News Mag n°65 20 jan 2018
News Mag n°65 20 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de 20 jan 2018

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : SASU Société de Journaux Gratuits

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 28,8 Mo

  • Dans ce numéro : le salon des projets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
en couverture START-UP  : LA MUTATION DU MONDE DE L’ENTREPRISE. Si le mot « start-up » fait aujourd’hui partie de notre langage courant, il n’est pourtant pas si simple d’en donner une définition. « Jeune pousse », « entreprise innovante »  : des termes popularisés depuis des décennies qui font rêver les entrepreneurs se voyant déjà en dignes successeurs de Mark Zuckerberg (Facebook), Xavier Niel (Free) ou Evan Spiegel et Bobby Murphy (Snapchat). Où en sommes-nous aujourd’hui ? Quelles entreprises peuvent être considérées comme des start-up ? Quelle est leur place dans notre économie ? Est-ce le seul modèle pouvant répondre aux aspirations des jeunes générations ? Pour un mot si souvent employé, la définition même d’une start-up reste difficile. Il ne suffit pas qu’une Par Julie SIMON entreprise évolue dans le secteur du numérique pour qu’elle soit considérée comme une start-up, elle peut d’ailleurs en être totalement déconnectée. On peut la décrire de façon très simple comme « une jeune entreprise innovante à fort potentiel de développement, nécessitant un investissement important pour pouvoir financer sa croissance rapide ». Pour le site 1001startups, une start-up est plus qu’une simple entité  : « c’est un état d’esprit, une vision portée par son fondateur et qui agit sur un marché en création ou instable. De ce fait, elle ne dispose pas d’un business model fixe et explore les possibilités ». Des définitions quelque peu subjectives et qui posent un vrai souci de classification. Il est d’ailleurs assez difficile de trouver des chiffres fiables quant au nombre de start-up existantes actuellement. Pour Patrick Firdenson, historien des entreprises et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences sociales, quatre critères permettent d’identifier une start-up  : une forte croissance potentielle, l’utilisation d’une technologie nouvelle, le besoin d’un financement massif (levées de fonds) et la présence sur un marché nouveau, dont le risque est difficile à évaluer. Cette notion du risque est omniprésente dans le domaine des start-up, que celui-ci porte sur le scientifique dans le cas de développement lié aux biotechs ou sur le marketing, sur l’adéquation entre le produit/service et la demande, le besoin, réel ou latent. Cependant, dans toute création d’entreprise, le risque est bien présent et peut être réduit en respectant les règles de base et en écoutant les conseils des experts du domaine. La notion de risque ne peut donc à elle seule résumer les start-up. SAVOIR S’ADAPTER À UNE FORTE HAUSSE DE SON ACTIVITÉ. Si on ne devait retenir qu’un terme lié intimement au domaine des start-up, ce serait la « scalabilité ». Ce terme est issu du monde informatique  : il est la transcription littérale de l’expression anglaise « scalability », qui vient de « to scale », signifiant changer NEWS MAG I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ ‘ NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E LE PETILLANT ‘ 4 1 2 d’échelle. Il désigne dans notre contexte la capacité d’une entreprise à adapter son business model à une forte augmentation de son volume d’activité. Une start-up est dite scalable lorsqu’elle est en mesure de réaliser des économies d’échelle le plus rapidement possible. Elle est ainsi en capacité de multiplier par 10, 20 ou plus son volume d’affaires tout en confortant sa rentabilité. Pour le site 1001startups, une start-up doit être scalable pour plusieurs raisons  : elle garantit un potentiel de croissance très supérieur aux autres modèles. Les investisseurs sont très sensibles à cette donnée qui présage une rentabilité importante et la montée en charge ne nécessitera pas, dans un premier temps, de changements importants (recrutement en nombre, modification d’infrastructures, etc.). Cette capacité à grandir très vite mais de façon rationnelle se prépare en amont. La stratégie d’une start-up doit donc forcément inclure cette donnée et prévoir un business model efficace. Toutes les activités ne sont pas « scalables ». Les prestations de service en sont l’exemple type. Une personne ne pourra effectuer une prestation (livraison de repas, de colis, taille de barbe, soins esthétiques, etc.) que quelques fois par jour. Si le nombre de clients augmente fortement, il sera nécessaire d’embaucher du personnel supplémentaire. Le chiffre d’affaires sera plus important, mais la rentabilité restera au même niveau. Certaines activités sont quant à elles à moitié « scalables »  : une partie de l’activité pourra répondre à une augmentation de la demande et une autre nécessitera des
3 investissements en matière d’infrastructures ou de recrutement de personnel. Créer une start-up est devenu une ambition courante chez les jeunes, avides de casser les codes, de se réaliser au travers d’un projet professionnel, de ne pas se conformer aux parcours classiques et balisés des grandes entreprises. La glorification par la médiatisation des parcours des fondateurs de start-up à succès donne aussi une image idéalisée 4 LES BONS CHIFFRES DES START-UP. L’année 2017 se veut pourtant un très bon cru pour les start-up, avec un nombre important ayant dépassé la barre symbolique du milliard de dollars. Elles sont ainsi 57 à avoir atteint cette valorisation grâce à leurs performances et à des levées de fonds qui peuvent aller jusqu’à plusieurs milliards de dollars. Elles intègrent ainsi le cercle prestigieux des « licornes », expression inventée en 2013 par Aileen Lee, spécialiste américaine du capital-risque. Si l’Europe et la France comptent de plus en plus de « licornes », elles sont encore loin NEWS MAG des start-up sont dirigées par des femmes. I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ de la création. Ces entrepreneurs emblématiques deviennent des « role models » inspirants les ambitieux. Il faut cependant bien avoir en tête que derrière ces réussites se cachent de nombreuses désillusions. Le taux d’échecs des start-up avoisineraient ainsi les 90% (pour les entreprises dites classiques, 50% d’entre elles disparaissent avant d’atteindre leur sixième année d’existence). des Etats-Unis ou de la Chine  : 41% des licornes dans le monde sont américaines, et 37% chinoises en 2017. 1. Avec des réussites fulgurantes, l’univers des start-up fascine autant qu’il intrigue. 2. Ambiance « friendly », responsable « bien-être »  : l’état d’esprit start-up séduit de plus en plus de salariés. 3. En France, on compte entre 5 000 et 8 000 business angels et 1 Français sur 4 prêt à investir financièrement dans une start-up. 4. Loin de la parité, seulement 9% ‘ NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E LE PETILLANT ‘ 5



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :