Nos'Arts n°2 jui/aoû 2009
Nos'Arts n°2 jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui/aoû 2009

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Arts Connection SAS

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : Michel Das, peintre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 62 - 63  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
62 63
61 Une touche de musicalité... Musique interview Daniel Propper BE : Votre formation, Daniel Propper ? DP : J’ai reçu des cours de piano et une solide formation musicale en Suède, à New York puis à Paris… D’abord en Suède où j’ai pris des cours particuliers avec un grand pédagogue suédois, Gunnar Hallhagen, du conservatoire de Stockholm, puis à Juilliard School de New York, enfin un cycle de perfectionnement au Conservatoire de Paris… et des cours de maîtres auprès de pianistes comme Tatiana Nikolaïeva… BE : Qu’est-ce qui vous a poussé vers le piano que vers un autre instrument ? Il y a eu un déclic ou c’était une évidence ? DP : C’était une sorte d’évidence, puisqu’à la maison il y avait un piano et un clavecin… Donc les claviers se sont imposés et le piano est devenu mon choix. BE : Comment élaborez-vous le programme d’un concert ? Je vous ai entendu dans Schubert, vous me parliez de Beethoven… Comment sont orientés vos choix ? DP : Ce sont des envies très profondes qui s’imposent au niveau du répertoire. Les 3 dernières sonates de Schubert sont assez rarement jouées ensemble et je les percevais comme un triptyque, puisque ce sont des sonates composées en même temps, sur un mois environ. Ce sont des sonates qui se donnent de la lumière mutuellement et qui s’expliquent entres elles… Même chose pour les 32 sonates de Beethoven ; ce corpus est quelque chose de monumental… Il y a un macrocosme et puis un microcosme dans chaque mouvement… C’est une matière sur laquelle on s’interroge, durant toute sa vie, en tant qu’interprète… et pour le public, c’est bien intéressant de suivre l’évolution de ces chefs-d’œuvre. BE : Quelle est la qualité que vous recherchez, que vous exigez d’un compositeur ? DP : La qualité chez un compositeur ?... BE : Oui. Le point marquant qui fait tilt immédiatement ? DP : Je cherche une musique qui peut vivre devant un public ; pour cela, il faut déjà qu’elle résonne en moi quelque part… ça peut être, d’une part, un compositeur qui a de l’originalité, qui voit les choses d’une façon surprenante… et, d’autre part, quelqu’un qui a un langage simple, mais qui trouve, avec une justesse très dense, des éléments tangibles en nous, et potentiellement dans le public… BE : La qualité que vous préférez chez un interprète ? DP : De pouvoir donner satisfaction au compositeur, de faire vivre la musique, d’y croire, et d’être prêt à se donner à 100%, à fond… d’être un messager devant le public. BE : Votre occupation préférée en dehors du piano ? DP : Les balades, le sport… la lecture… BE : Le pays où vous aimeriez vivre ? DP : La France. BE : Vos compositeurs préférés ? DP : J’en ai plusieurs… BE : Limitons à 3… DP : Bach, Beethoven, Chopin, Tous les trois sont de grands compositeurs pour les claviers, qui réunissaient, chacun à leur manière, une force créatrice parée d’une certaine pureté naturelle. Mais, il y a tellement plus à dire là-dessus…
BE : Ce qui serait un vrai défi pour vous ? Dans le sens difficulté d’interprétation, d’approche… DP : Schubert est un vrai défi. On ne peut pas se baser seulement sur la construction et l’analyse de la structure, il y a quelque chose de métaphysique, d’insaisissable dans sa musique. On peut penser l’avoir un moment et l’instant d’après c’est parti, c’est perdu ; ça me questionne, psychologiquement, mentalement. Quand je joue Schubert ou Beethoven, dans un même programme, la difficulté est de trouver ce qui appartient à chacun. Il y a des similarités, ils sont proches dans le temps et l’espace - rappelons-nous qu’ils sont tous les deux morts à Vienne à un an d’intervalle - mais il faut aussi percevoir ce qui les différencient. Trouver l’équilibre indispensable n’est pas facile. BE : Ce que vous détestez par-dessus tout en musique ? DP : Je ne déteste rien. La musique, c’est une sorte de joie dans toutes ses expressions ; je suis moins touché par certains styles… mais rien ne me vient à l’esprit… D’autant que pour moi le fait de détester est incompatible avec l’amour pour la musique ; même celle que, à priori, je ne sens pas. BE : Vous lancez une master class au conservatoire de Dourdan. Dans quel but ? DP : On lance une master classe après l’été, en fait, dans le but de pouvoir passer à de jeunes élèves mon enthousiasme face à la musique. Moi, je peux me reconnaître en eux puisque quand j’étais jeune, certains modèles dans le métier, m’ont inspiré énormément… Il s’agit en quelque sorte de passer le relais… BE : Vos projets à long terme ? Des concerts, des enregistrements ?... Des projets plus ambitieux ?... Concertos… ? DP : Je suis déjà dans des projets à long terme. J’ai l’intégrale des sonates de Beethoven qui est un projet s’étalant sur 4 ans et demi ; nous approchons aussi des années bicentenaires de grands compositeurs comme Mendelssohn, Chopin et Schumann, en 2011 c’est Liszt ! On a quelques années consacrées aux compositeurs romantiques… Je vais m’y pencher parallèlement à mes autres projets… BE : Si vous aviez une baguette magique, au niveau musical, qu’aimeriez-vous faire demain matin ? DP : Qu’il y ait dans le monde beaucoup plus de gens qui découvrent la belle musique… et la musicalité, la sensibilité en eux-mêmes… J’aimerais pouvoir contribuer à cela… contact@danielpropper.com Site : www.danielpropper.com Propos recueillis par Bernard Esposito Agent pour la France, la Belgique et la Suisse Emmanuel Joulin Agent artistique (licence n°1069) 21 avenue Claude Vellefaux 75010 Paris Tél : + 33 (0)1 77 13 40 18 Email : ej@emmanuel-joulin.com Site : www.emmanuel-joulin.com Sortie de CD : L’enregistrement, des Variations Goldberg jouées par Daniel Propper et édité par Skarbo, est maintenant disponible en France et au Royaume Uni après sa sortie en Amérique du Nord. Vente en ligne : Integral Distribution vente 62 Musique - Portrait



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 1Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 2-3Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 4-5Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 6-7Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 8-9Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 10-11Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 12-13Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 14-15Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 16-17Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 18-19Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 20-21Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 22-23Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 24-25Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 26-27Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 28-29Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 30-31Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 32-33Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 34-35Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 36-37Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 38-39Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 40-41Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 42-43Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 44-45Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 46-47Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 48-49Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 50-51Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 52-53Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 54-55Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 56-57Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 58-59Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 60-61Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 62-63Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 64-65Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 66-67Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 68-69Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 70-71Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 72-73Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 74-75Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 76-77Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 78-79Nos'Arts numéro 2 jui/aoû 2009 Page 80