Nice-Matin n°2015-11-25 mercredi
Nice-Matin n°2015-11-25 mercredi
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°2015-11-25 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 66,8 Mo

  • Dans ce numéro : Coldplay le 24 mai 2016 et Rihanna à l’Allianz Riviera le 15 juillet... les grandes stars sont de retour.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
les sorties Cinéma ÀBoston aussi, la guerredes mafias STRICTLYCRIMINAL De Scott Cooper(USA). Avec Johnny Depp, Joel Edgerton et Benedict Cumberbatch. Durée : 2h02. Genre:film de mafia. Notreavis : ★★★ L’histoire Dans le Boston des années soixante-dix, un agent du FBI convainc un mafieux irlandais de collaborer avec lui afin d’éliminer leur ennemi commun : la mafia italienne. C’est une alliance contrenature qui dégénère rapidement et permet au mafieux d’échapper aux autorités, de consolider son pouvoir et de devenir l’un des gangsters les plus impitoyables et les plus puissants de l’histoire de Boston. Notreavis Pour la traduction littérale, il faudra repasser.Pour le spectateur passant au guichet, sera-t-il plus évident de réclamer un ticket pour Strictly Criminal plutôt que pour Black Mass, on demande à voir. Sempiternel casse-tête de l’adaptation des titres originaux.… L’affaire se corse ici parce Rare,un film guatémaltèque IXCANUL De Jayro Bustamente (Guatemala). Avec Maria Mercedes Croy, Maria Telon et Manuel Antun. Durée : 1h31. Genre : drame rural exotique. Notre avis : ★★★★ L’histoire Une jeune Maya vit avec ses parents dans une plantation de café sur les flancs d’un volcan au Guatemala. Elle voudrait échapper àson destin, au mariage arrangé qui l’attend. La grande ville dont elle rêve va lui sauver la vie. que ce thriller s’ingénie tout du long à brouiller les pistes du traditionnel film de mafia. La guerre entre clans, la corruption du monde politique, les liens de la famille, la trahison des élites, l’infiltration des gangs, tout ça revient rituellement dans un cinéma musclé à la sauce hollywoodienne. C’est du classique, selon un modèle de mise en scène et de narration que Scott Cooper semble avoir Notre avis Un Oscar pour un film guatémaltèque. Après l’Ours d’Argent décroché au mois de février àBerlin, pourquoi pas le sacrelors de la prochaine remise des statuettes… Ce serait une première, pour saluer un mélodrame d’une authenticité poignante. Àla fois documentaire nourri d’un réalisme radical et hymne à la liberté de l’amour. Parce que malgré le poids des contraintes et le carcan des coutumes, la jeune Maya, campée avec force par Maria décalqué en visionnant le répertoire. Ce qui vaut à Johnny Depp, reprenant le personnage interprété par Jack Nicholson dans Les Infiltrés, d’en faire des caisses dans le registre de la mimique. Mais il n’est pas le seul, il embarque toute l’équipe du générique dans des compositions tranchées et surjouées. Pourtant cette emphase fonctionne àplein. Parce qu’elle est au service d’une galerie Mercedes Coroy entre révolte et résignation, veut croireen un destin qu’elle saura se fixer. Lamise en scène de Jayro Bustamante, qui signe ici son premier film de bout en bout intrigue, étonne et surprend. Sans jamais se départir d’une vive émotion. À découvrir.C. R. de personnages qui s’affirment à travers cette façon de pratiquer l’outrance dans les rapports qui se nouent entre eux. Chantage, menace, sentiment, magouille, c’est la fuite en avant pour finalement céder à un destin inéluctable. Dans une course éperdue dont chacun connaît le terminus. Y compris le spectateur.Cequi ne l’empêche pas de prendresapart de plaisir.C. R. Notre coup de cœur Maman e(s)t Pattie 21 NUITS AVEC PATTIE D’Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu (France). Avec Isabelle Carré, Karin Viard, André Dussollier. Durée : 1h55. Genre : comédie érotique. Notre avis : ★★★★ L’histoire Au cœur de l’étépyrénéen, Caroline (IsabelleCarré), parisienne et mèredefamille d’une quarantaine d’années,débarque dans un petit village de montagne. Elle doit organiser dans l’urgenceles funérailles de sa mère(Mathilde Monnier), voyageuse volage, avec laquelle elle n’avait plus de relations. Au village, Caroline est accueillie par Pattie (Karin Viard), qui s’occupait de la maison de sa mèreenson absenceet qui n’aime rien tant que raconter ses aventures sexuelles avec les hommes du coin. Alors que toutelavallée se préparepour les fameux bals du 15 août, le corps de la défuntedisparaît mystérieusement et un inconnu célèbre(André Dussolier) arrivepour l’enterrement… Notreavis Quintessenceducinéma des frères Larrieu, 21 Nuits avec Pattie synthétise tout ce qui était en germe dans leurs films précédents (Peindreoufairel’amour,LeVoyage aux Pyrénées,L’Amour est un crime parfait…). On yretrouveles ingrédients en « isme » qui en font la saveur particulière(régionalisme,naturalisme,érotisme, surréalisme…), condensés dans une comédie éroticopolicièreadmirablement serviepar des comédiens en verve : KarinViard, dans un rôle déluré déjà rodé avec Lolo, le film de Julie Delpy sorti récemment, Isabelle Carré en jeune femme àlalibido en berne que la fréquentation de Pattie et la chaleur de l’étévont réveiller,Denis Lavant en idiot du village obsédé sexuel, Mathilde Monnier en fantôme maternel fugueur et dansant et André Dussolier en simili Le Clezio, possiblement nécrophile… Tout ce petit monde vit, mange,danse et baise avec entrain dans ce « songe d’une nuit d’été » aussi déluré dans le texteque chastedans les images. Pour ceux qui se demandaient encoreoùvoulaient en venir les Larrieu, la réponse est dans 21 Nuits avec Pattie. PH. D. ♣ Navet ★ Médiocre ★★ Moyen ★★★ Bon ★★★★ Excellent ★★★★★ Chef-d’œuvre (Photos production) Malick en panne d’inspiration KNIGHT OF CUPS De Terrence Malick (USA). Avec Christian Bale, Cate Blanchett et Natalie Portman. Durée : 1h58. Genre : drame entre rêve etréalité. Notre avis:★ L’histoire Un auteur de comédies installé à Santa Monicaaspireàautrechose,sans savoir réellement quoi. La mort de l’un de ses frères le hante. Son autrefrèreest au plus bas,tous deux se retrouvent à Los Angeles pour tenter de reprendre pied. Notreavis Deux ans de montage. Les producteurs de TerrenceMalick s’en arrachaient les cheveux, mais les premiers spectateurs des Moissons du ciel au Festival de Cannes ont tout de suitesaisi le pourquoi du comment. Exigeant, méticuleux, perfectionniste, il est le plus tatillon des metteurs en scène. Capable nice-matin Mercredi 25 novembre 2015 II de disparaître pendant vingt ans sans donner signe de film, de 1978 à1998 ! Mais à ce rythme-là, sa filmographie promettait de tenir en quelques titres seulement. Et de film en film, il s’est rendu à l’idée de faire son métier comme ses collègues. D’accord,Woody Allen fera toujours la course en tête avec son film annuel,mais Malick réalise qu’il peut travailler vite et bien. Au point de livrer quatre longsmétrages en seize ans,dont La Ligne rouge Ours d’or à Berlin et L’Arbre de vie Palme d’or àCannes. À la longue pourtant, cettecadencenelesertpas. Comme si son discours s’était vidé. Il est toujours le cinéaste avec lequel il est bon de travailler.Christian Bale,Cate Blanchett, Natalie Portman, Brian Dennehy ou Antonio Banderas,entre autres stars,on se bouscule face à ses caméras. Mais pour quoi faire ? Une pluie d’images autour de ses obsessions,et une divagation hermétique dans un monde postapocalyptique. Le tout aux cadences d’une voix-off qui ne fait rien pour nous éclairer.C. R.
les sorties Cinéma LES COWBOYS De Thomas Bidegain (France). Avec François Damiens,Finnegan Oldfield, Agathe Dronne. Durée : 1h45. Genre:drame. Notreavis:★★★★ Son nom et son visage ne vous diront probablement rien. Et pourtant… Thomas Bidegain est le scénariste attitré de Jacques Audiard pour lequel il a écrit Un Prophète, de Rouille et d’os et Dheepan. Il a aussi co-signé le scénario de La Famille Bélier et celui du Saint- LaurentdeBertrand Bonello. Cette année, àCannes, non content d’avoir écrit les discours d’ouvertureetdeclôturedeLambertWilson, il accompagnait trois films : Dheepan, Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore, dont il a écrit le scénario et Les Cowboys qu’il a écrit et réalisé. Le premier était en compétition et a décroché la Palme d’or.Le second était sélectionné àlaSemaine de la critique et le troisième, présenté àlaQuinzaine des réalisateurs, a reçu le Prix d’Ornano à Deauville. Si Jacques Audiard n’avait pas été en lice, Les Cowboys auraient très bien pu prendre sa place en compétition et, pourquoi pas, au palmarès. Cette histoiredepère, fan de country(François Damiens transfiguré), partant à la recherche de sa fille convertie à l’islam dans les années 90, prend, àlalumièredes événements récents, une dimension à la fois visionnaire et allégorique. Pourtant Thomas Bidegain insiste, « Ce n’est pas un film sur le djihad ». Non, c’est beaucoup plus que cela : peut-être bien le meilleur film français de l’année. Comment est né le scénario des Cowboys ? De plusieurs idées additionnées, comme souvent. Je suis Basque et quand j’étais petit et qu’on regardait des films de cowboys Le PixardeNoël LE VOYAGE D’ARLO g 00 : cf, e'Cr NO PP g d De Peter Sohn (USA). Avec les voix de Jean-Baptiste Charles, Éric Cantona, Olivia Bonamy. Durée : 1h35. Genre : animation. Notre avis : ★★★ avec mon grand frère, il me disait toujours « les Basques ce sont les Indiens ».Delàest née,j’imagine, l’idée de se servird’une communauté pour parler d’une autre. Ensuite, il y a eu la découverte de ce livre de photos sur les fans de countryqui s’habillent en cowboys. L’ami qui m’a offert le bouquin m’a suggéré l’idée de m’en servir pour faire un western qui se passerait en France. Je faisais un travail de recherches pour un film sur le gang de Roubaix. Au même moment les premiers djihadistes français sont partis faire la guerre en Bosnie et revenus avec des armes pour fairedes braquages. Il asuffi de relier les points les uns aux autres pour que le dessin de l’histoireapparaisse. Comme un remake français de la Prisonnière du désert avec François Damiens en John Wayne et les islamistes en Indiens ? L’histoire Dans un monde où les dinosaures n’ont pas été victimes d’extinction, Arlo, jeune Apatosaureau grand cœur,vafairelarencontre d’un étonnant compagnon : unpetit garçon sauvage, prénommé Spot qu’il va prendre sous son aile… Si vous voulez. Il faut se souvenir qu’à l’époque,on ne parlait pas de djihad, mais de « guerrede civilisation ». La parabole du cowboy et des indiens pouvait fonctionner pour un personnage comme lui… À partir de quel moment l’actualité vous a-t-elle rattrapée ? On tournait au Pakistan quand a eu lieu la tuerie de Charlie Hebdo. On nous avait dit que l’endroit était dangereux et c’est cheznous qu’il y avait des morts. Mais avant cela, on lisait dans les faits divers des scènes qu’on avait écrites un an plus tôt. Comme celle de la mère qui découvre le cahier d’école de sa fille rempli d’essais d’écritureenarabe. Là,le film va sortir et l’actualité vient à nouveau lui donner une résonancecruelle. Mais ce n’est pas un film sur le djihad et ceux qui partent pour fairelaguerre. Au contraire, c’est un film sur ceux qui restent, sur Notre avis Il yavait jadis le Disney de Noël, voici désormais le Pixar de Noël. Né de la fusion des deux studios, Le Voyage d’Arlo est un film d’animation qui ressemble à un dessin animé. Les personnages ont un graphisme de cartoons, alors que les paysages (somptueux) sont d’un réalisme impressionnant. Le rendu de l’eau, des nuages et de l’herbe est particulièrement réussi. Sur le fond, l’histoire ressemble à celle du Roi Lion, matinée de western (Plutôt La Petite Maison dans la prairie que Pale Rider, évidemment) et de préhistoire. Les dinosaures ont nous,sur comment on va faire pour pas que ça ne nous rende pas fous comme le personnage de Damiens. Et sur combien de temps il va falloir pour qu’on retrouve un équilibre après ça. Peut-être une génération ? C’est aussi un film sur la famille et la transmission… Ce n’est même que cela, si on enlève le contexte.Que deviennent nos enfants quand ils grandissent ? Qu’on ne s’est pas assez occupés d’eux et qu’on n’a rien vu venir ? Vingt ans plus tôt, Kelly serait partie se droguer à Amsterdam. Une génération avant, elle aurait peut-êtreintégré une communauté hippie à San Francisco. Sauf que là, elle se retrouve jetée,par amour,dans le fracas du monde.Quand le fils voit les images du 11 septembre, ou des attentats de Londres et de Madrid àlatélévision, il pense àsasœur… des activités humaines (les parents d’Arlo sont fermiers) et ils parlent, alors que les humains, qui viennent juste de découvrir la station debout, n’ont pas encore l’usage du langage. Le réalisateur, Peter Sohn, explique avoir conçu son film comme « une célébration de l’art de l’animation » ets’être nice-matin Mercredi 25 novembre 2015 « Cen’est pas un film sur le djihad » (Photos Production) La fin est ouverte, mais il semble yavoir de l’espoir… Oui, je la trouve très optimiste. Le film dit que nos enfants seront meilleurs que nous s’ils s’ouvrent au monde comme le fait le fils, aulieu de foncer dans le tas comme son père. Pourquoi avoir choisi de le réaliser vous-même ? Parce que cette histoire de transmission m’est très personnelle. Mon père disait toujours : « la vie c’est recevoir, célébrer, transmettre. » J’ai une cinéphilie très classique, plus que celle de Jacques Audiard oudeBertrand Bonello, entout cas. Et il yavait matière àunfilm classique sur un sujet moderne. C’était ma chanson, il fallait que je la chante. PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE DUPUY pdupuy@nicematin.fr inspiré des westerns de John Ford etdeLawrence d’Arabie, pour offrir au spectateur une expérience immersive dans une nature « plus grande que les dinosaures ». Esthétiquement, c’est très réussi. Dommage que le scénario soit seulement destiné aux petits enfants. PH. D. ♣ Navet ★ Médiocre ★★ Moyen ★★★ Bon ★★★★ Excellent ★★★★★ Chef-d’œuvre III



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 1Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 2-3Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 4-5Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 6-7Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 8-9Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 10-11Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 12-13Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 14-15Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 16-17Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 18-19Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 20-21Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 22-23Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 24-25Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 26-27Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 28-29Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 30-31Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 32-33Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 34-35Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 36-37Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 38-39Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 40-41Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 42-43Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 44-45Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 46-47Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 48-49Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 50-51Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 52-53Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 54-55Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 56-57Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 58-59Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 60-61Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 62-63Nice-Matin numéro 2015-11-25 mercredi Page 64