Nightlife n°59 oct/nov/déc 2011
Nightlife n°59 oct/nov/déc 2011
  • Prix facial : 5,50 €

  • Parution : n°59 de oct/nov/déc 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Mediapresse Éditions

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : Snoop Dogg... sex, drugs and Rap'n'roll !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Dossier » > cachet des artistes UNE pilule difficile à avaler ! Tables qui se négocient au prix d’un appartement parisien, DJs bookés plusieurs dizaines de milliers d’euros, tarifs des entrées qui explosent… Le milieu de la nuit a connu un été 2011 de toutes les folies et de tous les extrêmes. Une tendance qui s’amorçait ces précédentes années mais qui a connu son apogée ces derniers mois. Les DJs stars sont devenus des marques à part entière et l’artistique passe malheureusement bien souvent au second plan derrière le marketing et l’image. A se demander quand cette spirale va s’arrêter et si les lendemains festifs ne risquent pas d’avoir des relans de mauvaise gueule de bois pour le monde de la Nuit… Enquête sur le nouvel Eldorado de la Fête. » > Dossier réalisé par Nicolas George Pour les noctambules, l’été, c’est le temps de la fête. Pour d’autres, beaucoup d’autres, c’est celui du business. Certains rêvent de voir passer en concert dans leur ville les Black Eyed Peas, U2 ou les Red Hot Chili Peppers. D’autres, David Guetta, Bob Sinclar ou la Swedish House Mafia. Car les DJs stars sont aujourd’hui les nouvelles têtes de gondole et les références d’une jeunesse bercée par leurs titres sur la bande FM. Le milieu de la Nuit et du Deejaying est devenue une véritable industrie qui fait naître autant d’étoiles que de désillusions. Car difficile de se faire une place sous le soleil de la nuit. Et dans cette nouvelle industrie de la fête, les professionnels sont désormais devant un rapport de force qu’ils ne maîtrisent plus. Il y a quelques années, il n’était pas rare de voir un plateau de DJs réunir 3 ou 4 têtes d’affiches et les organisateurs réussir une belle opération à la fois sur le plan artistique et à la fois dans le domaine financier. Si l’on remonte même au début des années 80, le deejaying était considéré comme une performance artistique plutôt qu’un métier. Avec l’apparition des résidents, le DJ est devenu le 38 NIGHTLIFE pilier central des soirées et les années 90 ont connu une explosion de leur nombre. Ce sont ces mêmes années qui ont vu débuter les CarlCox, David Guetta et autre Armand Van Helden. A cette époque, faute de médias relayeurs, les passionnés de musiques électroniques sortaient en clubs pour écouter les pépites sonores que leur offraient les DJs, véritables vecteurs d’une musique encore underground. Un Jeff Mills, incontournable roi des platines et musicien reconnu, prenait alors 3000 euros par soirée. Un luxe pour un patron de boîte de l’époque et un événement attendu par le public. Y’a t’il encore un directeur artistique dans la boîte ? » > Auparavant, les directeurs artistiques jouaient pleinement leur rôle de défricheurs de talents, n’hésitant par à donner carte blanche à des jeunes pousses des platines, juste par amour de leur son. Le rôle de directeur artistique est aujourd’hui tronqué et là aussi, la pression financière limite certains dans leurs choix. Bien sûr, il reste encore quelques places de résistance comme le Rex, le
Social Club ou le Nouveau Casino à Paris. Ces lieux mettent encore l’artistique au premier plan. Mais pour combien de temps ? Christophe Lyard de Futuria Production nous confiait dernièrement : « Cela fait 20 ans que je booke des DJs en France et il est vrai qu’avant, on avait d’avantage le côté « recherche de nouveaux talents ». On bookait un Garnier pour 2500 francs et on attirait 3000 personnes. Et ce n’est pas toujours évident de dénicher les nouveaux talents aujourd’hui. Dommage car moi, j’aime les DJs avant tout, pas uniquement les producteurs de musique ». Le DJ, une marque à part entière ? » > Car depuis, la médiatisation est passée par là. Les DJs sont devenus des forces d’attraction médiatique au même moment où la musique électronique connaissait son explosion sur les ondes et à la télé. Après n’avoir été qu’un son, le DJ est désormais une image. De marque, si possible. D’ailleurs, on remarquera que les noms eux mêmes des DJs sont cobrandés comme de véritables logos : police reconnaissable, couleurs vives et design atypique permettant d’apporter une identité visuelle propre à chacun. Et comme une marque, il faut être dans l’actualité et ne pas se contenter de venir mixer chaque samedi soir dans un club différent. Non, il faut produire, composer le prochain tube, être sur le devant de la scène, de la radio, la télé et des charts musicaux. Une donne nouvelle qui n’était pas ou peu présente dans les années 90 et début 2000. Et aujourd’hui, le succès d’une production fera basculer la carrière d’un DJ en peu de temps. Et fera exploser leurs cachets auprès des clubs. Ce qu’observe David Vincent du Sankeys à Manchester qui voit en Angleterre, comme en France, une explosion de cette tendance « faiseur de tube d’un soir » : « Pour les petits clubs, au début les DJs jouaient le jeu. Mais aujourd’hui, le moindre DJ qui démarre et qui a sorti un titre nous demande 4000 euros. Comment voulez vous qu’on amortisse nos frais ? ». Car le « tube » reste la clé du succès d’un DJ sur l’échelle mondiale. Un peu comme une popstar qui aura réussit à truster les charts plusieurs semaines durant avec un morceau et qui sera donc devenu « bankable » pour plusieurs années. » > Dossier 250 000 euros la soirée ! Reconnaissance mondiale et cachets multipliés par 10, voir par 100 : il y a 10 ans, David Guetta prenait 2500 euros par soirée. Plusieurs tubes et des collaborations avec les plus grands plus tard, il vient de signer pour une série de concerts à Las Vegas à 250 000 euros chacun, selon le magazine Capital. Une somme exceptionnelle, mais il n’est pas rare de voir certaines figures du Deejaying international prendre 50 000 euros par soirée. Les DJs moins médiatisés mais ayant sorti un tube négocient leurs tarifs entre 4000 et 10 000 euros (alors qu’un DJ résident gagnera de 200 à 500 euros par soir). Ajoutez à cela les à côtés (billets d’avion en première classe, restaurants, hôtels 4 ou 5 étoiles minimum, staff artistique…) et le prix s’envole. Dur, dur pour un responsable d’établissements d’arriver à s’aligner face à de telles prétentions. Beaucoup doivent donc s’adapter et revenir aux fondamentaux, comme nous le confirme Benjamin du Bellano à Montpellier, le principal club de la ville, récemment ouvert : « On a booké cet été Bob Sinclar mais c’est le seul gros nom que l’on a pris cette année. Payer des DJs entre 20 000 et 100 000 euros est devenu trop risqué. Ca devient impossible. Alors on a décidé de miser sur des noms avec un bel univers, comme Stéphane Pompougnac, et d’offrir aussi au public, avant tout une belle déco, un esprit de fête. On retourne aux basiques de la nuit. Le seuil de rentabilité est élevé et on ne peut pas s’offrir des énormes têtes d’affiches à longueur de saison, c’est périlleux ». D’ailleurs, plusieurs clubs ont fermé leurs portes à Montpellier ces derniers mois, ne pouvant plus soutenir un marché difficile. » > Cannes : paillettes et démesure S’il y a pourtant une région où les clubs investissent sans relâche pour s’offrir les plus belles programmations, c’est bien la Côte d’Azur. Dernier exemple en date : la « guerre » du booking que se sont livrés le Palais et le Gotha cet été à Cannes, faisant exploser les records de toutes parts… La clientèle aux plus hauts revenus et les étrangers millionnaires avides de fêtes démesurées y ont pris leurs quartiers saisonniers. Et n’ont pas fait dans la demie- NIGHTLIFE 39



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