News Mag n°65 20 jan 2018
News Mag n°65 20 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de 20 jan 2018

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : SASU Société de Journaux Gratuits

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 28,8 Mo

  • Dans ce numéro : le salon des projets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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5 Le visage des start-up a beaucoup évolué ces dernières années, entre l’apparition puis l’éclatement de ce que l’on a nommé la « bulle Internet » dans les années 2000 et les avancées technologiques. Dans les évolutions récentes les plus notables, il y a l’augmentation des structures d’accompagnement de start-up. Accélérateurs, incubateurs, fonds d’entrepreneurs,… quelle que soit leur dénomination ou leur forme, elles ont pour objectifs de soutenir des projets innovants et d’accompagner leurs créateurs par des parcours professionnels. En général, deux aspects sont mis en avant par ces structures  : le business (mieux connaître son marché et ses clients potentiels) et la levée de fonds (accéder à des financements, publics comme privés). Elles peuvent s’adresser uniquement aux créateurs de start-up mais englobent généralement tous les porteurs de projets « innovants », mais aussi les micros-entrepreneurs freelance et l’intra-entreprenariat des entreprises traditionnelles (soit une démarche d’entreprenariat interne). Deuxième évolution notable  : la croissance des montants investis dans les start-up. Une progression substantielle ces 5 dernières années, passant d’un investissement de 800M d’euros à 2 Md. Cette envolée nourrit des ambitions plus fortes de la part des entrepreneurs et des investisseurs et permet de rattraper quelque peu notre retard sur d’autres pays européens. Les grandes entreprises sont également très présentes dans le secteur des start-up, que ce soit par des programmes d’accélération ou incubateurs intégrés, ou au travers de leurs fonds d’investissement. L’essor de la French Tech et le renouvellement des thèmes et secteurs d’activités investis par les start-up – footech, fintechs, IoT – mais aussi sortant de plus en plus du champ numérique, comme la finance, le marketing ou la santé, constituent de nouveaux paramètres à prendre en compte. UNE RÉPONSE AUX ASPIRATIONS DES NOUVELLES GÉNÉRATIONS ? L’arrivée des fameux Millennials, ou des générations Y ou Z sur le marché du travail, semble remettre en question les fondamentaux de celui-ci. Rejet de la hiérarchie stricte, des contraintes, envie de trouver du sens à son emploi  : décrocher un CDI dans une grosse entreprise est bien loin de leurs ambitions. Participer pleinement à la construction d’un projet, dans un état d’esprit plus souple mais tout aussi conquérant, voilà ce qui correspond davantage à leurs aspirations. La start-up semble donc répondre en tous points à leur exigence. Dans l’image d’Epinal de ce type d’entreprise, pas d’horaires fixes, pas de hiérarchie marquée, tout le monde se tutoie et s’appelle par son prénom, les locaux sont ouverts, avec une décoration pop et colorée, limite enfantine. Baby-foot, table de ping-pong, billard  : permettre à ses salariés de se détendre pour optimiser leur capacité de travail et leur créativité est au cœur du projet d’entreprise. Les responsables prennent alors soin d’avoir à leurs côtés des équipes motivées, dévouées corps et âmes au succès de leur entreprise, tout ceci dans une ambiance « bon enfant ». Difficile d’imaginer pourtant que tout soit si simple. Quelques voix s’élèvent d’ailleurs depuis plusieurs années pour dénoncer cette vision faussée du monde des start-up. Mathilde Ramadier, auteure, scénariste et traductrice, publie en 2017 « Bienvenue dans le nouveau monde. Comment j'ai 6 survécu à la coolitude des start-up ». Ce livre, retraçant ses expériences dans différentes start-up berlinoises, démonte l’image idéalisée des conditions de travail dans ce type d’entreprises et offre une analyse au vitriol de l’envers du décor. Environnement « friendly » pour une coolitude imposée, le quotidien de la « team » ne semble pas si rose bonbon que ça finalement… Cet esprit « start-up » déteint pourtant sur de nombreuses entreprises, dites classiques. L’avènement des open-spaces pour créer du ‘ I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ LE PETILLANT ‘ 6 lien entre les salariés, NEWS MAG les traditionnels séminaires qui se transforment en « team-building », les aménagements de bureaux qui font entrer la couleur à la place de la classique déclinaison de gris du sol au plafond… toutes ces évolutions sont censées permettre aux salariés de se sentir mieux dans leur quotidien professionnel et d’être donc plus productifs. Mais attention, pour promouvoir cet esprit « start-up », il faut plus que quelques fauteuils colorés, une table de ping-pong et trois bocaux de crocodiles gélifiés. La liberté d’entreprendre à son poste, l’autonomie, une autre définition de la hiérarchie, plus dans l’accompagnement que dans le contrôle, la capacité de mobiliser vers un projet commun, fort et différenciant  : voilà ce qui peut peut-être modifier la perception du travail au jour le jour. 7 Si le CDI reste le graal pour un bon nombre de jeunes arrivant sur le marché du travail, ils sont de plus en plus nombreux à envisager d’être leur propre patron. Selon un sondage OpinionWay réalisé pour le Salon des entrepreneurs en 2017, six jeunes sur dix se disaient prêts à créer leur entreprise ; le désir d’autonomie étant la motivation principale et le risque financer le frein le plus souvent cité. 5. Bien qu’elles soient devenues plus familières, l’image d’Épinal des start-up perdure. 6. Même si la majorité utilise les nouvelles technologies, le numérique n’est pas la clé d’entrée pour une entreprise pour être définie comme une start-up. 7. Bien souvent technicien et expert dans leur domaine, les créateurs doivent souvent être accompagnés pour appréhender les différents aspects du lancement d’une entreprise.
À REIMS, la capacité à se réinventer et à créer favorise le DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ACCOMPAGNER LA CRÉATION, L’IMPLANTATION ET LE DÉVELOPPEMENT DE START-UP PÉRENNES grâce à de nombreuses structures regroupées au sein du Reims Business Hub L’effervescence économique Ville de Reims - Direction de la communication @Fred Laures



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