News Mag n°59 21 oct 2017
News Mag n°59 21 oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°59 de 21 oct 2017

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : SASU Société de Journaux Gratuits

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 12,2 Mo

  • Dans ce numéro : les trésors religieux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Observé, combattu, critiqué ou encensé, le Street Art tient une place importante au cœur de nos villes. Cette discipline qui revendique son caractère éphémère et « hors des murs » tend à devenir une forme d’art à part entière, investissant musées et galeries. L’art urbain peut-il conserver son sens en s‘institutionnalisant ? Le Street Art est bien souvent associé au graffiti. Même si cette pratique fait partie du mouvement, il ne le Par Julie SIMON résume pas et de nombreuses autres disciplines englobent cette dénomination. Le Street Art est ainsi défini comme un art strictement visuel développé dans les espaces publics. Il s’agit d’un art « non-autorisé », « non-cadré », qui inclut des illustrations traditionnelles bien entendu, mais aussi des sculptures, des stickers, des graffitis au pochoir, des projections vidéo, etc. On distingue le Street Art, qui est aujourd’hui reconnu comme une forme d’art à part entière, du vandalisme, qui va se définir comme une marque de défense d’un territoire ou d’appartenance à un groupe, par le biais du graffiti, sans aucune recherche artistique. DES ORIGINES NEW-YORKAISES. On situe communément la naissance du Street Art dans les années 1960/1970, aux Etats-Unis. Il existe cependant des traces bien plus anciennes, comme des illustrations sur pierre retrouvées à Pompéi, à l’Agora d’Athènes ou encore en Egypte. Le mouvement, comme on l’entend aujourd’hui, apparaît à Philadelphie avec les premiers « writers ». Connus sous les pseudonymes de Cornbread ou Cool Earl, ils écrivent alors leurs noms partout dans la ville, retenant l’attention de la presse locale et des habitants. En parallèle, le graffiti devient de 1 en couverture STREET ART  : LA JOYEUSE DÉFERLANTE. 2 plus en plus populaire dans les quartiers pauvres de New-York et de ses banlieues. Certains artistes comme « Tracy 168 », « Stay High 149 » ou « Taki 183 » commencent à se faire connaître. L’idée est alors d’ériger son nom et le numéro de sa rue en marque et de l’apposer partout dans la ville. Des milliers d’adolescents vont se prendre au jeu et se rassembler en groupes, appelés « crews ». La ville de New-York va être très rapidement recouverte de ces graffitis et une véritable concurrence va naître entre les différents crews. Le graffiti va s’intensifier, s’inspirant d’autres formes d’art comme la bande-dessinée ou la publicité. Les trains et les métros deviennent des supports parfaits mais au milieu des années 1980, la municipalité de New York va mener une lutte acharnée pour stopper l’invasion du graffiti. NEWS MAG I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ ‘ NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E LE PETILLANT ‘ 4 Dans le même temps, cet art arrive en Europe, porté par la parution des premiers livres dédiés tels que « Subway Art » ou « Praycan Art ». Allemagne, Espagne, Angleterre, France  : son développement sera inégal, freiné par un contexte plus ou moins répressif. Les années 1990 verront l’apogée du graffiti, que l’on considérait davantage comme un phénomène de société que comme un mouvement artistique. Paris en est alors saturé et, comme à New-York quelques années plus tôt, la RATP va débuter une véritable lutte anti-graffiti.
LE STREET ART AUJOURD’HUI ? Certains artistes voulant s’affranchir des origines du graffiti vont développer de nouvelles techniques, de nouvelles formes d’expression. La valeur subversive est toujours très présente mais les motivations des artistes à afficher leur art dans la rue sont plus variées. Pour certains, il reste un moyen d’exprimer un mécontentement  : c’est alors un support idéal pour faire passer un message, une parfaite 3 1. Travailler sur de grandes surfaces nécessite une réflexion importante en amont avant de laisser parler sa créativité, comme pour cette fresque de Cez'Art. 2. Stickers, pochoirs, bombes de peinture  : le Street Art est aujourd’hui très en vogue. 3. Si la majorité des gens voient l’art urbain comme un embellissement, il est souvent un casse-tête pour les autorités. AÉROSOL, POCHOIR, PASTELS… NEWS MAG ‘ I N F O - P E O P L E - T V - M A R N E NEWS MAG N F O - P E O P L E - T V - M A R N E ‘ LE PETILLANT ‘ tribune libre pour les artistes contemporains. Pour d’autres, pas de revendications mais bien un grand espace vierge et disponible pour réaliser leurs œuvres. Pour d’autres encore, braver l’interdit et les risques encourus pour mener à bien un projet artistique peut être un moteur très puissant. Si les motivations sont diverses, les artistes pratiquant le Street Art sont tous à la recherche d’une certaine forme de liberté, ne voulant se conformer à une forme d’art, un mouvement ou un groupe. Si c’est encore le graffiti et ses bombes qui viennent en tête dès que l’on parle Street Art, le spectre des techniques existantes aujourd’hui est beaucoup plus large. Le Street Art est parfois même considéré comme du « post-graffiti » ou du « néo-graffiti ». Si les graffeurs traditionnels utilisent principalement de la peinture aérosol à main levée pour réaliser leurs œuvres, de nombreux autres médiums apparaissent comme la mosaïque, l’art du pochoir, le sticker art, la projection vidéo, les installations de rue, etc. Ces dernières représentent une tendance croissante au sein du mouvement Street Art. A l’inverse des autres techniques qui se réalisent sur des surfaces ou des murs, les installations de rue font intervenir des objets en trois dimensions. Les artistes les positionnent dans l’espace afin de les faire interagir avec l’environnement urbain. Ces objets 3D sont ainsi laissés sur place, telles des sculptures qui s’intègrent au décor du quotidien. Les Street installations peuvent aussi être conçues pour être prises et emmenées par le public  : l’œuvre vit ainsi au gré de ses déplacements, au bon vouloir des personnes l’ayant prise en charge. Contrairement au graffiti qui laisse une trace et peut être perçu comme une détérioration de l’espace public, les installations sont en général pensées et conçues pour ne causer aucun dommage. Le Sticker Art connaît aussi un fort engouement. Message ou image affichés publiquement grâce à un autocollant, ils peuvent traiter de tous les sujets. Cette technique permet de placer des graffitis instantanément à n’importe quel endroit, tout en ne causant quasiment aucun dommage. Elle offre aussi la possibilité de confier ses stickers à d’autres artistes pour une diffusion plus large et rapide. La technique du pochoir permet quant à elle de reproduire plusieurs fois des caractères ou des motifs sur différents supports. Popularisée par des artistes très en vue comme Banksy, elle séduit 5



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