative ? J.G : Sur le plan technique, il faut un site muni d’un émetteur et d’antennes ou un relais de type T.D.F, moyennant un loyer mensuel. Il faut aussi une autorisation d’émettre accordée par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Elle est re-négociable tous les 15 ans et renouvelable tous les 5 ans. Un studio doit disposer de suffisamment d’espace pour accueillir les bénévoles, les intervenants, les animateurs et les invités. En studio, l’équipement prévoit une table de mixage avec lecteurs et enregistreurs, des platines disques vinyle, un Radio RGB 99.2 Fm et sur www.radiorgb.net (Regroupement Radio Ginglet- Radio La Boucle, depuis 1982) José GUERIN : (Directeur de la radio RGB et Président de la FRADIF/Fédération des radios Associatives d’Ile-de-France). insert téléphonique et différents postes informatiques avec des logiciels spécifiques pour une radio. Sur le plan financier, une radio fonctionne avec des subventions des collectivités territoriales et locales, le FSER Etat – Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (c’est aujourd’hui la principale ressource financière des radios associatives qui perçoivent cette aide), des prestations pour animations extérieures et ateliers radiophoniques, des partenariats privés, de la publicité locale, voire la diffusion de messages institutionnels … N.A : Quel est le concept de votre radio ? J.G : RGB est une radio généraliste, avec une priorité donnée à l’information de proximité, à l’échelle de Cergy-Pontoise et de sa région (Nord-ouest Paris/Val d’Oise/Yvelines). Nos principales missions sont d’éduquer, d’informer, et de divertir. La liberté, la diversité et la proximité sont des valeurs qui traduisent, au quotidien, notre identité radiophonique. Notre programmation repose sur un ensemble d’émissions spécialisées qui expriment très fortement notre engagement pour la diversité musicale et culturelle. N.A : Comment fonctionne votre radio ? J.G : Quatre à cinq salariés et cent-vingt à cent-trente bénévoles selon les périodes de l’année et les projets. Des heures d’émissions en direct ou en différé (variable selon la journée), 7 jours sur 7. Depuis Mai 2009, la programmation 24H/24 est entièrement assurée par nos soins, en intégrant les journaux et flashs d’informations nationales et internationales de l’AFP Audio. N.A : Réalisez-vous des interviews de personnalités ? J.G : Oui, dans tous les domaines de l’actualité (politique, économique, sociale, sportive, culturelle, artistique…). En 27 années de pratique radiophonique pour RGB, la liste est bien trop longue.
N.A : Comment se crée votre journal d’informations locales ? J.G : Chaque jour, du lundi au vendredi, de 18h45 à 19h00 (en direct), puis disponible en podcast sur le site internet de la radio (www.radiorgb.net). Au menu, des actualités locales, des reportages et les rubriques « Sports en Val d’Oise », « Sorties – Loisirs, Culture », « Vie associative », « Cinéma, les sorties dans les salles », « Micro-trottoir », « Infos pratiques et infos service », « Météo locale » … N.A : Comment organisez-vous la programmation ? J.G : Elle se construit en fonction des projets originaux d’émissions qui nous sont régulièrement proposés (avec un renouvellement permanent, mais aussi avec des émissions présentes depuis plus de 10 ou 15 ans). Notre programmation repose aussi sur les propositions d’émissions qui nous sont faites par les associations locales, ou que nous suscitons auprès d’elles. En exemples : Ces 2 dernières années, nous souhaitions fortement accueillir sur notre antenne des émissions de slam, de musique classique ou orientée vers le développement durable. C’est chose faite, depuis quelques mois. A charge pour nous de soutenir et d’accompagner les associations pour accueillir ces projets à l’antenne. Le 18 - 20h00, en semaine, propose la partie « magazines d’information », pour prendre le temps de développer les informations locales ou nationales et internationales qui ont une résonance locale. Aujourd’hui, prendre le temps de développer une information ou une actualité, aux heures de grande écoute sur une antenne de radio, est un luxe que nous voulons plus que jamais préserver. N.A : Comment procédez-vous au recrutement de vos collaborateurs ? J.G : RGB est une radio locale faite par et pour les habitants. Les bénévoles sont retenus selon des projets d’émissions et selon leur adhésion au projet associatif de RGB (capacité « à jouer collectif »). Les salariés le sont en fonction de leur formation, de leurs compétences et de leur empathie pour la vie associative et locale, en banlieue. N.A : Quels sont les partenaires de Radio RGB ? J.G : Les partenaires de la radio sont multiples. Ce sont les associations locales, les lieux de concerts, les institutions culturelles et théâtrales (L’apostrophe -Scène nationale de Cergy-Pontoise, Théâtre 95, Théâtre de l’Usine, L’Abbaye de Maubuisson, Le Forum de Vauréal …), les festivals (Festival Baroque de Pontoise, Blues en Val d’Oise, Jazz au Fil de l’Oise, Furia Sound Festival, Cergy Soit – Festival des Arts de la Rue et du Cirque, Renc’Arts Danse …) Ce sont des partenaires publics (les collectivités territoriales) et privés (La librairie Le Grand Cercle à Eragny-Sur-Oise). Ce sont aussi des partenaires de la presse locale et départementale : La Gazette du Val d’Oise, la revue Vivre en Val d’Oise … N.A : Quels moyens utilisez-vous pour assurer la pérennité de RGB ? J.G : La diversification des ressources est une nécessité pour garantir notre indépendance et notre liberté. Les financements publics comme privés ne sont pas garantis chaque année. Alors, en permanence, il est nécessaire de renégocier ces financements et d’en chercher des nouveaux et ce, par l’intermédiaire de nouvelles actions et de nouveaux projets. Le développement du projet associatif est permanent. N.A : Avez-vous déjà rencontré des problèmes de censure ? J.G : Nous n’avons jamais eu de réel problème de censure. C’est plus souvent l’autocensure qui peut s’exercer, comme dans l’essentiel des médias. A chacun de nous d’être vigilant. Il y a de plus en plus de sujets dits « délicats » et « sensibles » (religions, politique, violences …), qui nécessitent un traitement de l’information particulier. Cependant, la liberté d’informer est essentielle pour nous. A nous d’exercer ce métier et cette mission le plus honnêtement possible. N.A : Comment envisagez-vous votre avenir ? J.G : L’avenir est à la radio numérique terrestre. Pour les radios associatives, cet avenir est encore incertain en raison des coûts de diffusion et des investissements techniques et matériels à réaliser pour organiser la migration de la Radio FM vers la Radio numérique Terrestre (sachant qu’au minimum, pendant 5 ans, les radios devront émettre sur les 2 systèmes, avec des dépenses en très nette augmentation). Seules les radios les plus « riches » pourront bénéficier de cette « révolution » radiophonique, mais les radios associatives n’ont pas dit leur dernier mot. N.A : Quels artistes souhaiteriez-vous nous faire découvrir ? J.G : Les coups de cœur récents (pour ma part, côté chanson) : FELIPECHA (un duo céleste), Jeanne PLANTE, Claire DITE- RZI, HIRIPSIME, SAULE (le belge de l’étape), Thomas PITIOT, Orly CHAP, YOANNA (la suisse de l’étape), Hervé LAPALUD, PRESQUE OUI, Marion ROUXIN, AMELIE Les-Crayons … N.A : Que conseilleriez-vous à des personnes souhaitant se lancer dans cette aventure ? J.G : Il y a quelques temps, on m’a posé la question suivante : « Qu’est-ce qui vous ferait quitter RGB ? » Spontanément, j’ai répondu : « La perte de liberté, de passion et de curiosité ». A cela, j’aimerais ajouter que l’esprit critique est une nécessité pour rester vivant. Avec l’expérience acquise, je pense également que les relations humaines créent plus de richesses que les biens matériels. La radio est un formidable moyen pour « tisser du lien social », dans une société dite de communication à l’excès où l’on communique de moins en moins. Par mon engagement associatif et radiophonique, je veux croire en un monde plus humain et plus solidaire. 64 Lumière sur...



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