News Mag n°91 9 mar 2019
News Mag n°91 9 mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de 9 mar 2019

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : SASU Société de Journaux Gratuits

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : tendance déco.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Grâce à cette tendance, on regarde d’un autre œil l’armoire de mamie ou la petite table dénichée sur une brocante l’année dernière. S’il est parfois difficile de percevoir le potentiel d’un objet, pour certains c’est évident. Passés entre les mains de ces experts, nos meubles ne vont être ni restaurés, ni relookés mais « upcyclés ». Qu’est-ce que l’upcycling ? L’idée est simple  : il s’agit de transformer un matériau, quel qu’il soit, en objet qui a de la valeur. On peut même aller plus loin et dire que c’est la transformation de quelque chose que l’on aurait considéré comme un déchet en produit de bien meilleure qualité, auquel on a ajouté une certaine plus-value. Aujourd’hui, cette tendance se développe dans la mode mais aussi dans la déco et dans les galeries d’art. Les artisans et les artistes vont ainsi récupérer des matériaux ou des produits dont on n’a plus l’usage afin de les revaloriser. Cette notion d’augmentation de la qualité par rapport à l’objet d’origine est très importante  : nous ne sommes pas ici dans l’univers du relooking, mais bien dans une action qui va donner une valeur supplémentaire à l’objet. Le concept est apparu dans le milieu des années 1990 grâce à Reiner Pilz. En plus d’une motivation clairement écologique, vu que l’on préfère réutiliser plutôt que de jeter, l’upcycling va donner l’occasion de créer et recréer des objets uniques. Mais devenir un pro de l’upcycling n’est pas donné à tout le monde. Il faut avoir un œil aiguisé pour repérer les bonnes pièces, l’âme créatrice et artistique, afin de visualiser l’objet fini et les connaissances techniques pour ne pas commettre d’erreur dans le choix des produits, des matériaux et faire les bons gestes. C’est ce que nous confirme Stéphanie Prat. Spécialisée dans l’upcycling, elle a installé son atelier « Georgette a des couettes » à Quartier Libre à Reims. « J’aime l’idée de travailler à partir d’un meuble que l’on pense sans intérêt et lui MCZ, 9 impasse de la forge, 51370 Thillois, tél.  : 03 26 07 07 27 - sortie ikea direction autoroutes 10 NEWS MAG I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ ‘ NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E LE PETILLANT ‘ 14 redonner de la valeur, explique Stéphanie. Grâce à mon regard, à mon savoir-faire, il retrouve un certain attrait ». Dans son atelier, plusieurs meubles anciens sont entreposés, en attendant de passer entre les mains de notre experte  : « En général, je sais exactement ce que je vais faire d’une pièce dès que je la vois. Mon métier de designer m’apporte l’expertise nécessaire pour travailler différents matériaux et transformer totalement un meuble en lui donnant une valeur nouvelle, supérieure ». Et les piècesupcyclées n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles étaient avant de passer entre les mains de Stéphanie. À peine reconnaissables, elles semblent avoir retrouvé leur splendeur d’antan tout en étant clairement remises aux goûts du jour. Ces nouveaux meubles sont en outre des pièces uniques, un argument qui plaît beaucoup tant la standardisation est fuie et l’authenticité recherchée  : « J’aime connaître l’histoire d’un meuble sur lequel je travaille, ou du moins la deviner. J’ai déjà retrouvé des petites choses, des petits trésors comme je les appelle, qui m’ont permis d’entrevoir une partie de la vie des anciens propriétaires ; j’aime l’idée que ces meubles ont un passé, une vie déjà bien remplie ». Comment Stéphanie procède-t-elle pour trouver ces objets ? « Je chine, je consulte les sites 10. L’upcycling va sauver l’armoire de mamie ! Les poêles à granulés les plus vendus en France 1 tonne de granulés offerte ! pour l'achat d'un poêle ou chaudière mot de passe promotion  : newsmag
« J’ai ouvert en octobre dernier, après avoir effectué des recherches durant 2 ans en amont afin de pouvoir proposer des produits qui correspondaient à mon éthique. L’idée est simple  : je vends exclusivement des pièces que je prendrais moimême pour mon fils, avec des productions raisonnées, des cotons bio, de belles matières. Je viens de recevoir par exemple ces petits doudous, qui sont en Alpaga et tricotés mains. Tout rentre en ligne de compte dans mon choix  : le rapport qualité/prix, l’esthétique, les matières utilisées, les productions engendrées, et si ça peut être du bio, je préfère. Pour les jouets, j’ai axé mon choix sur du bois, avec des teintures non toxiques, des peintures respectueuses de l’environnement. Pour la décoration, cela a beaucoup évolué. Pour les générations des années 1980-1990, qui sont ma génération, nous étions dans une époque de surconsommation, avec les supermarchés qui vendaient des produits de marques non raisonnées, des couleurs criardes. Aujourd’hui, certains le font encore, mais les clients que je touche avec ma boutique ont des attentes vers des couleurs, des matières plus douces ; on n’est plus non plus dans le genré bleu pour les garçons, rose pour les filles. Il y a tellement de belles choses, c’est dommage de passer à côté de tout ça en se limitant à l’offre des grandes surfaces. Je vends par exemple des affiches sérigraphiées, au 11 de vente entre particuliers, des amis font pour moi les encombrants. On m’appelle aussi parfois quand on repère un meuble à l’abandon sur un trottoir… ». Si Stéphanie donne une nouvelle fonction, une nouvelle vie à ses trouvailles, elle peut aussi travailler sur des pièces qu’on lui apporte directement. Grâce à son œil expert, la commode perdue au fond du grenier peut devenir la pièce forte de votre décoration. Et si vous avez envie de mettre la main à la patte, elle propose aussi des ateliers où vous pouvez venir avec votre meuble. Les avantages sont multiples  : déjà, vous bénéficiez de ses conseils avisés, mais vous pouvez aussi emprunter ses outils, et votre salon ne se transformera pas en chantier, puisque les travaux se feront directement dans l’atelier. Elle propose également certaines séances où les meubles sont fournis ; par exemple, on va ainsi apprendre àupcycler une table de chevet et repartir avec son objet à la fin de la session. 12 même prix que dans une grande chaîne de magasins de décoration, mais éditées en seulement 4 exemplaires. Il faut juste se donner la peine de chercher. À moi de faire les bonnes propositions. Mais il y a de la demande ; je me suis lancée parce que je ne trouvais pas d’offre semblable à Reims. J’étais obligée de faire mes achats sur Internet ; c’est sûr que c’est plus facile mais on ne peut jamais toucher, jamais vraiment se rendre compte du produit, on paye les frais de port, on doit le retourner si ça ne convient pas et, surtout, on n’a ni le contact humain, ni le conseil. Les gens sont aussi surpris par le prix, ils s’attendent à quelque chose de plus cher. Effectivement, la qualité a un coût mais, pour un cadeau de naissance par exemple dont le budget va tourner autour de 30 euros, on peut trouver dans ma boutique un produit avec au rendez-vous la qualité, un esthétisme, une originalité, de belles matières. » Alexia MICLO, Boutique mini... KAL Reims. 11. Une transformation radicale pour une pièce unique. 12. Des séances personnalisées permettent à chacun de venirupcycler son meuble tout en bénéficiant des conseils avisés NEWS de Stéphanie MAG Prat. I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ ‘ NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E LE PETILLANT ‘ 15 UNE AUTRE CONCEPTION DU JARDIN 6 Route de Pourcy 51170 MARFAUX WWW.LEDOUX-JARDIN.COM 03 26 07 64



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