News Mag n°88 26 jan 2019
News Mag n°88 26 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°88 de 26 jan 2019

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : SASU Société de Journaux Gratuits

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 8,8 Mo

  • Dans ce numéro : créateurs d'entreprises, emplois et croissance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
Par Julie SIMON en couverture LA MARNE, UN TERRITOIRE OÙ IL FAIT BON ENTREPRENDRE. Entreprendre, « créer sa boîte », est devenu très tendance depuis quelques années. Si près d’un français sur deux se dit partant pour sauter le pas, ils ne sont pas si nombreux à se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Qui sont ceux qui osent, qui montent leur entreprise et créent ainsi de la richesse et des emplois ? Selon une étude Opinionway de juin 2017, 45% des français se disent prêts à se lancer dans l’entrepreneuriat. Et cette volonté se retrouve dans les chiffres de la création d’entreprise, puisque ceux-ci sont en constante hausse depuis plusieurs années. En 2017 en France, 591 267 créations d’entreprises ont été enregistrées*, soit une croissance de 7% par rapport à l’année précédente. Combinée à une évolution déjà positive en 2016, la création d’entreprises enregistre en 2017 son plus haut niveau depuis 2011. Parmi ces nouvelles entreprises, le statut de micro-entrepreneur séduit toujours, puisqu’il représente 41% de l’ensemble des créations ; les SAS (Sociétés par actions simplifiées) poursuivent également leur croissance, au détriment essentiellement des SARL (Sociétés à responsabilité limitée). Concernant les secteurs, trois types d’activité se démarquent  : les activités scientifiques et techniques (+ 14%), l’immobilier (+ 18%) et les transports (+ 25%). Ces derniers connaissent une forte hausse, portée par l’explosion des créations de micro- entrepreneurs qui concerne principalement les activités de postes et de courriers, dont les livraisons de repas. Entre 2016 et 2017, cette croissance de la création est présente, avec des nuances bien entendu, dans la quasi-totalité des régions de France, à l’exception de la Martinique et de la Guyane qui enregistrent une diminution. Et 2018 s’inscrit dans cette tendance en l’accentuant (+ 18% entre les onze premiers mois de 2018 et ceux de 2017). Mais qu’est ce qui se cache derrière tous ces chiffres et ces tendances ? Ou plutôt qui. Qui sont ces entrepreneurs, quel est leur quotidien, quelles sont leurs préoccupations, leurs motivations ? Entre fausses croyances, image fantasmée des patrons de start-up et a priori sur les chefs d’entreprise, les entrepreneurs attisent la curiosité, mais aussi l’envie autant que la méfiance. *Chiffres Agence France Entrepreneurs. À QUOI RECONNAÎT-ON UN ENTREPRENEUR ? Il n’est pas toujours facile de donner une définition d’un entrepreneur. Même les premiers concernés ne savent pas, parfois, comment qualifier leur activité  : quand certains se présentent en tant que directeur général, d’autres expriment « juste » un projet en cours. D’après le dictionnaire Larousse, l’entrepreneur est « une personne qui, dans le cadre d’un contrat d’entreprise, s’engage, moyennant une rémunération, à exécuter un certain travail au profit d’une autre personne, appelée maître de l’ouvrage ». Cette définition fait clairement référence à la fonction de chef d’entreprise stricto sensu. La notion d’entrepreneur est plus large. On imagine davantage l’homme ou la femme qui, à partir de rien, va lancer son entreprise. L’entrepreneur doit alors tout NEWS MAG I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ ‘ NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E LE PETILLANT ‘ 4 faire  : démarches juridiques, fiscales, analyses financières, stratégie commerciale, communication, ressources humaines, achats, etc. Tout ceci sans oublier la raison d’être de son entreprise  : produire le bien ou fournir le service pour lequel ses clients vont le payer. Souvent qualifiée de « saut dans le vide », la création d’entreprise fascine autant qu’elle effraie. Le risque financier, l’absence de (relative) sécurité de l’emploi dans une société où le CDI (Contrat à Durée Indéterminée) reste encore le saint Graal, sont les arguments parfaits pour freiner les élans entrepreneuriaux. Ces risques perdurent tout au long de la vie de l’entrepreneur ; ils s’accentuent même lorsque des salariés sont embauchés puisque l’entrepreneur va alors ajouter à son risque propre celui de ceux qui l’accompagnent. 2 1
3 Du côté des motivations, le besoin d’indépendance, d’accomplissement, la recherche d’autonomie, de liberté, de reconnaissance arrivent en tête. Certains souhaitent trouver, dans la création d’entreprise, une réponse à leurs envies de challenge, de relever des défis ou encore de créer de la richesse, pour eux et pour les autres. Il est cependant difficile de dresser un portrait-robot de l’entrepreneur, tant ce monde est hétérogène. La CCI de la Marne nous confirme ce constat  : « Il est compliqué de définir ce qu’est un chef d’entreprise type de notre région. Il peut être commerçant, artisan, exercer une profession libérale, … Les secteurs d’activité sont également très diversifiés ; ce que l’on peut noter en point commun, c’est que ce sont des gens qui ont une passion avant tout, des indépendants qui veulent se construire eux-mêmes, être autonomes. Ils mettent leurs compétences au service de leur projet, ils vont avant tout suivre leurs aspirations ». On peut néanmoins définir deux types d’entrepreneurs. Ceux qui le sont par nature et qui vont chercher et trouver le ou les projets dans lesquels ils vont s’investir. Et ceux qui vont être portés par une idée qui va les conduire à créer leur entreprise, pour aller au bout de cette passion. Ainsi, être entrepreneur répond davantage à un état d’esprit, presque à un trait de caractère. À la question « quelles sont les qualités pour devenir entrepreneur ? », les mêmes adjectifs reviennent alors. Curieux, volontaire, enthousiaste mais aussi discipliné, organisé, pugnace, créatif, optimiste  : la liste est finalement assez longue. Angoissant ? pas vraiment ; comme le secteur d’activité, les profils des entrepreneurs sont très différents et combler ses lacunes grâce aux formations proposées par de nombreux organismes est toujours possible. Bien entendu, si vous n’êtes pas en mesure de gérer les imprévus, si vous aimez que tout soit toujours bien calé, que vous avez du mal à faire preuve d’imagination, d’ingéniosité et que vous n’aimez pas vous mettre en vente ou convaincre de vos talents, la tâche risque de s’avérer difficile. De la même façon, l’image fantasmée des start-up doit être modérée. Les success stories mises en avant régulièrement dans les médias occultent parfois la réussite des entreprises qui ne sont pas bâties sur ce modèle. Or, les entrepreneurs réussissent, créent de la richesse, des emplois et participent activement au dynamisme d’un territoire, même en développant des modèles dits « classiques » d’entreprises.//Qui est le wannabe entrepreneur ? Qui se cache derrière cette appellation ? Ceux qui prennent l’entrepreneuriat à la légère, comme une occupation, et qui n’iront jamais au bout de leurs projets. Et il est important pour les structures d’accompagnement comme les incubateurs, les espaces de coworking, de savoir les identifier afin de les prendre en charge et de les réorienter si besoin. Pourquoi ? Parce que les places au sein de ces dispositifs sont précieuses et qu’un « wannabe entrepreneur » risque de prendre la place d’une personne motivée pour concrétiser son rêve. C’est l’un des écueils de la bonne image de l’entrepreneuriat. Devenu depuis quelques années très tendance, il est l’objet de toutes les attentions et d’un grand nombre d’initiatives en vue d’aider d’une façon ou d’une autre les entrepreneurs. Le processus de création n’est en effet pas une fin en soi  : la finalité est la naissance, la croissance et la pérennité de l’entreprise.//1. Un Français sur deux déclare vouloir créer son entreprise  : demain, tous entrepreneurs ? 2. Près d’un quart des créations d’entreprise recensées sur la période de janvier à novembre 2018 sont localisées en zone rurale. 3. De janvier à novembre 2018, les activités de services connaissent une croissance du nombre de nouvelles entreprises plus importante que celle des activités de commerce. NEWS MAG I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ ‘ NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E LE PETILLANT ‘ 5



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :