Nice-Matin n°2015-09-17 jeudi
Nice-Matin n°2015-09-17 jeudi
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°2015-09-17 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 100,0 Mo

  • Dans ce numéro : tickets chocs... Marseille ou Aix pour moins de 10 € ? Montpellier pour moins de 20 € ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Nice Eurosud publicité : 04.93.18.70.00 Rédaction : 15-17, rue de la Liberté -Tél. 04.97.03.24.50 -agencenice@nicematin.fr L’endroit est légèrement caché. En surplombdu gazon ombragé où aiment généralement se prélasser les étudiants. Depuis début mai, le parc de Valrose abrite un rucher. Six ruches exactement où travaillent près de 300000 abeilles. Butineuses stakhanovistes qui participent activement à la pollinisation des essences locales : pins, trèfles, magnolias, eucalyptus. Autant de parfums différents qui se retrouvent dans le miel que le petit hyménoptèreadéjà produit en quelques mois de présence sur le campus de la faculté des Sciences niçoise. Social par excellence L’idée en revient aux quatre mousquetaires voués à la cause d’un petit animal, social par excellence. Loué pour son ardeur au travail, la rigueur de son organisation et son aptitude au sacrifice lorsqu’il lui faut piquer –et donc mourir ! – pour défendrelacolonie. Et jamais pour nuireàl’homme, comme les belliqueuses guêpes ou le redoutable frelon asiatique (lire par ailleurs). Gilles Llorca est le responsable des espaces verts. Benoît Derijard, chercheur au CNRS en cancérologie se passionne pour les abeilles depuis toujours. Tout comme Laurent Turchi, également chercheur. Et ainsi que Jean-Paul Nivoix, vicedoyen de la faculté des Lettres. « Un campus Carlone, où les deux premières ruches avaient été installées à proximité du bâtiment administratif. Et qui ont été déménagées ici au printemps dernier »,expliquent-ils. Avec l’accord de la doyenne de Valrose, LaureCapron, c’est donc sur ce versant de Nice que la premièrerécolte du miel de la faculté aété faite. « L’idée étant de l’offrir à nos visiteurs étrangers et aux membres de l’administration de l’université. Car il faut sensibiliser le plus de AY ICYNESICIS MENTALISME ET HYPNOSE COMVIEME DE MUE DU U3 AU 19 SEPTEMBRE. DU JEUDI AU SAMEDI A 211130 RESERVATIONS 04 93 56 99 14 12 FUS AUOOSWE OMAR.8CF (« barn> - wfflerfficcormiemeols.ee.com Ça bzzz àlafac de sciences Le campus deValrose abrite un rucher qui adéjà produit son propre miel. L’opération vise àsensibiliser l’opinion sur un petit animal sympa mais menacé qui bosse gratis pour l’Homme L’utilisation du fumoir, permet, lorsque l’on s’approche des ruches de brouiller la communication sensorielle des abeilles. Et ainsi, manipuler sans risque de se faire piquer, les alvéoles remplies de miel. (Photos François Vignola) Menaces sur les abeilles Platon s’en inspira pour sa République. Sans elle, adieu fruits, fleurs, légumes… La vie serait forcément moins belle. Moins goûteuse. C’est hélas une menace bien réelle à laquelle les propriétaires du rucher veulent nous sensibiliser. Car aujourd’hui, l’abeille doit faire face à plusieurs menaces. « L’Homme tout d’abord. À forced’utiliser des néonicotinoïdes, des pesticides tueurs d’abeilles, sur les champs de tournesols ou de maïs, les populations ont été décimées ».Le gouvernement s’est emparé du sujet et une décision est espérée pour début 2016. Autre phénomène inquiétant, l’arrivée d’un parasite de l’abeille, appelé le varroa, en provenance d’Asie. Tout comme l’autre menace, également dangereuse pour l’homme : le frelon asiatique. « Un véritable vampire de l’abeille. Celui-ci est sans pitié, il reste en position stationnaire(le frelon européen en est incapable et fait des cercles en vol, N.D.L.R.)devant les ruches. Quand il isole une abeille, il l’attaque, lui coupe la tête et se nourrit de se qui s’écoule du corps… » Gore. « Leseul moment où l’abeille serait en mesure de se défendre, c’est si le frelon tente d’entrer dans la ruche. Là, il serait immédiatement pris en chasse par les abeilles en charge de la Le frelon asiatique, undanger pour l’abeille et l’Homme. (Photo Philippe Arnassan) protection de la colonie » explique encore Benoit Derijard. Tous ces phénomènes associés ont causé la diminution par trois de la quantité de miel en France. Et de près de 10000 apiculteurs. Triste. Une association devrait prendre son envol. Apis Campus apour objet le développement d’un rucher au sein de l’université. « Notre démarche s’inscrit dans l’élan national pour la préservation de l’abeille ». Dans cette perspective, l’association entend mener des actions pour sensibiliser le grand public au rôle de l’abeille dans notre environnement en qualité d’insecte pollinisateur majeur garant de la fructification des végétaux et du maintien de la biodiversité. Elle souhaite également initier ou participer àdes projets de recherche économique et scientifique notamment dans les domaines de la gens possibles au terrible sort qui risque de condamner toutes les abeilles à moyen terme »,s’inquiète Benoît Derijard. « Or, c’est vraiment un petit animal sympa. Doté d’une intelligence passionnante. Capable de parcourir plus de 8000 km durant sa courte lutte contre les maladies de l’abeille, larecherche fondamentale ou biomédicale. Tout en contribuant àla protection de l’espèce en participant àla récupération des colonies sauvages. L’association entend centraliser les essaims vie de 3à5semaines pour les butineuses. Contrairement à la reine, qui aune espérance de vie de plusieurs années et qui pond jusqu’à 2000 œufs par jour ». Incroyablement douée Objet d’études et d’observations infinies, l’insecte a le don de passionné même les plus ignares : « Elle est dotée d’un GPS mille fois plus efficace que ceux que l’Homme a créé. Elle travaille dans un rayon de 4 km et revient toujours à sa ruche. C’est terrible de voir comment nous sommes en train de détruire par l’utilisation de pesticides ou par une surexploitation de certains ruchers, un véritable miracle de la Nature ». C’est pour expliquer tout cela que lors de la prochaine Fête des Sciences, qui a lieu habituellement au mois de septembre, nos quatre mousquetaires de la cause espèrent sensibiliser un maximum de personnes de tous âges. « Ils’en va de notre vie ànous… » Et même si Albert Einstein n’a jamais prononcé la célèbre prophétie selon laquelle, la disparition des abeilles entraînerait rapidement celle de l’humanité, elle n’en reste pas moins un miroir,unbaromètredu destin de l’humanité. Et ce, depuis l’antiquité. GUILLAUME BERTOLINO guibertolino@nicematin.fr Vers une association Apis Campus détecter par des particuliers qui feraient appel aux pompiers pour les déloger. « Assurer une autonomie financière en commercialisant les produits du rucher » fait aussi partie du programme, tout en étendant le rucher aux autres campus intéressés. Gilles Llorca, Benoit Derijard etJean-Paul Nivoix.
Nice Un miel couleur Orange... C’était dans le cadre d’un projet d’entreprise : « Let it bee ». Il yadeux ans,les salariées d’Orange récoltaient leur miel en plein cœur de ville : aux...etçaessaime en ville Lesbutineuses du Grand hôtel Le Florence Àsavoir Selon la Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, ledernier recensement en matière d’apiculture fait état de : *25apiculteurs professionnels (qui possèdent plus de 200 ruches) détiennent 3636 ruches. *650 détenteurs dans le département *Volume de production : de104 à260 tonnes de miel/an *Les apiculteurs professionnels gèrent l’équivalent de plus de 200 ruches. L’activité principale concerne la transhumance, l’atelier de À 10 min. du centre de Nice par la Pénétrante du Paillon ou par l'AB Sortie Nice-Est La Trinité 100 PROMOS AU TOP EN MAGASIN ET SUR AUCHAN FR GRATUIT I AuchanDritA inkuchan Baumettes et à Saint-Barthélémy. Le projet, financé par Orange avait pour but de sensibiliser àlamortalité des abeilles. Et étonnement, elle est Ça bourdonne du côté de la rue Paul-Déroulède où le Grand hôtel le Florence a installé deux ruches. Il yamaintenant quelques années. Une activité filmée en temps réel par un caméra afin que l’hôtelierapiculteur puisse diffuser les images àses clients. « On veut qu’ils puissent partager cette expérience », indiquait au lancement de l’opération, le directeur de l’établissement. Quant au précieux miel produit en quantité par les ouvrières de la ruche, ce sont bien entendu les clients qui peuvent en profiter en priorité. Un miel « toutes fleurs » réalisé à partir des jardins, terrasses et balcons voisins. La dernière livraison est en cours de traitement. Aura-t-elle ce petit goût de pamplemousse qui avait caractérisé l’une des premières gorgées de miel de l’hôtel ? Un peu de patience pour les clients gourmands. Au petit-déjeuner,lenectar devrait fairedes heureux. Pas trop quand même. Avec deux ruches la production reste limitée mais néanmoins délicieuse. C’est ce que pourront confirmer les gourmets qui ont eu la chance de s’en tartiner quelques tranches de pain. En tout cas, plus que jamais, il fait bon butiner dans le ciel de Nice. transformation et la miellerie. *Les particuliers possèdent aussi des ruches. Entre 1et20ruches en général. Une déclaration àlaChambre d’agriculture obligatoire dès la première ruche. Pour autant, il est impossible de chiffrer le nombre précis de ruches de particulier sur Nice etle département. Un plan de lutte Le Conseil général des Alpes-Maritimes s’engage auprès de la filière apicole en lançant et finançant un plan durable et Jusqu'au mardi 22 septembre 2015 D'ÉCONO M I ES"'Sur présentation de votre carte Auchan. Offre limitée à 5 cagnottes par client sur la durée de l'opération OUVERT 8H - 21H30 moindre en ville.A Nice,les deux ruchers produisent toujours depuis.Cet été, les ruches de Saint-Barthélémy ont été déménagées dans l’arrière-pays afin de ne pas avoir àsubir les ravages du frelon asiatique (lire par ailleurs). Sur le toit du Grand hôtel le Florence, les abeilles continuent de produire leur précieux nectar. (Photo Archive NM) doté d’une enveloppe de 100 000 euros par an. Ce plan, concerté avec les professionnels, vise àrenforcer les mesures déjà en vigueur et surtout à financer de nouvelles actions : *L’entretien des accotements des 1880 kilomètres de routes sera réalisé sans traitement chimique. Plus aucun traitement ne sera réalisé dans les parcs nationaux départementaux. Le fauchage des bords de routes sera plus tardif et les fréquences de passage espacées pour favoriser la pollinisation. *Ilexiste 400 ruches dans les parcs naturels départementaux : l’objectif est de doubler leur nombre d’ici la fin 2014. Et création de 10 hectares de prairies JUMBO+ PACK Exemples : CHANGES BABY DRY JUMBO +PACK PAMPERS Existe aussi en Active Fit - Taille 3 à 5+ Soit 0 € 29 la couche en Taille 3 Mais elles reviendront à la rentrée. Enfin, pour déguster le miel récolté, il fallait répondre juste àunquiz, organisé en interne. Qiui, gageons-le, devait probablement tourner autour des abeilles. 95% nice-matin Jeudi 17 septembre 2015 fleuries dans les parcs départementaux, avec des semis de graines mellifères. *Lalutte contre levarroa, parasite ravageur des abeilles, vaêtre intensifiée et subventionnée àhauteur de 50% par le conseil général. *Lelaboratoire vétérinaire départemental sera encharge de la sécurité sanitaire des ruchers dans les parcs. Le laboratoire départemental est l’un des huit en France àêtre certifié pour travailler sur la problématique de l’apiculture. Il vérifiera l’état sanitaire des ruchers qui seront introduits dans les parcs naturels. Et celui des reines importées pour s’assurer qu’elles ne sont pas porteuses de parasites. Soit l'unité 5 € LESSIVE ARIEL** Différents parfums 24 lavages (1.561) Soit le lavage : 0e21 Soit le 1 3 € 21 Vendu seul : 7e50



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