Nos'Arts n°1 juin 2009
Nos'Arts n°1 juin 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de juin 2009

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Arts Connection SAS

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 94

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : marraine du mois... Nicole Avezard.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
17 Edgar est né en 2001 d’une idée : créer la première galerie d’art pas grave. G.E : En tant qu’amatrices d’art contemporain vraiment contemporain et modestes collectionneuses débutantes, nous étions révoltées par deux constats : en France, l’art était nécessairement cher et trop marqué de la « génération d’avant », à la fois trop conceptuelle et trop trash pour nous. Nous, nous aimions ce que nous voyons émerger ici et ailleurs : un art plus ludique, plus émotionnel, plus incarné, et financièrement plus accessible. Nous voulions présenter un art qui ferait enfin moins mal à la tête et au porte-monnaie... Nous voulions vendre de l’art qui fait du bien, pas de l’art qui fait la morale. N.A : Quelles étaient vos motivations ? G.E : Nous voulions réaliser une idée simple : permettre aux trentenaires d’acheter l’art de leur génération... et sortir de la malédiction qui conduit les jeunes acheteurs potentiels soit à se détourner de l’art par manque de moyens, soit à acheter de la valeur sûre par peur de se tromper... Pendant que les artistes du même âge soit tirent le diable par la queue soit s’exilent. N.A : Quel était le point de départ de cette aventure ? G.E : Le point de départ nous a été offert par la vie : Liliane était en congé maternité pour son troisième enfant, moi en « congé fécondité » pour essayer de faire le premier. Nous avions du temps, nous l’avons employé à mettre au monde Edgar en 5 mois ! Rencontre avec N.A : Fallait-il de gros moyens ? EDG G.E : Tout est relatif, bien sûr. Nous avons cassé la tirelire de notre épargne salariale de jeunes cadres de la pub pour lancer la galerie. Mais nous n’avons jamais remis d’argent à nous ensuite. Notre principal « sacrifice » financier a été de réduire drastiquement notre niveau de rémunération, par rapport à notre niveau de carrière et de formation. N.A : Comment avez-vous décidé de travailler ensemble ? G.E : Le plus simplement du monde : nous nous étions connues en travaillant. Nous nous respections professionnellement et nous avions conscience de notre complémentarité et de notre faculté à nous comprendre à demi-mot. La qualité de notre association, sa pérennité et surtout le bonheur que nous avons de travailler ensemble chaque jour reste sept ans après le moteur principal de notre activité...
La galerie AR N.A : Une seule galerie à ce jour ? G.E : Nous avons eu durant près de deux ans deux galeries en parallèle : Edgar Rive Gauche et Edgar Rive Droite. Mais cette expérience nous a appris qu’il ne faut pas avoir les yeux plus grands que le ventre ; c’était trop lourd à gérer. Une galerie, c’est une boutique de patronnes, il faut être présent, donner son temps, son oeil, sa sensibilité à ses artistes et à ses collectionneurs. On se retrouvait manutentionnaires, courant de l’une à l’autre pour accrocher des toiles ! N.A : Comment sélectionnez-vous les artistes ? G.E : Il y a plusieurs critères : d’abord, l’affinité à la sensibilité existante de la galerie. Très vite une galerie acquiert une tonalité, une personnalité, et comme nous sommes très sélectives, celles-ci sont très marquées en ce qui nous concerne... Ensuite, il faut que l’on se sente à l’aise avec l’artiste : c’est un travail sensible, il faut pouvoir se comprendre facilement... et se fasciner mutuellement. Enfin, il faut que le travail nous semble non seulement singulier, mais profond et constant : ce qui compte c’est de construire avec les artistes des histoires longues. N.A : Et après la sélection effectuée ? G.E : C’est vraiment variable : comme nous présentons la jeune génération, nous avons décidé de réaliser uniquement des expositions collectives. Avec un ou deux artistes majeurs, ce qui signifie que pour une exposition importante il faut attendre un à deux ans, mais que pour quelques « introductions » dans le plan d’exposition en cours, cela peut être rapide... Nous avons l’ambition de construire sur la durée avec nos artistes, aussi de notre côté ces histoires de délais ne sont-elles pas vraiment un problème. N.A : Comment s’effectue la mise en place des œuvres ? G.E : Nous avons la haute main sur l’accrochage, car nous considérons que c’est le coeur de notre savoir-faire. Nous sommes des metteurs en scène de jeunes talents, et nous travaillons seules Liliane et moi. N.A : Et la communication autour ? www.galerieedgar.fr G.E : Les vernissages sont sponsorisés par la marque Campari, qui s’investit aujourd’hui fortement et intelligemment dans l’art contemporain spécialement côté galeries. Nous essayons par ailleurs de faire une « pause » systématique dans la soirée, pour une lecture de textes en prose ou de poésies, une écoute de création musicale ou tout autre micro-événement culturel qui a le mérite de rappeler aux présents qu’ils assistent non pas à un rendez-vous mondain mais à un événement culturel. Un vernissage réussi, c’est la transmission de la culture réussie… Georges Grard 18 Rencontre avec...



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 1Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 2-3Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 4-5Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 6-7Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 8-9Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 10-11Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 12-13Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 14-15Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 16-17Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 18-19Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 20-21Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 22-23Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 24-25Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 26-27Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 28-29Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 30-31Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 32-33Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 34-35Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 36-37Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 38-39Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 40-41Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 42-43Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 44-45Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 46-47Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 48-49Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 50-51Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 52-53Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 54-55Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 56-57Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 58-59Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 60-61Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 62-63Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 64-65Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 66-67Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 68-69Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 70-71Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 72-73Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 74-75Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 76-77Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 78-79Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 80-81Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 82-83Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 84-85Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 86-87Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 88-89Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 90-91Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 92-93Nos'Arts numéro 1 juin 2009 Page 94