News Mag n°68 3 mar 2018
News Mag n°68 3 mar 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°68 de 3 mar 2018

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : SASU Société de Journaux Gratuits

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 38

  • Taille du fichier PDF : 14,8 Mo

  • Dans ce numéro : spécial bien-être.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Docteur Nicolas BOUVIER LA MÉDITATION  : LA SOLUTION POUR ACCÉDER AU BIEN-ÊTRE ? « Nous sommes très conditionnés par notre patrimoine génétique, c’est un fait. On ne peut construire un monde parfait. Pour accompagner une personne afin qu’elle aille mieux, on doit partir de ses possibles et de ses impossibles. C’est une méthode qui prend du temps et qui obéit à des règles. Nous avons aujourd’hui un grand nombre d’informations à notre disposition mais nous manquons de temps  : nous ne lisons plus, nous consultons, nous ne nous informons plus, nous suivons le buzz. Le rapport au temps s’est modifié, il y a des avantages bien entendu mais aussi des inconvénients  : nous ne tenons plus compte de l’horloge de notre corps. Il n’est pas en mesure d’obéir aux règles que l’humain veut lui imposer. Les outils modernes jouent sur les rythmes physiologiques, cela affecte notre horloge interne et modifie notre comportement. Il ne faut pas s’éloigner du rythme de la nature. On parle beaucoup de l’écologie pour la nature, mais pas assez pour l’humain. Il y a aujourd’hui une forte volonté de systématiser, de conceptualiser, c’est une dérive scientifique contraire au bon sens et à la vie normale des personnes. Un être humain, ce n’est pas un programme informatique, il n’est pas modélisable. Chaque personne est unique et respectable avec toute son individualité, son originalité. Le bien-être se trouve grâce à une prise en charge globale de la personne, en tenant compte de ses atouts et ses faiblesses. Le programme doit être individualisé, et on doit prendre le temps d’un accompagnement mettant en scène plusieurs professionnels de santé mas aussi d’autres univers, comme des coachs sportifs, des esthéticiennes, etc. Tout ce qui participe au bonheur de la vie doit être pris en compte. Méditer, lire NEWS MAG, admirer un tableau, une photographie  : la ressource intérieure est diverse, elle n’est pas conseillable. Il faut montrer les possibles, donner le choix et c’est à la personne de prendre ce qui va lui plaire. Cela varie en fonction des individus, en fonction de l’état de santé. Il y a des solutions qui doivent être adaptées aux différents moments de la vie, elles doivent suivre l’évolution de la personne. C’est comme une palette qui évolue au fur et à mesure de votre vie. Dans le domaine du bien-être, il y a peu de personnes compétentes reconnues identifiées, de spécialistes ; il y au contraire beaucoup de "petits gourous" avec tous les risques que cela implique. Les discours de qualité sont étouffés par des messages très racoleurs. Dans les années 1970/1980, c’était déjà le cas dans le domaine de la perte de poids, de l’esthétique, et on retrouve cela aujourd’hui dans le créneau du bien-être. Lorsque l’on est dans une démarche de recherche de bien-être, il faut bien sélectionner les professionnels auxquels on s’adresse. Cette discipline couvre beaucoup de domaines très différents, il faut une certaine maturité, un certain recul pour être en mesure de prendre en charge efficacement les personnes ; d’autant plus quand elles sont dans des situations de mal-être qui fragilisent. C’est tout un ensemble d’éléments complexes à observer. Il n’y a pas de recette, il faut une réflexion. On vit dans le siècle de la solution, alors qu’elle ne vient que de la réflexion. Il faut réhabiliter l’usage de la pensée. » 4 NEWS MAG I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ ‘ NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E LE PETILLANT ‘ 8 Ultra-tendance, la méditation s’invite à tous les niveaux de la société  : au travail, dans les écoles, en milieu hospitalier, etc. Elle trouve ses origines en Inde et consiste en une « attention portée sur un certain objet de pensée ou sur soi ». Au cœur de nombreuses pratiques spirituelles ou religieuses comme le bouddhisme, l’hindouisme, le taoïsme, etc., elle doit permettre de trouver la paix intérieure et l’état de pleine conscience ou mindfulness. Depuis quelques mois, il semble que ce soit la clé universelle du bien-être. Dès lors, des tutos sur YouTube se sont multipliés, des livres sont parus, des applications sont nées, dont « Petit Bambou », peut-être la plus célèbre. Mais méditer n’est pas accessible à tout le monde. Cela nécessite entraînement, régularité et les résultats, malgré ce que certains promettent, ne sont pas immédiats. Rares sont les critiques sur la pratique de la méditation. Elles se concentrent essentiellement sur les dérives sectaires amenées par certains gourous ou sur l’hyper-commercialisation de ces méthodes, dénaturant le principe même de la méditation. Cette introspection n’est pourtant pas anodine et les experts s’accordent à mettre en avant l’importance d’un accompagnement adapté. L’engouement des stars pour la méditation n’est pas étranger à la déferlante « méditation ». Tout comme le yoga, les photos sur les réseaux sociaux des « peoples » en pleine séance, parfois dans des positions 5
assez acrobatiques, séduisent et incitent à l’imitation. On a vu également, ces derniers mois, la glorification des « lève-tôt ». À l’instar de « Miracle morning », ouvrage d’Hal ELROD, se lever tôt permettrait d’accéder à une vie plus épanouie. On occupe ces quelques heures en plus par de la méditation, une séance de yoga, de running ou juste une discussion en tête-à-tête avec son amoureux(se) avant que l’emballement du quotidien nous emporte. Il suffirait ainsi de se lever 1h (voire ½ h pour les plus récalcitrants) plus tôt pour voir sa vie changer. Pour ne pas perdre son capital sommeil, il faudra bien sûr se coucher plus tôt. Mais si malgré toute la bonne volonté du monde, je n’arrive pas à me lever aux aurores pour aller courir et préparer un petit-déjeuner healthy méritant d’être posté sur Instagram, si la pratique du yoga m’ennuie, si j’aime manger un bon repas et un verre (ou plusieurs) de vin, suis-je condamné(e) au mal-être ? Heureusement pour beaucoup d’entre nous, la 6 POSITIVER, ÊTRE OPTIMISTE, SEMER LA BIENVEILLANCE. ‘ I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ LE PETILLANT ‘ 9 réponse est non. Car si l’on tente de nous imposer une seule façon d’accéder au bienêtre, la démarche est plus complexe que cela. Il existe autant de manières de se sentir bien qu’il existe d’êtres humains. Chacun est différent et trouvera son bien-être dans des choses différentes. Ce qui est vrai pourtant, et bénéfique, c’est que l’on a accès à de nombreuses méthodes pour embellir notre vie. Certaines vont nous convenir, d’autres non, certaines seront faites pour nous à un moment précis de notre vie, puis, nous changerons et auront besoin d’autres choses. Il ne faut pas voir dans toutes les propositions des injonctions à suivre à la lettre, mais bien des pistes, des ouvertures, des idées, à tester, à adopter ou non, en fonction de nous et de nos besoins et envies réels. Une vraie recherche de bien-être se construit et s’accompagne d’experts, qu’ils soient médecin, coach sportif, diététicien. Être épaulé(e)s par des professionnels est essentiel et salutaire pour parvenir à cet état de bien-être tant attendu. La bienveillance. Ce terme a été tellement utilisé qu’il est aujourd’hui galvaudé pour beaucoup. Cependant, il insuffle une vraie idée de bonté et de respect des autres comme de soi-même. Loin d’être synonyme de monde des Bisnounours, la bienveillance apporte à nos rapports sociaux ce que le culte de la performance et de la réussite avait enlevé. Alors oui, c’est un grand mot, mais appliqué même au minimum, cela peut changer la vie. On parle beaucoup de la bienveillance en entreprise, dans ses rapports avec NEWS ses collè- MAG gues ; la notion de management bienveillant est également largement développée dans les sociétés soucieuses du bien-être au travail. À l’heure où le désengagement du salarié pose question, le slow management semble être 4. Les bienfaits de la méditation sont nombreux, il faut cependant être bien accompagné dans cette démarche pour en tirer tous les bénéfices. 5. Le yoga et les disciplines liées représentent la pratique du bien-être par excellence. L’important est surtout de trouver l’activité qui nous correspond. 6. Des plats aussi beaux que bons  : les recettes « healthy » sont disponibles partout au travers des blogs et applis dédiés. VOUS RÊVEZ DE BIEN-ÊTRE ? NOUVEAU Découvrez le plus grand showroom SPA et SAUNA de la région 300 m² d’exposition 86 Rue de Venise - REIMS Tél. 03 26 61 49 90 Champagne Création - Reims



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