Nice-Matin n°2015-12-01 mardi
Nice-Matin n°2015-12-01 mardi
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°2015-12-01 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 74,2 Mo

  • Dans ce numéro : manger local.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
ChristianEstrosi : « Le FN, ce seraitlaruine de la région » En difficulté dans les sondages, le candidat des Républicains etducentre aux régionales s’est attaché àdramatiser l’enjeu, hier soir àNice, dénonçant « les impostures de M me Maréchal » I lnefaut pas ajouter du malheur au malheur. Leprogrammedu Front national, ce serait la ruine de notre région. Six ans, ça ne se joue pas sur un coup de tête, même dans la colère. » Dramatiser l’enjeu, dénoncer « la vacuité et l’imposture du projet de M me Maréchal »,démontrer enfin à ceux qui glosent sur ses changements de pied qu’il n’a jamais modifié son cap… C’est àcetriple exercice, ce trois-en-un, que s’est attelé hier soir Christian Estrosi pour son dernier grand meeting azuréen, devant quelque 2500 personnes et presque autant de drapeaux tricolores s’agitant frénétiquement, au palais Acropolis de Nice. « Mobilisation générale » En difficulté dans les derniers sondages, qui donnent son adversaire frontiste victorieuse en cas de triangulaire ausecond tour, le maire de Nice veut ramener au bercail ceux qui pourraient se laisser tenter par un vote de dépit. Avant lui, en bons chauffeurs de salle, le député UDI Rudy Salles et le président du Département Eric Ciotti ont exhorté à la raison. Rudy Salles : « Ilnous est tous arrivé un jour de vouloir renverser la table et de casser une assiette. Mais une fois que l’assiette est cassée, on le regrette. La région mérite Christian Estrosi, qui a toujours fait preuve de fermeté tout en tendant la main àceux Ça fait peu… L’Association des paralysés de France des Alpes-Maritimes a adressé une charte d’engagement aux dix têtes de liste départementales de l’élection régionale. Seules cinq l’ont signée : Jean-Marc Governatori (Alliance écologiste indépendante), Lydia Schénardi (Union des droites), Cécile Dumas (EELV-Front de gauche), Gaël Nofri (Debout la France) et Christian Estrosi (LR-UDI-Modem). Et hier,impondérables aidant, il n’y avait plus que… deux candidats à la table ronde organisée à ce sujet au Novotel de Nice-Centre:Cécile Dumas et Christelle D’Intorni, seconde sur la liste 06 de Christian Estrosi. La charte de l’APF porte sur trois points essentiels : une région accessible à tous, qui donne une chance àtous en Côted’Azur Christian Estrosi, entouré de ses colistiers et soutiens, hier soir àNice. (Photo Franck Fernandes) qui en ont besoin. » Eric Ciotti : « Jelance un appel solennel à la mobilisation générale. La France et même le monde entier vont nous regarder.Imaginez notre région accaparée par des thèses qui ont apporté le malheur partout où elles sont passées… » « Lacandidate du y’en amarre » Ason tour,Christian Estrosi aenfoncé le clou, s’attachant à démonter les uns après les autres les divers aspects du programme frontiste. Que ce soit en matière de matière d’emploi et de formation et qui intègre le handicap dans ses projets. C’est donc autour de ces thèmes que s’est noué le débat animé par le directeur de l’APF 06, Denis Taccini, pour « une société du vivre ensemble qui prenne mieux en compte les besoins spécifiques des personnes en situation de handicap, une société qui ait le réflexe handicap ». Accessibilité, mobilité, formation et emploi Deux réflexions majeures en sont ressorties : la nécessité d’une plus grande concertation des paralysés et des associations les représentant pour éviter des aménagements parfois mal pensés. Et davantage de contraintes pour aider à l’accessibilité mais aussi àlaformation et à l’embauche des handicapés. sécurité –rejet des portiques de sécurité qu’il propose dans les gares, vote contre la loi sur le renseignement ou celle sur les listes de passagers aériens –, d’économie – « elle ferait fuir les investisseurs » – ou de culturequi serait « mise àbas et passerait sous tutelle ». « La candidate FN est la spécialiste du y’en amarre. Mais une fois qu’on adit qu’il yenamarre de tout, de la canicule l’été et du froid l’hiver, ce n’est pas pour autant que les températures vont changer. Le président que vous allez élire sera en charge de la région pour six ans, pas pour une soirée de revanche. » Cécile Dumas et Christelle D’Intorni ont ainsi quasiment employé les mêmes mots : « Conditionner les aides aux entreprises au fait qu’elles remplissent bien les critères d’accessibilité pour les personnes handicapées. » Au-delà, l’enjeu est également de faire face à un taux de chômage deux fois plus élevé pour les handicapés. Pour Cécile Dumas, cela passe par « ledéveloppement de formations accessibles et une plateforme régionale des offres d’emploi, ce qui ne peut se mener dans le cadre d’une politique d’austérité ». Pour Christelle D’Intorni, « Ungaulliste » Titillé par les commentateurs, et il trouve cela très injuste, le maire de Nice a aussi tenu à marteler qu’il demeure fidèle àses convictions. « Jesuis, je reste et je resterai un homme ferme sur les principes et les valeurs de la République… Un maire qui agit pour fermer les salles de culte radicales mais qui dialogue avec les musulmans qui se conforment aux règles de la République… » En un mot comme en cent, « un gaulliste convaincu ». Il en rirait presque : « Les chansons jugées hier excessives d’Estrosi, en par « des aides spécifiques aux entreprises embauchant des personnes en situation de handicap ou des clauses sociales dans les marchés publics ».Sachant qu’il convient déjà de « veiller au respect de l’obligation de 6%de travailleurs handicapés », précisait Denis Taccini. « Unsourire » Si les nouvelles rames des TER sont accessibles aux handicapés, ilreste aussi beaucoup à faire pour favoriser leur mobilité ou leur accueil. Que ce soit dans les lycées, centres de formation, cinémas ou musées. La candidate du Front de gauche a ainsi dénoncé « les ascenseurs systématiquement en panne dans les gares »,sefélicitant en revanche que « la loi NOTRe donne la compétence de tous les transports à matière de sécurité, ce sont aujourd’hui le Président et le Premier ministre qui les chantent. » « Prison de tissu » Sur le thème de la sécurité, outrediverses suggestions déjà déclinées, le candidat républicain a souhaité hier soir que la loi soit enfin réellement appliquée concernant l’interdiction du portdelaburqa sur la voie publique. « Dans notre République, on ne se camoufle pas, on se regarde dans les yeux à visage découvert, on n’impose pas aux femmes une prison de tissu noir. » Et de réitérer sa proposition, déposée le 8avril àl’Assemblée, visant àfaire du port de ladite burqa « un délit », pour permettreles gardes-à-vue et augmenter les peines encourues. « Même programme, même équipe » Il l’a dit, répété, rabâché. Christian Estrosi n’a pas changé et ne veut pas tricher.Enconséquence, c’est son programme, rien que son programme qu’il entend « appliquer sans changement avec la même équipe, inchangée, quelles que soient les circonstances ». En clair,iladéfinitivement fermé la porte àtoute idée de fusion de liste avec la gauche au 2 e tour.Ça tombe bien, cette dernière ne semblait guère y tenir non plus… THIERRY PRUDHON tprudhon@nicematin.fr Débat sur le handicap : deux candidats présents Christelle D’Intorni, Denis Taccini, Mireille Azzaro et Cécile Dumas réunis hier à Nice pour évoquer le handicap àl’échelle régionale. (Photo François Vignola) nice-matin Mardi 1er décembre 2015 la Région, ce qui ira dans le sens de plus de cohérence ». Peu ou prou comme sa concurrente, la candidate des Républicains, elle, aévoqué « unplan de mise en accessibilité des lycées, des gares et des sites touristiques – trop peu étant labellisés Tourisme et Handicap –, et des services personnalisés d’accompagnement des handicapés ». Un participant au débat a ainsi déploré de n’avoir encore pu visiter la Fondation Maeght, faute d’accès adapté. Outre les multiples difficultés matérielles, il est enfin une question qu’on croyait réglée, celle de la solidarité et de l’entraide… Visiblement, ce n’estpas tout àfait le cas. Un intervenant l’a regretté, « la chaleur de l’accueil, un sourire » font souvent défaut pour adoucirles obstacles. TH. P.
I lnefait pas gras, ce lundi matin àForcalquier où l’hiver lance sa premièreoffensive. Un degré, deux àtout casser. Lemarché de la sous-préfecture des Alpes-de- Haute-Provence n’en fourmille pas moins. Comme chaque semaine, les étals ont tissé leur toile dans tout le centre decebourg de5000 âmes, àlafois rural et très BCBG. « Néorural », résume son députémaireChristophe Castaner.Ouun brin bobo, comme on voudra. Des tourtons, la spécialité locale (une variété de beignet farci d’une purée et frit dans l’huile), àla socca, on ytrouve àpeu près tout ce dont le palais peut s’enticher. Des produits du terroir,beaucoup, mais aussi de l’habillement, de l’art… Rien ne manque. Une fileuse travaille àl’ancienne. Des chanteurs de rue s’époumonent àré- chauffer l’atmosphère. « Cemarché est l’un des plus cotés de la région. L’été, il attire 15000 visiteurs chaque lundi, toute la commune est envahie »,savoureChristophe Castaner. Une histoire d’amour Les stands s’étirent jusque sur le pas de la porte de sa mairie, installée dans un ancien couvent. Quand « Monsieur le maire » en sort, il ne peut faire trois pas sans être arrêté. Les hommes lui tapent sur l’épaule, les femmes lui claquent la bise. Tous l’encouragent, lui demandent « comment ça va, le moral ? »,l’incitent à « tenir bon ». Le candidat aux régionales, pas dupe, s’en amuse : « Vous avez entendu, de la façon dont cette dame m’a souhaité bon courage, j’ai eu l’impression qu’elle me présentait ses condoléances ! » Malgré tout, cela lui fait chaud au cœur. « Etre maire d’une petite commune, c’est être sans arrêt sollicité, interpellé pour tout et pour rien, cela peut se révéler pesant parfois. Mais c’est aussi une chaleur humaine très touchante. Quand ma mère est morte, tout le village m’a soutenu, cela a été d’un formidable réconfort. » À l’entendre, à voir les démonstrations d’amitié se répéter de rue en rue, on pourrait croire qu’il a été réélu avec un score de dictateur.Que non ! En2014, il s’en est fallu de 22 voix sur 2800 bulletins pour que le jeune candidat UMP, inconnu au bataillon, ne lui souffle la mairie que lui-même avait conquise pour… 31 voix en 2001. « A Forcalquier, depuis 1987, je suis le premier maire à avoir été réélu, c’est déjà un exploit. Les gens d’ici sont exigeants, difficiles. Et puis mon adversaire avait mené une campagne particulièrement haineuse en Côted’Azur Christophe Castaner dans son antre de Forcalquier Il est le moins connu des principaux postulants àlaprésidence de la région Paca. Rencontre avec le candidat socialiste dans sa commune des Alpes-de-Haute-Provence Christophe Castaner dans son bureau depoche de la mairie de Forcalquier, installée dans un ancien couvent du XVII e siècle. (Photos T. P.) répandant des rumeurs, en matière d’urbanisation notamment, qui ont fini par porter leurs fruits. » Lui-même le reconnaît, la salle de prière qu’il a ouverte à destination des quelque 150 fidèles musulmans de l’arrondissement n’a sans doute pas dopé sa popularité auprès de tout le monde… « Mais c’est aussi cela la laïcité, plaide-t-il, permettre à chacun de pouvoir pratiquer sa religion. » Castaner et Forcalquier,c’est une histoire d’amour. Père d’origine charentaise, mèredeBordeaux… Lui a vu le jour à la clinique des Fleurs d’Ollioules dans le Var en 1966, àl’époque où son paternel, militaire, officiait àToulon. Le petit Christophe est arrivé à trois ans àManosque, quand son père fut muté àCadarache. Et il ya rencontré au lycée une jeune Forcalquiérenne de souche, Hélène, qu’il aépousée en 1994 et avec laquelle il aeudeux filles, âgées de douze et seize ans. Le « cynisme » de Mitterrand Et la politique, dans tout ça ? « Mon père était plutôt de gauche, sans être vraiment politisé. Le déclic n’a pas été familial. Quand j’avais 18-19 ans, j’ai été séduit par Michel Rocard, j’ai partagé sa vision, sa façon de faire de la politique, de parler vrai… Je suis en quelque sorte rentré au PS pour sauver Rocard. » Il n’éprouve, a contrario, aucune sympathie particulière pour Mitterrand, jugé « trop cynique » et qui symbolise àses yeux « une dégénérescence de la vie publique que nous payons aujourd’hui ». Le quasi-quinqua se fait fort d’incarner une façon plus morale et plus simple de faire de la politique, qui s’inscrit aussi dans un code vestimentaire : le port du jean plutôt que celui de la cravate. Il n’est guère que les questions à répétition sur son déficit de notoriété qui semblent pouvoir agacer cet homme d’apparence placide : « Je ne pensais pas être ramené tout au long de cette campagne à cette question qui n’est vraiment pas le sujet. » Comme Christian Estrosi et tant d’autres, il se lève tôt, dès potronminet, à5heures. Contrairement au mairedeNice, ce n’est pas pour aller faire un footing. Il se contente d’un peu de course sur tapis roulant, avant de dévorer les journaux. « Je suis peu sportif, concède-t-il. Je suis en revanche un fan d’opéra Trautmann, Jacob, Depardieu, Ibrahimovic et... Macron Juriste de formation, Christophe Castaner est passé par différents cabinets ministériels. Dont celui de Catherine Trautmann, ministredela Culture de 1997 à 2000. Il en garde un souvenir mitigé : « Une énorme intensité de travail,la jubilation de se trouver au cœur du pouvoir,là où les choses bougent, mais aussi ses limites... » « Du jour au lendemain, poursuit-il, des gens qui vous appelaient tout le temps et vous faisaient croire que vous étiez leur ami ne vous connaissent plus. Pour moi, il n’y aeuque deux exceptions : Gilles Jacob,l’ancien président du Festival de Cannes qui s’est montré très élégant et… Gérard Depardieu qui m’a appelé et m’a dit : ‘‘Je t’avais prévenu que ce Jospin c’était un con ! ». » Lui qui futaussi l’un des rapporteurs de la loi Macron –beaucoup lui en font encoregrief à gauche –ne tarit en revanche pas d’éloges sur le ministre de l’Économie : « J’aime Macron. Sa ligne politique, son audace, mais aussi son intelligence, et je lis tous les soirs avant de m’endormir,vers minuit. Et sous mes airs de brute épaisse (on n’avait rien dit…), je suis un grand affectif. Il peut m’arriver de pleurer lors d’une belle interprétation ou de me bloquer totalement lorsque je pense à quelque chose d’émouvant en prononçant un discours. » « Parler aux sens et àl’esprit » Ce lundi-là, Christophe Castaner s’est bien gardé de nous dévoiler frontalement ce que sera sa stratégie de second tour. Il s’est amusé et navré des « contorsions » de Christian Estrosi, de la façon dont son adversaire républicain a très tôt attaqué le gouvernement après les attentats. Mais il aaussi et surtout affiché, sans ambiguïté, sa détestation du Front national. « Aujourd’hui, les gens vivent de plus en plus devant leur télé, ils se font peur et votent FN, même sans aucune raison objective près de chez eux. » On ne pariera pas, mais on croit avoir deviné, dans les non-dits, ce que sera son attitude s’il sort trop fragilisé du premier tour… Si tant est que la décision lui appartienne. Loin de ces conjectures, lui garde sa boussole et revendique « un village qui bouge, où se côtoient un pôle des senteurs et des saveurs, un pôle du livre et de l’être, un marché bio chaque jeudi aprèsmidi, une salle d’art etd’essai parmi les plus courues de France : ici à Forcalquier, on veut parler aux sens et àl’esprit ». THIERRY PRUDHON tprudhon@nicematin.fr Le député-maire en discussion animée avec une foraine sur le marché de Forcalquier. tout simplement. C’est un peu comme en football. En Ligue 1, il y a Ibrahimovicetles autres, le talent fait la différence. »



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 1Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 2-3Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 4-5Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 6-7Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 8-9Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 10-11Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 12-13Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 14-15Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 16-17Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 18-19Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 20-21Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 22-23Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 24-25Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 26-27Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 28-29Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 30-31Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 32-33Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 34-35Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 36-37Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 38-39Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 40-41Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 42-43Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 44-45Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 46-47Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 48-49Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 50-51Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 52-53Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 54-55Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 56-57Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 58-59Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 60-61Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 62-63Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 64-65Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 66-67Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 68-69Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 70-71Nice-Matin numéro 2015-12-01 mardi Page 72