Nightlife n°61 avr/mai 2012
Nightlife n°61 avr/mai 2012
  • Prix facial : 5,50 €

  • Parution : n°61 de avr/mai 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Mediapresse Éditions

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : Bob Siclar, disco king.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dossier » > LE NOUVEAU BUSINESS DU SEXE J’aime, tu aimes… nous aimons tous le sexe ! Que l’on soit en couple, célibataire, hétérosexuel, homosexuel ou les deux, l’industrie du sexe a réussi le formidable challenge de plaire à tous et à toutes. Tendance, les bonnes adresses ne se comptent plus : des sex shops pour les uns aux « love hotels » pour les autres, le sexe n’est plus tabou ! Une victoire juteuse mais un business peut en cacher un autre… Entre liberté des sens et altération des mœurs, enquête sur un univers très « hot ». » > Révolu le temps où la moralité dominait les frontières de l’hexagone ! Depuis les années 60, la liberté sexuelle lève son voile, au cœur d’une société d’insurgés qui militent pour « l’amour libre ». Les langues se délient, les paroles et les actes se libèrent. Véritable révolution ou simple retour en arrière ? L’Histoire montre que le sexe a toujours tenu une place substantielle parmi les civilisations. La Mythologie grecque ou encore le Kâma-Sûtra illustre explicitement l’existence d’une liberté sexuelle primitive, laquelle avait cessé de s’exprimer en Occident à l’encontre d’une moralité enracinée dans la tradition judéo-chrétienne. A l’heure actuelle, le sexe n’est plus passé sous silence : au cinéma comme dans la littérature, la censure n’est qu’un lointain souvenir d’une liberté sexuelle longtemps stigmatisée. Désormais, les femmes osent des comportements similaires à ceux admis chez les hommes et les acteurs de l’industrie du sexe l’ont bien compris. Des sex shops pour messieurs aux love stores pour mesdames… » > Les « magasins du sexe », les fameux « sex shop », ont fait leur première apparition dans les années 1970. A Paris, ces boutiques d’un nouveau genre ouvrent leurs portes à Pigalle et s’intègrent très vite dans le paysage urbain. Le temps est à la démocratisation du sexe : les slogans libertaires « Faites l’amour pas la guerre » ou encore « Jouissons sans entraves » sont les leitmotivs d’une révolution sexuelle qui touche autant les femmes que les hommes. 40 52 NIGHTLIFE ans plus tard, pousser la porte d’un sex shop est devenu un geste commun pour les hommes. Alors que pour les femmes, ce qui cartonne, aujourd’hui, c’est « l’antithèse du sex shop » ! Grâce à un marketing ciblé et tendance, les femmes ont su être séduites par le marché du sex toy qui brasse, chaque année, 22 milliards d’euros. Le « Elle » anglais a révélé, dans une enquête parue en 2010 que « 56% des femmes utilisaient des sex toys avec leur partenaire ». Alors pour répondre à cette demande féminine en forte croissance, de nouvelles boutiques ont vu le jour, partout en France, ces cinq dernières années. Se définissant comme « anti sex shop », on y retrouve lingerie sexy, vibromasseurs, lubrifiants… dans une atmosphère glamour et chic. Une ambiance douce et coquine qui permet à ses nouvelles enseignes de se distinguer avec élégance des magasins de sexe habituels. Parmi elles, la marque « Le Passage du Désir », lancée en février 2007 lors d’un corner évènementiel aux Galeries Lafayette (Paris Haussmann), connaît un joli succès grâce à son concept de « développement durable du couple » ! A l’inverse des sex shops, les sentiments et la pérennité du couple sont les arguments de vente et dans les rayons aucun film à caractère pornographique n’est commercialisé. Loin de la frustration souvent amalgamée aux magasins de sexe, c’est l’épanouissement sexuel qui est mis en avant pour séduire. Et ça marche. Près de 50% de la clientèle sont des femmes ! Et tous les âges sont représentés. D’ailleurs, le client le plus âgé qui se soit aventuré au « Passage du Désir » avait 92 ans !
Mais les sex toys sont-ils des objets pornographiques ? » > Tout le monde ne semble pas conquis par la nouvelle vague des love stores. Le 8 février dernier, un procès atypique s’est ouvert au tribunal correctionnel de Paris : le procès des « sex toys ». Deux associations catholiques veulent faire interdire une boutique située à proximité d’une école. Pour la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) et l’association CLER Amour et Famille, le love shop situé au 69 rue Saint-Martin à Paris, à 90 mètres de l’école élémentaire et du collège Saint-Merri, enfreint la loi sur la protection de l’enfance de 1987. Réformée en 2007, celle-ci interdit « l’installation à moins de 200 mètres d’un établissement d’enseignement, d’un établissement dont l’activité est la vente (...) d’objets à caractère pornographique ». Seul problème : le texte omet de préciser ce qu’est un « objet pornographique ». Question importante que va devoir examiner la justice… L’avocat du gérant de la boutique, a fait remarquer que jamais aucun parent n’avait porté plainte contre l’enseigne, dont la vitrine ne présente aucun sex toy. Pour l’avocat la chose n’est pas si simple car, selon lui : « il y a autant de définitions possibles de la pornographie que d’individu ». A ses yeux, les sex toys ne sont pas pornographiques, mais ne font qu’illustrer une « évolution de la société ». D’autant, rappelle-t-il, que ces objets sont en vente libre. Pour l’avocat de la partie adverse, les sex shops se cachent derrière des mots pour masquer une pornographie évidente. « On peut dire d’un sex shop qu’il est un « Love shop », d’un godemiché qu’il est un « sex toy », d’un simulateur de fellation qu’il est un « objet de plaisir gourmand », mais ce ne sont que des mots, la vérité c’est qu’on a un sex shop qui vend des objets pornographiques ! Je n’y peux rien ! ». Le juteux marché de l’adultère ! » > Alors que les sex toys font la une de la gazette juridique, le film « Les Infidèles », sortit fin février, a fait polémique avec ses affiches censurées et une bande annonce qui frôle l’indécence. Sexe, strip-tease, escort girls, alibis, sexe… Le film met en scène l’infidélité masculine avec beaucoup de réalisme. Un long métrage dans l’air du temps, car même s’il est difficile de connaître avec précision les chiffres sur l’adultère en France, une chose est sûre (et contrairement à ce que dit le film) : les femmes sont de plus en plus nombreuses à goûter aux plaisirs extraconjugaux ! Routine ou envie de sensations fortes ? Les hommes sont désormais « cocus » ! Dans sa conception de l’envie du pénis, Freud postulait chez la fillette une frustration due à l’absence de pénis. Mais aujourd’hui, plus décomplexée qu’au passé, les femmes calquent avec rapidité les comportements masculins. Femme mariée, maman, amante et working girl, la femme infidèle a plusieurs vies et doit gérer son planning d’une main de fer ! Alors pour trouver un amant, il existe Gleeden.com, le premier site de rencontres extraconjugales « pensé par des femmes ». Créée par deux français aux Etats-Unis, la société est dédiée aux personnes mariées. Depuis son lancement officiel le 1 er décembre 2009, le site rassemble déjà Dossier réalisé par Lilya Saadia Dossier près de 1 070 000 membres, le plus souvent âgés de 25 à 45 ans. Présent dans 159 pays, Gleeden accueille et met en relation les infidèles du monde entier. Envie d’une aventure à deux pas de chez vous ou à l’autre bout du monde ? Toutes les rencontres sont possibles avec une discrétion garantie ! En mai 2010, le site a été lancé en Australie et en Nouvelle-Zélande puis au Mexique et en Argentine en octobre 2010 (+ 2 000 nouvelles inscriptions par jour). En France, Gleeden est un site haut de gamme se présentant comme l’un des plus chers sites de rencontre actuellement sur le web : gratuit pour les femmes, les hommes doivent débourser 500 euros pour une utilisation illimitée pendant 6 mois. Mariés heureux ou malheureux, en quête d’aventures bisexuelles ou tout simplement curieux, les témoignages présents sur le site sont unanimes « Gleeden aurait dû être inventé plus tôt ! ». 68% des femmes inscrites se disent « épanouies » dans leur couple, elles recherchent avant tout des passions sans engagement, de l’aventure, un jardin « Les femmes calquent les comportements masculins » secret avec leur vie familiale car parmi elles, 71% sont maman. Autre chiffre ? 9 femmes sur 10 ne ressentent aucune culpabilité ; bien au contraire, elles estiment même que l’infidélité est le secret de longévité de leur couple ! Comment faire alors pour entretenir une aventure extraconjugale ? Lit conjugal ou hôtel ? 28% de ses couples officieux ont choisi l’hôtel ! Alors pour satisfaire cette nouvelle clientèle volage et s’envoyer en l’air à l’abri des regards, le premier « love hotel » a ouvert ses portes au 88 rue Saint Denis à Paris, il y a 8 mois. Tout droit venu du Japon, ce concept avant-gardiste offre la possibilité de louer une chambre pour 25 euros de l’heure. Evasion est garantie ! Que ce soit la chambre « Bollywood » ou la chambre « vénitienne », tout est mis à disposition pour répondre aux fantasmes les plus délirants avec une multitude d’accessoires et d’installation comme des rames de métro, cabinets de gynéco, des baignoires transparentes… ou plus simplement des films pornographiques. Et si ce business de l’adultère se fait de manière consentie entre homme et femme, l’attrait de « l’argent facile » peut quant à lui conduire à de nouvelles formes de comportements sexuels. Parfois non sans risques… NIGHTLIFE 53



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