Nice-Matin n°2015-11-25 mercredi
Nice-Matin n°2015-11-25 mercredi
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°2015-11-25 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 66,8 Mo

  • Dans ce numéro : Coldplay le 24 mai 2016 et Rihanna à l’Allianz Riviera le 15 juillet... les grandes stars sont de retour.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Nice Eurosud publicité : 04.93.18.70.00 Rédaction : 15-17, rue de la Liberté -Tél. 04.97.03.24.50 -agencenice@nicematin.fr « L avie continue ! » Patronne du magasin « La Poule rousse » dans le Vieux-Nice, Pasquale Hattemberg tire lasonnette d’alarme. Le mois de novembre a beau être de moins en moins bon depuis 2012 –selon les chiffres du Comité régional du tourisme –, la frilosité des clients depuis les attentats de Paris pourrait bien devenir dangereuse pour le commerce niçois. Certaines enseignes risqueraient même de fermer,selon elle, en l’absence d’un redémarrage de fréquentation. « Lasymboliquedes attentats touchait les lieux festifs. Ces derniers ont été soutenus en priorité mais on aoublié les commerçants. » Aussi Pasquale Hattembergenappellet-elle àlasolidarité des consommateurs locaux. « Ilest légitime que les gens aient peur mais il faut les réinciter àsortir.C’est une forme de résistance au terrorisme.Etsans commerçants, il n’y a pas de ville… » Les hôteliers se disent « peu impactés » Dans les hôtels niçois, le contrecoup des attentats de Paris ne se fait pas tellement sentir. « Nous sommes dans une période hivernale où il yapeu de réservations de toute façon, développe Michel Tschann, président du syndicat des hôteliers de Nice Côte d’Azur. La logique veut donc qu’il yait peu d’annulations. Peut-être 4à5% ». L’hôtelier précise qu’une baisse de la fréquentation asurtout été constatée au lendemain même des attaques terroristes, mais pas tant pour des questions sécuritaires. Plutôt en raison de suspensions partielles du trafic aérien. Pour Michel Tschann, les répercussions négatives ont clairement été évitées àNice. « On continue à avoir des réservations ; dans l’immédiat ce n’est pas une catastrophe », explique-t-il. Àplus long terme, il est àcraindre, selon lui, que les touristes japonais annulent leurs voyages. « Ils ont des législations très contraignantes et surtout, ils ont peur de tout. Mais àl’inverse, le soudain rapprochement franco-russe aura des retombées immédiates ». Michel Tschannajoute avoir été très touché par « l’élan de solidarité » qui asuivi les tragiques événements. « Nous avons reçu beaucoup de messages très gentils de nos contacts et de nos partenaires. Ils ont conscience que la France a payé un lourd tribut ». L’hôtelier niçois estime pourtant que le reste du monde doit désormais « joindre la parole aux actes ». « Ilfaut que le soutien ne soit pas uniquementmoral. Le vrai soutien, c’est d’acheter du vin français. De venir en France ». Maintenant plus que jamais.\I\\I YldEll l'ICIERE Fondée en 1947 Philippe et Caroline VAUDOIS Spécialistes - Conseils en Viager 1, place Masséna - NICE 04 93 888 222106 07 21 41 45 www.viagerunionfonciere.com Commerces:l’état d’urgenceéconomique ? Plus d’une semaine après les attentats de Paris, les commerçants niçois déplorent une baisse considérable de leur chiffre d’affaires, malgré la présence de touristes étrangers La résistance, « c’est aussi faire tourner l’économie », plaident les commerçants niçois. (Photo Frantz Bouton) Susciter de l’intérêt Dans la boutique d’en face, le magasin d’équitation « Tango », Norbert Darmon signale une baisse réelle de ses ventes. « Les gens circulent moins, c’est beaucoup plus calme qu’à la normale. On ne peut compter que sur les touristes pour nous sauver. » Afin de combattre cette fatalité, le commerçant mise aujourd’hui sur son site internet. « Jevais chercher les clients puisqu’ils ne viennent pas à moi. Il faut susciter de l’intérêt par tous les moyens. » Depuis samedi dernier,Maria Audoly,responsable du magasin de prêt-à-porter « Per Lei », rue Pastorelli, a quant à elle décidé de solder certains articles. Histoire de remotiver coûte que coûte les gens à acheter. De les pousser à s’arrêter dans les petites enseignes, boudées autant que les L’office du tourisme confiant « Iln’y apas de gros changementdepuis les attentats de Paris, note-ton àl’Officedutourisme de Nice.Aucun effetanxiogène n’est àsignaler ».Quelques personnes sont bien venues demander si le Carnaval aurait bien lieu ou si les manifestations du premier week-end postévénements étaient maintenues mais en règle générale « les visiteurs vivent comme d’habitude ».Etd’ajouter : « Labonne nouvelle, c’est qu’il n’y apas de nouvelles ». grands centres commerciaux. « Il y a une véritable psychose qui me paraît exagérée, justifie-t-elle. C’est précisément quand il se passe quelque chose que la sécurité est renforcée. Alors vivons, montronsleur que nous n’avons pas peur. » Rue Masséna, généralement noire de monde, le patron du « Kentucky », Frédéric Schouver, se montrebeaucoup plus pessimiste. Démuni face à la situation. « Nous avons vécu une coupure nette et précise le samedi 14 novembre. Ce jour-là, c’était le désert de Gobbi. Les trois seuls clients à être venus s’étaient perdus. », Ironise-t-il. Le gérant estime à50%la baisse de son chiffre d’affaires depuis les attentats. « Je ne crois pas au « tout va bien », le contrecoup va être long. L’insouciance va se réinstaller mais je vois mal des queues interminables dans les grands magasins d’ici quelques semaines. » « Jesuis Nice, pas Paris » Même le cours Saleya, théoriquement temple de la consommation, n’est pas épargné. À la brasserie des Ponchettes, on pointe ainsi du doigt une baisse de 25 à30% des recettes pour cette période parrapportàl’an dernier. « C’est vide depuis dix jours, détaille Stéphane Jouron, le responsable. Il faut redonnerenvie de sortir mais dans un tel état de terreur on ne peut rien faire. » Il précise que la désaffection des gens pour les lieux derestauration n’est pas sans conséquences. Son fournisseur de café accuse ainsi une baisse de 35% de ses bénéfices depuis une semaine. En cause : les commandes plus modestes que passent désormais ses clients. Stéphane Jouron tient malgré tout à tempérer les choses. « Il ne faut pas tout mettre sur le dos des attentats. C’est un climat général. Les gens sont moroses. » Sa solution pour changer la tendance ? Se recentrer sur le local. « Jene suis pas Paris, moi, je suis Nice. Nous avons vécu ces derniers jours un excès de patriotisme. Vivons désormais un excès de joie niçois ». ALICE ROUSSELOT arousselot@nicematin.fr Les musées boudés Avec 6145 entrées du 9au15novembre et 3692 entrées la semaine dernière,les musées et galeries de la ville de Nice ont subi une baisse globale de 40% de leur fréquentation depuis les attentats,rapporte la Direction de la culture.Les plus impactés ? Le musée Matisse et le Palais Lascaris,tous deux en baisse de 56% de leur fréquentation. Le MAMAC accuse également le coup avec une baisse de 30%.
Nice Régionales : lacampagne électorale change de... camp Après une trêve du débat politique, consécutive aux attentats, les candidats doivent faire face àunbasculement : les préoccupations régionales disparaissent au profit de l’enjeu national L aFrance touchée au cœur. Frappée au corps. Mutilée. Sonnée. Battue, mais pas abattue. Instinct de survie plus fortque la mort. Quelques jours après ce tragique vendredi 13, la vie, notamment politique, reprend ses droits. Àson rythme. En respectant des paliers de décompression. Mais toujours déterminée, peut-être plus que jamais, pour aller au combat électoral. C’est qu’en une nuit et cinq attentats, les choses ont basculé. Radicalement. Déplaçant le débat de terrain. Du régional, on passe au national. C’est vrai pour tous les candidats. En outre, les dates, inchangées, des 6et13décembre, ne laissent plus beaucoup de temps pour la campagne. Il faut aller vite. Pour fidéliser.Pour convaincre. « Une campagne au cœur lourd... » Dans le fief de Christian Estrosi, la campagne a recommencé mercredi dernier. « Mais elle ne peut plus être la même, estime le candidat des Républicains. Le Gouvernement achoisi de maintenir les dates. Je ne vois pas comment aller voter sans campagne électorale. On ne peut pas étouffer le débat démocratique. Moi, j’étais partagé entre la raison nécessaire pour se consacrer au deuil et le souhait de tenir une vraie campagne pour échanger sur des points opposés. En même temps, reporter les dates, c’était donner raison ànos ennemis ». Une campagne différente, c’est quoi ? « C’est une campagne au cœur lourd. J’irai aux Invalides soutenir les familles. J’affirme, sur les mesures àdéfendre collectivement, mon soutien ànos militaires, nos policiers, nos services de renseignement. C’est la première fois de ma vie, que je mène une campagne en état de guerre. Je dois respecter l’unité républicaine par conviction, mais aussi, demander que cette unité ne soit pas'- glig,Liii._. ii,.,-,-,., Avec la reprise de la campagne électorale les photos des candidats aux élections régionales vont bientôt recouvrir les panneaux d’affichage. (photo Frantz Bouton) le bâillonnement national. On ne peut pas choisir un président de Région sur une impulsion ou l’émotion du jour.Ildoit avoir démontré qu’il est celui qui aleplus le sens des responsabilités et le plus d’expérience... » « Uncontexte difficile... » Même temps de deuil pour Gaël Nofri et son équipe (Debout la France). Pas de compétition jusqu’à mardi dernier. « Mais dès le mercredi, on arepris les tractages et on était àlacampagne, car ces événements ont soulevé des questions politiques cruciales. On évolue dans un contexte difficile... Le fait que le gouvernement choisisse le retour des contrôles aux frontières, nous donne raison. En fait, pour ces élections, l’enjeu est régional, mais l’attente, nationale. Désormais, il est difficile d’animer des réunions publiques en ne parlant que des TER et des lycées... » « Plus un mot sur l’économie... » Olivier Bettati (Front national) a remis le pied à l’étrier vendredi et tout le week-end. Constat : « Les choses ont changé. Avant les attentats, la plupart demes réunions tournaient autour de l’économie et Moyens humains et matériels : pas d’abstention ! Voiciles chiffres clés correspondant àlamobilisation humaine et matérielle pour les élections régionales des 6et13décembre : -93sites (écoles,collèges, lycées,gymnases,mairie principale et mairies annexes…) pour 243 bureaux de vote sur la commune de Nice. -10panneaux par listesur les 93 sites,soit 930 supports installés,dans la nuit du 19 au 20 novembre, pour le seul 1er tour.Les panneaux surnuméraires (listes éliminées au 1er tour) seront enlevés dans la nuit du 8au9décembre. -2500000 professions de foiet1720 000 bulletins de vote mis sous plis par 280 personnes convoquées les 28 et 29 novembre. En outre, 2500 000 bulletins de vote seront mis àdisposition des électeurs dans les bureaux de vote lors du 1er tour. La Posteprocède àl’enlèvement des plis au furetà mesuredel’avancement du travail.Ladistribution débuteradès lundi. -243 urnes (une par bureaudevote) -800 tables,2000 chaises, 800 isoloirs installés sur les sites de vote,les samedis, veilles de scrutin. Cetaménagement réunit environ une centaine d’agents techniques. -243 présidents plus 30 de réserve et 243 secrétaires pour la tenue des bureaux de vote. nice-matin Mercredi 25 novembre 2015 des sujets régionaux. Depuis vendredi, même avec les chefs d’entreprise et les commerçants, plus un mot sur l’économie. Le débat se décale sur les migrants, les Niçois partis faire le djihad, les mosquées àNice, etc. » Quelle orientation donner aux prochains jours ? « Pour les grandes réunions publiques, nous resterons sur nos axes de campagnes, mais pour les autres, plus restreintes, avec le jeu des questions-réponses, on glissera tout de suite sur les thèmes nationaux. Et ces petites réunions, je vais les multiplier : quinze de plus d’ici le premier tour. » « Une lettre complémentaire... » Côté PS, Patrick Allemand est reparti en campagne, avant-hier. Avec « des perturbations de calendrier,des reprogrammations et un nouveau matériel de campagne : une lettre de Christophe Castaner, tête de liste régionale, destinée aux habitants de PACA, prenant en compte les événements tragiques. Car lorsqu’on rencontre des électeurs aujourd’hui, ils nous parlent surtout de sécurité et de terrorisme. » Si la profession de foi, déjà rédigée, arrivera dans les boîtes aux lettres, la lettre complémentaire, elle, « sera distribuée par les militants, car on n’a droit qu’à un seul document posté. » « Après les Invalides... » En fait, c’est chez Europe Écologie-Les Verts, qu’on semble le moins pressé d’en découdre dans l’arène politique. Reprise progressive de la campagne depuis ce lundi. « Seulement avec des communiqués de presse, précise Laurent Lanquar.Pas de tractage. On occupera ànouveau le terrain seulement àlafin de la semaine, après l’hommage aux Invalides. On est plutôt dans la discussion avec les gens. » CHRISTINE RINAUDO crinaudo@nicematin.fr -15agents du service des élections. -60agents pour la centralisation des résultats le dimanche soir. -35agents pour la permanencetéléphonique les jours de scrutin. -55appariteurs pour diriger les électeurs àl’entrée de certains sites de vote. -25agents pour une tournée d’inspection des bureaux àl’ouvertureduscrutin. -40agents de la direction informatique pour la saisie des résultats. La distribution des tracts dans la rue est, bien entendu, laissée àlacharge des équipes de campagne de chaque candidat.



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